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Full text of "Le quincaillier (Mars-Auot 1896)"

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in 2012 with funding from 

University of Toronto 



http://archive.org/details/lequincaillmaraou1896mont 




DU COMMERCE. DC LA FIKANCE^H§piL, DE LA PROP 



eSEETDESAS5UKANCES 



Vol. XVIII, No. 1. 



Montreal, Vendredi, 6 Mars 1896. 



Alfred Lionais, \ p TanT iA tsLirec , 
Henri Lionais. f wopnetaires. 




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me que la chaussure ne 
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est SATISFAISANT. OHAQUE ANNEE de NOUVELLES 
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le pied. Elles s'adaptent 

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LE PRIX COURANT 

REVUE HEBDOMADAIRE 

Du Commepee, de la Finance, de l'lndustrie, de la Ppopriete Fonciepe et des Assuranees 



VOL. XVIII 



MONTREAL, VENDREDI 6 MARS, 1896 



Nol 



00 C1 A SEMAINE PRECEDENTE £\ 00JT1 

LLdl ... Abonnes regulierO... Ud\ 



fa et la. 



cmnois Les chiuois, a qui la 

recalcitrants y ille a faifc coupei . p eau 

pour n 'avoir pas paye la taxe spe 
ciale de $100, a laquelle sout tenues 
les buanderies, nieuaceut d'en appe 
ler aux tribunaux. lis pretenchmt 
qu'ayaut paye la taxe d'eau pour 
leur logeiuent, ilssont en regie vis-a- 
vis de iaihunicipalite. Nous doutons 
fort que la Cour donne raison aux 
Fils du Ciel ; la taxe .i laquelle on 
les oblige, en raison de leur metier, 
qui les force a user plus d 'eau qu'un 
simple particulier, a ete reguliere 
ment votee. Depuis longtemps, ils 
sout avertis qu'ils doiveut payer 
cette taxe, sous peine de la mesure 
qui vieut d'etre prise contre eux ; 
ils n'avaient done, pour eviter dese 
voir prives d'eau, qu'a payer .sous 
protet et a aller en Cour ensuite 
plaider leur cause. 

Le manufacturier paie $7.00 de 
taxe speciale pour chaque force de 
cheval de son engiu ; il nous parait 
qu'il paie bien plus clier propor- 
tionnelleuient qu'un blanchisseur 
qui, tout le loug du jour est oblige 
de laisser couler l'eau pour laver le 
Huge de ses clients, cepeudant le 
inauufacturier paie, il n'y a pas de 
raison pour que les chiuois n'en fas- 
sent pas autaut. 

Simple La 8' luiie coute P ar " 

rapprochement fois bieu cher, et les 

Italiens en font au- 
jourd'hui la trisfe experience. Apres 
avoir repris sou unite, et meme da- 
vantage, l'ltalie a voulu jouer a la 
grande puissauce el au lieu de con- 
solider ses oeuvres interieures et de 
developper les ressources que lui 
offre son riche territoire, elle aussi 
a cherche" fortune au dehors. Une 
chose manquait a son ambition : des 
colonies ; e'est aiusi que nous la 
voyous actuellement aux prises avec 



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adresse au bureau meme du journal. 

II n'est pas donne suite a un ordro de disconti- 
nue!' tani que les arrerages et Tanuee en eours ne 
sont p-is payes. 
Adreaser toutes communications comme auit : 

LE PRIX COURANT, 

Montreal, Canada. 



le roi Menilick. Les Abyssins qui 
ne veuleut pas se laisser absorber de 
bonne voloute' ont oppose la force a 
la force. De fait, ils viennent d'in- 
fliger plusieurs defaites aux Italiens 
et ils ont perdu, daus une recente 
bataille, plusieurs milliers d'hom- 
mes. Lauouvellea provoquea Rome 
une crise ministerielle et dans toute 
l'ltalie une Amotion profonde. M.il- 
heureusemeut, les finances italiennes 
sout dans un triste etat etil vafalloir 
de nonveaux et gros sacrifices pour 
tenter par une victoire de racheter 
les defaites pa^s^es. 

Oe qui se passe en grand la-bas, 
se re pete en petit dans un autre 
monde que le monde militaireet po- 
litique. 

Souvent, un marchand a force de 
travail, de patience et d'economie, se 
cree une situation facile etaisee. Un 
beau jour, il s'apercoit qu'il man 
que quelque chose a son bonheur 
et lui aussi connait l'ambition. S'il 
la portait sur une extension de 
ses affaires, tout irait bien, mais 
par malheur ce sont les honneurs 
qui letentent, lui aussi veut aller au 
dehors et, comme les Italiens, il ne- 
glige ses ressources interieures,c'est- 
a dire ses affaires et sa clientele. 
Les defaites arrivent sous forme 
d'echeances uon rencontrees, de 



proces perdus et va parfois jusqu'a 
lafaillite. Esperons pour les Italiens 
qu'ils n'iront pas jusque-la. 



Liie aux Nos lecteurs de Montreal 
Miiuona. j a connaissent bien ; mais 
ceux de la campagne que leurs 
affaires n'ont pas attires dans notre 
cite, depuis quelques amines, sont 
moins heureux. Nous nous faisons 
un plaisir de les reuseigner sur la 
situation de cette ile. 

En face de la ville, en plein mi- 
lieu du St-Laurent on a vu apparai- 
tre, depuis 1892, une excroissance 
qui lentement, lentenieut a mont6 
et lentement, lentement a gagne eu 
longueur. Mais, cette excroissance, 
au contraire des champignons, n'a 
pas pousse" toute seule. On pretend 
meme que les coin niissai res du havre 
qui out pour mission de laisser et 
meme de rend re libre la navigation 
du Saint Laurent devant notre ville, 
y sont pour quelque chose. Ils y 
sont meme pour beaucoup, car il y 
aurait, parait-il, des millions en- 
gloutis dans les travaux executes 
pour nous doter de brise-glaces. 
C'est en presence d'une telle danse 
d'ecus que l'esprit public a baptise 
du nom d'lle aux Millions la preemi- 
nence en question. Maismaintenant 
qu'il y a une sceur a la premiere, il 
va falloir lui donner un nom ;le pu- 
blic s'en chargera, soyez-en certain. 

Nous n'aurions pas parle de ce 
fait si nous n'avions pas appris que 
les Co in niissai res du Havre avaient 
su toucher le cceur de nos ministres 
federaux qui sont disposes a leur 
permettre un nouvel emprunt de 
deux millions dont une partie est 
destinee a, rembourser des prets et 
avances et 1 'autre a certains travaux, 
dit le projet de loi, dans le port de 
Montreal. 

Nous aimerious asavoir pour com- 
bien l'lle aux millions et sa sceur 
sout comprises dans ces certains tra- 



Le papier sur lequel est imprime " LE PRIX COURANT ' est fabrique par la Canada Paper Co., Montreal 



LE PRIX COURANT 



voux et dans ces deux nouveaux 
millions. 

Une autre question serait peut- 
6tre egalement indiscrete, nous la 
formulerons neanmoins : a quelle 
epoque certaine les travaux com- 
mences en 1892 seront ils complete- 
men t terminus ? 



MODES ET NOUYEAUTKS 

LES EXPOSITIONS DE PEINTEMPS 

Avec les premiers jours de mars 
commence, chaque annee, l'Exposi- 
tion des modes du printemps. 

Cette annee, les maisons de gros 
presentent a leur clientele, comme 
tonjours d'ailleurs, de splendides 
niodeles, taut en chapeaux, qu'en 
rubans, fleurs, plumes et garnitures 
de toutes sortes. Neanmoins, les 
expositions prec6dentes etaient, au 
point de vue de la valeur et de la 
beaute" des articles offerts aux re- 
gards des acheteurs, moins attray- 
antes, moins riches, moins varices. 
Les modistes ont aujourd'hui plus 
de choix et partant plus de tenta- 
tions, mais aussi quelles belles oeu- 
vres pourront sortir de leurs mains, 
ce printemps. 

Des le premier jour, des l'ouver- 
ture, les expositions ont et6 tres 
visiters, les acheteuses venues en 
grand nombre ont montre que si 
certaines branches du commerce 
sont encore dans le marasme, la 
mode a toujours ses droits et ne 
veut pas baisser pavilion, au con- 
traire. 

Depuis lougtemps, on n'avait vu 
pareille affluence chez les marchands 
de gros, merne aux 6poquesdes plus 
belles expositions et il y a des an 
n6es egalement qu'on n'avait ven- 
du autant de marchandise. Uu bon 
signe, lemeilleur certainement, c'est 
que beaucoup d 'achats se font au 
comptant. 

Bien que, d'habitude, le premier 
jour soit plutot reserve a une revue 
qu'a une vente des marchaudises, 
on pouvaio constater par le nombre 
d'articles portant l'etiquette '• ven- 
du " que les premiers arrives, flap- 
ped par la beaute et la qualite des 
modeles, n'avaient pas voulu courir 
le risque de les voir passer en d'au- 
tres mains. 

Beaucoup d'acheteurs de Mont- 
real et de Quebec, des le premier 
jour, mais moins des Provinces de 
l'Ouest que de coutume. Du reste, 
pour ces derniers, il est aise de le 
comprendre, ils preferent s'adresser 
a Toronto, oil certaines maisons de 
Montreal ont des succursales ; ils 
6vitent ainsi des d^placemeuts et 
des frais onereux et inutiles. 



Si ncus faisons, a notre tour, une 
promenade parmi les merveilles ex- 
posees a notre vue, nous serons con- 
traints de nous arreter souvent, et 
comme nous n'avons pas de choix a 
faire, il nous sera possible de ren- 
seigner d'une facon plus complete 
et plus independante le lecteur qui 
voudra bien nous suivre. 

Nous avons d'abord les chapeaux 
et les capotes (bonnets). Les mo- 
deles sont de Paris, New-York et 
Londres. 

II en est des chapeaux comme 
d'autres marchandises et, quand ils 
sont de la bonne faiseuse, ils sont 
vite vendus. C'est pourquoi les 
acheteurs, quand ils se rendent a 
Paris pour y chercher les nouveau- 
tes, sont obliges de payer des prix 
tres eleves qu'ils ne peuvent pas 
toujours trouver ici a la revente. 

Mais ces modeles copies, imit&s 
sur place se retrouvent, la saison 
venue, sur la t§te denos jolies cana- 
diennes. 

Et, elles auront cette annee Pern- 
barras du choix, car nous a-t-on dit, 
" tout se vend, le choix ne se porte 
sur aucun modele en particulier, 
mais sur tous les articles en g6ne>al 
et c'est en cela que la saison est 
bonne pour nous ; il ne nous reste 
ra, la saison achevee, aucun genre 
sur les bras." 

Le jais forme le fond de presque 
tous les modeles de capotes et il 
affecte differentes formes ; on le 



trouve seul ou melange aux metaux, 
aux cailloux du Rhin, etc... 

La mode va aux bordures, mais ne 
detrone pas encore les formes en 
paille pour chapeaux qui varient 
peu de celles de l'anuee derniere ; 
celles de moyenne grandeur sont les 
plus nombreuses. Le fond du cha- 
peau est plutot bas et carre avec un 
peu plus de largeur, on voit egale- 
ment des fonds ronds et plats, et 
des formes en pointe ; plus les cha- 
peauest petit plus le fond est grand 
proportionnellement. Les rebords 
pour certains d'entre eux sont rele- 
ves sur les cotes et le devant est au 
contraire abaisse. 

Bien d'excentrique dans les for- 
mes ; au contraire, on remarque 
plutot un retour vers le caractere 
de simplicite qu'on avait un mo- 
ment abandonne. 

Les bordures preteront encore a 
varier les formes au gout de cha- 
cun ; on en trouvera de toutes 
nuances et de fort jolies surtout 
dacs les articles suisses en copeaux 
6u fibres de bois. 

Pour decrire les garnitures comme 
elles le nieritent, un article serait 
insuffisant. Nous nous bornerons 
done a une simple nomenclature. 



Toutes les fleurs, jusqu'au char- 
don, sans en excepter la brauche de 
honx, seront portees et se vendent 
en quantity incroyables ; elles sont 
si jolies d'ailleurs dans leurs varie- 
ty de couleurs, de feuillage, et de 
grandeurs. Nous avons jete un coup 
d'ceil sur les lots vendus et pr6ts a 
partir et nous y avons vu un peu de 
tout, le rose et le rouge dominent 
comme couleur, le violet et le jaune 
viennent ensuite. 

La plume si en juger par les ven- 
tes faites est de plus en plus delais- 
see. 

Nous n'en dirons pas autant des 
rubans qui offrent la plusjoyeuse 
et la plus jolie gamme de couleurs 
qu'on puisse rever. Depuis les nu- 
ances les plus tendres jusqu'aux 
tons les plus vifs, depuis le genre le 
plus uni jusqu'aux sortes les plus 
fleuries, tout se trouve sur les cha- 
peaux et les capotes. 

Les rubans ombres aux couleurs 
chatoyantes, les rubans avec appli- 
cations metalliques, les rubans fleu- 
ris offrent, chacuu dans son genre, 
une vari^te - infinie qui fait le plus 
grand honneur a l'esprit inventif 
des fabricauts. 

Dans les rubans, les teintes vertes 
paraissent dominer avec le jaune, 
mais, meme dans ces deux couleurs, 
il y a tant de nuances que chacun 
trouvera k satisfaire ses preferences 
pour le fonce, le mi fonce' ou le clair. 
Le noir sera egalement bien port6, 
il y a de bien jolis modeles dans 
cette couleur et les personnes qui 
affectionuent une toilette severe ne 
seront pas les plus mal partag£es. 

Les teintes demi-deuil : helio- 
trope, violette, mauve, lilas n'ont 
pas disparu et seront encore du 
gout de beaucoup de femmes. 

Les aigrettes apparaissent encore 
sur les nouveaux modeles, elles sont 
faites de jais ou de metal argente 
principalement, quelques-unes avec 
paillettes d'acier aux reflets bleus. 
Nous avons vu chez MM. John 
MacLean & Cie, 23 rue St Helene, le 
plus bel assortiment qu'il soit donne 
de rencontrer dans les garnitures 
pour chapeaux et robes ec les plus 
beaux tissus sortis des ateliers de 
Lyon en fait de soieries pour blouses. 
Egalement a noter dans la meme 
maison uu gaufre soie d'une sou- 
plesse et d'une legerete incompa- 
rables, des galons pour robes avec 
appliques dem6tal tres riches, etc., 
etc... 

Pour nous resumer, les exposi- 
tions de printemps sont ties reus- 
sies, elles offrent uu choix de mode- 
les et de garnitures splendides, de 
bon go&t et riches avec une plus 
grande vari6t6 que par le passe\ 



LE PRIX COURANT 



Les ventes sont excellentes et nos 
importateurs trouvent, des le com- 
mencement de la saison, une recolte 
abondante qui les recompensent des 
efforts qu'ils ont fait pour satisfaire 
leur clientele. 



EMPLOI DES FRUITS SECS 
C ALIFORM E 



DE 



Pour pouvoir parvenir enbonetat 
sur nos marches les fruits de Cali- 
fornie doivent etre cueillis avant 
leur complete maturite ; ils n'ont 
done pas, par consequent, acquis 
toute leur saveur. II n'en est pas 
de meme des fruits evapores qui, 
avant d'etre detaches de l'arbre, ont 
du acquerir leur entier deVeloppe 
ment. 

Dans 1 'operation du sechage des 
fruits, l'eau seule est eliminee, la 
saveur reste entiere et l'arome par- 
ticulier a chaque genre de fruit lui 
est conserved 

Ce qu'on ignore generalement, 
e'est que les fruits evapores, conve- 
nablement prepares et cuits sont 
d'une grande economie dans un me- 
nage, l'inconvenient est qu'on ne 
sait generalenient pas s'en servir. 

Dans le but de renseigner nos lec- 
teurs, nous nous sommes adresses 
aux agents de MM. Griffin etSkelly, 
les grands exportateurs de fruits de 
la Vallee de Santa Clara et voici les 
renseignements qu'ont bien voulu 
nous communiquer MM. A. P. Tip- 
pett & Co, de notre ville : 

Pour obtenir une livre de fruits 
sees, il faut en fruits frais : de 5 a 6 
lbs d'abricots, de 6 a 8 lbs de poires 
ou de peches, et environ 2i lbs de 
prunes de Californie ; ces fruits sont 
exposes aux rayons du soleil pen- 
dant toute une semaine pour les 
amener a l'etat voulu. S'il est ne- 
cessaire de prendre autant de temps 
pour les secher, il est evident que la 
coutume habituelle de les faire sim- 
plement cuire pendant quelques 
heures n'est pas le moyen convena 
ble pour obtenir de bons r^sultats. 

Pour que les fruits aient tout leur 
arome, toute leur saveur, il est ne- 
cessaire de les ramener aussi pres 
que possible a l'etat dans lequel ils 
se trouvaient quand on les a de- 
taches de l'arbre. II faut done 
remplacer l'eau evaporee. On y 
arrive en faisant sejoi.rner les fruits 
pendant vingt - quatre et meme 
trente six heures dans autant d'eau 
qu'ils pourront en absorber. On 
obtient ainsi non pas une, mais 
trois, quatre livres de beaux et bons 
fruits aussi delicieux que des frais 
cueillis. 

Ces fruits ne demandent alors que 



peu de temps pour la cuisson et 
quand on y a ajoute la quantite de 
Sucre requise, on a un dessert aussi 
exquis qu'il est possible de l'obte- 
nir et qui n'aura coiite que quelques 
centins la livre. 

Toutes les confitures, les marine- 
lades et les gelees se font avec ces 
fruits dans de meilleures conditions 
et a pr x moindres qu'avec les an- 
ciens precedes. 

Toute bonne menagere qui suivra 
exactement les recettes que nous 
donnons et qui en observera les r6- 
sultats n'aura pas besoin de se tra- 
casser davantage pour assurer sa 
provision del'hiver prochain. 

Compote aux nbiicots. — Laver dans plu- 
sieurs eaux une livre de fruits, les egoutter 
et les fai,re tremper 24 heures dans trois cho- 
pines d'eau fraiche. Faire bouillir douce- 
ment pendant une heure dans la meme eau ; 
la casserole doit etre emaillee et compUte- 
ment fermee avec son couvercle. Quelques 
minutes avant de retirer du feu ajouter 
quatre onces de sucre et faire bien bouillir. 
Mettre dans un plat et couvrir jusqu'a com- 
plet refroidissement. < )n obtient ainsi 
quatre livres de compote coiitant environ 
quatre centins la livre. 

Compote de peches et de poires. — Pour une 
livre de fruits, opdrer comme pour les abri- 
cots, mais faire tremper 30 heures au lieu de 
24, dans trois chopines et demie d'eau. On 
fera cuire une heure et demie et on n'ajou- 
tera que deux onces de sucre. Si les peches 
sont pelees, 24 heures d'immersion suftiront 
et on ne fera cuire que 24 heures. On aura 
ainsi plus de quatre livres de compote et la 
livre ne coutera pas quatre cents. 

Compote de prunes de la vallee de Santa 
i 'tn in . — A une livre de fruits laves et egout- 
tes comme ci-dessus, ajouter trois chopines 
d'eau et faire tremper de 24 a 36 heures, 
plutot 36 que 24. Cuire un peu moins 
d'une heure sans ajouter de sucre. On 
obtient 4 livres de compote bien superieure 
a celle qu'on a coutume d'avoir et qui, au 
cours actuel des fruits coute de deux a trois 
cents la livre. 

Prunes fouette'es. —A un blane d'oeuf battu, 
ajouter line cuilleree de sucre en poudre et 
deux cuillerees de compote de prunes sans 
noyaux et coupees tines. Servez froid avec 
creme claire. 

Compote de prunes riehe. — Meme recette 
que pour la compote de prunes de la Vallee 
de Santa Clara, ajouter siinplement quatre 
onces de sucre par livre de fruits. 

Confitures. — On les faits avec tous les 
fruits ci-dessus et on procede de la meme fa- 
eon ; seulement, avant de faire cuire on passe a 
la passoire. On doit faire bouillir vivement 
en agitant constamment et jusqu'a consis- 
tance voulue, ajouter plus ou moins de Su- 
cre suivant le gout de chacun et faire cuire 
encore quelques minutes. En melangeant 
une quantite egale de prunes et d'abricots 
on obtient une confiture tres agreable au 
tjout. 

Compoteaux cerises. — A une livre de cerises, 
bien lavees et egouttees, ajoutez une pinte 
d'eau froide et laissez imbiber pendant 
vingt-quatre heures : alors proceVlez comme 
pour les abricots, excepte qu'il ne faut que 
deux onces de sucre. 



Marmelades. — Preparez les fruits de la 
meme maniere que pour les confitures ; faire 
bouillir a consistance plus epaisse que les 
confitures, ajouter autant de livres de sucre 
que de fruits et faire cuire peu de temps, 
jusqu'a ce que le sucre soit entierement 
fondu. 

Notre but, en donnant tous les 
details ci-dessus, est de permettre 
aux epiciers de pouvoir renseigner 
leurs clients sur la maniere dont ils 
peuvent utiliser les fruits sees. 
Beaucoup de person nes n'en ache- 
tent pas parce qu'elles ignorent la 
m6thode d'operer pour obtenir de 
bonnes confitures et d'expellentes 
marmelades; plusieurs assurement, 
ayant essaye, n'ont pas reussi, et au 
lieu d'accuser leur ignorance elles 
ont accuse les fruits. En rensei- 
gnant les acheteurs, un epicier aug- 
mente ses ventes et cree souvent la 
demande reguliere d'une marchau- 
dise qni n'a besoin que d'etre con- 
nue pour etre vendue. 



LA DRAPERIE NOUVEAUTK 



NUAN^AGE ET FA^ONNAGE 



LE PANTALON 

Les articles pour pantalon seront 
faits dans toutes les sortes de mar- 
chandises. Tantot d'une seule espece 
delaine, en cheviottepure par exem- 
ple, de nuances variees ; tantot en 
combinant differentes matieres : 
cheviotte et mohair, cheviotte et 
laine douce, etc. Les tissus en pei- 
gne seront faits soit en fils fins a 
l'exterieur et fourrure en card6, 
soit toiit en peign6, fils gros ou dou- 
bles. 

On fera une large place aux dis- 
positions serieuses, dans lesquelles 
des legers filets ou des petits motifs 
orneront discretement les tissus. La 
saison le commande. Ces marchan- 
dises,destinees aux esprits modestes 
qui redoutent l'eclat, ne sont pas 
des nouveautes a proprement parler, 
et la mode ne se contente point tou- 
jours de eel a ; il lui faut du change- 
ment plus visible, plus palpable. 

Les rayures seront en grand 
nombre ; les dispositions en car- 
reaux pourront etre tres accentues. 
On pourra tout oser pour le panta- 
lon et tirer parti tour a tour des ef- 
fets les pins simples et les plus va- 
ries. La diversite des combinai- 
sons, l'excentricite" des dessins, l'ori- 
ginalite" des couleurs pourront et 
devront produire de reelles nou- 
veautes, d'autant plus que les mo- 
tifs admis en ce moment atteignent 
une certaine grandeur. 

On sera aide en cela par des filets 
multicolores en soie pure, en retors 
reguliers ou de fantaisie. Ces der 



LE PRIX COURANT 



niers plus varies que jamais, se 
trouvent ais^ment dans le com- 
merce. 

LA JAQUETTE 

La jaquette, un moment delaissee, 
est de nouveau beaucoup goutee. 

Les marchandises que l'on fera 
pour ce vetement auront l'aspect 
ras6 ou brut. L'appret iase est 
donne aux tissus en peign6 ordinaire 
que l'on connait, ainsi qu'a divers 
en cheviotte peign^e, ou plutot en 
laine dure, brillante, imitant le 
mohair. On essayera de meme 
quelques rases en retors fin, delaine 
douce cardee, d'un toucher moins 
froid que les precedents. Pour 
l'appret brut, on variera les ma- 
tieres, le titre des fils et le grain des 



tissus, depuis les plus fins jusqu'aux 
plus gros. On feutrera non seule- 
ment les cheviottes, mais aussi des 
tissus mixtes, peignes et cardes, 
donnant sur l'etoffe un duvet 
agreable. Notons cependant que la 
cheviotte tiendra une grande place. 
Depuis longtemps, les dessins se 
r^sument en tous petits effets : sa- 
tins, grains de poudre, inouehet£s, 
granites, cordons fins et quelques 
diagonales peu larges. La petitesse 
de ces combinaisons en a forcement 
limite la variele. 

Pour sortir de ce cercle trop res- 
serr^, les fabricants essaient de va- 
rier et d'agrandir les dessins, soit 
en faconnant les croisures, soit par 
l'emploi des fils des deux tors (droit 
et gauche) ou par des pointilles 
confus de soie fine dans des tissus 
de grain accentu6. La soie est re- 
tordue avec la laine. Le retordage 
ordinaire consiste a reunir des fils 
et les enrouler ensemble ; mais cela 
ne snffit pas pour reussir les effets 
dont nous parlons, car souvent la 
soie, moins grossequela laine, s'en- 
fonce dans celle-ci et disparait par- 
tiellement. II faut, de preference, 
prendre les retors dans lesquels la 
soie est enroulee autour du fil de 
laine. Bien que faits regulierement, 
ces fils demandent une machine sp6 
ciale et coutent plus cher que les 
retors ordinaires ; en revanche, le 
r^sultat est de beaucoup superieur, 
parce que la soie reste a la surface 
des fils et se montre bien en 6toffe. 
On persiste dans ces divers essais 
en prevision d'une modification dans 
le gout, parce qu'on considere 
a. tort ou a raison, que l'on ne 
guere s'ecarter des couleurs de fon- 
dation noir et bleu, plus le bronze 
et le marengo fonce. 

II est pourtant de bon ton de por- 
ter des jaquettes de couleurs moins 
sombres, mais c'est quand le cos- 
tume est complet d'une meme 6toffe 



en gris bleut6, plomb ou autres, par 
exemple. Quand le costume est de- 
pareill6, on prefere la jaquette fon- 
cee. 

LE OOMPLET 

Les vetements complets sont sou- 
vent faits de tissus unis. On pourra 
encore choisir des assortimeuts de 
nuances tres varices passant des 
tons clairs aux plus fonces. Les 
melanges surtout, pour cet usage, 
sont tres recommaudes. 

En dehors des unis, les dessins 
les plus adtnis pour le vetement 
complet seront les carreaux, les 
effets granites, et, en general, toutes 
dispositions irregulieres autres que 
les raynres. Quant a present, les 
dessins les plus legerement marques 
et les plus doucement nuances pa 
raissent devoir etre en majorite, les 
effets lances 6tant uaturellement 
d'une vente limitee. Cependant, de 
meme que pour les autres tissus, on 
fait meilleur accueil aux disposi- 
tions accentuees, et les cheviottes 
d'aspect brut seront en grande 
quantite. 

Devons-nous dire que, pour ces 
dessins a carreaux, les fonds seront 
souvent unis ou tout en retors 
ordinaire ; ou bien qu'ils seront for- 
mes de petits effets pour Pourdissa- 
ge et le tissage combines °l 

Les fils fantaisie et les retors fa- 
con nes seront d'un bon emploi. En 



sous la laine sont aussi plus recoin- 
mandes. Les diagonales et autres 
effets se ferout peu, les chaugements 
portant surtout sur les couleurs. 

Les tissus a, cordons se feront aussi 
avec chaine en retors fin, clair et 
fonce ensemble. La finesse des ma- 
tieres et des fils permettra d'attein- 
dre un beau cachet, mais qui n'of- 
frira rieu de nouveau. 

Avec cette meme laine douce car- 
dee, ainsi qu'eu cheviotte tres fine 
peignee, on fera de uombreux tissus 
d'aspect brut et demi brut, c'est-a- 
dire plus ou moins voiles de laine a 
l'eudroit ; ce dernier fait avec de 
nombreux melanges. 

Quelques-uns de ces bruts seront 
avec envers fayonne. Faits tantot en 
fils ties fins, et Pen vers- teinte de 
couleurs variees, mais peu 6clatau- 
tes, tant6t Pendroit sera en gros fils 
cheviotte unie, en retors boueles ou 
spirale, et 1' envers en couleur mul- 
tiples eclatautes. 

Dans un niSme genre, la disposi- 
tion d'envers change avec chaque 
nuance d'endroit. L'endroit reste 
uni ou conforme aux types souiuis 
avec retors fantaisie. L'envers est 
en fils retors relativemeut gros, 
bien laine aux apprets pour avoir 
un toucher doux et chaud. 

— {Les Tissus.) 



LE 



couleurs 
celles du 



serieuses, 
fond, ces 



assorties avec 
fils seront par 



va 



fois beaucoup utilises et participe- 
ront aussi au fond du tissu. En 
nuances 6clatantes, ces retors dessi- 
neront sur l'etoffe des filets plus ou 
moins originaux. 

On ne doit pas craindre pour le 
complet fantaisie d'aborder des su- 
jets tres varies, et, chemin faisant, 
si le dessinateur trouve quelques 
dessins inarques, il les consacrera 
au pantalon haute nouveaut6. 

Les effets obtenus avec des fils 
mouchetes a la carde et parsemant 
l'etoffe de points noirs ou blancs, 
parfois multicolores, ont parcouru 



ROLE DE LA PRODUCTION 
DU PETROL E 



(De 



' Economiste Franyais) 

(Suite) 

Eu 1867, on avait pu signaler les 
gisements p6troliferes des priuci- 
pautes danubiennes : on montrait la 
Moldavie et la Valachie alimentant 
Cronstadt et les principaux centres 
de la Transylvanie. II est vrai qu'on 
remarquait Petroitesse des zones olei 
feres ; un puits donnant 500 litres 
par jour pendant la premiere ann^e 
etait consider^ comme excellent, la 
production se faisant surtout par 
suintement. Eu 1886, la Valichie et 



peu a peu les transformations qu'ils la Moldavie reunies ont fourni 9,000 

pouvaient recevoir. Maintenant on tonues ( j e petrole. Lesgites queM. 

les rajeunit par les croisures. Au Martelet a pu indiquer eu Rouma- 

lieu d'etre r^parties au hasard, les nie sont ei , rea lit6 le prolongement 

mouches possedent une r^gularite de ceux de Galicie ; ils apparais- 

qui contraste avec les dessins goMes I geut SUI . «io . kilometres de lar- 

depuis longtemps, fait nouveaute et geur eQtre Bacau et Tergovitz, ainsi 



plait. 

LE PARDESSUS 

La diversity des tissus pour par- 
dessus est tres grande. 

En laine douce, ou fera encore 
l'appret drape, soigne, et les fins 
edredous seront toujours tisses sous 
de nombreuses couleurs. Les satius 
a cordons minuscules se devinant 



qu'aux environs des bouches du 
Danube, a Braila ; les principaux 
centres d'exploitation sout a Bacau, 
a Buzeo et a Dimbowitza, ou le gou 
vernement possede Petablissemeut 
de Colibatzi. Le rendement de tous 
les puits est de 20,000 tonnes, dont 
uue partie est raffin6e en Rouiuanie 
meme. L'Etat roumain donne des 



LE PRIX COURANT 



concessions de dix annees, avec uue j 
superficie comprise entre 3 et 10 1 
hectares. En Serbie, on n'a pas en- > 
core mis a jour des sources de pe- 1 
trole ; mais le bitume qu'on trouve i 
dans ce pays fait prejuger de Pexis- 
tence de gisements petrol iferes. 

Pour continuer notre examen des 
rich esses oleiferes d'Europe, nous 
dirons qu'en Italie on connalt de- 
puis longtemps des sources de p6- 
trole et des jets de gaz d'hydrogene 
carbone ; mais ces gisements n'ont 
jamais et6 jusqu'ici reellement pro- 
ductifs. Dans PEniilie, par exemple, 
dix-neuf puits rendaient par jour 
vingt-six kilogrammes. D'apres les 
statistiques de 1891 , la quantity pro- 
duite en Emilie s'eleverait a 1,000 
tonnes, e>aluees 05,000 fr. ; les do 
cuments meme les plus optimistes 
ne portent cette valeur qu'a 90,000 
fr. Et cependant r^cemment cer- 
taines publications annoncaient que 
les terrains petroliferes de PEmilie 
et de la province de Chieti allaient 
etre exploites serieusement ; a la 
suite de quelques entreprises, Pat- 
tention a ete appeiee sur cette re- 
gion. II paraitrait que le petrole 
trouve dans PEmilie serait de bonne 
qualite, qu'il est leger, couleur 
d'opale, clair, coutenant beaucoup 
d'huilelampante et peu de matiere* 
bitumineuses. On espere deja que 
la production sera import-ante. 

Pour en flnir avec PEurope, noun 
jetterons uu coup d'oeil sur la 
Grande-Bretagne. Nous ne voulons 
point parler des distillations d'huile 
de schiste de PEcosse : c'est en de- 
hors du sujet tres etroit ou nous 
voulons nous restreindre ; mais nous 
tenons a signaler qu'on vient tout 
r6cemment de decouvrir du petrole 
en forant un puits a Ashwich Court, 
dans le Somerset, petrole transpa- 
rent, couleur jaune paille, non point 
visqueux comme Phuile de schiste, 
mais ayant presque Podeur de 
Phuile raffin^e. 

Retournons en Amerique : en des- 
cendant vers le sud, nous trouverons 
un prolongement, modeste, il est 
vrai, des gisements des Etats-Unis. 
Et d'abord, au Mexique, on rencon- 
tre le petrole sur 250 kilometres de 
long dans la province de Vera-Cruz, 
entre 3 50 et 800 metres au-dessus 
du niveau de la mer ; mais il n'y a 
pas encore d 'exploitations propre- 
nient dites. A Cuba, des 1867, on 
faisait remarquer qu'on rencontre 
parfois de Phuile minerale dans les 
puits creuses a la recherche de 
Pasphalte ; il y aurait peut etre des 
forages a ex^cuter dans Pile de la 
Trinite, ou la surface du ceiebre 
Pitch Lake est couverte de larges 
bouillonnements de bitume. Les 



iles formaut le district de Colon, au 
V6n£zuela, et toute la region du lac 
Maracaibo sont riches en asphalte 
et en petrole ; la presence de cette 
demiere substance se manifeste 
surtout dans le district de Zulia. 
Bien qu'il n'y ait pas d'exploitation 
reguliere. les indigenes recueillent 
ce combustible dans les puits qui 
laissent echapper un jet d'huile : 
un seul de ces puits adonne, parait- 
il, 22,000 litres de petrole. Pour la 
Colombie, a la fin de 1888, le consul 
d'Angleterre a Barranquilla annou- 
cait qu'un ingenieur avait decouvert 
le petrole en quantite considerable a 
Tubara ; aujourd'hui nous avons en 
mains un rapport de M. Caracristi 
qui signale du petrole dans le de- 
partement de Cauca, dans celui de 
Bolivar, notamment pres du Rio 
Arboletes ; les principaux puits dont 
il parle sont meme assez pres de la 
mer. II donne, de plus, des details 
qui seraient ici hors de propos. 

En Bolivie, il existe dans le sud, 
dit M. Martelet, des sources consi- 
derables formaut un veritable fleuve 
et qui seraient Pobjet d'une exploi- 
tation active si les moyeus de trans- 
port n'etaient pas si insuffisants. 
Dans la R6publique Argentine, M. 
Hoskold a signale des roches petro- 
liferes dans les provinces de Men 
doza, de Salta et de Jujuy ; des 1880, 
on avait commence des forages dans 
la premiere de ces provinces, et on 
rencontrait la nappe jaillissante a 
cent metres de profondeur ; mais, 
depuis lors, les operations ne sem- 
blent pas s'etre deVeloppees. 

Nous ne pouvons nous dispenser 
d'insister un peu sur les gisements 
et 1 Industrie petroliferes du P6rou, 
en raisou de la r^elle importance de 
celle-ci et de ceux-la. " Au Perou, 
disait M. Martelet, le district de 
Maucora renferme une formation 
petrolifere se d^veloppant sur une 
etendue considerable entre le Iiio 
Tumbez et le cap Blanco : le long de 
la cote le petrole suinte entre les 
galets du rivage et se r^pand auloin 
sur la mer. Zoristos est deve- 
nue le ceutre d'une industrie qui 
s'etend et peut devenir impor- 
tante ; plusieurs puits out ete 
fores aux alentours, et une raffine- 
rie a produit jusqu'a 30,000 tonnes 
par an." Plus r^cemmeut, M. H. 
Tweedle donnait des renseignements 
sur les puits de Talara, a 05 kilo- 
metres au nord de Paita : il y a la 
une Compagnie qui possede 2,500 
kilometres carr6s. Le premier puit 
fore a fourni pres de 35,000 litres 
par jour ; jusqu'ii present on a 
creus6 vingt-six puits qui out pres- 
que tous rencontr6 Phuile, a une 
profondeur moyenne de cent cin- 



quante metres. fActuellemeut, la 
Compagnie en question recueille 
KM) tonnes de petrole brut par jour. 
D'autre part, on rapporte qu'en 
1888, il ne s'est pr6sent£ que vingt- 
trois demandes en concession de gise- 
ments petroliferes ; en 1889, le nom- 
bre en 6tait de trente-six, de qua 
tre-vingt-dix-sept en 1890, de six 
ceut treize en 1891, et Pon considere 
qu'avant peu le Perou ne consom- 
mera plus que le petrole tire de son 
sous sol et pourra meme approvi- 
sionner maint pays Stranger. Nous 
avons entre les mains des renseigne- 
ments assez d6taill6s sur les deux 
principales Compagnies exploitan- 
tes ; mais ils n'ajouteraient pas 
grand chose a ce que nous avons dit. 

L'Afrique, au moins jusqu'it pre- 
sent, ne se montre pas riche en 
huile minerale : c'est a peine si Pon 
peut mentionner le petrole de PE- 
gypte, qui se recueille dans des 
puits peu profonds a Gemsah et 
Gebel, a Pentr^e du golfe de Suez. 
II laisse beaucoup & desirer pour 
Peclairage et ne peut guere conve- 
nir qu'au graissage et comme com- 
bustible- On dit en avoir trouv£ 
dernierement des indices en Tuni- 
sie. 

Passons en Asie : nous pourrons 
nous arreter d'abord en Perse. Lors 
de PExposition de 1807, on rappe- 
lait que des gites y 6taient exploited 
depuis une antiquity tres recule> 
dans la valine de PEuphrate, ainsi 
qu'a Chiras, dans le Kurdistan. 
Assez recemment un ingenieur russe 
a reconnu, sur la route de Meched a 
Semuan, des sources de petrole dont 
il a pu aualyser les produits : ou 
croit que la production pourrait au 
moins alimenter la consommation 
dans le nord du pays. Mais, en 
Petat, les entreprises industrielles 
ne sont pas florissantes en Perse. 

Dans le nord de PAsie, on ren- 
contre la precieuse huile enS;berie; 
M. Vapereau, dans un voyage recent 
Pa vue suinter en abondance, sans 
etre recuillie, le long de certaines 
falaises de PAmour ; on la trouve 
aussi dans la fameuse ile de Sagha- 
lieu, ou pretend meme qu'elle y 
abonde comme a Bakou ; la seule 
difficult^ consisterait dans la tem- 
perature si basse du pays. La Chine 
en possede certainement, il s'en 
trouve a Formose ; quant au Japon, 
il en est richement dote, et, sans 
entrer dans des details que nous 
avons donn6s dans une etude pu- 
bliee par la Revue Scientifique, nous 
pouvons, du moins, relever quel- 
ques chiffres. Les livres pour ainsi 
dire les plus anciens parlent de 
Phuile minerale dans ce pays ; les 
principaux centres d'extractionsont 



LE PRIX COURANT 



les provinces d'Echigo, de Shinano, 
d'Uyo et de Totonii. En 1878, la 
production atteignait 1,035,000 li- 
tres, tandis qu'en 187-4, elle etait, 
au poids, de 162,000 kilogrammes ; 
des 1884, le poids extrait depassait 
4,272,000 kilogrammes. Actuelle- 
ment, ces chiffres sont largement 
distances. 

Si nous descendons plus au sud, 
nous arrivons en Birmanie, oi\ des 
gisements fort importants ont 6t6 
decouverts il y a relativement peu 
de temps ; des le debut, les travaux 
donnaient de beaux r£sultats etl'on 
extrayait pies de 28,000 tonnes. En 
1867, on pouvait ineme dire : " Le 
petrole abonde dans l'Empire Bir- 
man, sp^cialement dans le bassin de 
l'Irawaddy; en 1862, les puitse4aient 
au nombre de 520, fournissant 18 
millions de litres d'une huile ricbe 
en paraffine." Aujourd'hui, il y a 
plus de 602 puits a petrole. D'un 
mot seulement nous rappellerons la 
decouverte qui a 6te faite de riches 
depots de petrole dans le district 
d'Assaru, dans l'Inde anglaise ; dans 
le Beloutchistan on a signale Pexis- 
tence de quantites considerables 
d'buile ruinerale, de quality infe- 
rieure il est viai. 

II nous reste encore a passer la 
mer, a nous rendre dans Parchipel 
de la Malaisie, et nous verrons le 
petrole abonder aux Celebes, a Java; 
il coule meme frequemment a la 
surface du sol. A Borneo, il suffit 
souvent de creuser un trou peu pro- 
fond pour le voir aussitot apparaitre. 
A Sumatra, il en est de meme et les 
sources prennent un developpement 
rapide ; il a deja ete concede plus 
de 800 kilometres carres, et des ex- 
perts ont declare" que toute l'ile 
etait richement dotee de cette ma- 
tiere. Les principaux gisements, 
situ6s dans la province de Laukhat, 
sont tout pres de la cote. 

Ajoutons un dernier mot pour 
dire que l'Australie, dans les dis- 
tricts de Maitland et d'lllawara, 
fournit pres de 15,000 tonnes d'huile 
par an, et surtout que, sans parler 
de laTasmanie, laNouvelle Zelande 
possode des exploitations serieuses. 
C'est depuis 1866 qu'on y a reconuu 
le petrole, qui y presente, du reste, 
d'excellentes quality. 

Arretons ici cette enumeration un 
peu aride, mais qui, en depit de sa 
brievete, aura niontre Fans doute les 
reserves fort important cs de petrole 
que possede la terre, en ne parlant 
que de celles qui sont const atees et 
auxquelles, sans doute, beaucoup 
d'autres viendront se joindre ; si 
Ton vent bieu se reporter a ce que, 
dans notre premier article, nous 
avons dit des nouveaux usages in- 



dustriels du petrole, du role que 
doit jouer cet excellent combustible 
liquide, on comprendra toute Pim- 
portance des indications que nous 
avons pu fournir. 

Daniel Bellet. 



Pour l'intelligence de cet article 
nous rappelerons que : 
Un hectolitre = 22.02 gallons. 
Un hectare = 2-i arpents. 

Un kilometre = 0.62137" niille. 
Un metre = 1. 0939 verge. 



CUBA 

An moment ou les Cubains sont 
en revolte contre leur mere-patrie, 
PEspagne, pour lui arracher Pauto 
nomie dont nous jouissons nous- 
niemes ; pouretrelibres comme nous 
le sommes, il n'est pas sans interest 
de jeter un coup d'oeil sur la situa- 
tion 6conomique de cette ilequ'une 
main de fer empSche de progresser 
en la pressurant. 

Voici ce que dit de Cuba, M. Paul 
Dreyfus, dans VEconomisle Frangais: 

La situation 6conomique de Pile 
de Cuba est iuteressaute a examiner 
ne fut-ce que tres rapidement, car 
elle parait etre la demonstration a 
peu pres complete des tristes resul- 
tats que peut donner une richesse 
naturelle d'une valeur considerable, 
lorsqu'elle est exploitee sans intel- 
ligence, surtout quand sa situation 
ethnographique est sujette a tous 
les tiraillements, et a proximite 
d'un grand marche dont les interets 
sont en flagrante contradiction avec 
les conditions protectrices de cette 
richesse. 

La situation economique dans l'ile 
de Cubase ressent au point de vue 
mon^taire de la grande raret6 de 
Pargent, 'qui vaut a peu pres 2 o/o 
d'interets par mois dans la province 
de Nuevitas ; au point de vue finan- 
cier, d'un grand desordre ; coniiner- 
cialement, d'un systeme de mono 
pole a Pint6rieur et d'une tariflca- 
tion douaniere hostile au commerce 
exterieur et au point de vue flscale 
d'une perception par trop centrali- 
satrice. 

L'ile de Cuba souffre encore d'un 
systeme de transports maritime, fa- 
vorisant les relations directes avec 
la metropoleau grand dommage des 
iuterets insulaires, qui ont vivement 
protests et demand^ Pimposition 
sur les produits metropolitaius im- 
portes a Cuba, d'un droit d'eutree 
egale a celui qui frappe les prove- 
nances etrangeres, moins une reduc- 
tion de 40 o;o a titre de marge pro- 
tectrice ; et pour les produits cu- 
bains importes en Espagne un droit 



d'entree modere leur permettant de 
lutter contre les marchandises simi- 
laires d'origine nationale ou exoti- 
que. 

Les autorites cubaines ne publient 
guere des istatistiques du mouvement 
commercial interieur ou exterieur, 
ce qui rend difficiles les recherches 
sur les importations et exportations 
et tout a fait problematique Pexac- 
titude des chiffres, meme lorsqu'ils 
sont d'origine consulaire, la seule 
source d'ou Pon puisseles tirer. Ces 
chiffres ont, en outre, le desavan- 
tage d'etre toujours en retard : ainsi 
pour les sorties de Pile de Cuba, 
nous en sommes reduits aux resul- 
tats approximatifs de Pann6e 1894, 
ceux de Pannee 1895 n'6tant pas 
encore parus. 

Les deux grands produits de l'ile 
Cuba sont, comme on sait, le Sucre 
de canne et le tabac. Pour la der- 
niere eampagne connue, — celle de 
1893-94, — la production de sucre a 
6te 6valuee a 1,054,214 tonnes, en 
excedant de 238,320 tonnes ou de 
plus de 29 o^o sur celle de la eampa- 
gne precedente. De cette r^colte, 
1,023,719 tonnes ont 6te expor- 
ters ; 1 'importance des destinations 
se divise ainsi : Etats-Unis, 965,524 
tonnes ; Canada, 24,372 tonnes ; 
Espagne, 23,295 ; Grande-Bretagne, 
10,528 tonnes. M. Licht, une auto- 
rite dans la question, a eValu6 la 
recolte du sucre dans Pile de Cuba 
en 1894-95, a un million de tonnes, 
contre 2,125,000 tonnes pour tous 
les autres pays producteurs de sucre 
de canne, et 4,975,000 tonnes de 
sucre de betteraves dans les diffe- 
rents pays producteurs du monde. 

Si la production du sucre de canne 
augmente ou se maintient a la Ha- 
vaue, les sorties de ses celebres 
cigares sont au contraire en notable 
diminution depuis quelques annees, 
par suite surtout des droits exces- 
sifs qu'ils ont a acquitter aux Etats- 
Unis. Ainsi, les expeditions de 
cigares de la Havane, qui avaient 
atteint le chiffre respectable de 
250,476,000 en 1889, sont tombees a 
211,823,800 en 1890, a 196,664,800 
en 1891. a 166,712,000 en 1892, a 
147,365,000 en 1893, et a 134,210,000 
seulement en 1894. C'est pour les 
cinq annees une diminution totale 
de 396,606,000 cigares qui au prix 
moyeu de 120 fr. le niille repr6sen- 
tent une perte de 79,121,200 francs. 

Les importations dans Pile de 
Cuba se composent suitout de fa- 
rines de bles, de charbon, et de ma- 
chines, pour la plupart de prove- 
nance espagnole ou nord-americaine. 
Les droits d'entree sur le materiel 
niecanique ont exige, pour donner 
des exemples, le paiement d'une 



LE PRIX COURANT 



9 



somme de 5,450 fr. sur une grande 
roue dent6e ne valant que 4,000 fr., 
et de 35,000 fr. pour uu materiel de 
chemin de fer ne valant que 25,000 
fr. Ces faits sont signales par un 
consul. 

La population de Cuba parait res- 
ter stationnaire et semble plutot 
appel^e a diminuer si la crise su 
criere et cigariere continue, les em- 
ployes des manufactures devant for 
cement diminuer. Les salaires out 
baisse de 20 O2O depuis le commen- 
cement de cette crise. Les travaux 
publics ne marchent guere si ce 
n'est en vue de la destruction, sur- 
tout pour les gares des differeutes 
voies ferrees, resultant des evene- 
ments insurrectionnels actuels. 

Le revenu de Pile a quelque peu 
gagne depuis la fin du traite a base 
de reciprocity avec les Etats-Unis, 
mais il est encore en deficit de plu- 
sieurs millions tous les ans L'an- 
n£e derniere, la perte a du s'accen- 
tuer encore, car il y a, de nouveau, 
une notable diminution dans les im- 
portations en 1895. 

Bref, la situation economique a 
Cuba, abstraction faite des troubles 
politiques, n'est guere rassurante. 



MOYENS POUR DECOUVRIR LA 
FRAUDE DES REURRES 



L'ou sait que depuis bien long- 
temps deja le beurre est falsified 
fraude avec la margarine, si bien 
que celle ci est devenue le cauche- 
mar des producteurs et debeaucoup 
de consoinmateurs. 

Jusqu'aujourd'hui la fraude a e4e 
difficile a de^nontrer, faute d'un 
moyen pratique pour la decouvrir. 
Cette lacune vient d'etre comblee. 

Une conference sur ce sujet, dit 
la Mercuriale des Halles, a ete faite 
ces jours ci, devant les membres de 
la Societe de- agriculteurs du Nord, 
a Lille, par M. Eloire, veterinaire 
et inspecteur des viandes et denrees 
alimentaires a Caudry, qui, depuis 
un an, s'occupe tout particuliere- 
ment de la question. 

On a pretendu jusqu'ici, a tort 
parait-il, qu'il etait presque impos- 
sible de decouvrir la presence de la 
margarine dans le beurre et cette 
opinion avait presque force de loi. 

Reprenant unprocede imagine par 
M. Brule, M. Eloire est arrive a des 
resultats tels que les tribunaux, 
apres contre-expertise, par le labo- 
ratoire municipal de Paris, n'hesi- 
tent plus a punir ceux dont les 
beurres sont reconnus falsifies, par 
cette inethode. 

Le systeme est bien simple et a la 
portee de tous. Nous allons en ex- 



poser rapidement les phases prin- 
cipales : 

lo Paire fondre, vers 35°, les 
£chantillons de beurre suspect. Le 
beurre est-il pur ? Le liquide est 
parfaitement clair. Au contraire il 
est d'autant plus trouble qu'il con- 
tient plus de margarine. 

2o Filtrer les beurres fondus a tra- 
vers un morceau de flauelle. Si le 
beurre est pur, il passe comme de 
l'eau a travers le filtre ; s'il est 
fraude, il passe beaucoup plus diffi- 
cileinent et ne tombe bientot plus 
que goutte a, goutte. 

3o Dans les produits ainsi filtres 
on ajoute une dissolution alcoolique 
de nitrate d 'argent, en proportions 
determinees ; on agite, on plonge le 
tube dans l'eau bouillante. S'il n'y 
a pas de fraude, le melange reste 
tel quel. S'il y a fraude, il prend 
une coloration marron, qui, selon la 
quantite de margarine, va de la cou- 
leur de la biere a celle du cafe. 
Cette reaction a pour but dedeceler 
la presence de l'huile vegetale. 

4o Enfin, on dose l'oleo-margarine 
a 1'aide d'un instrument appele 
oleogammetre. Cet instrument se 
compose essentiellement d'une tige 
metallique qu'on fait plonger dans 
le beurre a essayer, foudu, auquel 
on a pr^alablement ajoute un peu 
d'acide sulfurique, puisqu'on laisse 
refroidir pendant une heure, a 22 ° 
(71.6 Fahr ) Si le beurre est pur, 
la tige s'enfonce souvent, par suite 
de son propre poids, jusqu'au fond 
du recipient , en tous cas, on doit 
obtenir ce resultat en la surchar- 
geant seulement de 400, de 500 ou 
000 g., (soitl4oz.,l lb. 1| oz. et 1 lb. 
5 oz. respectivement). 

S'il n'est pas pur, c'est par kilo- 
grammes qu'on compte le poids a 
ajouter. Ce dernier est d'autant 
plus elev6 que le beurre contient 
plus de margarine. 

Voilatout. Chacune de ces opera- 
tions permet done de deceler la 
fraude. 

M. Eloire a, du reste, r6pete de- 
vant son auditoire quelques-unes de 
ces experiences, qui ont beaucoup 
interesse celui ci. 

Les conclusions sont que, la fraude 
pouvant etre d^couverte, on ne doit 
negliger aucune occasion de la re- 
primer. 

— ♦ — 

LA METAL LURUIE DE L'OR 

On traite aujourd'hui le minerai 
d'or principalement par l'amalga- 
mation, la chloruratiou, la cyanu- 
ration et l'electrolyse. 

L'amalgamation met le minerai 
d'or broye en contact avec du mer- 
cure qui absorbe le metal pr6cieux 



et ne le restitue qu'au moyen de 
manipulations plus ou moins lon- 
gues et eouteuses. 

La chloruratiou consiste a traiter 
par le chlore ce meme minerai. Elle 
est basee sur la propriete que pos- 
sede le chlore de dissoudre l'or en 
formant du chlorure d'or soluble. 
La disposition d'appareils et la ma- 
niere de produire le chlore, rendent 
le proced6 d'un prix de revient as- 
sez cher. 

Par la cyanuration, on soumet le 
miuerai a Paction d'une solution 
qui contient une faible quantite de 
cyanure. Son grand inconvenient 
est de dissoudre, en meme temps 
que Por, tous les bas metaux aux- 
quels il s'allie dans le minerai, d'ou 
de nouveaux frais de precipitation 
ulterieure. 

L'electrolyse est l'application de 
Pelectricite au traitement des miue- 
rais auriferes, le courant electrique 
servant a favoriser l'amalgamation, 
soit a creer un reactif capable de 
dissoudre Por. 

Quel que soit d'ailleurs celui de 
ces procedes qu'on emploie, sou 
prix de revient oscille entre 75c et 
$2.40 par tonne de minerai traite et 
la duree du traitement se prolonge 
souvent jusqu'a trois mois. Avec 
Pinstallatiou iudustrielle et la main 
d'eeuvre, le prix total moyen du 
traitement d'une tonne s'eleve a 
$10.00. 

Quel que soit aussi le procede em- 
ploye, il reste dans le minerai une 
quantite d'or qui varie de 20 a 60 
p.c. de sa teueur total e, residu ou 
tailing entierement perdu. 

Done, en Petat actuel de la science 
on depense $10.00 en moyeune pour 
extraire d'une tonne de minerai 40 
a 80 p. c. de Por que ce minerai 
contient; Poperation dure trois mois 
et plus ; l'or valant $0.57c. le gram- 
me, un minerai pour etre payant, 
doit contenir au moins 50 a 60 gr. 
d'or ; au-dessous de cette teneur 
minima, le minerai cesse d'etre 
" payant ", puisque, defalcation 
faite des 20 a 60 p. c. qui restent 
dans les tailings, la quantite d'or 
extraite cesse de couvrir les frais 
d'extraction. 

La presse s'est beaucoup occupee 
ces temps derniers, d'un nouveau 
pioced6 d'extraction dfi a M. L. de 
Rigaud. 

" Ce proc6de consiste, dit le 
Temps, dans Pemploi d'un dissol- 
vant puissant dans la composition 
duquel n'entrentque des corps d'un 
usage courant en industrie et d'un 
prix peu eleve. II peut s'appliquer 
a tous les minerais les plus divers 
et les plus complexes. 

" Le minerai 6tant prealablement 



to 



LE PRIX COURANT 



broy6 et pulveYis£, si l'on active 
i ar le chauffage du dissolvant, la 
dissolution de l'or et sa transforma- 
tion en un lingot peuvent etre r6a- 
lisees en quelques lieures.'' 

II r£sulterait : 

Qu'avec le procede L. de Rigaud, 
le prix de revient du traitenient 
d'une tonne de niinerai s'abaisse de 
75c, prix minimum des anciens pro- 
cess, a 12c. maximum. 



MATIERES IMNFLAMMABLES 

POUR LES CONSTRUCTIONS 

NA VALES 



Des reekerches sonl poursuivies 
en Angleterre en vue de remplacer 
le bois par d'autres matieres dans 
les constructions navales. 

Un des meilleurs produits qui 
aient ete trouves est compose de 
liege ou de residus de liege. Le 
liege est soumis a une chaleur de 
204 C et comprime en blocs de la 
dimension voulue. On peut le 
scier en planches minces et le 
travailler comme le bois Le 
liege coutient une gomme que la 
grande chaleur fait fondre et qui 
colle ensemble les particules et en 
forme une masse compacte. Par 
l'effet de la presse, il acquiert toute 
la cohesion d'un produit nature). 
Lts planches de liege peuvent etre 
faites lourdes ou legeres suivant le 
besoin. On emploi quelques-unes 
des especes legeres pour les parois 
des retrigerateuis. II et-t tres man- 
vais conducteur et brule difficile 
ment. Cette matiere est employee 
pour remplacer le bois sur les bati- 
ments allemands, et les Allemands 
se servent d'un procede qui est bre 
vet6 aux Etats-Unis. 

D'autre part, d'apres une iufor 
mation poste4ieure, la Revue mariti- 
me et coloniale an nonce que le d6- 
partement de la marine anglaise a 
regl6 la question des matieres a 
employer sur les batiments de 
guerre, pour remplacer le bois or- 
dinaire inflammable. Son ch< ix s'est 
porte sur le procede de la Electric 
Ft reproofing Co. de New-York, qui 
consiste a injecter dans le bois au 
moyen d'un appareil hydraulique, 
du sulfate etdu phosphate d'ammo- 
uiaque. Dans un essai, un morceau 
de bois de pin jaune de 2 pouces 
d'epaisseur, mesurant 18 pouces sur 
12, a e4e mis dans un fourneau et 
soumis pendant cinq minutes a une 
chaleur de 540°C. II est reste sur 
les charbons et ne s'est pas enflam- 
me. Apres l'avoir retire, on a cons- 
tate qu'il e4ait carbouise sur une 
6paisseur de un demi-pouce environ 
de chaque cote. Ce charbon forme 



une enveloppe protectrice qui re- 
tarde la carbonisation. Un morceau 
de bois de frene des memes dimen- 
sions a ete soumis pendant vingt 
minutes au meme degr6 de chaleur 
avec le meme resultat. 

On considere aux Etats-Unis, ce 
proc6d6 comme donnant une solu- 
tion a la question importante du 
bois a employer pour les nouvelles 
canonnieres. On doit traiter suivant 
cette methode le bois qui servira a 
la construction des canonnieres et 
aussi celui des autres batiments 
quand il y aura lieu. Des ordres 
sont deja donnes pour employer le 
bois a l'epreuve du feu dans la 
construction du batiment d'escadre 
Iowa et du croiseur Brooklyn. 

(Moniteur Industrie!) . 

LA PATE DE BOIS AU BISULEITE 



Pendant les vingt deruieres an- 
nees le sparte en qualite de matiere 
premiere domiuait sur le marche 
anglais. La superiority de beaucoup 
de sortes fines de papieis anglais 
e4ait attribute a cette matiere pre- 
miere ; on pensait done que cette 
pate pourrait bien supporter la con- 
currence de la pate au bisulfite de 
bois. 

Or, depuis que la pate de bois 
chimique se produit en Suede et 
Norvege en quantites ties conside- 
rables et que, par suite, cette pate 
se vend a prix tres bas, elle a de 
plus en plus pris en Angleterre la 
place du sparte. Deja pour le pa- 
pier " Journal " il n'est guere em- 
ploye et pour les qualite\s supe- 
rieures, il est deja remplace par le 
bisulfite : 

Les importations des divers pays 
en Angleterre en 1894 sont les sui- 
vantes : 

Tonnes 

Suede etNorvege 214,344 

Canada 23,751 

Allemagne et autres pays 

chacun 15,000 

L'importation totale s'e4eva 

en 1894 environ a 279,765 

soit une valeur de £1,432,000. 

11 The Paper Record " qui nous 
donne ces chiffres est d'avis que 
l'importation augmentera fortement 
dans les anuses suivantes et surtout 
du Canada parce que la pate au 
bisulfite coute moins cher que celle 
d'alfa. 

Le prix moyen du sparte brut est 
de £4. 8. 6 par quintal. 

Le prix moyen de la pate de bisul- 
fite est de £5. 2. 4 par quintal. 

Le sparte brut dont le poi Is doit 
se calculer en double puisque son 
rendement s'eteve au maximum a 



50 0/0 coute done deja plus cher que 
la pate de bois chimique prete. 

L'exportation d'alfa (Sparte) des 
districts de Tripoli, de Tunisie, 
d'Alge>ie et d'Espagne a diminue 
depuis 1890 chaque annee de 20 0/0 
et s'e4eve aujourd'hui encore al84,- 
800 tonnes en valeur de £819,265. 

On estime qu'une grande partie 
de cette quantite d"alfa sera rem- 
placee par le bisulfite, de sorte 
qu'en Angleterre il y aura encore 
un grand debouch^ pour ce dernier 
produit. 

Sans aucun doute les fabricants 
de papier anglais qui possedent de 
couteuses installations pour la fa- 
brication de la pate d'alfa dont ils 
connaissent maintenant tous les de- 
tails, ne se hateront pas d'abandon- 
ner ce genre de fabrication : mais 
plus le prix de la pfite au bisulfite 
sera abaisse, plus ces fabricants se 
verront dans la necessite d'employer 
ce produit soit en s'en fournissant 
a l'etrauger, soit en construisant 
eux-memes des usines pour sa fabri- 
cation. 

— ♦ — 

LE TOURNESOL 



Dans un precedent numero, nous 
avons deja parle de cette plante et 
signale son utilite au point de vue 
agricole et industriel ; on verra, par 
ce qui suit, qu'on lui adecouvert de 
nouveaux emplois. 

Voici, dit la Chronlque Industrielle, 
quelques details nouveaux au sujet 
de cette plante facile a cultiver et 
dont notre agriculture ne tire cer- 
tainement pas tout le parti qu'ellc 
en pourrait tirer. 

Le touruesol, ainsi nomine parcc 
qu'il tourne sa fleur vers le soleil. 
est devenu une plante tres repandue 
dans les defrichements en Angle- 
terre. Maiutenant qae les qualitfe 
de ses graines sont mieux connues, 
l'agriculteur le cultive et en tire de 
set'ieux profits. 

Les graines sont excellentes pour 
les volailles auxquelles elles don- 
nent un gout exquis. Les abeilles 
trouvent une grande provision de 
miel daus les innombrables petites 
fleurs qui garnissent la surface de 
son disque. 

Les graines, trait^es comme celles 
du lin, donnent une excellente huile 
de table. Les peintres n'en peuvent 
trouver de meilleure pour le bleu et 
le vert. Elles sont tres recherchees 
pour la nourriture des oiseaux, elles 
procurent aux faisans un plumage 
de conleursparticulierement riches. 

On fait aussi avecl'huile de tonr- 
nesol un delicieux savon pour la toi- 
lette et la bar be. 

La culture de cette plante. long- 



LE PRIX COURANT 



11 



temps delaiss^e, doit reprendre fa- 
veur. En Chine, les feuilles servent 
de nourriture an betail. Les fibres 
tres fines de sa tige font d'excellent 
papier. Elle prospere admirable- 
ment sous notre climat. On peut 
la semer dans les plantations de 
pommes de terre etles deux recoltes 
se font en meine temps. Les coins 
perdus dans les champs, les forieres, 
peuvent 6tre consacres a sa culture. 



CONSERVE DE POMMES 



On voit aujourd'hui dans les £pi- 
ceries, des pommes d6pouill£es de 
leur peau et se presentant a l'e'tat 
d'une sorte de petite galette desse- 
ch£e : c'est ce qu'on nomme en an- 
glais chopped et aussi sliced apples, 
quand elles sont coupees en tran- 
ches. 

C'est en grande partie des Etats- 
Uuis et de l'Ontario que nous vien- 
nent ces fruits ; on cultive un grand 
nombre de fruits sur le territoire de 
la Confederation ; une partie en est 
consommee en Amerique ; mais on 
en exporte une quantitd conside- 
rable a l'6tat de conserves. C'est 
aiusi que la Californie, qui produit 
des fruits de toute espece, des oran- 
ges excellentes, des poires, des rai- 
sins, fabrique des conserves de pe- 
ches en sirop et les exporte sur 
l'Europe. Mais, pour les pommes, 
on a imaging un proced6 qui per- 
met de les transporter beaucoup 
plus facilement, sous un plus petit 
volume, et, par consequent, amoins 
de frais, et sans qu'elles courent 
des risquesde decompositions : c'est 
ladessiccation. Une fois, en effet, 
que l'eau en est enlevee par cette 
dessiccation, les cellules de la pom- 
me se rapprochent, le fruit peut 
s'aplatir, se reduire de volume, et, 
en outre, la pourriture ne peut plus 
se produire, l'eau etant enlevee. 

Quand la cueillette est faite, on 
pele les pommes et on les met dans 
de grands batiments ou elles sont 
soumises a une temperature assez 
elev6e, mais reguliere, qui fait 6va- 
porer toule l'eau et, en comprimant 
le fruit, on a une pomme tapee ; ou 
bien on le coupe d'abord en tranches 
qu'on fait ensuite secher sur des 
claies, com me les fruits entiers. Ce 
sont des machines sp6cialeuient in- 
ventees pour cette Industrie qui 
pelent les pommes, les coupent et 
meme en enlevent le coeur avec les 
p6pins qu'il contient. Le fruit 
ainsi traite peut etre mis en caisse 
et expedie en Europe : il se conser- 
vera ind^finiment. 

L'Europe et les colonies anglaises 
d'Australie et d'Afrique font une 



consommation considerable de ces 
fruits. En Europe, la Hollande, 
l'Angleterre, la Belgique et la 
France recoivent chaque ann£e d'6- 
normes chargements de ces pommes 
s£chees ; c'esb ainsi qu'en 1887 la 
France a recu 12,000 barils de ces 
fruits coupes en tranches. En som- 
me, le fruit est absolument intact, 
il a garde toutes ses parties consti- 
tutives, il ne lui manque que son 
eau et il redevient excellent quand 
on la lui rend, et on la lui rend en 
le faisant cuire avec de l'eau : c'est 
pourquoi on fait avec les chopped ou 
sliced apples d'excelleutes confitures, 
marmelades, compotes. C'est d'une 
grande ressource quand les pommes 
fraiches viennent a manquer. 

On utilise aussi les coeurs avec 
les pepins et les pelures : on les fait 
secher, on les expedie en Europe, 
et, comme ces parties contiennent 
du glucose, c'est a dire une subs- 
tance qui peut se transformer en 
alcool par fermentation, on fait fer- 
menter ces d^chets, on en tire un 
cidre assez bon, et meme de l'eau- 
de-vie, par distillation. On a re- 
cours aussi a des pommes de quality 
inferieure et, en 1890, on a employ^ 
en France 4,000 tonnes de ces 
pommes pour faire du cidre, par 
suite de la rarete du vin. 

Cette industrie sp6ciale et, par 
suite, la culture des pommiers, out 
pris une importance exceptionnelle 
dans les comt£s qui environnent Ro- 
chester, elles constituent la grande 
richesse de la region, et c'est par 
milliers de tonnes que l'on compte 
les fruits transformed dans les se- 
choirs du pays. Rieu que dans un 
rayon de 35 a 40 milles autour de 
Rochester, on peut trouver plus de 
1,500 installations, qui occupent 
30,000 personnes, hommes, femmes 
et enfauts, pendant l'automne et les 
premiers mois de l'hiver. On voit 
que c'est une industrie qui merite 
vraiment d'etre signalee. 

La province de Quebec qui pro- 
duit des pommes dont la qualite 
n'est nulle part surpassee, peut etre 
meme egalee, ne possede pas d'eta- 
blissement ou on se livre a l'indus- 
trie du s6chage des pommes. Les 
RR. Peres Trappistes d'Oka sont, 
croyons-nous, les seuls a pratiquer 
le sechage des fruits. 11 ne manque 
pourtant pas, dans notre province, 
de gpus actifs, intelligents et posse- 
dant les capitaux necessaires qui 
pourraient, avec grand avantage et 
benefice, se livrer a cette industrie 
payaute. 



L'assembiee g6n6rale annuelle des 
actionnaires de la Banque du Peuple 
aura lieu le 23 mars courant. 



NOTES FINANCIERES 

La Banque du Peuple d'Halifax an- 
nonce un dividende semestriel de 3 p. c. 
payable a partir du 2 mars courant. 



Un dividende de 4 p. c. sur le capital- 
action a ete d6 lar6 pour le semestre 
courant par la Banque Molsons. Paie- 
ment a partir du ler avril prochain. 



Le C. P. R. construira, l'et6 prochain, 
vingt-trois milles de chemin sur le 
Montreal & Ottawa Ry, de Pointe For- 
tune a Alport, dan^ le comte de Russell. 



Une Industrie qui prend un grand 
d6veloppement en France est eelle des 
paves en bois debit^s en morceaux. II 
en a ete, en effet, exporte 346,000 kilog. 
en 1895 contre 9,817 kiiog. en 1894. 



La vente par le shgrif, que nous an- 
noncious dans notre dernier num6ro, du 
cbemin de fer Montreal, Portland & 
Boston a eu lieu lundi. M. J. N. 
Greenshield repre^entant le Vermont 
Central a ete declare adjudicataire pour 
|1,625.00. 

La nouvelle emission de $250,000 d 'ac- 
tions au pair, faite par la Royal Elec- 
tric Co, a ete entierement souscrite. 
Vingt pour cent de cette somme etaient 
payables lundi ; les souscripteurs ont 
prefer^ payer la totalite des actions qui 
rapportent un dividende de 8 p.c. 



La Bank British of North America 
annonce un dividende de 2 p. c, libre 
de la taxe sur le revenu, soib 20 par 
part. C'est le deuxigme dividende de 
meme somme representant un intergt de 
4 p c. sur le capital ponr l'annge. II 
reste une somme de £3,700 a porter 
au prochain compte. 



En Italie, les r^sultats du premier se- 
mestre financier, soit du ler juillet au 
31 dgcembre 1895, ne r6pondent que tout 
juste aux provisions. La loterie offre 
une moins value de cinq millions ; la 
taxe sur ies affaires est en diminution 
aussi pour trois millions et demi. Les 
plus-values sont toujours fournies par 
les douanes et specialement par les 
droits d'entre'e sur les cereales, dont 
l'importation continue d'augmenter. La 
crise dans le monde des affaires n'est 
pas encore finie. Le marche immobi- 
lier est absolument inactif. 



Une deputation des banques, composes 
de MM. E. S. Clouston, eerant de la ban- 
que de Montreal ; Geo Hague, gerant de 
la banque des Marchands ; F. Wo f-rstan 
Thomas, gerant de la banque Mol^on ; 
H. Stikeman, de la banque British North 
America, et J. A. Prenaergast,de laban- 
que d'Hochelaga, s'estrendu auprds des 
ministres orovinciaux et ont 6te recus 
par M.vl. Taillon, Casgrain et Morris. 

La deputation a deruandea nos minis- 
tres d'amender la loi concernantla taxe 
sur les successions. Actuelleme:it, si 
un d6ce^ se produit dans la province 
d'Ontario et si le d6ced6 laisse a ses 
h6ritiers des actions de banque dans la 
province de Quebec, ceux-ci sont obli- 
ges de payer la taxe aux deux gouver- 
nements. 

Les ministres ont promis d'etudier la 
question et il semble |ue la deputation 
n'aura pas fait une demarche inutile. 



12 



LE PRIX COURANT 



Dans un article public en Janvier der- 
nier, le directeur de la monnaie a declare 
que la production totale de l'or en 1893 
avait 6t6 la plus grande connue jus- 
qu'alors et qu'ello se chiffrait a $155,- 
522,000. La plus grande production au 
paravant avait 6t6 celle de la p6riode 
de 1856 a 1860, avec une moyenne an- 
nuelle de $133,970,000. Pour l'annee 1894, 
on estime la production dans le monde 
entier a $180,000,000 environ, et celle de 
1895 ne sera pas au-dessous de $20", 000,- 
000. En 1893, 1'augmentation 6tait d6ja 
de 16.08 pour cent sur la moyenne an- 
nuelle de la p6riode de la plus grande 
production des mines d'or de Californie 
et d'Australie. En 1894 1'augmentation 
est de 34 pour cent et en 1895 d'au moins 
49 pour cent. La valeur de la produc- 
tion de l'or pour 1894 est de 9 pour cent 
plus 61ev6e que la production de l'or et 
de l'argent reunis dans la periode de 
1861-65 et celle de l'ann6e derniere est 
certainement de plu^ de 24 pour cent 
plus 61ev6e. — Boston Herald. 



De 1' Economiste Europien : 

En resume^ la statistique annuelle 
des 125 grandes valeurs frangaises, cal- 
cul6es d'apres les cours de cloture du 
31 decembre 1894, et du 31 d6cembre 
1895, porte sur un capital effectif— a 
cette derniere date — de 57,294,433,000 
francs. 

Pendant l'annee entiere, les obliga- 
tions de la ville de Paris se sont majo- 
r6es de 19,853,000 fr.; celle du Credit Fon- 
cier et diverses obligations hypothecai- 
res, de 9,875,000 fr.; les actions des onze 
principales Compagnies de chemin de 
fer, de 74,882,000 fr. ; celles des grandes 
society industrielles de 18,647,000 francs, 
soit une amelioration de 123.2)7,000 fr. 

Au contraire, les Rentes francaises se 
sont d6pr6ci6es de 216,386,000 fr. ; les ac- 
tions de nos dix principales Soci6t6s de 
credit, de 82,025,000 francs ; les obliga- 
tions de nos grandes Compagnies de 
chemin de fer, 136,867,000 francs, et 
celles de nos principales society indus- 
trielles, de 5, 117, COO francs, soit une de- 
preciation de 440,395,000 francs. 

Le rfisultat final de l'annee entiere (31 
decembre 1894 au 31 decembre 1895) se 
traduit done par une depreciation to- 
tale de 317,138,000 francs. Esperons que 
les resultats de l'annee 1895 seront plus 
favorables pour les portefeuilles fran- 
cais. 

PETITES NOTES 



Pendant la terrible tempgte du 21 
decembre 1894, la vitesse du vent, a 
Fleetwooder, a pu atteindre 106 milles a 
l'heure durant une heure ; pendant 
quatre jours conseoutifs elle est restee 
sup6rieure a 100 milles. 



On vient de dScouvrir aux Efcats-Unis 
une nouvelle composition tiree du cel- 
luloide qui possede d'etonnantes pro- 
pri6t6s, et qu'on a baptiaee du nom de 
Verre Soluble. 

En ajoutant a de l'eau 3 p. c. de cette 
composition, on obtient une colle ex- 
traordinairement resistante. Elle rem- 
place avec avantage l'amidon pour le 
blanchissage des chemises. On peut en 
faire des tuiles, des revetements pour 
bouillenrs a vapeur, on la tire eu fils 
tres tenus, on en fait de la soie, etc. 



On vient de vendre a Londres, pour 
lajoliesomme de 5,256 livres sterling, 
soit $25,575 environ, un exemplaire du 
livre de psaumes a l'usage des B6nedic- 
tins de l'abbaye de Saint-Jacques, a 
Metz. 

L'ouvrage n'a et6 tir6 qu'a trois ex- 
emplaires et date de l'annee 1459. II est 
beaucoup plus rare que la bible Maza- 
rine, imprimee en 1455. 

Jusqu'a present, aucun livre n'avait 
atteint un prix aussi eieve. 



On croyait bien qu'il n'existait plus 
de specimens de tortues teirestre mons- 
trueuses telles que celles dont on voifc 
les carapaces figurer dans les musees. 
II parait que cela n'est point exact. M. 
Sauzier a pu decrire r6cemment une 
enorme tortue vivant dans les lies 
Egraont. Elle est de 1'espdee testudo 
Daudinii, et ne "pese pas moins de 630 
lbs ; sa hauteur est de 30 pouces et sa 
circonference, a la base, mesure 13 pieds 
de developpement. Voila qui nous en- 
traine loin des petites tortues, amuse- 
ment des enfants et tranquillite des pa- 
rents, que les marchands des quatre 
saisons promenent dans Paris sur leurs 
petites voitures a bras. 



L'idee du Systeme decimal date du 
dix-septidme sieicle. Des 1609, un Hol- 
landais, nomm6 Stevens, en avait pro- 
pose l'adoption dans son Traite de la 
Disme, par lequel il voulait vulgariser 
un Systeme universel des Poids, Mesu- 
res et Monnaies, divis6s suivant la pro- 
gression decuple. Cette idee fut re- 
prise ensuite par un autre math6mati- 
cien, Marie Crous, dans un livre deve- 
nu fort rare, Abrege'e recherche de Ma- 
rie Crous, pour tirer la solution de toutes 
propositions d'arithmetique. 

Stevens recommandait son idee aux 
magistrats : mais en comptant bien plus 
sur l'avenir pour en reconnaitre l'utilite. 



Notre confrere VEleveur affirme qu'il 
existe actuellement aux Etats-Unis un 
cheval sauteur extraordinaire : cet ani- 
mal, nomme Ontario, franchit, monte 
par un cavalier pesant 152 livres, un 
obstacle s'eievant a 7 pieds. 



Ob peut avoir le d6sir de nettoyer un 
chapeau de paille : o'est fort simple. On 
brosse bien d'abord, et l'on met tremper 
dans de l'eau a laquelle on a ajoute un 
peu d'acide chlorrydrique ou de sel 
d'oseille. On laisse baigner trois ou 
quatre heures, puis on rince d'abord 
dans de l'eau de savon, ensuite dans de 
l'eau claire, et enfin l'on met secher a 
l'ombre. 

Voulcz-vous savoir quelle est la vi- 
tesse du vent pendant une grande tem- 
pSte ? vous n'avez qu'a vous reporter a 
une communication de M. Harding a la 
Societe de meteorologie de Londres. 



Un offlcier russe est en train de faire 
un tour de force au point de vue de 
l'endurance du cheval. II est parti de 
Donderhof, pre3 du camp de Krasno6- 
Selo, et il se rend a Fchita, en Siberie, 
ces deux points etant a une distance de 
plus de 4000 milles l'un de l'autre : il 
compte faire ce trajet en 150 jours. Au 
bout de 1,200 milles a Oufa, son cheval 
anglo-arabe et deja age paraissait en 
parfait 6tat. L'animal fait cette formi- 
dable course sans fers ; il preudra 30 
jours de repos complet a repartir sur la 
dur6e totale du voyage, et les jours de 
travail il marche 6 a 8 heures a raison 
de 4 a 6 milles a l'heure. 



A moins d'§tre Peiisson, on n'a pas 
beaucoup l'occasion de faire des etudes 
sur l'app6tit des araignees : aussi est-il 
curieux de relever les renseiguements 
suivants, fournis par sir John Lubbock 
d'apres ses recentes observations. 

II a pese plusieurs deces int6ressants 
animaux avant et apres leur repas, et il 
a trouve que, pour manger proportion- 
nellement la meme quantite qu'une arai- 
gnee, un homme adulte, a poids egal, 
devrait absorber en vingt-quatre heu- 
res, deux bceufs entiers, treize moutons, 
une dizaine de pores et quatre barils de 
poissons. 

Savez-vous quelle peut etre approxi- 
mativement la production de 1'ivoire 
en Afrique? 

D'apres Prometheus, elle serait an- 
nuelleinent d'environ 800,000 kilogram- 
mes, dont 200.000 seraient fournis par 
Zanzibar, 150,000 par l'Egypte, 100,000 
par Mozambique, autant par le Congo 
portugais, 75,000 par le territoire du 
Niger. Ce sont, du reste, lea produits 
de Zanzibar qui sont les plus renomm6s. 
Comme une defense ne pese guere en 
moyenne plus de 10 kilogrammes, on 
est en droit de penser qu'on t«e chaque 
ann6e en Afrique quelque 40,00" 616- 
phants : il n'est pas etonnant que l'es- 
pSce disparaisse. 



On a imagine bien des recettes plus ou 
moins effectives pour empecher les ob- 
jets d'acier de se rouiller ; mais comme 
les precautions ne sont pas toujours 
prises a. temps, il est bon de connattre 
un proc6d6 pour enlever les taches de 
rouille une fois formees. 

On commence par recouvrir d'huile 
d'olive la tache de rouille et par y lais- 
ser sejourner l'huile pendant au moins 
quelques jours ; cela ramollit etp6netre 
l'oxyde. Puis, au moyen d'un morceau 
de bois dur, on frotte avecde l'6meri ou 
du tripoli ; on nettoie, on essuie com- 
pldtement, et l'on frotte a, nouveau avec 
de l'6meri humecte de bon vinaigre. 
Finalement on passe une peau et de 
l'hematite pulv6ris6e. 



Le journal American Naturalist a recu 
r6cemment de Klerksdorp, dans l'A- 
frique du Sud, une lettre lui donnant 
des details sur un singe qui a 6t6 em- 
ploye comme aiguilleur de chemin de 
fer. Cet animal avait 6te apprivois6 
par un aiguilleur a la sortie de la ville 
de Maretbburg, et dress6 a l'aiguillage 
de la voie. Quand la locomotive d'un 
train 6tait en vue, il courait ouvrir 
1'aiguille, puis, au passage de la ma- 
chine, sautait sur l'6peron a bestiaux 
qui est en avant des locomotives am6ri- 
caines ; il se laissait rouler un instant, 
reprenait terre d'un bond et retournait 
fermer 1'aiguille. La compagnie inter- 
dit 1'emploi de ce collaborateur, parce 
que cela excitait les craintes des voya- 
geurs. 



Le Dr Harrison d6crit dans le Natural- 
ist Journal, un chene g6ant qu'il a 
remarqu6 dans une foret du West Riding 
du Yorkshire, et auquel il ne connait 
pas de rivaux. Cet arbre v6n6rable, 
dont Page est difficile a 6valuer avec 
precision, mais qui doit etre contempo- 
rain des anciens Bretons, possede un 
tronc dont la circonference est de 85 
pieds 4 pouces au ras du sol, et de 52£ 
pieds a hauteur d'homme II est creux 
et assez vaste pour contenir toute une 
foule. 

Le pasteur d'une paroisse voieine y 
vient souvent avec toutes ses ouailles, 



LE PRIX COURANT 



13 



au nombre de 95 personnes. Tout le 
monde trouve place et chante des hym- 
nes en cette chapelle naturelle, qui 
laiese loin derriere elle le chene, bien 
oonnu, d'Allouville, pres d'Yvetot. 

Lea Americains viennent de cr6er un 
nouveaujeu, le jeu du ventilateur. II 
faut dire qu'aux Etats-Unis, oil l'on est 
point en retard pour mettre en pratique 
les ressources de l'electricite, on em- 
ploie couramment de petits ventila- 
beurs de quelque 8 pouces de diametre, 
munis de quatre, six, huit, dix ailes, et 
comrnandes par le courant electrique 
que fourniasent les canalisations d'edai- 
rage. On colle done sur les ailes de 
l'appareil des numgros qu'on reproduit 
sur un carton, qui joue le rdle du tapis 
de la roulette, et sur lequel on jette les 
enjeux. On etablit le courant une fois 
les mises faites, puis brusquement on le 
coupe, de telle facon que le ventilateur 
s'arrete bientot. Le numero gagnant 
est celui de l'ailette qui s'arrete au 
point le plus haut. 

La distribution annuelle des grains de 
semences par la Ferme Experimental 
d'Ottawa a commence le 4 Janvier. An 
29 fevrier, on avait distribue 12,413 
echantillons, de chacun trois livres, 
ainsi repartis : Ontario, 3,609 ; Quebec, 
4,468 ; Nouveau-Brunswiok, 1,522 ; Nou- 
velle-Ecosse, 1,348 ; He du Prince- 
Edouard, 867 ; Colombie-Anglaise, 125 ; 
Manitoba, 178 ; Territoires du Nord- 
Ouest, 287. Les echantillons sont des 
semences de choix, de bl6, d'orge, d'a- 
voine, de pois et de bl6 d'inde. Dans 
nombres ci-dessus ne sont pas compris 
les echantillons distribues des fermes 
exp6rimentales de Brandon, Indian 
Head et Agassiz ou s'approvisionnent 
les Provinces de l'Ouest et les Terri- 
toires. 

La propagation des maladies se fait 
par des moyens multiples et souvent 
bizarres. On a montre quel role jouent 
en la matiere les billets de banque, les 
coussins de voitures ou de wagons de 
chemins de fer ; on devait se douter que 
les pieces de monnaie servent de v6hi- 
cules au transport des microbes. 

M. H. Vincent a analyse l'enduit cras- 
eeux qui recouvre les pieces de monnaie 
au bout de quelque temps d'usage : il y 
a trouv6 un certain nombre de germes 
pathogenes, bacilles tetaniques, bacilles 
tuberculeux, et aussi des microbes de la 
suppuration. Ce qui peut nous tran- 
quilliser relativement, e'est que, grace 
au pouvoir antiseptique que possedent 
les mgtaux, les germes sont sterilises 
assez rapidement. 

La London Gazette a fete" le 7 novem- 
bre dernier, le 230me anniversaire de sa 
naissance. Elle fut fondee le 7 novem- 
bre 1665 et reste le plus ancien des jour- 
naux anglais. 

La presse anglaise compte beaucoup 
d'rganes plus que centenaires, comme 
Edinburgh Gazette, Dublin Gazette, 
Bristol Times, Aberdeen Journal, Mor- 
ning Post, Glasgow Herald, Worcester 
Journal, et enfin les deux derniers-nes 
du dix-buiti&me siecle, le Times et le 
Morning Advertiser, ages le premier de 
107 ans, et le secoad de 102 ans bientot 

La multiplication des revues pe>iodi- 
ques en Angleterre s'est operee avec une 
extraordinaire rapidity. En 1750, Lon- 
dres avait 22 journaux et tout le reste 
de la Grande-Bretagne 23. Aujourd'hui, 
le pays compte 2740 journaux, dont 449 
publies a Londres, et 2061 revues. 



On parle souvent, dit la Nature, d'or 
a tant de carats, sans que pour la masse 
du public, cette indication ait un sens 
bien precis, et cependant dans le com- 
merce de la bijouterie, cette designa- 
tion, qui n'a rien de metrique, est d'un 
emploi international, presque universel. 
Voici la composition des alliages d'a- 
pres leur denomination en carats. L'or 
a vingt-quatre carats est de l'or pur. 
L'or a vingt-deux carats renferme 22 
parties d'or, 1 d'argent et 1 de cuivre. 
L'or k dix-huit carats est compose de 18 
parties d'or, 3 parties d'argent et 3 par- 
ties de cuivre. Enfin, l'or a douze carats 
renferme 12 parties d'or ; 3£ parties 
d'argent et 8J de cuivre. Comme moyen 
mnemotechnique, il sufnt de se rappe- 
ler que le titre en carats indique le 
nombre de vingt-quatriemes parties 
d'or de Valliage d§sign6. 



Comme complement de nos beaux 
eclairages eiectriques, la cuisine electri- 
que s'impose et elle a d6ja un outillage 
curieux, perfectionne et satisfaisant, 
que l'on a pu voir fonctionner dans nom- 
bre d'expositions. Mais elle demandeun 
materiel, une " batterie " sp6ciale si 
l'on veut 6viter des accidents parfois 
toxiques. En effet, d'apres ce que rap- 
porte le docteur Hall, dans 1' Electricien, 
la juxtaposition de deux metaux dans 
une casserole produit un couple vol- 
taique et la substance soumise aux ma- 
nipulations culinaires est en peu de 
temps, surtout si elle est acide, assai- 
sonnee d'une quantite notable de sels 
metalliques qui peuvent etre tres nui- 
sibles. On 6vitera facilement de sem- 
blables accidents en veillant a ce que 
tous les recipients employes soient for- 
mes d'un seul metal. 



Notre confrere la Vie Pratique donne 
la recette suivante pour un savon a 
detacher qui enleverait, parait-il, tou- 
tes les taches, excepte celles d'encre ou 
de rouille, sur les etoffes les plus sus- 
ceptibles de laine et de soie. On prend 
un pain de bon savon blanc de cent 
vingt-cinq grammes qu'on plonge et 
diosout dans une quantite d'alcool juste 
suffisante pour la recouvrir, puis on 
ajoute deux jaunes d'eeufs, deux cueille- 
rees d'essence de terebenthine et une 
cueilleree de fiel de boeuf 6pure. On fait 
une pate homogenedu tout, on la chauf- 
fe et on la passe a travers un linge fin. 
Pour traiter une tache, on l'humecte 
d'abord d'eau cbaude, puis on la frotte 
fort avec une eponge ou une brosse fine 
humectee de l'enduit. On estompe pour 
ainsi dire le cercle forme avec la brosse 
pour ne point laisser de trace ronde et 
on rince a plusieurs eaux ; puis on re- 
pagse l'etoffe en la recouvrant par-des- 
sus d'un morceau de soie, et par-des- 
sous d'un morceau de laine. 



En hiver, beaucoup de gens economes 
mettent leurs bonnes chaussures en re- 
serve et utilisent les vieilles sous les 
claques et les pardessusqui sont parfois 
de vrais cache-mi-&re. Mais les chaus- 
sures qui restent dans des appartements 
sees deviennent dures, et au printemps, 
quand on veut les mettre, le cuir man- 
quant de souplesse se fendille et casse. 
On doit prendre ses precautions et les 
couvrir d'un enduit qui assurera leur 
bonne conservation et les rendra en 
meme temps impermeables. Voici com- 
ment : 

On peut acheter du degras et enduire 
exterieurement le cuir ; mais ce degras 



restant en couche sur du cuir tache tous 
les objets qui s'y frottent. On peut tout 
simplement plonger les chaussures pen- 
dant environ une demi-heure dans de 
l'eau de savon concentree. L'acide 
tannique que contient le cuir en quan- 
tite suffisaute, transforme en acides 
gras certains produits du savon, et ces 
acides assurent l'impermeabilite. 



Tout recemment, de grands n6go- 
ciants en bois de Greenpoint aux Etats- 
Unis ont recu un bloc d'acajou vraiment 
monstrueux. L'arbre dont il provient 
a 6te abattu dans la Sierra Chisee, au 
Guatemala ; on l'avait fait Hotter et 
descendre sur le Rio de la Pasion, et il 
etait arrive a Laguna. C'est la que 
l'embarqua le bateau qui l'emporta sur 
les chantiers de Greenpoint. 

La poutre formidable qu'on avait 
tireede cet acajou avait 13m, 70 de lon- 
gueur sur un equarrissage d'environ 
lm,50 dans la partie la plus grosse. II 
avait et6 question d'envoyer ce bloc 
monstre a l'Exposition de Chicago, mais 
on n'avait pas trouve un bateau qui 
voulut s'en charger ; au bout d'un an 
d'attente on se d6cida a le scier en 
deux. 

Avec ces deux pieces d'acajou on 
pourrait fabriquer au moins 60 tables 
massives de 5 centimetres d'epaisseur, 
et autour de chacune d'elles on pour- 
rait recevoir une trentaine d'invites. 

Cette annee, de juin a octobre, il va se 
tenir une exposition a Nijni-Novgorod, 
la ville de la c61ebre foire. Elle s'eievera 
non loin des terrains ou a lieu annuelle- 
ment celle-ci : on aflirme que la surface 
occupee sera plus vaste que celle de 
notre Exposition del889. Certainesdes 
constructions seront en fer, notamment 
la galerie des machines, mais la plupart 
seront en bois, et d6ja beaucoup d'entre 
elles sont termin6es. Comme on s'at- 
tend a un grand nombre de visiteurs en 
dehors des clients ordinaires de la foire. 
on s'occupe d'eiever de nombreux hd- 
tels ; deux d'entre eux, batis par des 
particuliers, mais avec une subvention 
du gouvernement, pourront recevoir 
1,500 personnes. Un constructeur fin- 
landais s'apprete a 6difier des maisons 
de bois qui seront en etat de donner 
asile a un meme nombre de voyageurs. 
C'est d'ailleurs en bois que sont les ma- 
gasins et abris de toutes sortes qui sur- 
gissent chaque ann6e a l'occasion de la 
foire. 

II n'a pas besoin de refl6chir long- 
temps pour comprendre qu'une epide- 
mic coute cher, sans parler des pertes 
qu'elle impose a la soci6t6 en faisant 
disparaltre un certain nombre de ses 
membres. Mais il est interessant de 
signaler uncalcul execute par M Munro 
qui a cherche quel a ete le prix d'une 
epidemie de fievre typhoide survenue a 
MidRenfrewshire. Cette epidemie a 
atteint 859 personnes. Connaissant la 
moyenne des salaires des individus 
frapp6s et la duree de leur maladie, M. 
Munro a trouve la valeur des 3291 
heures que le chomage a fait perdre. 
De plus, il compte que chaque malade 
recu a l'b6pital a cout6 environ 218 fr. 
75; il ajoute le prix du traitement a 
domicile, les frais d'enterrement, et, en 
se basant sur des autorit6s, notre statis- 
ticien evalue la valeur representative 
des existences eteintes. II arrive a ce 
resultat qu'une epid6mie dans une toute 
petite ville de province a entraine une 
perte de plus de 500,000 francs. 



14 



LE PRLX COURANT 



On voit que m©me l'inte>et p6cuniaire 
bien entenuu recommande les mesures 
hygigniques. 

Tout le monde connait le ridicule, ce 
petit sac qui est revenu de mode, que 
chaque dame porte au bras et qui rem- 
place lea poches absentes. Un journal 
quotidien rappelle l'gtymologie du nom 
de ce sac. 

0'6tait en 1797 : Mme Talien avait 
imaging les robes a la grecque, et toutes 
les I'arisiennes furent att^intes de ce 
qu'on appela Vantiquomanie. Oes robes 
de coupe antique) avaient le defaut de 
supprimer la poche et, comme lei nou- 
velles Alh6mennes ne pouvaient se 
passer de mouchoir, on imagina de le 
porter dans un petit filet ou dans un 
petit sac pass6 au bras. Mais a ce 
nouvel accessoire de toilette il fallait 
bien donner un nom, un nom en har- 
inonie avec le costume antique. Quel- 
ques 616gantes allerent done trouver 
le savant Gail et lui demanderent de 
forger un mot approprie. II ne trouva 
rien de mieux quo reticule ou petit filet. 
Mais naturellement parmi les mar- 
cbauds qui vendaient le sac ou m§me 
les pratiques qui l'achetaieat, il n'y en 
eut pas beaucoup qui comprirent le 
mot, et l'on en fit le nom de ridicule, 
qui au moius siguifiait quelque chose 
en francais. 

Le Cosmos donne les indications sui- 
vantes sur la coloration artificielle des 
bois : Une solution de 50 parties d'aliza- 
riue commerciale dans 1 000 parties 
d'eau, a laquelle on ajoute goutte par 
goutte une aolution d'ammoniaque jus- 
qu'a ce qu'une odeur perceptible d'am- 
moniaque se fasse sentir, donne au 
sapin et au chene une couleur brun jau- 
na.tre et colore l'erable en brun rougea- 
tre. En traitant ensuite les bois par une 
solution au centie i.e de chlorure de 
baryum, les deux premiers bois pren- 
drout une teinte brune, tandis que 
le dernier deviendra d'un brun fonc6. 
En employant une solution aqueuse 
de sulfate de magneiie a 2 p c, le sapin 
et le cb§ne deviendront brun fonce et 
l'erable prendra une teinte brun-violet 
fonc6. L'alun et le sulfate d'alumine 
donnent au sapin une couleur rouge vif 
et a l'6rable et au chene la couleur du 
sang. Avec le chlorure de calcium, le 
sapin devient brun, le chene brun-rouge 
et Parable brun fonce L'alun de chrome 
colore l'6rable et le sapin en brun-rouge 
et chene en brun havanais. Enfin, le 
sulfate de manganese donne au sapin et 
a l'erable une belle couleur brun violet 
fonce et au chene une couleur d'un brun 
de noyer fonce. 



Faire du bon cafe ! Le conseil a 
l'air riebonnaire, mais dans la pratique 
les difficultes abondent. Voici ce que 
conseiile, a ce sujet aux naenageres 
meticuh uses et prevoyantes la Revue 
Universclle: 

Prendre un filtre en fer-blanc tout 
simplement ; les filtres en fer-blanc sont 
las meilleurs Get outiliage modeste 
6tant organist comme il convient, pla- 
ces votre cafe moulu sur le filtre, 10 
grammes par tasse soffisent ; quand 
l'eau est a moitie chaude, arrosez pour 
le preparer a recevoir les infusions et 
faciliter le filtrage. Quand l'eau bout, 
jetez-la en quatre fois sur votre cafe, la 
premiere iniusion entraine la force du 
Sit cafe, la deuxieme une partiedu cafe, 
la troisieme et la quatrieme le d6pouil- 
lent de tout ce qui aurait pu resistor 



aux autres infusions. Sous aucun pr6- 
texte ne mettre le cafe" sur le feu, il n'y 
a pas de moyen plus sdr pour en d6- 
truire iminediatement toutes les quali- 
tes. Tenez l'appareil servant au cafe 
avec la plus graude proprete. Souvent, 
le mauvais gout qu'on trouve provient 
d'un manque de lavage a l'eau froide, 
II faut trois ou quatre melanges pour 
faire du bon cafe, et bien grille' clair : 
moka, bourbon, martiuique. 



L'electricite est si remarquable par 
ses manifestations calorifiques qu'il 
6tait naturel, de la part des hydrauli- 
ciens, de songer a elle pour degeler 
leurs conduires d'eau flgees par les ri- 
gueurs de l'hiver et pour en eViter la 
rupture tonj ours fort d6sagr£able. C'est 
ce qui a ete tent e a Lotidres, l'hiver 
dernier, par l'ingenieur Edwards, d'a- 
pres ce que nous apprend VEtincelle 
electrique. 

Le proced6 consiste a faire passer 
dans la conduite a proteger uu fil me- 
tallique dans lequel on lance ensaita un 
courant electriq le tel que la chaleur 
d6gag B e 80 it suffiiante. 

On oublie de mentionner le cout de 
1'operation et on a tort, car, pour faire 
fondre seulement 100 kilos de glac, ce 
qui revient au meme que d'empecher 
de geler 100 litres d'eau a 0° , il faut de- 
penser 7 900 calories, ce qui correspond 
a plus de 12 chevaux-heure 61ectriques. 
Muttons l'un a 50 centimes seulement 
et l'on sera convaincu que, s'il fallait 
appliquer un tel procede a la piotection 
de la canalisation hydraulique d'une 
ville. ce serait fort onereux. 

Teutefois, dans certains cas tres par- 
ticuliers, ce procede est susceptible de 
rendre des services et c'est pourquoi il 
n'est pas inutile d'en signaler au moins 
le principe. 

A en croire la Civil and Military 
Gazette, un fait singulier viendrait de 
se produire aux Indes anglaises, dans 
l'Assam, aux environs de Tcherra- 
poundji. 

On sait que le climat de ce pays, situ6 
au sud de l'Himalaya, passait jusqu'ici 
pour le plus pluvieux du globe. On 
avait constats, en effet, qu'il y tombait. 
en moyenne 350 pouces (pres de 9 mdtresj 
d'eau par an. Meme, pendant deux an- 
n6es conseVutives, la quantity relevee 
au pluvioraetre de la station 6tait mon- 
t6e a plus de 600 pouces (pres de 16 
metres] ! 

On a enfin l'explication de cette ano- 
malie. 

II y avait a cette 6poque, en garni- 
son, deux regiments de Sikhs qui s'y 
ennuyaient a mourir II n'y avail qu'uu 
moyen d'en sortir : c'6tait de creer au- 
tour du poste abhorre une legende si 
inquietaute que le gouvernement pater- 
nel du vice-roi des Indes f&ft oblige! de 
s'emouvoir de la triste situation f<iite a 
ses soldats. Pour c la, quelques lous 
tics a'aviserent d'aller chaque nuit ver- 
ser de l'eau dans le pluviomeDre ! 

Au bout de quelques mois, sur un 
ordre sup6rieur, les Sikhs durent preci- 
pitamment changer de garuisou. Et 
aussiiot le climat de Tcherrapoundji de 
mettre un tarme a ses extravagances 
hygrom6triques. 

On est gai dans l'armee anglo- 
hiudoue 1 

Les Anglais font de louables ebTorts 
pour se debarrasser de leur 6toonant 
synteme de poids et mesures qui agace 
inconiestablement le monde entier et 
qui nargue le bon sens. Us semblent 



vouloir adopter enfin le systSme metri- 
aue et il convient de les y encourager. 
Dans ce but, un de leurs plus grands 
journaux techniques V Engineering, a 
relate les remarques int6re-8antes,mai8 
narquoises, faites par un journal am6- 
ricain sur le peu d'uniformit6 des poids 
et mesures usit^s en Grande-Bretagne. 
Ainsi une stone (poids dont le nom si- 
gnifie " pierre ") d'uu homme vivant 
est de 14 livres (a 453 grammes), tandis 
que la meme unit6 de poids pour un 
bceuf mort n'est que de 8 livres : une 
stone de fromage est de 16 livres ; pour 
le verre elle n'est que de 5 livres ; pour 
le chanvre a Belfast de 16.75 li- 
vres et a Downpatrick de 24 livres ; 
par contre, le quintal pour le pore est 
de 8 livres plus lourd a Belfast qu'a 
Cork. Un baril de viandede bceuf est de 
200 livres ; pour le beurre il est de 224 
livres ; pour la poudre a canon de 100 
livre«, tandis qu'un baril de harengs est 
de 500 poisons ! On peut se figurer quel 
mal doivent se donner les instituteurs 
anglais pour faire entrer dan3 la cer- 
velle de leurs eleves un systeme aussi 
disparate de poids. 

Voila bien de la parfaite incoherence 
qui fait ressortir les merites de notre 
systeme m6triqne. 

Grace aux oignons de fleurs dont il se 
vend actuellement toutes sortes d'ai- 
mables variet^s, la culture des fleurs en 
appartement pendant l'hiver est a la 
portee de tout le monde. Elle peut se 
faire soit sur d'el6gants vases remplis 
d'eau, soit dans des vases garnis de 
mousse ou pleins de terre. Voici quel- 
ques conseils pratiques que donne a ce 
sujet M. Grady dans Le Temps : 

Choisisst z de beaux oigaons ; remplis- 
sez une carafe d'eau qui contiendra 
quelques grains de sel, et posezl'oignon 
sur le goulot, de maniere que l'oignon 
touche a l'eau seulement. Chaque ma- 
tin il faut remplacer l'eau qui a 6t6 
absorb6e par l'evaporation. Chaque se- 
maine on renouvelle l'eau, qui doit tou- 
jours contenir un peu de sel. 

On peut cultiver les plantes bulbeu- 
ses en pots remplis de terre ou de 
mousse naturelle bien tassee. La cul- 
ture dans la mousse merite d'etre 
connue. Prenez un de ces vasea en 
terre cuite, a formes variees, perc6e de 
trous symetriques ; renversezle afia 
d'6viter que les oignons ne tombent 
pendant le garnisaage, En commen- 
cant par le haut, placez-y un oignon 
dont la tete se dirige dans letrou ; rem- 
pli^sez de terre au fur et a mesure que 
vous garnissez les trous d'oignons ; 
puis appliquez une plaque, couvercle 
ou tampon a la base, et retournez le 
vase. L,e trou place au sommet permet 
d'arroser. 

Au lieu de terre, on peut mettre, 
comme nous l'avons dit, de la moui-se 
naturelle entiereou hachee, bien battue 
bien 6plucb6e, bien tass6e ; on mouille 
tous les matins. Les raciues des oignons 
se developpent parfaitement dans cette 
mousse. 

Si l'on veut constituer un veritable 
petit jardin d'appartement, un g.-illage 
en fer peint, auqnel on peut donner tou- 
tes les formes imaginables, soit pour 
etre pose sur un pied, soit pour etre 
place sur un meuble, soit pour etre sus- 
pendu, est rempli de jolie mousse a 
laquelle on fait un peu d6passer le gril- 
lage. On y met des oignons places nori- 
zontalement au ras de la mousse. Cela 
produit dans un aalon, avec ses petites 
masses de verdure, un effet tres pitto- 
resque. 



LE PRIX COURANT 



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Si vous en doutez commandez-en quelques 
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REVUE COMMERCIAL!! 

BT FINANCIERS 



Montreal, 5 mars, 1896. 

FINANCES 

A Londres, on cote les capibaux dis- 
ponibles sur le marcbe' libre de J a 15216. 

Le taux d'escompte de la Banque 
d'Angleterre est a, 2 p.c. 

Les consolidgs gtaient hier en cloture, 
a 109 7jl6 au comptant et a, 109£ a terme. 

A Paris, la rente 3 p. c. se cote a 102. 

A Montreal, les prets a demande sont 
toujours assez difficiles et se cotent en- 
core de 5 a 5£ p.c contre bonnes et so- 
ndes garanties; les billets de clients 
8'escomptent toujours aux taux de 6 a 7 

p.c. 

Les banques vendent leurs traites 
entre elles : a 60 jours, a une prime de 
9$ a 9 7/16; a demande, de 9 9/16 a, 9 11/16 
et par le cable a 9J. Sur le comptoir, 
la prime est: a 60 jours, de 9£ a 9| ; a 
vue de 9| a 10 et par cable a, 10J. 

Les traites a vue sur New-York paient 
entre banques un escompte de $ a 1?10 
et font le pair sur le comptoir. 

L'argent en barre vaut a New-York 
de 68£ a, 69J l'once pour les barres du 



commerce, et de 68| a 69£ pour celle 
provenant de la monnaie. 

A Londres, on le cote a 31 §d, l'once. 

Le commencement d'un nouveau 
mois n'a pas opere de cbangement dans 
le ton general du march6 des valeurs de 
Montreal. La Bourse montre toujours 
peu d'animation. Les cours se main- 
tiennent bien neanmoins, bien qu'on ait 
constater un peu de faiblesse dans les 
quelques ventes qui ont eu lieu lundi. 
Mais, des le lendemain, a la fin de la 
bourse on sentait de meilleures dispo- 
sitions qui se sont manifestoes le mer- 
credi, dans les cours seulement, car les 
ventes ont 6b6 rares et de peu d'impor- 
tance. 

Aujourd'hui, nous constatons encore 
une legere amelioration ; l'argent sem- 
blait moins rare et il s'est fait des tran- 
sactions plus importantes, les valeurs 
leurs changeant de moins avec de plus 
hauts cours, en general. 

Les valeurs de banques ont ete peu 
demand^es, on a vendu aujourd'bui : 

Banque de Montreal 218$ 

" " Toronto 238 

" " Commerce 135i 

La Banque d'Hochelaga a ete vendue 
vendredi 122£ et, mercredi, la Banque 
des Marchands a change 1 de mains a 166. 



Les banques canadiennes sont cot6es 
en cloture comme suit : 

Banque du Peuple 6 2 

" Jacques-Oartier 90 

" Hochelaga 125 120 

" Nationale 75 70 

" Ville Marie 100 72J 

Les valeurs industrielles se sont ven- 
dues comme suit (dernidres ventes) : 

Gaz de Montreal 202 

Colored Cotton (bons) 99£ 

" " actions 55 

Montreal Cotton 126J 

Dominion Cotton 93 

Royal Electric 126 

Les compagnies dd transport ont ob- 
tenu (dernidres ventes) : 

Can. Pac. Ry 56k 

Toronto St. Ry 76} 

Montreal St. Ry 218f 

En valeurs diverses, les prix de vente 

en dernier lieu, ont ete : 

Montreal Telegraph 163\ 

Cable 16H 

Postal Telegraph 84 

West Loan & Trust 96 

L'attention des spficulateurs s'est sur- 

tout portee sur le Montreal Street Ry 

qui lais<<e la semaine derniere a, 217 a 

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COMMERGE. 

C'est tonjours avec une certaine 
anxiete quVn voit arriver l'echeance du 
4 mare*. Cependant, les temps out biou 
change et cette date qui, autrefois, pou- 
vait iudiquer quelque chose au point de 
vue de la rarete ou de 1'abondance de 
l'argent chez les marchandn detailleurs, 
ne sig lifie plus rien auj mrd'hui Avec 
les m .yeus de commuuicatioas plus fa- 
ciles et plus rapides, le commerce se re- 
partit sur toute l'annee et non plus sur 
d -ux 8%-uls mois ; un de prinb^mps et un 
d'automue, comme par le passe. Les 
acbats se font moins ea bloc, les com - 
mercauts venant plu* souvent a la ville 
et les voyageura les visitant a de moins 
rares iutervalles. 

Uae banque nous disait que, chezelle, 
l'echeance du 2, avail etebeaucoup plus 
considerable que celle du4 mars. 

Un autre fait qui merite d'etre note, 
c'est que les maisons eie gros f ->nt de 
plus en plus les operations &■ ancieres 
de leurs c ients ; tres peu de detailleurs 
vont relever eux-memt-s leurs billets 
dans les banques, de sorte que celles-ci 
ne peuvent pas toujours indiquer si les 
billets ont eie payes par les signataires 
ou par leurs four.,isseura. 

C'est done aux maisons de gros qu'il 
faut s'adrecser pour eire exactemont 
renseigne. C'est ce que nous avons fait. 
Et, a uotre grand regret, nous s »mmes 
contraints de constater qu'il n'y a au- 
cune amelioration dans les eucaisse- 
ments. Certains clients qui avaient tou- 



jours paye avec la plus grande regula- 
rity se font maintenant tirer l'oreille et 
les rentrees de fouds sont pour ainsi 
dire nulles dans la presque totalite des 
branches du commerce; il faut passer 
par les reuouvellementa. 

C'est surtout a la ville que les collec- 
tions sont mauvaises,2 bien qu'elles ne 
soient pas bonnes non plus a la campa- 
gne. La temperature, cet hiver, a cause 
un grand tort au commerce ; au d6but 
on manquait de neige, partant pas de 
chemins ; plus tard, trop de neige et les 
chemins ont eie mauvais pendant quel- 
qua temps. A peine ces chemins com- 
mengaieut-ils a devenir tres praticables 
que les tempetes, puis trois jours de 
degel sont venus tout gater. Dans ces 
conditions, il y a eu tres peu de rap- 
ports entre les villes et les campagnes, 
les Changes se sont restreints au mini- 
mum des besoins et d'une situation deja 
mauvaise, il en est results un etit pire 
enc >re. 

L'hiver prochain trouvera done en 
magasin des articles qui auraient dti 
§tre vendus pend int la saison actuelle ; 
le commerce de gros de nouveautes de- 
vra veiller sur les ordres qui lui seront 
traasmis pour la prochaine saison d'hi- 
ver et n'acheter lui-meme qu'a bon 
escient. 

Si certaines personnes croient devoir 
assigner une date a la fin de la crise que 
nous traversons, d'aut--e8 sont plus re- 
ticents et d'autres enfln ne voient pas 
de signes avant-c >ureurs d'une reprise. 

Ea passant en revue les differentes 



branches du commerce, nos lecteurs 
pourront se former une opinion person 
uelle. lis devront non pas uniqupment 
se guider sur les demandes plus ou 
moins fortes des detailleurs, mais aussi 
sur 1'etat des rentrees de fonds. 

Bois de construction. — Les approvi- 
sionnements de l'annee derniere ne sont 

I pas gpuises, tant s'en faut, et pour evi- 
ter une surabondance, quelques chan- 

1 tiers ont deja arrete la coupe qui a et6 
a°sez considerable. Lee Etats-Unis 
achetent peu ; la aussi les stocks sont 
forts, et il est a remarquer que les an- 

J nees d'elections a la Presidence sont 
generalement peu favorables aux affai- 

j res. 

Aux clos de la ville, on a commence a 
enregi-trer quelques ordres a livrer 
pour le debut de la saison. On se plaint 
des collections. 

Charbon et bois de chauffage — Le mar- 
che n'esc pas depourvu d'activite; les 
prix restent les memes, mais les collec- 
tions sont toujours difficiles. 

Cuirs et peaux — Assez d'activite dans 
ces lignea ; bien que la reprise ne soit 
pas ge i^rale, on constate un bon mou- 
vement d'affaires. Nous inscrivons a 
nos prix-courants quelques articles en 
legere baisse dans les cuirs a semelle, 
une baisse egalement dans la tanne 
francaise et les veaux canadiens. 

On sa plaint que les echeances ne sont 
pa^ rencontrees. 

Draps et nouveautes — Pour nous con- 
firmer dans ce que nous disons plus 
haut au sujet de l'echeance du 4 mars, 




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LE PRIX COURANT 



L7 



une maison a bien voulu nous montrer 
le livre d'echeances de sea billets de 
clients et nous avons pu nous convain- 
cre que tous les jours sont jours d'e- 
cheance. Le malheur est que les d6- 
tailleurs ne s'inquietent pas toujours 
d'honorer leurs billets quand ils sont 
dus et le commerce de marcbandises 
seches, surtout a, la ville, est celni qui 
paie le moins bien ses fournisseurs. 

On continue a voir des acheteurs, les 
voyageurs envoient toujours des ordres. 
On constate qu'il y a une prudence de 
plus en plus marquee dans les achats, 
ce qui n'empeche pas que certains or- 
dreo restent en suspens jusqu'au paie- 
ment des facturee anciennes. Les mar- 
chands de gros paraissent de plus en 
plus decides a ramener leur clientele a 
des notions plus exactes au sujet du 
paiement des billets echus. En ce mo- 
ment il ne suffit plus de passer une 
commando pour que la ruarchandise 
soit exp6di6e, c'est tant mieux pour les 
bons et tant pis pour ceux qui ne sur- 
veillent pas aasez attentivement leurs 
ecbeancts 

Epiceries — II y a une certaine excita- 
tion produite dans le commerce des 
liquides par suite d'une diminution 
dans les droits sur les vins d'Espagne 
ne titrant pas au-dessus de 26 degres. 
Ces vine jouiront desormaisde la faveur 
accordee aux vins francais. Certains 
vins de Tarragone etles vins de messe 
de provenance espagnole seront appe- 
les a beneficier de la remise des droits 
advalorem de 30 p. c. et ne paieront pins 
que 25c par gallon ; la nouvelle est offi- 
cielle depuishier seulement,et nousau- 
rons, la semaine prochaine, a modifier 
nos cotes en consequence. 

Comme nous l'annoncions la semaine 
derniere, nous modifions nos cotes pour 
le poisson qui d€sormais s'etendent sur 
des qunlit6s diversee de la meme sorte 
de poisson. 

En general, il r£gne une assez bonne 
activite dans le commerce des Epiceries ; 
nos remarques de la semaine derniere 
sont applicables encore aujourd'bui 
aux diffeients articles de vente couran- 
te. Les sucres et les melasses sont fer- 
mes avec prix sans changement. Le 



commerce en melasses de Porto-Rico 
est trds actif. 

On se plaint des collections. 

Fers, ferronneries, me'taux. — Le mieux 
constats la semaine prficedente conti- 
nue, bien que les affaires ne soient pas 
encore tr&a brillantes, les apparences 
sont bonnes. Oe qui vale moins ce sont 
les paiements qui sont nuls. 

Nous rappelons a nos lecteurs ce que I 
nous leur avons dit dans notre dernier j 
numero au sujet des changements en 
hausse dans les prix de quelques cate- I 
gories de clous. 

Huiles, peintures, vernis. — Assez bon 
j courant d'affaires. Les huiles de lin 
crue et cuite baissenb d'un centio sur 
nos cotes de la semaine precedents. 

Les marched de production sont forts 
en huile de foie de morue. 

Peintures et vernis sans changement. 

Produits chimiques—Ij& glycerine est 
toujours tres ferme aux mgmes prix. 
Les autres produits ont un marche peu 
artif et les prix ne subissent aucun 
changement. 

Poissons — Le commerce est moins 
actif, quoique le courant d'affaires soit 
encore assez bon. 

Salaisons —La seule chose a noter c'est 
que malgrS l'absence d'activite' et une 
baisse tres sensible (50c par baril) hier a 
Chicago, les prix ne changent pas. 
D'ailleurs, on peut expliquer cette fer- 
mete dans les prix par cefait que notre 
march6 n'avait pas suivi celui de Chi- 
cago quand il s'etait mis a la hausse. 



Voici une nouvelle qui n'est pas sans 
importance pour les Societ<is de mines 
d'or. 

On dit que M. Edison cherche a re- 
soudre le probleme du traitement des 
minerais par l'e'lectricite\ L'Sminent 
inventeur aurait declare 1 que, sur dix 
points principaux a elucider, il en au- 
rait deja d6couvert huit. 

Ce probleme 66 rattachea des inte>ets 
industriels trop considerables, et il at- 
tire trop vivement l'attention du monde 
savant pour qu'il ne soit pas, un de ces 
jours, l'objet de quelque invention sen- 
sationnelle. 



Revue des Marches 

Montreal. 5 mars 1896. 
GRAINS ET PARINES 

MARCHES ETRANGERS 

Les importations dans le Royaume- 
Uni, la semaine derniere, ont et6 1,944,- 
000 minots de ble\ 2,792,000 minots de 
bl6 d'inde et 313,000 barils de farine. 
Les importations de bl6 et les apports 
des fermiers ont forme un total de 
4,078,500 minots pour la semaine, soit 
une diminution de 421,500 minots pour 
le bl6 visible dans le Royaume. 

Lea derniers avis par cable au Board 
of Trade donnent ainsi la cote au mar- 
ch6 des chargements • 

Londres : Chargements, a la cote ; ble 
et b\6 d'inde eaus affaires ; en route : 
bl6, achoteurs et vendeurs ne s'enten- 
dent pas, ble d inde tranquille. Marchfi 
de l'int6rieur : bl6 tranquille tt soutenu. 
Liverpool: ble et bl6 d'inde en dispo- 
nible tranquilles; farine premiere a 
boulanger de Minneapolis 18s 6d ; livrai- 
sons futures, bl6 tranquille : 5a 7£d 
mars, 5* 7|d avril, 5s 8d mai, 5s 8^d juin 
etjuillet; ble d'inde, facile: 3s mars, 
3« £d avril, 3a ljd mai, 3i l£d juiu, 3i 2d 
juillet, 3a 2£d aout. Paris: Ble 18 60 
mars, 18.85, avril ; farine 41.00 mars, 
41 10 avril ; marches francais de l'intg- 
rieur, soutenus. 

Nous lisons dana le Marche Francais: 

" Le premier jour de la semaine a et6 
pluvieux, mais, des mardi, le temps 
s'e8t remis au sec et nous avons eu plu- 
sieur8 journ6es favorisees par un veri- 
table soleil de printemps ; la semaine 
s'acheve par un ciel un peu brumeux, 
mais aveo temperature toujours douce. 

•' Les semailles d'automne pr6sentent 
presque partout an aspect vigonreux ; 
mais comme nous le dtsions precedem- 
ment, on s'inquiete de la vigueur et de 
l'abondance desmauvaises herbes. 

L'ann6e 1896 se pr6sente avec les allu- 
res d'une annee a production de paille, 
a moins que le printemps ne soitexcep- 
tionnellement sec." 



LES MATINEES 

DE FRIMAS 



Suggerent a la bonne menagcre de faire de chaudesgalettesdesarrasin. Vous 
devez avoir— et meme vous avez- des demandes pour une fleur pr£par£e BONNE 
et sur laquelle on peut compter. (Self Raising) 

Nous faisons cet article depuis de tongues ann^es. II a toujours donne satis- 
faction. Cette anne> nous en avons rendu plus que jamais 

Vous ne regretterez jamais de commander une caisse de 



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18 



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VSSORTIMENT COMPLET EN MARCH ANDISES5DE PREMIERE NECESSITE, TELLES QUE 

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IGRANDE VARIETE DE FINES OENREES ET CHOIX CONSIDERABLE DE VINS ET LIQUEURS DES MEILLEURES MARQUES DONT ELLE A LE M0N0P0LE DE PLUSIEURS 

HUDON, HEBERT & CIE, ZZTXX 



De son cote, le Semaphore dit : 

" Nous pourrions recopier sans y rien 
changer notre bulletin de la semaine 
derniere. L'Europe Orientale subit, par 
continuation, un 16ger relevement de 
temperature, mais des chutes de neige 
remplacent le plus souvent les couver- 
tures fondues. La situation est excel- 
lente, en general, comme aussi dans 
l'Europe Uccidentale ou le merae r6- 
chauffcment se fait sentir, mais d'une 
facon moins importante et plut6t sous 
forme d'6ievation de la temperature 
diurne que de la temperature nocturne. 
Aussi dans certaints regions de France 
redoute t-on que 1'alternative des froids 
denuit et du grand soleil de jour ne 
nuise aux reVoltes. 

" Les plantes de la region mediterra- 
n6enne occidentale persistent au point 
de vue de la secheresse. 

" L'Inde ne va pas mieux. 

" Les Etats-Uni-t continuent a presen- 
ter un aspect analogue a celui de l'Eu- 
rope. 

" Les nouvelh s de l'Argentine ne va- 
rient pas ; elles confirme que les pluies 
au moment de la moiseon ont ete tr£s 
nuisibles. Certaines correspondances 
eatiment que l'on a ete par trop pessi- 
mistes en Australie et que la recolte ne 
serait pas aussi iiifime qu'on l'avait an- 
nonce sur la foi de teiegrammes hatifs. 

" Bies indigenes. — Depuis huit jours, 
le temps a ete notamment beau et sec. 
II y a bien eu par ci par la un peu d'hu- 
midite resultant des brouillaras, mais la 
temperature etait douce, la vegetation 



a fait de nouveau progres et les bies 
re^tent toujours aussi avances,ce qui fait 
craindre pour l'avenir, si nous avions 
des geiees d'arridre-saison. Les mar- 
ches de province sont plus fermes et 
dans bien des endroitsles cours ont re- 
pris 25 centimes de favours par quintal. 
Aujourd'hui, sur la place, les affaires 
sont calmes ; la meunerie vendant tou- 
jours mal ses farines ne veut pas faire 
de nouveaux achats, bien qu'elles 
voient ses approvisionnements de 
graines diminuer a vue d'ceil. D'un au- 
c6te, la culture resiste toujours. Elle 
demande aujourd'hui 25 centimes de 
hausse, qu'elle obtient pour les beaux 
bies a la fin du marche Les cours ex- 
tremes ressortent de 18 75 a 19 25 les 
100 kil., engare d'arrivee a Paris." 

D'aptes des nouvelles recentes, l'Aus- 
tralie du sud, n'aurait recolte en moy- 
enne que 4 boisseaux de bie a l'acre, 
avec uue recolte totalede 6 658,000 bois- 
seaux, ce qui laieserait un surplus de 
3,600 000 quarters disponibles pour les 
autres colonies. Toutesles colonies rea- 
lties, la recolte aurait ete tres precaire 
et insuffisante pour les besoins de la 
consommation interieure qu'on peut 
evaluer dans les environs de 26a 28 mil- 
lions de boisseaux. 

Le rapport officiel etablit qu'en Hon- 
grie, le bie et le seigle ont souffert des 
grands froids, mais que cependant les 
apparences sont encore satisfaisantes. 

Parlaot de la situation aux Etats- 
Unis le Modern Miller dit: '" Le temps 
doux et clair dont nous jouissons pour- 



rait faire croitre les plantes trop rapi- 
dement et il serait a, craindre alors de 
serieux dommages avec les geiees de 
mars ? 

Dans certaines parties du Dakota sud 
on a commence les semailles et la terre 
est dans d'excellentes conditions. 

MARCHES CANADIENS 

La derniere depeche de Toronto cote 
le marche de 1'Ontario comme suit : 

Le marche est tranquille. Farine tran- 
quilleles detenteurs demandent $3.65 et 
$3 75 pour straight rollers, ce dernier 
prix pour marques de choix. Son, au 
char, nominal de $11.25 a $11.50 ouest et 
gru a $13 00. Bie tranquille; bie blanc 
du nord vendu au dehors a. 80c, et rouge 
a 80c ; No 2 bie blanc vendu au dehors 
sur le G. T. R. a 80c ; No 1 dur offert a 
85c North Bay et No 3 a 73c, a livrer 
North Bay, faisant 72c option : No 3 of- 
fert a 71c Prescott et a, 72c Toronto et 
Ouest, sans option ; No 1 geie otfert a 
68c North Bay et a 70c Sarnia, en transit 
au mouiin, faisant 67c option ; No 1 du 
nord, offert a 81c a livrer a North Bay, 
faisant 79j option. Orge tranquille ; No 
1 vendue a 40c au dehors ; No 2 cot6e a 
34c, et pour engrais a 29c au dehors. 
Avoines tranquilles ; blanche du nord 
de 23 a 23£c, et No 1 de Montreal 32c op- 
tion- Pois ternes; ventes a 50£c au de- 
hors. Sarrasiu terne, prix nominaux 
de 31 a 32c au dehors. Farine d'avoine, 
tranquille; prix sans changement de 
$2.90 a $3.00 sur rail, et pour petits lots 
a $3.25 Bie d'inde, soutenu; ventes de 




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prix nominaux aux environs de 45c au 
dehors. 

A Montreal, les bl6s sonb sans chan- 
gement avec affaires tranquilles. 

L'avoine trds abondante n'offre pas 
un grand courant d'affaires, les prix ont 
flechi et nous cotons aujourd'hul l'avoi- 
ne No 2 de 30 a 30£c ; il y a d'ailleurs 
peu d'acheteurs pour le moment. 

Les pois offrent un marche' tranquille 
et notre cole est plutot nominale de 58 
a 59c pour le No 2. 

L'orge et le sarrasin sont calmes et 
sans changement 

En issues de ble, il y a un assez bon 
courant d'affaires avec prix fermes a 
nos cotes. 

La demande en farines est peu ac- 
tive ; la campagne craint d'aeheter par 
suite des mauvais chemins qui ne per- 
mettent gudre de transporter de la gare 
a la locality du marchand. Quebec avait 
achete' en assez grandes quantity au 
d6but de la hausse, depuis lors il n'y a 
eu que des demandes insignifiantes de 
la part des acheteurs de cette ville. 
Quant a Montreal, il n'y a de demandes 
que pour les besoins journaliers. 

Les Provinces Maritimes,comme nous 
avons deja eu l'occasion de le dire, ont 
beaucoup achet6, des le premier signal 
de la hausse, et ont surtout passe 1 des 
ordres considerables pour livraisons 
futures. 

Les meuniers out du travail jusqu'en 
mai prochain, ils se plaignent que le 
bl6 dur No 1 du Manitoba n'entre pas 



franchement dans les 616vateurs qui 
vont bientob fermer jusqu'apres la sai- 
son des semailles. Il ne reste que quel- 
ques jours avant le retour des chemins 
impraticables et les cultivateurs du Ma- 
nitoba, malgre' un prix plus 61ev6 qu'on 
leur offre, ne sortent pas leur ble' qu'ils 
u'ont d'ailleurs pas en aussi grande 
quantity qu'on l'avait cru tout d'abord ; 
les chiffres que nous avons donnas la 
semaine derniere 86mbleraient le prou- 
ver. Voyant la hausse s'accentuer, ceux 
qui en d6tiennent et qui peuvent atten- 
dre, se gardent bien de s'en dessaisir. 

Aussi malgr6 le calme actuel des 
transactions, les farines de ble" sont-elles 
fermes aux prix de la semaine derniere. 
II n'est pas question cependant d'une 
hausse jusqu'a present et nous pensons 
qu'elle n'aurait pas sa raison d'etre en 
ce moment. 

Les farines d'avoine sont plus faibles 
et, bien que nous ne changions pas nos 
cotes, on obtiendrait facilement de 
meilleur8 prix pour quantites. La de- 
mande en est restreinte a la consomma- 
tion locale et pour les besoins courants. 

Nous cotons en gros : 

GRAINS 

BIS roux d'hiver, Can. No 2.$0 85 a 88 

B16 blanc d'hiver " No 2. 88 a 90 

B16 du printemps " No 2. 00 a 00 

B16 du Manitoba No 1 dur... 82 a 84 

" No 2 dur... 75 a 76 

" No 3 dur... 00 a 00 

B16 du Nord No 1 76 a 78 

Avoine nouvelle No 2 30 a 30£ 



Ble" d'inde, en douane 00 a 37J 

B16 d'inde, droits payes 44 a 45 

Pois, No 1 72 a 75 

Pois, No 2 par 60 lbs 58 a 59 

Orge, par minot 38 a 39 

Sarrasin, par 48 lbs 36 a 38 

Seigle, par 56 lbs 00 a 00 

FARINES 

Patente d'hiver $4 25 a 4 30 

Patente du printemps 4 25 a 4 40 

Straight roller 4 10 a 4 25 

Extra 3 90 a 4 00 

Superfine 00 a 00 

Porte de boulanger (cit6) 00 a 4 00 

Porte du Manitoba 3 75 a 3 85 

EN SACS D'ONTARIO 

Medium $3 60 a 3 75 

Superfine 00 a 00 

PARING D'AVOINE 

Farine d'avoine standard, 

en barils 3 15 a 3 25 

Farine d'avoine granule, 

en barils 3 50 a 3 60 

Avoine roulfie en barils 3 15 a 3 25 

marche de detail 
Vendredi dernier, pour la premiere 
fois depuis longtemps, les cultivateurs 
6taient a l'6troit sur la place Jacques 
Cartier. Beaucoup d'avoine surtout et 
aussi une assez grande quantity de 
sarrazin. On voyait que les cultivateurs 
Staient venus dans l'espoir de repartir 
avec de l'argent car ils avaient apporte" 
un peu de tout et, pour certains, autant 
que leurs animaux pouvaient en trai- 



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ner. Presque tous avaient du tabac a 
vendre av>c leure grains. 

L'avoine a 6t6 d'une bonne demands 
niiis les aeh^teurs en presence de la 
grande quantity des offres ont obtenu 
des prix l lus faciies de 65 a 70c par eac. 
Le sarrasin egalement en baisse s'est 
venda de 85 a SI. 

BEURRE 

MARCH6 ANGLAIS 

Nous n'avons pas recu, cette semaine, 
les renseignements de nos correspon- 
dants de Liverpool pour les prix des 
produits de la ferme. 

MARCHE DES ETATS-UNIS 

New-York, 3 mars. Beurre, plus fer- 
me ; cre-neries de l'Ouesf, 14 k 21£c ; El- 
gins, 21£c ; autres qualites sans change- 
ment. 

MARCHE DE MONTREAL 

Commerce tranquille et soutenu, il 
ne se fait que des ventes de petits lots. 
On cote : beurres de cremerie de 21 a 
22c ; des Townships de 1 8J a 19c et rou- 
leaux de l'Ouest de 14 a 15c. 

FROMAGE 

Nous eommes obliged de nous rep^ter 
et nous le faisons avec plaisir puisqu'il 
s'agit de la diminution des stocks. Un 
de nos confreres quotidiens de langue 
aDglaise vient couflrmer ce que nous 
avons deja dit a aeux reprises diff6ren- 
tt-s et il compte qu'il n'y a pas plus de 
30,000 bottes en stock a Montreal. 



Nos cotes seront encore nominales a 
8c pour fromage d'ete et a 9c pour fa- 
brication d'automne. 

Le prix par cable de Liverpool est de 
433. 

CEUFS. 
La demande pour les ceufs a 6t6 bonne 
et les quelques jours de delente que 
nous avons eu dans la temperature a de 
nouveaufavorise la ponte. 

Les ceufs frais sont de 17 a 19c ; ceufs 
chaumes, de Montreal 10 a lie, de 
l'ouest 9 a 10c. 

A New-York, on cote les ceufs : de 
l'Etat et de la Pennsylvanie 11£ a 12c ; 
frais de l'ouest 11J a lljc. 

LEGUMES 

Pas d'amelioration dans le marche 
des pommes de terre ; les prix sont tou- 
jours bas et aux memes cotes, soit dans 
les environs de 30c faible par lot de 
char, au eac, sur rail a Montreal et par 
quantity moindres de 35 a 40c. 

Les pois cuisants valent par lot de 
char de 72 a 75c suivant quality par 60 
lbs, on les dgtaille a 80c. 

Pour les haricots blancs choisis a la 
main, noua cotons toujours : de $1.00 a 
$1.05 par lots de char et de $1.10 a $1.20 
au detail. 

VOLAILLES 

L'ofifre et la demande sont toujour^ 
mod6rees. Pas de changement dans nos 
prix de la semaine derniere. Les belles 
pidces commandent toujours 10c la 
livre. 



PORCS ABATTUS 

On craint maintenant les temps doux 
pour les pores en carcasse. On en offre 
toujours malgr6 les prix en baisse et 
quand lee acheteurs font les recalci- 
trants on leur envoie quand j,metne la 
marchandise a vendre a commission, 
de sorte que notre marche se trouve a 
peu pres emcombrg. Le prix de $5 00 
par 100 lbs peut etre consider comme 
extreme p: ur les petits animaux. 

FOIN PRESSE ET FOURRAGE8 

MM. Hosmer,Robinson et Ci«, de Bos- 
ton, nous ecrivent a, la date du 27 f6- 
vrier : 

Les arrivages pour la semaine der- 
niere sont de 299 chars de foin et 18 de 
paille ; correspondant a 180 chars de 
foin et 26 chars de pail e et 13 chars a 
l'exportation pour la meme semaine de 
l'annee derniere. 

La plus grande partie du foin arrive 
la semaine derniere nous est venue du 
Maine ; par suite du mauvais temps, 
bien peu de foin nous est arrive du 
Canada. Les arrivages ont a peu pr£s 
egale les demandes et le marche 1 reste 
sans changement. 

Le foin de choix est en bonne de- 
mande; foins ordinaires ternes. 

Paille de seigle tranquille. Paille 
d'avoine en abondance et terne. 

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Paille de seigle... 17 00 a 18 00 

" d'avoine 10 00 

" de seigle melfie... 10 00 

A New-York, comme a Boston, les 
loins No 1 tiennent leurs prix de $18 a 
$19. Ce ne sont pas seulement les mau- 
vais temps qui ont empgchg l'exporta- 
tion canadienne danscts derniers jours, 
mais les pretentions des cultivateurs 
qui tiennent la drayge tres haute aux 
exportateurs. Comme actuellement ils 
escomptent une hausse ils preferent 
garder leurs recolte et deviennent 
inabordables. 

Les sxportateurs prefdrent se croiser 
les bras, plutot que de payer des prix 
qui ne leur laissent aucune marge et 
pourraient meme les constituer en per- 
tes. 

La recolte du Maine a 6t6 abondante 
et, bien que la qualile ne reponde pas a 
celle de notre foin No 1, elle peut em- 
pecher de plus hauts conrs a Boston 
pendant longtemps encore. Plusieurs 
exportateurs qui d'habitude euvoyaieut 
du foin dans cet Etat, n'ont encore recti 
aucun ordre des diverses places aux- 
quelles ils exp6diaient autrefois. 
JfjLe commerce local est suffisamment 



approvisionne pour la demande et les 
prix sont soutenus, nous inscrivons le 
foin num6ro 1 a $14 00 au char. 

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Son (Manitoba) 

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00 00 a 



14 50 
13 (0 
oo no 

8 00 
21 00 
17 00 
16 (0 

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16 00 

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15 00 
24 00 



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Woods L P. E. Lay ton et al 375 

N.-D. de Stanbridge 

Masseau Hormisdas Dame Mary Davit .... 

Pointe Claire 

Brisebois Pierre, sr L. Felix 115 

Portneuf 

Dussault Jeau B D. Roy 500 

Quebec 

Barbeau Jos K P. Tessier 515 

Bilodeau P. A. I. Fils T. Hetherington 269 

Bernard F. X W. J. Leu esurier esql 570 

Doran Patrick... G. T. Vincent et al 2e el. 

Durand Edouard K. H . Morton 360 

EsDOiif Marie 0. et al T. Hethrington 269 

Flynu Maurice et al A. Cleiruiont 500 

Frankeuberg Max E. Pare 260 

Julien Alexis et al. . . . La Banque Nationale 322 

Langlois P. N L. H. Hebert 143 

Lepage J. H. E T. Maloney 855 

Simari Jean C. Lafleur 142 

Trudel Jos. B M. Chouinard 200 

Vi rinette Gyrille 1. B. Bourassa 141 

Rock Island. 

Kock Island Whip Co S. R. Seldeu 6909 

Ste Anne 

Bouchard Jos V. Lemieux 333 

St Benoit 

Pivsseau Guillaume R. O. Basconi 1300 

Ste Blaise 

Brassard Delphis et al. ..Banque de St Jeau 130 

St Denis 

Allard Jacob T. Phaneuf 432 

Ste FamUle 

Boucher dit Moreucy Louis P. Goulet 1554 

Ste Flore 

H bert Jos M Gaguou 195 



St Henri. 

Barry Philip Hypolite 114 

Provost Andre Drue Maigt Bisson 2e cl. 

St Hilaire 

Boucher Avila I. B. P. Prive 450 

St Jacques Achigan 

Dugas J. A L. H. Hebert 160 

St Jean I. O. 

Lachauc 3 Pierre E. Drouin 200 

St La z are 

Rheaume Euladie Dosithe Menard 1200 

S>t Louis 

Meloche Omer T. F. G. Foisy 167 

Paquette Stanislas C. Desmarteau 105 

Ste Monique de N. 

Cassidy James esql Credi Foncier 1032 

St Narcisse 

Heroux Dame V ve et al A. Mougrain 418 

St Simon 

Genereux Olive A L. Vandal 140 

Ste-Therese 

Filion Olivier E. \ aillaucourt 171 

St Valerien de Milton 

Rotte Barthelemi G E. Mcludoe 4f7 

St Vincent de Paul. 

Lefebvre Amedee Dam! Dorilla Rivard 2e cl. 

Terrebonne 

Gadbois L. V J . Walker et al 281 

Trois-Rivieres 

Rernillard & Cie F. U. Williams et al 212 

Warwick 

Arcade Richard W. L. Bond 121 

Waterloo 

Lefebvre J. H L. Bouchard et al 5142 

Kelpyn Dlle Maggie F. W. May et al 840 

Westmount 

Douglas James Banque Nationale 150 

Windsor Mills 
Herbert J. R Cuchraae, Cassils & Co 209 



Cour Superieure. 

JUGEMENTS RENDUS 

Defendeurs. Demandeurs. Montants 

Bolton Tp. 

Fuller Willard Eastern T. Mutual Fire 

Ins. Co 150 

Fuller Willard E.J. Esty et al 500 

Boucherville 

DeGrosbois T. B Cie Moulins a Bois 

Tourville 3245 
Burnstein 

Robertson Robert P. Kearney 111 

Cascades Point 

Bouhomme J . B W. F. Vilas 222 

Grantham 

Badham Win et Thos N. W. Trenh >lme 296 

Vasseur Dame Pricille P. Toussaint 341 

Louiscville 

Dube Hormisdas O. Desy 143 

longue Pointe 

TateG. H F. U- bertson 165 

Maskiuonge 

Boucher Pierre Dame J. Vertefeuille 111 

Montreal. 

Anderson Wm J Kelly 125 

Anderson John et al G. W. Stephens 325 

BeeinerH. J Ffauk Ross et al 79000 

Beruier O Ames Mullen < 'o 174 

Besuer Mauric P. Filion 139 

Brouillette Gaspaid A Lecompte 1325 

Bruuet Arseue et al..Laporte, Martin & Cie 268 

Canadian Fire Extinguisher Co.H. Graham ' 180 

Chaffee A. B A. W. Atwater et al 301 

ClarkeG. W J. Baxter 215 

Olendhmeng Win et al J. Hopeetal 1014 

Daoust J. O N. Turcotte 135 

Deault C N . Perodeau esqnal 455 

Decary A. et al Bannerman Bros & Co 104 

Dube C. et al Credit Foncier 3856 



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Hubbard JV1 P. Brault 224 

Hurtubise Alex F. Jodoin 195 

Hugman A. W A. A. Murphy esqual 375 

JamiesonF G H.S. Phillip <et »l 145 

Johnston Win J P. Dixon 255 

Kaunou John B B Wairen et al 116 

LauriT Joseph et al M. Laurier 147 

Lee W. L J. S. Ferguson et al 120 

Lei'ebvre Andre W. Meldiurn et al 144 

MaueThos H J. T. Watson 124 

Munro Alex W. Stenniug 101 

Murray Geo L Levy 300 

Odietie Mau ice E. C Cornelia 1410 

P..well Wm G. Elliott 290 

Powell Win Mis M. Hay esqual 184 

Prefontaiue Louis K St-Pierre 222 

Quevillon Joseph T. Trudeau 120 

SheeJ. K O. Marin 393 

Societe du Theatre Fraucais..A. D. Taylor 2460 

Smith A. J • fame A. S. Gault 600 

Societe du Theatre Francais .F. F. Deo 1375 

St Gforgi Leon. G. Giroux 105 

Tes-der S.J J . M . Greeiishields et al 300 

Thorn Paul esq 1 A Mathieu 255 

Tremblay J. . Dime ltosilie Limogns et vir 333 

Uptou Henry I. S. Krowu et al 167 

Vipoiid B. \.. k 1 MoIsouh Hank 3217 

VipoudT. S etal C. H Dongall 269 

Vipon.i T. S. et al O. Hanks etal 204 

Young Win l>\ 8. C. Bagg esql 133 

Montreal West 

Wight C. C A. Bremner 102 

Rawdon 

Hauua James Laporte, Martin & C'ie 256 



Richmond 

Bichmoud Industrial Co et al Eastern 

Townships Bank 431 
Riviere Beaudette 

Buyer Pierre N. Jasmin 145 

St Anne de la Parade 
Du Tremblay Dame P. V .. .Olivier et Desy 176 

St Alexandre 

Manseau Horinisdas F. Ouimet 111 

St-Cesaire. 

Deslages H'uiile H. A. Ekers 145 

Ste Cunegonde 

Martiue.au Julien II Park 387 

Muiiim Win et al Hou L. F. B. Massou 

et al esqual 8733 
St-Cyprlen 

Fournier David Dtme Hermiue 

Lamourenx et vir 1411 
St Guillaume 

Page Thomas Dame M. E. Lauglois 450 

St Hyacinthc. 

Hebert Joseph k Uie J. Urathern 231 

St Hughes 

Paquette Arse ne J. P. Broque 163 

St Mar the 

Daoast A...Dme Angelique Lapierre eaqual 183 

St 9 Monique 

Oassidy Jatnes Credit Foncier 1032 

Ste Sophie. 

Kennedy P. N W. Ewing et al 125 

St Titfi 

Grandmont Tlieoilore Dme.J. N. Binet 285 

Sutton Tp. 

Gushing Homer L. W. Mm -r 309 

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Purcell Patrick C. Hebert 1 13 



Cour de Circuit 

JUGEMENTS RENDUS 
Defenueuks. Demandeurs. Mon 

Bulstrode 
Pepin Adolphe O. Drolet 

Cowans ville 

Moouey J ■ o W T. Laroehelle 

Purkis John C C. Hamilton etal 

Purkis John C. . . . Hovey Bros. Packing Co 
Ely Tp 

Houle J P. Duroeher 

Farnham 

Molloy John H. H. Grimsdale 

Skinner Geo. S..„ W. A. ShufWt 

Welch Harlow W G A. Budu 

Lamarche J. Geo G. W. Lov^joy et al 

Martin A. H J. H. B. Molson et al 

Granby. 
Ferland Jos, A. Choiniere 

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Desjaidins Jos J. Guilbauit 

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Barlow Abraham L N. Duf'ort 

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Brennan Patrick G. Henaud 

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Callaghan Jas G. DeSerres 12 

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Clark Pat N .' Robillard 34 

David Jos A L. L. I'upout 10 

Demers F L. O. Grot he 25 

Desmarais J. R E. St Jeau et al 12 

Duveigor Sophranie et al. . . . J. A D.-iieault 57 

Etienne E. A J. C. I acoste 16 

Filiatrault J. B T F. G. Foisy et al 93 

Foitier Jos J. Gmlbault 19 

Foisy R >se Delima et vir A. Belanger 42 

Gallagher John J. E. Caron 16 

Gaudet Eoiile G. W. Foisy et al 46 

Giroux J. Anhur et al R. Soucisse 82 

Grant Charles F. C. H. Bareelo esqual 67 

Hebert Francis A . Jette 35 

Higginston Dame Adelaide C. Lefebvrd 40 

lbbotson & Davis. ... C. Brunea v 11 

Jenkins CorUmus H. J. Bowie 11 

KiugMvell Aunie J. Guilbault 11 

Larose Alex I. St-Jean 13 

Laherge Felix S. Laurent 27 

Lab. rgH Albani F. Huard 13 

Lamarche Jos C. Grothe et al 21 

Lai'ranchise Geo A. W. Morris 73 

Lanthier Dme Rose Alba. . . . N. J. Oregoire 22 

Lefeb vre Albert C. K. Rasconi 1 6 

Legault X *vier 0. H. Richer 37 

Limoges Dine Rose D. .. J. C. Lacoste 26 

McBnde John T. The Columbian Peanut Co 73 

McBride Oliver Dame E. Matthews 45 

McCarthy Denis P. Laflamme 14 

Mi-Arthur Wm W Laviolette 13 

Major Francois M. L. Morris 19 

Marcoux Cyrille J. L. Leruire 10 

Margo'ius Theresa. M. Ellinson 63 

Marsh-ill N. F. etal J. A. Denault 14 

Mase M. J P. Coleman 47 

Major Francois M. L.Morris 19 

Melancon Francois A. M. Gaeuier 13 

Monette F. X H. Gariepy 37 

Montgomery Eliza P. Pt-lletier 99 

Nadeau Theodore H. Poirier 30 

Normandin H H. Racicot 30 

Parker Dame Cora B. et al. . . A. C. Kluge. 

et al 27 

Payette Auguste E. Gauthier 30 

Paquette Dame Eva L. P. Dupre 12 

Pioulx Michel C. Beauchesne 17 

Payette Alleric N. Beaulieu 25 

PneurK. L J. H. Routh etal 34 

Quesnel Alph Les Ecclesiastiqnes du 

Seminaire St Sulpice 37 



Rentoul Dam Marie Z Dame D. Bardoii 42 

Roe Dame Margaret M. E. Davis et al 61 

Roberts Chs Dame E. Howard 14 

Sasseville R ch J. A. Letellier 2 

Stack Thomas Dame M Shannon 25 

Stuart Michael J. Gui bault 39 

Sutclift W Iter J F.Carter 11 

Tate W. VV. et al F. Robert- on 45 

Tat.- W. W. et al I. Foisy 25 

Tate W. W. et al. ..J. N. Greenshi-lds et al 98 

Thibault C B. Dassylva 28 

Thivieige Arthur P. E. Br^wu 19 

Tiuimoney J os. . . . • H. I .odge et al 26 

Trays Dame Agnes et vir V. Brossard 12 

irestler C. F. F G. Jublnville 62 

Vipond F. S Dame Marie A. C. Symes 

et vir 95 

Vosburgh J. B G. A. Newmark 27 

Workman F. F A E H. Blurton 60 

Nicolet 

Georlioi H ..G. Geoft'roi 1(1 

Pointc Claire 

Legault Josephine The Herald Co 15 

Sherbrooke. 

MathieuJ. L Pharmaceutical Ass 50 

Stanfold 

Lamy Dame Eliza E. I.achance 96 

Michaud Leon E. Lachance 36 

Ste Anne 

Gagnon Adonais A. Relis'e 30 

St Bruno 

Senecal Wilfred 1. Perrault 53 

St-Cesaire 

Delage Emile A. Dubreuil 53 

Ste Clothide. 

Lacerte Albert C. C. Bernier 15 

Ste Cunegonde 

Moutpetil Antoine H Fauteux 46 

Narbonne Philip L. Marks 18 

Riendeau Nap. tils F. X. Dugas 13 

St-Dominique 

Cuvnette Cyprien M. O Havid&Cie 7 

St Eustache 

Lauze B J. A. Bleau 22 

St Fortunat 

Goulet Maru J. Baril 29 

St Henri. 

Seguin J . W. A J. D. Pnterson el al 76 

St Hyacinthe. 

Benoit Henri M O. David & Lie 7 

J arret F re d eric M. O David & Cie 23 

Mazuiv-tte Dame Elize E. Ostigny 26 



St Ignace de Stanbridge 

Chrysler Z. A Cnthern & Caverhil] 24 

St Louis 

Duclos Jos J. B. Geu'lrou 26 

Brazeau Ls ill-* H. Lamoutagne 25 

Oelorme David S. A. Morin 50 

Miron Isidore L. Besson 2 1 

St-Pierre de Durham 

Laciiapelle J. B Dame M. Ayr 17 

St Scholastique 

Pa ement Hernias P. Gravel et al 34 

St Sebastien 

Hover John J. K. Kyle 10 

St Sebastien d'Iberville 

Foitin T. G. A ..E. D. Mutual Fire Ins. Co. 88 

St Telesphore 

McCuaig P. D Massey -Harris Co 3] 

Trois Pistoles 

Francceur D. H. L F. Wilson et al 38 

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Laliberte TrerHe Thos. Davidson ( lo 20 

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Larochelle Pierre L. ( '. Belanger :J7 

Windsor Mills 

Chairon L. A J. B. Seybold t0 

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Charron L. A L< wis Bros & Co 70 

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Renseignements Commerciaux 

PROVINCE DE QUEBEC 

DISSOLUTIONS DE SOCIBTES 

St Hyacinthe — Noreau&Sicotte, meu- 
bles ; A. Noreau, continue seul. 

Montreal— Z. Gravel & Cie, 6piciers. 
Ous3on & Vinette, voiburiers. 
Brome — Gleason & Scott, mag. gnl. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

Livis — J J. Garneau, ferblantier ; 
Marie Sarah Marceau, seul. 

St-J4r6me— Smith, Fishel & Co., fabr. 
cigares. 

St- Johns — Narcisse Lord, liqueurs, 
succede Langelier & Decelles. 

MontrSal—J. B. Bureau & Cie, hotel. 

Madame Clark, Spiceries. 

L. C6t6, bijoutier. 

Dettmers et Bowden, volailles. 

W. H. Dunn, Spicier. 

Hupfeld, Luedecking & Cie, importa- 
teurs. 

T. O. Lefebvre, vaisselle. 

J. W. J. Riel, tailleur. 

Knowlton— G. M. Patterson, mag. gnl. 
succede Patterson & Lloyd. 

NOUVELLES SOCIBTES 

Quebec— Hamel & Germain, mag. gnl ; 
Jos. A. Hamel et Francois X. Germain. 

S. J. O'Neil & Cie, march, tailleurs ; 
Sarah Cecilia O'Neil, seul. 

Montreal — Daniel & Deslongchamps, 
entrep. ; Joseph Daniel et Joseph Des- 
longchamps. 

Picard & Dubois, entrep. ; Jos. Picard 
et Joseph P. Dubois. 

Knowlton— Lloyd & Hall, voitures ; 
Geo. W. Hall et John W. Lloyd. 



CESSIONS. 

Marieville — Arpin, Fils & Cie, a Bilo- 
deau & Renaud. 
Montreal— Emtie Bourret, tabacs. 

PONDS VENDUS 

L' Annonciation— Jos. Beaulieu, mag. 
gnl., a 50c. 

Montreal— Delle E. Allen, gpiceries. 

PONDS A VENDBE 

Montreal — W. Clendinneng & Sou, 
fonderie ; ler avril. 

CONCORDATS. 

St Valere de Bulstrode — Napjleon 
Gingras, mag. gnl.; a 50c. 

Hudson— Albert Vipond, mag. gnl.; a 
30c. 

Montreal — H. Laniel, Spicier ; a 25c. 

Napol6on St Charles, peintre ; a 25c. 

EN DIFPICULTES 

Montreal — R. Valois, bijoutier. 
B. L. & I. Vipond, cha-bon. 

INCENDIES 

Montreal — L. H. Goulet, fleuriste; ass. 
Dame T. Lafortune, modes. 

DECES. 

Montreal — Christophe Brodeur, hdtel. 
Quebec — John Burstall, march, de 
bois. 

PROVINCE D'ONTARIO 



DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Brantford — The Continental Twine & 
Cordage Co. 

St- Thomas— Cronk & Tallman, chauss; 
H. W. Tallman continue seul. 



CESSIONS. 

Meaford— John McDonald, mag. gnl ; 
a W. A. Campbell. 

Mount Forest— John Urquhart & Son, 
forgerons; a J. P. Norman. 

Ospringe— Robert J. Russell, mag. gnl; 
a E iw Latham. 

Pembroke— Louis Rajotte, mercerie ; a 
R. D lahaye. 

W'livanosh Tp. — Margaret A. Rowed, 
march., a Samuel Caldwell. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS. 

Bassin du Lievre — Belisle et Joanis, 
epice ies. 

Max Cousineau, mag. gnl. 

Fergus — Armstrong Bros, 6piciers, 
sucoe tent D. H. Mitchell. 

Wex'port — Thos F. Donnelly, tailleur. 

Granby — E. B )ivin, chauss. 

Hull — M. B. Boyd, mercerie, ass. 15 
mars- 

Hamilton — A. R. Kerr & Co, nouv. 

London — Alex Milne, plombier. 

Ottawa — Allen & Cie, nouv. 

Port Elgin— E. Raymond, conflseur. 

Sarjbia — John Mahony, poe!es. 

W. Whittaker, liqueurs. 

PONDS VENDUS 

Beeton — P. Zoeger. mag. gnl.; a 69c- 

Gha'ham — Grant & Hooper, nouv.; a 
30c. 

Cornwall— Relyca & Cie, nouv.; a 43c. 

Hamilton— Griffith & Cie, chauss.; a 
52c. 

G. D. Barr, mercerie. 

Toronto — D. A McKenzie, fabr. varnis. 

Wallaceburg— Muir & Yeats, nouv.; a 
28c 

PONDS A VENDRE 

Fraserville — E. T. Leprohon, inst. 
agricole3 ; 10 mars. 



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Hamilton, McLean & Smyth, hotel. 

Brockville — W. Botsford, Spicier. 

Meaford— G. P. Marter & Cie, mag 
gnl. 

Oshawa— W. M. Wightman, mag. gnl., 
encan 11 mars. 

INCENDIES. 

Windsor— J. W. Drake, meubles. 

DBCES. 

Dresden — T. B Anderson, tailleur. 
COLOMBIE ANGLAISE 

DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Kamloops — Latremouille & Lavel, ho- 
tel. 

Nanaimo—W . J. Robinson & Oie, epi- 
ciers ; Kobinson contiuue seul. 

Three Forks — Lowes & Harrington, 
hotel. 

Vancouver — Braid, Kelly & Cie, 6pi- 
ciers ; W. Braid continue seul. 

CESSIONS 

New Westminster— J as. Beer, Spicier. 
Vancouver — Smith & Freeland, epi- 
ciers. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

Kamloops — Dupont & Corning, hdtel. 

Nelson — Hyde & Cie., prov.; siucedent 
H. M. Herriu & Cie. 

Vancouver— Fader & Davidson, 6pi- 
ciera ; succedent E Fader. 

PONDS A VENDRE 

Nanaimo — Dennis Jordan, < harbon. 
Vancouver — V. Massa, Spicier. 

EN DIFF-ICULTES 

Three forks — Weaver & Millard, hotel. 



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( Semaiue du 9 au 14 mars ) 

DISTRICT D'IBERVILLE 

Jos. Daigaeau vs Julien Menard 

Saint- Edouard. Lot de terra No off. 

330 de la dite paroisse, 3 arpents et 6 

pds de front sur 2 arp. et 5 pens de prof. 

Vente le 9 mars a 11 h. a. m. a la porte 

de l'eglise. 

DISTRICT DE MONTREAL. 

LaBanque Nationale vs Mary Haley 

MontrSal. 1. Lot No 244, qnartier Sfc- 
Jacques, situ6 rue St-Andr6, Nos 79 a 85 
avec batisses. 2. Lot No 245, quartier 
St-Jacques, situ6 rue St-Andr6, No 77 
avec batisses. 

Vente le 13 mars, a, 10 h. a. m., bureau 
du sherif, Montreal. 

St- Joachim Pte-Claire. Terrain avec 
batisses No off. 170 de la dite paroisse ; 
contenauce 27| arpents environ. 

Vente le 14 mars a 11 h. a. m. a la porte 
de l'eglise. 

DISTRICT DE RIMOUSKI. 

St-Donat. Lot off. No 1 de la dite pa- 
roisse avec batisses, etc., contenance 90 
arpents. 

Vente le 13 mars a 10 h. a. m. a, la porte 
de l'gglise. 

TOUR DU MONDE.-" Journal des voyageset 
desVoyageurs'-Sommaire du No 7 (15 fevrier 1896). 

lo A la recherche des N gritos, par M. L. La- 
picque, avec quatorze gravures d'apres des dessins 
ou photographies, et vine carte 

2o A Travers le Moide. — De Chine aux Indes 
Voyage du prince Henri d'Orleans (Relation de M. 
Roux); Bibliographic, etc Trois gravures d'apres 
des photographies, un portrait et line carte. 

3o Conseilsanx Voyageurs. Comment on devient 
Geologue en voyageant, 11. 

Tour du Monde-Guide et Tableaux graphiques.— 
Pour paraitre le 22 fevrier : Autour de l'Adri .tique 
et a Corfou. 

Chaque Livraison, 50 centimes. 

Abonnemknts : Un an, 26 fr. Six mois, 11 fr. 

Hachette et Cie., boulevard Saint Germain, 79, a 
Paris. 



NAP. MATTE, 

Comptable, Auditeur et Liquid at eur 

BUBKAU : 

93 RUE ST-PIERRE, BASSE-VILLE QUEBEC. 

Tel.Bell, bureau, 731. Tel. Bell, resid., 872. 

Speciality -.—Reglements de Faillitks. 



CHS. DESMARTEAU 

Comptable, Auditeur et Gommissaire 

No 1598 rue Notre-Dame. 

SPECIALITY : 

REGLEMENTS D'AFFAIRES DE FAILLIIES. 



BIL0DEAU & RENAUD 

COMPTABLES, AUDITECRS ET COMMISSAIRES, 

No. 15 rue St - Jacques, Montreal 

Speciality : 
Reglement des Affaires de Faillites. 

Telephone 2003 



Compagnie de Chemin de Fer 

PACIFIQUE CANADIEN 

Les dividendes sous-mentionnesontete declares: 
Un et demi pour cent sur le stock commun pour 
l'annee 1895. Deux pour cent sur le stock prefe- 
rentiel pour le semestre termine le 31 decembre 1895. 

Des garanties pour le dividende sur le stock com- 
mun seront expedites le ou vers le ler d'avril, aux 
actionnaires sur le registres lorsque les livres seront 
fermes a New York et a Londres respectivement. 

Le dividende sur le stock preferentiel sera paye, 
mercredi, le ler d'avril, aux actionnaires du regis- 
tre, lorsque les livres seront fermes aux bureaux 
de ia Compagnie a Londres, No 1 rue Queen Vic- 
toria, Londres. E C. 

Les livres de transfert du stock commun seront 
fermes a Londres, a 3 hrs p. m., vendredi, le 21 de 
fevrier, a Montreal et a N'ew York, mardi, le 3 de 
mars. Les livres du s ock preferentiel seront fermes 
a 3 hrs p. m . mardi, le 10 de mars. 

Tous lee livres seront rouverts, jeudi le 2 d'avril. 

Par ordre du bureau, 

CHAS. DltlNKWATER, Secretaire. 
Montreal, 10 fev. 1896. Fev. 11-28, mars-6 



PROVINCE Dffi QUEBEC,) rnjiTt 

Distric^de^ntreal, J SUPERIEURE 

Dame Marie Felicite Eulalie Lemieux, de Mont- 
real, epouse de Evangeliste Lecours, gentil- 
homme, du meme lieu, dument autorisee a 
ester en justice 

Demanderesse 
vs 
Evangeliste Lecours, gentilhomme, du meme lieu 

Defendtur. 
Une action en separation de biens a ete intentee, 
ce jour, en cette cause, contre le Defendeur. 
E. A B. LADOUCEUR, 
Avocatde la Demanderesse, 
No 61 rue St-Gabriel, Montreal. 
Montreal, 22 Janvier 1890. 23-1 

A VIS DE FAILLITE 

Dans l'affaire de 

J. N. GRAVEL. Failli. 

Les soussignes vendront a l'encan public, aux 
salles d'encan de Marcotte Freres, No 69 rue St- 
Jacques, Montreal, 

Vendredi le 13 mars 1896, a 11 hrs A.M. 
l'actif du failli, comme suit : 
Fonds de bijouteries, Cadres, Pendules, Moulures 

pour Cadres, etc $ 518 20 

Roulant, Chcval, Voiture et Harnais 214 50 

Dettes de Livres, par list e 5,000 00 

Loyer a echoir au ler niai 189(1 45 00 

$5,777 70 
Le tout sera vendu pour argent comptant. 
Cc magasin sera ouvert pour inspection, Jeudi le 
12 mars. 
Pour autres informations s'adres j er a 

BILODEAU & RENAUD, Cessionnaires, 
No 15 rue St-Jacques 

MARCOTTE FRERES, encanteurs. 



CHOUINARD & GERVAIS 

MARCHANDS-COMMISSIONNAIRES 

452 rue St-Panl ■••■ 209 rue des Commissaires 

MONTREAL 

Speciat.ites : 

BEtJRRB, FROMAGE et CETJFS 

Avances liberates sur consignations. 
Correspondance sollicitee 



VIS DE FAILLITE 
^ Dans l'affaire de 

ALFRED BLAIS, 

107 rue Ste-Calherine, Montreal. 



Les soussignes vendront a l'encan, au No 69 rue 
St-Jacques, Montreal. 

Mardi, le 11 Mars 1896, a 11 hrs. a.m., 

l'actif de la faillite comme suit ; 

Fonds de commerce de ferronneries, fer- 

blanteries, etc $2.137 87 

Machines et outillages de plombier 387 75 

Mobilier du magasin 365 75 

Roulant 70 00 

$2 961 37 
Dettes de livres suivant liste 3,886 88 

Le magasin sera ouvert le 10. 

KENT & TURCOTTE, 

97 rue St-Jacques, Montreal. 

MARCOTTE FRERES. Encanteurs. 

AVIS DE FAILLITE 
dans l'affaire de 

J. N DUGUAY, 

LaBaie du Febvre. 
Les soussignes vendront par encan, au No 86 de 

la rue St-Pierre, Montreal, chez BENN1NG & 

BAKSALOU, 

Mercredi, le 11 Mars, 1896, a 11 henres a.m. 
L'actif mobilier comme suit : 

Lot No 1— Au magasin principal a LaBaie du Febvre 

Marchandises seches et fourrurcs $3767 47 

Librairie et papeterie ^90 20 

Chaussures 799 C6 

Vaisselle et verrerie 224 86 

Epiceries et provisions 2297 72 

Ferronnerie 2342 16 

Mobilier du magasin 186 70 

$9908 17 
Roulant 763 i o 

Lot No 2 -Magasin de Chatillon. 

Marchandises seches $369 75 

Ferronnerie 139 42 

Kpiceries et provisions 187J59 

Chaussures 99 46 

Vaisselles 15 68 

Chapeaux et fourrures 40 83 

Mobilier du magasin 43 00 

$895 73 
Lot No 3— Magasin de hardes faites. 

Hardes faites $630 29 

Chapeaux 167 61 

Chau sures 22121 

Tweeds, etoffes, fournitures de tailleurs 1387 40 

Meubles de menage 112 36 

Mobilier du magasin 35 60 

$2t5i 37 
Lot No 4— Manufacture de broche de cldture. 

Cloture de broche en stock $ 41 22 

do do chez agents 159 So 

Broches galvanisees en stock 240 90 

Machines en stock 80 00 

Machineries de la manufacture 529 50 

$1051 57 
Lot No 5 — Manufactures de boites. 

Bo!tes a fromage et bois $16137 

Machineries 50 00 

$211 37 
Lot No 6— Del tes de livres d'apres liste. 

Magasin principal $1488 95 

Magasin Chatillon * 31 95 

$1920 90 

Les divers magasins et manufactures seront 
ou verts les 9 et 10 courant. 

Pour plus amples informations, s'adresser aux 
soussignes. 

LAMARCHE & BENOIT, 
Curateurs-conjoints, 
1709, rue Notre-Dame, Montreal. 
BENNING & BARSALOU, Encanteurs. 



28 



LE PRIX COURANT 



La Construction 

Contrats donnes pendant la semainc ter- 
minee le 4 mars 1896. 

Chez W. McLba Walbank, 
Architecte. 
Extension de manufacture, rue St 

Charles Borromge. 
Charpente et menuiserie, A. Strang. 
Propri6taire, W. Back. 
Reparation de batisse, coin des rues 

Crescent et Ste Catherine. 
Magonnerie, Lynch. 
Charpente et menuiserie, R. Nevill. 
Couverture, 
Plombage, 
Chnuffage, 

Brique, Pas donnas. 

Unauits, 

Peinture et vitrerie 
Ouvrage en fer, 
Proprietaire, E K Greene. 

Chez Roy et Gauthibr, 
Architectes. 
Rue St-Jacques, No 162, Eglise et sa- 

cristie de Belceil. 

Maconnerie, Jos Bourque de Hull. 
Charpente et menuiserie, do 
Couverture, do 

Plombage, do 

Chauffage, do 

Bnque, do 

Enduits, do 

Peinture et vitrerie, do 

Ouvrage en fer, do 

Eglise et sacristie, Hawkesbury, Out 
Maconnerie, L J. Fauteux, St-Benoit. 
Charpente et menuiserie, do 

Couverture, do 

Plombage, do 

Chauffage, do 

Brique, do 

Enduits, do 

Peinture et vitrerie, do 

Ouvrage en fer, do 

NOTE DE LaTcONSTRUCTION 

Des soumissions sont demanded s chez 
M. W. McLea Walbank, architecte, pour 
travaux a executer a une allonge de 
maison a la Cote des Neiges. 

Les tenanciers de St-Isidore de Pres- 
cott Oat., demanderont sous peu des 
soumissions pour l'agrandissement et 
1'achSvement de leur eglise dont les 
plans ont 6te prepares par MM. Roy & 
Gauthier _ 

NOTES INDUSTRIELLES 



On croyaitjusqu'a present que la con- 
gelation des conduites de gaz en hiver 
6tait due uniquement a la vapeur d'eau 
entrainge, qui, sous l'influence du froid, 
se condensait, puis se congelait, en obs- 
truant les conduites. On a songe a com- 
battre cet inconvenient en assechant le 
gaz par un barbotage dans l'acide sul- 
furique concentre. Mais, au cours de 
l'hiver dernier, on a constate que, mal- 
gr6 cette precaution, il s'etait produit 
encore de nombreux cas de gel, qui. 
apres verification, ont du etre attribues 
a la congelation du benzol. 

II a done fallu chercher un autre pro- 
cede qui fut efficace a la fois pour les 
deux cas Ce proc6de, brevete r6cem- 
ment par la Deutsche Continental Gas- 
Gesellsehaft a Dessau, est signaie par 
le Cosmos ; il consiste a iDjecter dans le 
gaz, asa sortie du gazometre,unequan- 
ttt6 determinee de vapeur d'alcool. Si, 
bjus Paction du froid, la vapeur d'eau 
et le benzol se condensent. il en sera de 



meme de l'alcool, dont l'introduction 
dans le melange abaissera le point de 
congelation et empechera des lorsl'obs- 
truction des conduites. 

Les experiences f^ites au cours de 
l'hiver dernier ont demontr6 que l'in- 
fluence de ces vapeurs d'alcool se fait 
sentir a une distance de 4 km du gazo- 
meitre. Par contre, elle disparate des 
que le gaz traverse un compteur hu- 
mide. Aussi les inventeurs conseillent- 
ils d'installer dans les usiu68, gares, etc, 
a c6t6 du compteur, un petit injecteur 
permfrttant d'additionn^r a nouveau le 
gaz de vapeur d'alcool. La proportion 
d'alcool n6cessaire est de 5 gr. d'alcool 
denature a 95 c par n etre cube de gaz. 
Par des froids tres rigoureux, de 20° par 
exemple, on peut porter la proportion 
a 6 ou 7 gr. L'addition de cette petite 
quantite d'alcool n'a aucune influence 
sur le pouvoir caloriflque ou eclairant 
du gaz. 

L'lle au Sable, une ile curieuse, aura 
sans doute bientot disparu. Situ6e au 
sud de la Nouvelle-Ecosse, uon loin du 
cap de Canso (Nouvelle-Ecosse), elle 
n'est autre chose que le sommet d'une 
enorme moraine sous-marine, couverte 
, de sable, dont la longueur atteindrait 
' 185 milles et la largeur 50 

Depuis deux siecles, l'ile, formee d'un 
amas de debris sans cohesion, s'arnoin- 
drit sans cesse, et vers 1700 elle etait 
deux fois plus longue. Auj jurd'hui elle 
n'a plus que 18 mides de loug sur 1 mille 
de large ; elle s'eteud de l'est a 1'oueMt, 
et chaque tempgte en enleve de pins ou 
moins gros fragments. 

Les abords en soat des plus redouta 
bles, et depuis 1803, 190 navires se sont 
perdus sur les britsants qui en defendent 
l'acces. 

Bien entendu, cette petite terre en 
ruines n'est habitee que par des hotes 
de passage, ou par de rares pecheurs 
durant la belle saison. Mais des troupes 
de chevaux sauvages, resistants, trapus 
et rustiques, y errent en liberte. Leur 
nombre, qui en 1865 atteignait 400, a 
decru, ils ue sont plus aujourd'hui que 
250, leurs maigres paturages ayant ete 
plusieurs f >is ensevelis sous des oura- 
gans de sable. 

Ce qui est plus curieux, e'est qu'on y 
a importe d'abord des lapins, qui se 
sont multiplies au point de tout devorer. 
Mais les bateaux de peche avaient amen6 
6galement des rats, qui puliulerent au 
point d'exterminer les lapins. Pour se 
debarrasser de ces rongeurs, on recourut 
aux chats, qui les supprimerent. Mais 
alors les chats eux-memes se multiplie- 
rent au point qu'il fallut proceder a des 
battues de chiens et a des fusillades en 
regie. On dit que les derniers orages 
ont fortement attaque le corps de l'ile, 
bienlot destinee a disparaitre. 



AVIS DE FAILLITE. 
Dants l'affaire de 
Dame Veuve JOSEPH BOUTET, 

St-Severin de Proulxville. 
Les soussignes vendront a l'enoan public, au \'o 
lilt de la rue St-Jacques, a Montreal. 

Mercredi, le 11 Mars 1896, a Midi, 

L'actif mobilier, coinme suit : 

Marchandieessechej $900 06 

Vaisselle, chaussures, epicerios. ferronne- 

ries, etc Ton un 

|1600 (6 

Dettes de livres d'apres liste 704 97 

Le magasin Sdra o vert le 10 courant. 
Pour autres informations, s'adresser a 

LAMARCHE & BENOIT, 

Ces-ionnaires, 
1709 rue Notre-Dame, Montreal. 
MARCOTTE FRERES, Encanteurs. 



AVIS DE FAILLITE 
Dans l'affaire de 

XENOPHILE DUPUIS, 

511 Laval Avenue, Montreal. 
Failli. 
Les soussignes vendront a l'enoan public, a la 
place d'affaires du failli, en bloc ou en detail, 

Mardi, le 10 Mars 1896, a 11 heures a. m. 

Tout la tit' d'apres l'inventaire. savoir : 

Stock d'epiceries, provisions et express. . . $292 26 

Dettes de livres par liste 214 8(i 

Loycr des premisses au brmai 1896 30 00 

$.573 12 
Magasin sera ouvert pour inspection, Lundi, le 9 
Mars 1896. Inventaire et liste des dettes de livres 
en vud a nos bureaux. 

BILOPEAU & RENAUD, 
Curateure, 
1.5 rue St Jacques, Montreal, 

MARCOTTE FRERES, 

Encanteurs. 



AVIS DE FAILLITE 
Dans i.'affaire dk ' 

REGIS V ALOIS. Bijoutier, 

No 154a rue St-Laurent. Montreal. 
Failli, 
L»s soussignes vendront par enca.n public EN 
BLOC, 

Lundi, le 9 Mars 1896, a 11 heures a. m. 

a 'eurs salles d'encan, No 09 rue St-Jacques Mont- 
rea 1 , tout l'actif mobilier du dit failli, savoir : 
Stock de bijouteries etc., se montant 

d'apres l'inventaire a $719 67 

Garnitures d • magasin 173 00 

Dettes de livres 87 47 

$.480 04 
Le magasin sera ou vert pour ^inspection dustoc k 
Same J i, le 7 Mars courant. 
Pour plus amrples informations, s'adresser a 
CHAKLES DESMARTEAC. 
Curateui . 
1.598, rue Notre-Dame, Moutieal. 
MARCOTTE FRERES. Encanteurs. 



AVIS DE FAILLITE 
Dans l'affaire de 

J. A. TREPANIER, 

234.5 rue Notre-Dame, Montreal. 
Failli. 
Les soussignes vendront par encan public, aux 
salles d'encan de MAKtO TTE & FRERES. No 69 
rue St Jacques. Montreal, 

Lundi, le 9 Mars 1896, a 11 heures a. m. 

Tout l'actif cede d'apres l'inventaire. 

Stock de marcbandisesseches $4011 09 

Jouets et ferblanteries 63 44 

Ameublenients et garnitures de magasin. 153 15 
Lover des pr mis-ses au ler mai 1896 30 CO 

$4258 28 
Le tout sera vendu pour argent comptant, Le 
magasin sera ouvert pour inspection, Samedi, le 7 
Man 1896. Inventaire en vue a nos bureaux. 
Pour autres informations s'adresser a 

BILODEAU & RENAUD, Curateurs. 
15, rue St-Jacques. Montreal. 
MARCOTTE FRERES, Encanteurs. 

AVIS DE FAILLITE 
Dans l'affaire dc 

DUPUIS, LANOIX & CIE 

2018 rue No?re-Dame, Montreal. 

Les soussignes vendront par encan au No. 69 rue 
St-Jacques, Montreal. 

Mardi le 10 Mars 1896. a 11 h a.m. 

l'actif de la faillife comme suit : 

Fonds de commerce de tweeds, h aides 

faites. ohapeaux et fourrures. etc — $1.36-<2 83 
Mobilier du magasin 709 60 



14 192 43 
Dettes de livres d'apres liste: 11,700 00 

Le magasin sera ouvert les 7 et 9 courant, 

KENT & TURCOTTK. 

91 rue Sl-J.c qu> s. At n i vaL 
MAitCOTTE FRERES, 

Encant<-' rs. 



LE PRIX COURANT 



29 



PETITES NOTES 

On annonce de Lansing;, Mich, que 
des capitaliates ont organise deux com- 
pagDies de chacune $1,000,000 de capi- 
tal pour la fabrication du gaz acetylene 
dans le Michigan; ce sont : la Michigan 
Liquefying Co. et la Michigan Carbine 
Co. L'ne manufacture sera etablie au 
Sault Ste Marie et utilisera les magnifi- 
ques chutes d'eau comme pouvoir mo- 
teur et l'autre compagnie s'6tablira a 
Niagara. La chaux, le coke et l'e'lec- 
tricite sont les Elements employes pour 
produire le carbure du calcium d'ou 
derive le gaz acetylene. C'est ce der- 
nier qu'on vendra directement au con- 
sommateur. 



Les fabricants de pate a papier et les 
manufacturiers de papier ont envoye 
line importante deputation a Ottawa, 
demandant l'imposition d'un droit de 
$3 00 la tonne sur la pulpe exportee. Les 
raisons invoqu6es sont que : il existe 
anx Etats-Unis peu de bois a pulpe et 
d'enormes quantites y sont importees 
du Canada ; presque toutes les papete- 
ries de nos voisins en importent pour le 
convertir en pate, et la pate venant du 
Canada est soumise a un droit de 
douane aux Etats-Unis. Tandis que 
nous n'employons que 100,000 cordes de 
bois, nous en exportons 600,000 pour la 
fabrication de la pulpe. Un droit a l'ex- 
portation, pretend la deputation, favo- 
ri-ierait chez nous l'exploitation du bois 
a p^te pour le man h6 des Etats-Unis et 
am6nerait des capitaux se chiffrant a 
plusieurs millions de dollars et du tra- 
vail pour 1,500 et 1,800 hommes. 

La deputation a bon eepoir que le 
gouvernement acc6dera a ses dfisirs. 



Les baleines sont un sujet assez fre- 
quent de " fautes " pour les cables sous- 
marins. R6cemment, on constata qu'un 
cable du reseau br6silien fonctionnait 
de plus en plus mal et qu'il 6tait ma 
lad^ a 76,000 mille3 marina au nord de 
Santa-Catharina. On y expedia le m6- 
decin de service, c'est-a-dire le navire 
r6parateur Wicking, lequel, apres quel- 
que tatonnements, l'empoigna avec un 
grapin et le coupa afin de pouvoir exa- 
miner les deux bouts et faire une epis- 
sure. Mais, tout aussitot, sortit du 
seia des flots une sorte d'6norme flot- 
tear qui eclata en r6pandant une odeur 
epouvantable. C'fitait la depouille 
mortelle d'une baleine de 16 metres de 
longueur qui, en fo'atrant dans les pro- 
fondeurs, s'etait embobinee et ligot6e 
dans le cable au point de ne pouvoir 
s'en arracher, meme en y laissant sa 
peau : finalement, la grosse bete 6tait 
morte etouffee, n'ayant pu venir re- 
prendre a la surface sa provision d'air. 
Sur les parties de la peau que l'on put 
repecher, on trouva toutes sortes de 
coquillagee, d'herbes et d'animaux sous- 
marins qui, examines par les zoolo- 
gistes, montrerent que le drame s'etait 
accompli un 9 septembre, c'est-a-dire 
pr6cisement le jour que les teiegra- 
phistes, troubles par les soubresauts de 
son agonie, avaient commence a ne plus 
s'entendre. 

Un accident de ce genre a 6te signale 
dans le golfe Persique et un autre sur la 
c6te du Perou. 



La conservation des ceufs est un pro- 
bleme qui preoccupe tous ceux qui ont 
le bonheur d'avoir un poulailler bien 



garni. On sait que la ponte des poules 
ne se fait qu'a certaines saisons ; les 
ceufs sont alors surabondants et leurs 
nombres depassela consommation jour- 
naliere. Comment les conserver pour 
la periode de chomage des poules ou la 
dis^tte d'ceufs se fait cruellement sen- 
tir ? Chacun, en pareiile matiere, veut 
avoir trouve la meilleure formule Les 
procedes les plus usuels consistent soit 
a mettre les ceufs dans un baril rempli 
de sciure de bois ou de son. soit a lea 
envelopper un a un, dans du papier, 
soit enfin a les tremper dans un lait de 
chaux et a les laisser egoutter sur 
une craie dispoaee a cet effet. 
Ce dernier proc6de, le plua frequem- 
ment employe, ne donne pas tou- 
joura de bons resultats, sans doute 
parce que certaines parties de la 
coque n'ont pas ete mouiliees sufflaam- 
ment par le liquide; en outre, au bout 
de quelque tempa, l'eau de chaux paase 
par endoamoae a, travers la coquille et 
donne du gout a l'ceuf. La Gazette agri- 
cole indique un proced6 simple pour 
empecher ce phenomeae de ae produire: 
c'est d'augmenter la densite de l'eau de 
chaux en y ajoutant 6 pour 100 de sel 
de cuisine. De cette facon lesceuf-t apr£s 
six mois, seraient aussi bon que frais 
pondus. 

Enfln, parmi les derniers brevets d6- 
livr6s aux Etats-Unis, nous trouvons un 
nouveau procede qui doit donner pleine 
satisfaction a ceux qui le pratiqueront, 
au dire de son inventeur, et qui eat en 
tout cas d'une application facile. II 
consiste a mettre les ceufs dans une ca- 
pacite bien cloae dans laquelle on fera 
eneuite bruler un melange a parties 
egales de chlorate de potasse, de aucre 
et d'acide aalicylique. On laiase les 
ceufs expoaes une heure au moins a Pac- 
tion des fumees produite8 par cette 
combustion. Et cela sufflt pour assurer 
leur conservation pendant plusieurs 
mois. 



LMrtabas, ou Poisaon grimpeur, est 
un prtit poiaaon d'eau douce, tres r6- 
pandu dana l'Inde et dans les lies de 
son Archipel. II abondedans les mares, 
dana lea etanga et dana les rivieres, et 
sa taille ne depasse guere 6 pouces. 

L'Anabas a la singuliere faculte de 
pouvoir rester plusieurs joura hora de 
l'eau, et lea jongleurs indiena s'en ser- 
vent pour l'amuaement du peuple. 

Ce poiason est devenu ceiebre par la 
singuliere faculte que deux observateurs 
lui ont attribu6e. celle de grimper sur 
les arbres pour s'humecter de l'eau qui 
a'amasse entre les feuilles. Le premier 
de cep observateurs, dana uu Memoire 
imprime en 1797, affirme avoir vu et pris 
de ses propres mains, en novembrel791, 
un de cea poiasons dans une fente de 
l'6corce d'un palmier qui croissait sur 
le bord d'un eta g. Le poissou etait a 
cinq pieds plus haut encore ; il se rete- 
nait a l'ecorce par les 6pines de ses 
opercules, recourbait sa queue, s'accro- 
chait par les epines de sa nageoire 
anale, et detachait alors sa tete, s'eie- 
vant ainsi et ae fixant de nouveau pour 
recommencer le meme mouvement. 

LMraaoas, dit le second observateur, 
est un poisson qui se tient d'ordinaire 
dans la vase des etangs, qui rampe a sec 
pendant plusieurs heurea au moyen dea 
inflexions de aon corps, et qui par le 
secours de ses opercules denteieea en 
acie et dea epinea de sea nageoire8, 
grimpe sur les palmiers voisins dee 
etangs, le long desquels ruisselle l'eau 



que les pluies ont accumuiee sur leur 
cime; aussi le nomme-t-ou grimpeur des 
arbres. 

Le tannage dea peaux d'eiephants 
constitue, dit le Journal des Voyages, 
une iudustrie absolument nouvelle. Le 
proc6de qu'on emploi est le procede 
general, maia au lieu d'ecorce de chene 
moulue, on se sert d'un fort extrait de 
tanin quelconque. Quand la peau du 
geant eat tiree de la fosse, elle a pres de 
H pouce d'epaisseur. 

Le cuir de l'eiephant, comme celui 
du crocodile aux Etata-Unis, comme 
celui dea granda ophidiens de l'Am6ri- 
que du Sud, sert a la fabrication d'ob- 
jets de luxe. II se vend trea cher. Une 
gibeciere en peau d'eiephant coute $40 ; 
une petite valiae varie de $300 a $400 ; 
les etuis a cigares et les porte-cartes ne 
valent pas moins de 15 a 20 louis. De 
cette peau, on fabrique egalement des 
tapia d'une grande originalite. Dans ce 
cas, la peau d'une solidite sans rivale, 
est aimplement tann6e et non corroyee. 
On fait l'imposaible pour conserver la 
couleur et l'aspect de la peau. 

Ajoutons que depuis une antiquite 
recuiee on tanne, dans l'Inde, les peaux 
d'eiephant8 qui son specialement em- 
ployees a fournir a leurs cong6neres 
vivants d immenaes stllea plac6es sous 
le haodah ou siege pour lea voyageurs. 
On en faisait aussi dans ce pays des 
boucliera et des cuiraases a l'6preuve 
du aabre 

Ci-de880ua un tableau pris dans un 
journal allemand, indiquant la place 
occupee par les principaux pays indus- 
tries sur le marche du monde. 

Les valeurs sout exprimees en marcs 
(25 ctsi. 

Exportation des objets fabriques 



Grande-Bretagne 3.862,20 

Allemagne 2.306,00 

France 1.704,40 

Etats-Unis 970,12 

Hollande 662,00 

AutricheHongrie 592.10 

Belgique 580,80 

Suisse 424,16 

Inde auglai8e 244,14 

Espagne 222,16 

Italie 214.16 

Russie 196.80 

Divers 84,30 



12.127,34 " " 

Exportation de matieres brutes 

Etats-Unis 2 708,18 17,6 19,9 

Inde anglaise 1.668,10 10,9 2 s 

Russie 1,150,18 7,5 5,9 

Hollande 1064 80 6,8 112,2 

France 1016,14 6 6 13,2 

Allemagne 646,60 4,2 6 5 

AutricheHongrie 628,20 4.1 7,2 

Grande-Bretagne 616,14 4J0 7,8 

9,488,34 " " 

C'est l'Angleterre qui tient la tete 
dans les exportationa d'objets fabriqu6s 
la France ne vient qu'apres 1'Allemagne, 
avec un 6cart important. Cette diffe- 
rence, en ce qui concerne l'exportation 
des objeta fabriques, se trouve renversee 
pour l'exportation dea matieres brutes, 
ou la France vient avant 1'Allemagne et 
l'Angleterre. 



5. 




^ 


■"j: 




i-c 


0. 


CL, 


29,5 


48,9 


17,8 


23,3 


13,2 


22,2 


7,6 


7,0 


5,1 


7U,4 


4,6 


6,8 


4,5 


46,7 


6,3 


73,3 


2,6 


0,6 


1,7 


6,5 


1,7 


3,2 


1,5 


1,0 


7,0 


ft 



30 



LE PRIX COURANT 



Ohronique de Quebec 

Mercredi, 4 mars 1896. 

Je me hate de vous parler de l'indus- 
trie de la chaussure, attendu que l'ac- 
tivite y regne en souveraine. Les quar- 
tiers ouvriera ont change d'aspect 
comme a vue d'ceil : on y sentait le ma- 
laise, l'inertie, ecje ne sais quel indefi- 
nissible erreur qui empoigne l'homme 
desoeuvre ; d'inquietude et le souci du 
lendemain s'y lisaient sur la figure du 
maitre comme sur celle de l'ouvrier : 
C'6taitla paralysie des affaires, etl'im- 
puissance en quelque sorte. Aujour- 
d'hui, il y a transformation complete. 

La vie avec le travail y circule a lar- 
ges flots : c'est la gaiety, c'est l'entrain, 
c'est le bien-etre dans la famille, c'est 
del'argent pour l'epicier etc 

En plusieurs endroits, on fait des heu- 
res suppiementaires et il semble que 
cet etat de choses doive se continuer. 

Nous nous sommes laisse dire que, 
dans un syndicat nouvellement forme 
les trois associes sont chacun a la tdte 
d'un departement et retirent, comme 
salaire a la fin de chaque semaine, ce 
qu'ils auraient donne a un contremaitre 
pour faire la nieme somme d'ouvrage. 

Les benefices gen6raux vont a payer 
les frais d'administration, et le surplus 
en sera diverse' en parties egales entre 
les associes a la flu de l'annee. 

Voila des patrons qui, ne meconnais- 
santjpas la loi du travail et n'etant pas 
infatues de leur changemeut d'etat, ont 
des garanties de succes. 

II est admis, du reste, que nos indus- 
triels sont, en general, a la hauteur de 
la position qu'ils occupent, et qu'ils ont 



donne 1 des preuves constanfces d'une 
rare aptitude dans leurs spheres respec- 
tives. Si le succes n'a pas toujours 
couronne' leurs efforts, cela est du— pour 
ne pas parler des crises et des depres- 
sions d'un caractere universel — a cer- 
taines causes locales que nous pouvons 
resumer comme suit : lo insuffisance de 
capital ; 2o concurrence excessive ; 3o 
abus du papier etdel'escompte; 4o con- 
fiance et credit donn6s a, des jobbers in- 
solvables et peu scrupuleux. 

Des experiences deplorables nous ont 
appris que la partie financiere des ope- 
rations induscrielles demande a etre 
beaucoup plus soignee aujourd'hui 
qu'elle ne l'ficait autrefois, pour eviter 
la plupart des dangers mentionn6s 
plus baut. II importe de ne pas onblier, 
non plus, que l'instabilite du marche 
des cuirs commande lui aussi une pru- 
dence severe, et enfln que dans ce genre 
d'affaires comme dans une foule d'au- 
tres, les prix des marchandises sont 
tellement coupe's, selon l'expression re- 
gue, que la marge des benefices en est 
presque compldtement epuisee. 

Avec des precautions et les aptitudes 
Men connues de nos fabricants il y a 
encore des beaux jours pour l'industrie 
de la chaussure a Quebec. 

Nous ne pouvons laisser ce sujet sans 
rendre un tribut d'hommage a la me- 
moire de ce mecanicien de talent, Ar- 
sdne Consigny, frappe a mort parl'ex- 
plosion d'une machine en faisant dea 
experiences scientifiques. Les freres 
Consigny etaient charges de presque 
toutes les installations et reparations 
de machineries dans le quartier manu- 
facturer ; leur atelier etait tre3 acha- 
lande: en voila un, le plus jeune, tombe 



victime du devoir; serieusement blesse, 
l'aine pourra cependant reprendre ses 
travaux si utiles et si profitables a la 
classe ouvriere 

Nous ne desesperons pas de l'avenir 
d'une population au milieu de laquelle 
grandissent, vivent et meurent des 
hommes de cette trempe. 

EPICERIES 

Semaine dans la moyenne, les prix 
sont a peu pres les mgmes que la semai- 
ne dernidre : 

Sucres : Brun, 3|c ; jaunes, 4 a 4$c; 
Powdered, 5£c ; extra ground, 6£c ; gra- 
nule qrt, 4£ a 5c ; " Paris lump" qrt, 6£c. 

Strops : Les sirops Barbades de lere 
qualite sont excessivement rares et ce 
qui reste de sirop dans le marche fait 34 
a 36c le gallon pour les meilleures qua- 
lites en moins. 

Conserves en boites : Saumon, $1 50 a 
$1.60; Homard, $2 00 a $2.25 ; Pois, 95c 
a $1 ; Bie-d'inde, 85 a 95 ; Sardines do- 
mestiques, £ boite, 5c ; do, importees, \ 
boite 10 a 12c. 

Soda a. laver, de 80 a 90c; do a pate, 
$2 40 ; Empois No 1, 4£c ; do, satin, 7£c ; 
caustique cass6, $2.50 a $2.75 ; Gros 
Drums, 2 a,2Jc. 

Allumettes: Cartes, $3.00; Telegraph, 
$3.75 ; Telephone, $3.50 ; Dominion, L6vis 
et Royal, $2.00; Dominion Extra, $2.50 ; 
Phcenix, $2.75. 

Huile de charbon : Canadienne, 14£ a 
15c; Americaine, 21c gal.; Huile noire, 
8£c gal ; Coal Tar, $3 le qrt ; Huile a, 
machine, 20c gal ; Huile de morue 32£ a 
33c gal ; Huile de Loup-Marin 32£ a, 33c. 

Raisins : Valence, " fine off stalk" 5 
a5^c ; do, Selected, 5£c ; do, Layers, 6c ; 
Currants, 4c ; do, extra, 5c, Californie, 



Avis de Demenaqement 






A u Fespace retreci que nous avons pour repondre d'une 
maniere satisfaisante, aux affaires toujours croissantes ; nous 
avons 6te force de louer un local plus vaste que celui que 
nous avons occupe depuis les cinq dernieres annees. 

Nous avons, en consequence, transports notre magasin 




113, COTE De la MONTAGNB II 



COIN DE LA RUE NOTRE-DAME 



oil nous aurons un espace sufrisant pour repondre a nos 
affaires d'une maniere plus satisfaisante que par le passe, 
et oil nous esperons avoir l'honneur d'une visite de nos 
nombreux clients. 



; = g 



Campbell & Brodie, - Quebec 



LE PRIX CO U RANT 



31 



3 couronnes, 5 k 5Jc ; Californie, 2 cou- 
ronnes, 4ic. 

FAKINES, GRAINS ET PROVISIONS. 

Le commerce aux poissons reste trfis 
actif. Les poissons de premiere qualite 
sont excessivemenl rares. Plusieurs 
marques inferieures sont actuellement 
annonc6es dans les journaux mais ne 
commandent pas de ttes hauts prix. 

Les firine^ sont fermes : 

Farines (en poche) : Patente, $1.90 a 
$2.20 ; Forte de boulanger, $2.00 a $2.10 ; 
S. Roller, $1 90 a $2.00 ; Extra, $1.65 a 
$1.75; Superfine, $1.40 a $145; Com- 
mune, $1.35 a $1 40. 

Farines en, baril : Farine (patente,) 
$3 90 a $4.50 ; Farine de cylindre, $3.90 a 
$4.10; Kxtra, $3.60 a $3.70 ; Superfine, 
$3.00 a $3.10. 

Lard : Short Cut, $15.00 a $16.00. Lard 
en carcat-se 5 a 5£c. 

Saindoux : Pur, $1.90 a 2.00 le seau. 
Compose, $1 30 a $1.40. 

Beurre : de cremerie 18 a 19c ; de la 
ferme No 1, 12 a 13c ; do marchand, lie. 

PoUson : Morue No 1, $5 25 ; do No 2 
$3 75 a $4.00 ; saumon No 1 $18 00 ; No 2 
$15.50 ; Hareng No 1, $4 75 a $5.00 ; an- 
guille 5c a 5Jc ; truite $8 a $9. 

Grains: Avoine Ontario par 34 lbs 34a 
35c; avoine de province, 32 a 34c ; gru, 
$1.10 a $1.20; big d'Inde jaune, 50c; 
do moulu, $1.00 a $1.10; orge, 60 a 70c. 
Pot Barley, $1.65 a $1.75 ; son, 75 a 8i)c. 

La nouveaute' est tranquille tout en se 
prgparant a une brillante ouverture 
pour les marchaudises du printemps. 
Nous remarquons aver, plaisir que lea 
gates-metiers dans cette ligne d'affaires 
ont presque absolument disparu : les 



maisons qui restent ofifrent des garan- 
ties serieuses au public acheteuret s'ef- 
forcent de satisfaire la clientele, tant 
pour l'excellence et la variete des mar- 
chandises, que pour les prix demandes 
(plusieurs etablissements ayant le sys- 
leme de marquer les prix en chiffres et 
de n'en avoir qu'un seul) et l'urbanit6 
et l'efficacite du service. A ces divers 
points de vue, nous pouvonsdirequ'au- 
joufd'hui les faubourgs ne le cedent en 
rien aux aristocratiques quartiers de la 
Haute-VUle et qu'il y a eucore, chaque 
jour, tendance a amelioration. C'est 
une b >nne note a la fois pour les pa- 
trons et les commis et une puissante 
attraction de plus pour led clients. 

La faillite de la maison Bernard fils & 
Cie, a pris le public par surprise. Une 
etude attentive de son hilan donne ce- 
pandant la clef du mystere. L'actifest 
d'un peu plus de $6 000; le passifde 
plus de $25,000. Outre les cr6anciers 
d'affaires pour achats de marchaudises, 
on y voit figurer pas moins de huit 
noma de courtiers, a peu pres tout ce 
que nous avons a Quebec de citoyens 
connus pour fiire les billets a fjrtes 
commissions, a part l'escompte pay6 
aux banques. Cela explique que l'em- 
barras de cette maison date de loin et 
que les patrons ont du avoir des mo- 
ments bien difficiles avant de se decider 
a avouer l'etat de leurs affaires. Voila 
troh maisons importantes qui dis- 
paraissent depuis une couple d'an- 
nees, dans ce genre de commerce 
ou il semble que la maniere de forcer 
les ventes, a tant par semaine ou par 
mois, est plus prSjudiciable qu'avanta- 
geux, en definitive 



L'acheteur a re6sources limite'ea qui, 
sans besoin legitime, a la faiblesse de 
laisser entrer ch(=z lui un piano ou une 
machine a coudre, a la sollicitation 
d'agents parfois peu scrupuleux, ne 
rencontrera pas ses 6ch6ances une fois 
sur vingt, et le vendeur en sera souvent 
pour ses frais. II y a la matiere a reTor- 
me. 

On signale aussi une faillite dans la 
Pharmacie. II n'y a pas de doute que la 
profession de pharmacien a 6t6 soumise 
a une rude epreuve par suite de l'6ta- 
blissement ici d'une maison ou les pro- 
duits pharmaceutiques se vendaient 
avec les profits ordinaires du commerce. 
L'etfet a, croyons-nous, 6t6 bon pour le 
public en general qui, aujourd'nui n'a 
que par exception l'occasion de payer 
de veritables comptes d'apothicaire. En 
meme temps qu'il y a eu rabai-i dans les 
prix, on remarque plus d'initiative chez 
les patrons et une tendance a fabriquer 
des drogues et autres preparations rhi- 
miques. Certains etablissements en font 
un grand commerce et rgalisentde forts 
benefices. 

L. D. 



Ventes enregistrees 
de Quebec. 

Pendant la semaine terminec le 
29 1 evrler 1896. 

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son, etc, terrain. 21 x 45 Alfred Bedard 
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Rue Lachevrotiere. — Lots 3964a et 
3967, avec batisses, terrains le ler, 2120 
pieds en superficie et le 2d, 1655 pieds 
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Genevieve Lefebvre, gpouse de l'Honble 
Pierre Antoine DeBlois ; $2,200 [95785]. 

QUARTIER JACQUES CARTIER 

Rue Octave. Lot 1497, avec deux mai- 
sons de bois, etc., terrain 78x40. Eli- 
s6e Soucy a Octave Jacques ; $1,400 
[95787]. 

ST-SAUVEUR 

Rue Morin. — Lot 842 et le quart sud- 
ouest du lot 845, avec batisses. Le Sha- 
rif du district de Quebec a Joseph Me- 
tayer ; $135 [95748]. 

Lots 2438 et 2439 avec maison, etc., 
terrain, 1 arp. 7 pchs x 40 arp. Le Sherif 
du district de Qngbec a Edouard Rous- 
seau; £915 [95773]. 

STE-FOYE. 

Lot 321, avec maison, etc, terrain 9 
pches 11 pds x 1 arp. 4 pches 2 pels. Mile 
Suzanne V6zina a la succession de Mme 
Vve Francois Roy (a r6m§re) ; $800 
[95757]. 

ST-AMBROISE 

Lots 449, 450 et partie des lots 447 et 
448, avec batisses. Joseph Godin a Pierre 
Savard (a rem6r6) $60 [95779]. 

Lot 1303a, terraia, 7 pchs, 4 pds x 10 
arp. Jacques B6dard a Wilfrid Lafran- 
ce ; $20 [95780]. 

CHARLESBOURG 

Lot 485 et partie du lot 35, avec mai- 
sod, etr?. Louis Garneau et al a, Norbert 
Renaud ; $120 [95783]. 



NOTES INDUSTRIELLES. 

Les pignons d'engrnage en cuir vert 
comprime' rendent, dans des circons- 
tances particuli^res, de bons et utiles 
services. En combinant cette matiere 
avec de la pate de bois on augmente 
encore, parait-il,les avantagesque pro- 
cure son emploi. Suivant un journal de 
papeterie, les pignons et les dents fabri- 
ques avec ces deux substances compri- 
m6es ensemble, seraientd'uu bon usage. 



L'Espagne va desoler les Etats-Unis 
en pr§conisant l'emploi de tuiles en pa- 
pier pour couvrir les toits aux lieu et 
place de la terre cuite. 

Cette industrie obtient, parait-il, des 
succe* au-dela des Pyrgn6es. 

Le modus operandi consiste a mouler 
des tuiles en papier mache' sous une 
forte pression et a les tremper dans le 
silicate de soude ou de potasse ; on co- 
lore ces tuiles de diverses facons. 



On a recu au ministdre francais du 
commerce et de l'industrie la communi- 
cation d'une curieuse dgcouverte d'a- 
prds laquelle le p^trole serait ininflam- 
mable par un procede' de salaison. 

Ce procgde' consiste a. ajouter a 1,000 
litres (22 02 gallons) de petrole 250 
grammes (8J onces) de sel ordinaire et a 
chauffer a 150 degr6s Reaumur (370 o 
Fahrenheit). 

On recueille environ 250 litres (55 gal- 
lons) d'hydrocarbures volatiles et faci- 
lement inflammables que l'on designe 
couratnment sous le nom de " benzines." 

Le p6trole restant ne peut plus s'en- 
flammer au-dessous de 80 degrgs Reau- 
mur (212© Fahrenheit). 



Voici les chiffres de l'exportation des 
bois de la Suede pendant l'ann6e 1895 
comparativement avec l'ann6e pr6c6- 
dente : 

1894 1895 

Madriers etbastins.. Stds 531,520 537,881 

Planches Stds 293.699 299,618 

Poutres et poutrelles Lds 209,916 201,252 
Planches rabot^es.... Stds 61,628 66,448 

Bois a, bruler Fths 58,149 58,370 

Poutres holland Stds 22 883 28,119 

Poteaux de mines.. .. Stds 256,333 224,606 
Douelles Stds 7,550 7,516 



On organise a, Londres, pour le moia 
d'avril prochaiu, une exposition de 
meubles et de soies brochees du XVlIe 
et du XVIIIe siecles. 

Independamment de l'intereb histo- 
rique que presentera naturellement 
cette exposition, elle aura, parait-il, 
une certaine importance au point de 
vue de Part industriel moderne qui se 
rSpand de plus en plus en Angleterre et 
sur le continent d'imiter, pour l'ameu- 
blement et l'habillement, les modeles 
des deux derniers siecles. 



L'assouplissement du cuir au moyen 
de la glycerine est une operation a la 
fois facile et peu couteuse, mais ce corps 
transsude tre=i facilement. 

Le Cosmos nous apprend que l'on peut 
obvier a cet inconvenient en ajoutant a 
la glycerine un peu de dextrine fondue, 
ou deux a, trois cuiller6es d'albumine. 
L'addition de dextrine est 6videmment 
plus 6conomique. La glyefirine ainsi 
additioun£e de dextrine ou d'albumine 
constitue une excellente graisse pour le 
cuir, dont elle conserve la souplesse 
d'une facon durable. 



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LES AVEZ-VOUS VU ,, C*^= 8 d ? V..V0US POUVEZ LES VOIR 

Nos voyagetus n'ont peut-etre pas 6t6 vous voir, ou vous n'eTiez pas pret a donner 
votre commande, ecrivez-nous si vousavez besoin de quelques-unes de nos specialities. 
Nos chaussures sont sur les formes les plus nouvelles et toute en extant solides, dura- 
bles et a bon rnarehe, ont cette apparence de nouveaute' tant desir^ 

CLAQUES premiere QUAEITE. LACETS d e TOUTES SORTES. VERNIS jaunes ET NOIRS DANS toutes les qualites. 

Ecrivez, quand bien nieme vous n'auriez besoin que de peu de choses, vous serez aussi bien servi. 



CHAUSSURES EN BROS 



LE PRIX COURANT 



33 



coi7K.ii.nrTS 



z«ros x>xcx: 

Nos Prix Courants sont revises chaiue semaine. Ces prix nous sont fouxnis pour etre publies, par les meilleures maisons dans chaque ligne ; Hs sont pour 
les quality et les quantites qui ont cours ordinaire dans les transactions entre le marehand de gros et le marehand de detail, auxtermesetavec 
l'escompte ordinaire. Lorsqu'il y a un escompte special, il en e,t fait mention. On peut geueralement acheter a meilleur marche en pienant oe tortes 

Tous i q er p n rVxtontceuxdu marche, en general et aucune maison ou manufacture n'a le pou voir de les changer a son avantage sauf pour ses propres 
marchandises qui sont alors cotees sous son propre nom et sa propre responsibility La Redaction se reserve le droit de refuser ce privilege a 
quiconque en abuserait pour tromper le public. 



PRIX COURANTS.— Montreal, 5 Mahs 18fc6. 



Allumettes. 

Tel6graphe, la caisse $3 5( 

Tiger " 3 00 

Telephone " 3 30 

Star No. 2 " 2 50 

Carnaval " 2 80 

Parlor " 1 75 

Louiaeville " ..$2 50 a 2 65 

Bryant & May. 

Robert Greig <£• Co., agents. 

Safety No 9 grosse 2 00 

" 10 " 1 10 

Tiger "2 " 5 OU 

"4 "2 00 

Articles divers. 

Briques & couteaux. doz. $0 35 374 

Bouchons communs gr.. 18 30 

Bleu Parisien 11 13 

Bruleurs pour lampes 

No 1, doz 00 1 00 

No 2. " " " 00 75 

No 3. " " " 00 70 

Bougie Paraffine, lb 11 Hi 

" London Sperm 10 lOi 

Cable coton i pee., lb ... . 13i 14 

" Manilla, lb 12 14 

''' Sisal, lb 071 08* 

' ; Jute, lb 084 09 

Chandelles suif , lb 00 09A 

Cartes a jouer, doz 25 3 50 

Epingles a linge, bt. 5 gr 00 60 
3 Ms. it fits. 

Ficelles 30 pieds. . . .0 40 70 

40 " ...0 50 90 

48 " ....0 60 1 20 

60 " ....0 75 1 35 

72 " ....0 90 1 60 

100 " ....1 25 2 10 

Graine de canari, lb 04 05 

" canari paq. ,1b.... 06 08 

" chanvre. lb 04 05 

" Rapee, lb 06 07 

Lessis concentre, com ... 30 40 

" pur.... 65 70 

Meches a lampes No. 1. . 16 20 

No. 2.. 15 15 

No. 3.. 12 13 

Pipes, en boites 65 90 

Cafes. 

Cafes rdtis. 

Standard Java 36c 

Old Gov. " 34ic 

Imperial " 3ljc 

Arabian Mocha 36c 

Pure " 33c 

Standard Java et Mocha.. 36c 

Old Gov. Java et Mocha . . 35Jc 

Java Sittings 31jc 

Jamaique 28c 

Maracaibo 30c 

Rio 25 a 27c 



Chocolats et Cacaos. 

Cacaos Cowan. 

Hygienique, en tins de i lb dz . . 3 75 

Jib " .. 3 25 

51b lb.. 55 

Essence cacao, non sucre, p. dz 1 40 

" " sucre, tins i lb dz 2 25 

Chocolats Cowan : 

Queen's dessert, \ et Ha lb — 40 

6div. " .... 42 

Mexican "Vanilla, i ec 4, la lb. . 35 

Fry's Diamond, i et i, la lb. . . - 24 

6div., la lb ... 24 

Parifien, more, a 5c la lb 30 

Royal Na vy, i et i, la lb 3 1) 

Chocolate icing paq. 1 lb. la dz. 2 25 

" A " " 1 25 

Pearl Pink Icing " 1 " " 1 75 

White Icing •' 1 " " 1 75 

Cacao Rowntree's Elect. • 

Robert Greig <£• Co., agent*. 

Petites boites, doz, 1 65 

A lbs doz. 2 40 

Jibs " 4 60 

Chocolat " Diamond " — lb 24 

Queen lb 40 

Felix Potin : 

Chocolat, qualite No 1, lb 27J 

" 3, lb 35 

Cacao, boite i lb 27i 

Chocolat Fry. 

Caracas i boite de 6 lbs ..la lb 42 

Vanille | " ...la lb 42 

Gold Medal (sucre) " ... la lb 29 

Pur non sucre 5 " . ...la lb 42 

Diamond^ " la lb n L'l 

Monogram A, " ...la lb 24 

Cacao Fry. 

Concentre JA 1 lb boite de 1 doz 2 40 

Homeopathique Jbte 14 lbs la lb 33 

i bte 12 lbs la lb 33 

Confitures et Gelees 

Confitures : 

Crosse et Blackwell, doz. . . 1.90 a 2.50 

De Michel Le/ebvre et Cie : 

Canistres de 1 et 2 lbs .... la lb. 13 

do 3, 4et51bs. " 12 

do 6, 7 et 10 lbs. " 11 

Seaux de 7 lbs la lb. 12 

do 14 " " Hi 

do 28 " " 11 

Tumblers de 8 onces . . . la douz. $1 25 

do del lb " 2 25 

D A. C. Dionne : 

Canistres de 1 lb douz 1 50 

do de21b douz 2 60 



Gelees 

Michel Lejebvre &• Cie. 
Canistres de 1 et 2 lbs .... la lb. 011 
do 3, 4et51bs. " 10 

do 6, 7 et 10 lbs. " 09* 

Seaux de 7 lbs la lb. 10 

do 11 " " 09i 

do 28 " " 09 

Tumblers de 8 onces. . . la douz. $1 25 

do del lb " 2 25 

Lazenby. 
Tablettes de Gel., 13 variet. pts 1 20 
Conserves allmentalres. 
Legumes. 

B16d'Inde doz. 75 90 

" Yarmouth 21bs " 00 1 5fl 
" Windsor " " 80 85 

Hoegg Baked Beans 1 2C 1 25 

Windsor " 1 20 1 25 

Haricots de Boston . . . . " 2 10 2 2.5 
Pois canadiens 2 lbs... " 90 105 
Petits pois francais . boite 10 11 
Petits pois extra fins. boite 15 16 
" extra surflns 17 18 

Tomates doz. 75 9J 

Haricots verts 80 (l 90 

Champignons la boite 14 24 

Truffes la douz 4 80 5 00 

Olives 4 00 4 50 

Citrouilles, 3 lbs 9 J 95 

Fruits : 

Ananas, 2 et 3 lbs doz. 2 25 3 00 

Bluets,21bs " 00 80 

" 3 lbs " 00 1 05 

Fraises, 2 lbs " 2 00 2 10 

Peches, 2 lbs " 2 00 2 10 

3 lbs " 2 75 3 00 

Poires, 2 lbs " 175 2 10 

" 3 lbs " 2 30 3 10 

Pommes, gal " 1 90 2 20 

3 lba " 85 1 00 

Prunes, 2 lbs ' 1 50 2 00 

Poissons : 

Clams, 1 lb doz. 1 50 2 00 

Homards boite ronde.. " 00 2 00 
" boite plate. . " 2 50 2 60 

Hultres, lib dz 130 140 

2" " 00 2 40 

Maquereau " 130 40 

Sardines i francai c es. " CO 25 

" Afrancaises. " 16 35 

Smelts (Eperlans)... doz. 50 00 

Saumon boite ronde. . " 130 140 

plate.. " 1 5) 1 60 

Hareng marine 1 60 1 65 

Anchois 3 25 00 

Union Jardiniere. 

Sardines a 1'huile i caisse 03 9 50 

" A " 00 13 00 

" salee, quarts 3 min. 00 8 00 

" 1 " 00 3 50 

Viandes en conserve : 

Corned Beef, 1 lb doz. 00 1 45 

" 2 lbs " 00 2 55 

" 4 lbs " 00 00 

" 6 lbs " 00 8 25 

" 141ba " 17 50 00 



Dinde, 1 lb " 00 2 30 

Langue, 1 lb " 3 25 3 35 

2 lbs " 6 65 6 75 

Langue debceuf.li lb. " 7 00 00 

21b.. " 00 8 50 

Knglish Brawn " 00 1 65 

Bceuf emiettesec " 00 2 65 

Pates de foie gras " 6 00 8 00 

Pieds de cochou, 1* lb. " 00 2 30 

l-o.'lets.l lb " 00 2 

Lazenby's. 

Soupes Real Turtle doz CO 9 

assorties " 3 00 3 75 

boites carrees 00 1 65 

Johnston's. 

Fluid Beef No 1. bts 2oncesdoz 3 00 

" No 2 " 4 " " 5 00 

" No 3 " 8 " " 8 75 

'• No 4 " 1 livre " 14 25 

" No 5 " 2 " '■ 27 00 

Staminal, bouteille 2 onces " 3 CO 

1 " 6 00 

8 " " 9 00 

16 " " 12 75 

Fluid Beef Cordial, bt. 20 on. " 15 00 

Milk granules, caisse de 4 douz 6 00 

" avec cereales " " 5 55 

Wethey's. 
Condensed mince meat, grosse 12 ihi 

So",iete " La tilia." 

Poudre de viande, le flacon ... 1 2a 

Chocolat a la viande, lb lot 

Cacao a la viande, la boite 1 25 

Sauces it Marinades. 
Marinades Morton — doz. 2 30 2 70 
" Crosse & Blackwell, 

doz. 00 3 25 

" Suffolk, 20 oz doz. 00 2 10 

Marinad. Suffolk, 16 oz. dz. 00 I 80 
Essence d'anchois, dz. . . . 00 3 25 
Catsup de champignons dz 00 2 15 
Sauce Worcester,* chop . . 3 50 3 75 
chop.. 6 25 6 50 
" Harvey, ichop.. 3 25 3 50 

Catsup de tomates 1 00 4 00 

" de champignons... 1 SO 3 40 

Sauce aux anchois 3 25 3 50 

Sauce Chili 3 75 4 00 

Catsup de Robert Greig <£• Co. 
B. B. bouteille grosse 7 20 

B. " " 10 20 

En flute " " 12 00 

Couverole visse 21 00 

St L. high grade doz. 3 2o 

Pepper sauce grosse 15 00 

Marinades de L.A.Dansereau &Cie 
Horse Head Brand No. 1 20 oz dozl 60 
2 " "1 40 
Gladstone " " " 1 05 

Ketchup .... No 2 20 oz doz 90 

A. C. Dionne. 
Cornichons arom doz. 00 1 50 



La Compagnie Generale d'Importation dii Canada, 



(LIMITEE) 



REPRESENTATIONS, MOHOPOLES DE MAISONS FRANQAISES ET ETRANGERES, IMPORTATIONS EN GROS. 

La Cie Generale d'lmportation du Canada assure aux importateurs de gros, des 
relations directes aupres des maisons representees par elle et aupres de toutes 
celles dont les produits s'importent au Canada sous leurs marques personnelles. 



SUCCURSALES DE LA COMPAGNIE GENERALE D'iMPORTATION 



FRANCE- PARIS-20 rue Richer. 
ALLEMAGNE- N U R EM BE RG - 15 Theresientrasse. 
BELGIQUE-AINVERS-20 Quai Jordaens. 

MuiiopMe pour Parfomcrie, Produits Pliarmaceutiqucs, Produits Aliinentaires, Articles de Paris, Produits de grosse fabrication, Etc., Etc. 

5 et 7 rue de Bresolles, MONTREAL. 



34 



LE PRIX COURANT 



PRIX COURANTS.-Montreai, 5 Mars 18fG 



Cirages. Mines et Vernis. 
Cirages franeais doz. 25 70 
canadiens " 2) GO 
Mine Royal Uome g. . . . 1 70 OJ 

" James g 2 40 00 

•' Rising Sun large doz 0) 70 
" small doz... 0) 40 

" Sumbeam large doz. 00 70 

small doz. 00 35 

Silverine grande, doz.... 00 75 

Vernis a harnais, gal 00 180 

doz 1 10 1 20 

a tuyaux, gal.... 00 90 

" Parisien, doz — 70 75 

Royal polish, doz 00 1 25 

Drogues et Prodults Chlmtques 

Acide carbolique 30 40 

'* citrique 5) 55 

oxalique 10 12 

tartrique la lb. 33 35 

Aloes du Cap 14 15 

Alun lb. 01$ 03 

Bicarbonate de Soude.brl. 2 3j 2 75 

Bichrom. de Potasse lb. 10 12 

Bleu (carre) 10 16 

Borax raffine 06* 09 

Bromure de Potass 55 60 

Camphre americain 80 9) 

Camphre anglais lb. 85 95 

Cendres de soude ul* 02 

Chlorure de chaux 02* 05 

Chlor. de Potasse 23 25 

Couperose, 100 lbs 75 1 00 

Creme de tartre 30 35 

Extrait de Campeche lb.. 10 11 
Extrait do en paquetslb.. 12 14 

Glycerine lb. 22 26 

Gomme arabique lb. 50 1 25 

Gomme epinette lb. 00 25 

Indigo Bengal lb. 1 50 1 75 

Indigo Madras lb. 60 80 

Iodure de potasse lb. 4 00 4 25 

Opium lb. 4 50 4 75 

Phosphore lb. 60 75 

Salpetre lb. 06 7i 

Sels d'Epsom 100 lbs 150 3 00 

Sel de soude luu los 90 95 

Soda caustique 6C° 100 lbs 1 75 2 00 
Soda caustique 70° 100 lbs 2 00 2 41 
Soda a laver par 100 lbs.. ..075 85 

Soda a pate par baril 00 2 50 

Soufre poudre lb 01 J 03 

Soufre b6t>ns " 011 03 

Soufre en sac (rock) par 

100 lbs 1 50 2 00 

Strychnine oz. 90 1 00 

Sulfate de cuivre; lb. 01| 06 

Sulfate de morphine .. lb.. 1 9C 2 00 

Sulfate de quinine oz. 40 45 

Sumac latonne65 00 70 00 

Vert de Paris lb. 14 15 

Vitriol " uo U8 

Empols et Fecules. 

KMPOIS 

De la Bm.ntford Starch Co. ltd. 

Empois de buanderie : 
Canada Laundry btes de 40 lbs. 04* 

White Laundry, qualite extra : 
Cartons, 3 lbs., causes 36 lbs. ... OH 

Barils, 175 lbs 04J 

Quarts, 10) '■ 01i 

Lily White Gloss : 
Quarts, cristaux extra grands.. 061 
Cartons, fantaisie, 1 lb., caisses 

36 lbs 07 

Boites a couvercle mobile, 8 a 

la boite de 48 lbs C7 

Canistres de fir blane emaille, 8 

a la caisse de 48 livres 07 



Cartons de fantaisie, 6 livres 

caisses 3(5 livres 07 

Brant ford Gloss : 
Boites fantaisie, 1 lb, cais. 36 lbs. 07* 
Prantford Cold Water Hice 
Starch : 
Boites fantaisie, 1 lb. cais. 36 lbs. 09 
Canadian Electric Starch, boi- 
tes de 40 pa,q. font 3 00 

FECUi.Es (pour la cuisine) 
Challenge Preparep Corn Starch 

paq. 1 lb., boites 40 lbs 06| 

No. 1 Pure Prep ired Co n, paq. 

1 lb-, boites 40 lbs 07} 

Fret paye en lot de 10 boites pour 
toute localite de Quebec, d'Ontario 
a 1'est de North Bay. 

Epices pures. 

Poivre blanc, lb 15 20 

noir, lb 10 15 

Cannolle, lb 15 18 

Clous de girofle, lb 18 20 

" ronds, lb 13 15 

Cassia en nattes 12 13 

Gingembre Jam. moulu.. 25 3D 
" racines.. 00 20 

Muscade blanchie 00 6') 

" imn blanchie.. . 75 8) 

Macis'moulu lb. 00 9) 

Piment 10 uO 

Anis 09 10 

Essences et ' xtraits. 

Crown Brand 

Robert Oreiy & Co. 

1 once London grosse 6 00 

2 " Anchor " 12 1 
4 '• •' " 20 0D 

1 "' plate crown " 10 80 

2 " " " " 18 0'> 
2 " carre " " 21 00 
2* " ronde " " 21 tin 
4 " bouchee doz. 3 01 
4 " boiichon verre " 3 50 
8 " bouchee " 6 00 
8 " bouchon verro " 7 00 

Fruits Seen. 

Abricots Calif la lb. 12 15 

Amandes * inolles... " 10 11 

molles " 12 12* 

Dattes, en boites " 03* 05 

" en sacset paillnns " 0:5j 04 

Figues, techesenbts.. " 08 20 

" en sacs . " L'3J C4 

Noisettes (Avelines). . . " 08 09 

Noix Marbot " (9V 11 

" Grenoble ' 11* 13 

" duBresil " <9i 10* 

" Pecan " 09* 10 

do polies ... '■ lo 15 
Peanuts r6tic (arachd ) " 07* 08 
Pommes sechees . . . ■ . " 05 Jo* 
Pommes evap^rees... " 064 0? 
Pruneaux Pordeaux.. " 04* >G\ 
Bosnie ... " OOi 08 
Californie .. " 00 00 t 
Raisins Ca if. 3cour.. " 05 05* 
" 4 " .. " 06 07 
Corinthe Provincials.. " n i 4j 04* 

Filiatras " 04* 05 

Patras " 05 05* 

Vostizzas ... " 0G 0.7* 

Malaga Loose Muscat bte 1 35 1 4n 

•' London Layers... " 1 65 1 80 

Malaga Black Baskets " 2 15 2 25 

" Connoisseurs! 

Clusters 2 IS 2 25 

" Buckingham do " 00 2 90 
" Roj al Cluster. . . " 00 3 40 



Sultana... . . lb. 06 "7 

Valence off stalk " 00 04 

fine off stalk.. " <0 05 

selected " t 05* 06 

Fruits Verts 

Attoca", baril ?8 0) a 10 00 

geles, boites... 100 a 2 00 

Bananesi-nbriril, regime 00 a 3 Oil 

Citrons Messine, (3G0). . . 00 a 2 50 

(3d '). . 01) a 3 00 

Pommes Greenings, brl. 00 a 00 

" Baldwins 2 5 1 a 3 00 

Spies 3 50 a 4 00 

Oranges Valence (42 ) esc 4 25 ft 4 5i 

(714) " 4 75 ft 5 00 

Calif. .96) "1 

(12(i) " V2 25 ft 2 75 
(176) " i l a d * lJ 

(00) "J 

Oignons rouges, baril. . 00 a 3 00 

en>acs. 0ft 2 2.5 

iaunes, baril. . 00 ft 2 25 

Prunes Cal. bte 25 lbs, lb 8* ft 9* 

" autres lb 5* ft 06 

Raisins Aim., ptes gr. qt 00 A 5 50 

" " grses " 6 75 ft 7 00 

Gomme a Machcr 

Adams S0111 <£ Co. 

Tutti Frutti, 36 more, de 5c bte 1 20 

Pepsin Tin tiFrutti, 23 m. de 5 " 75 

" " boite vitiee 

de 5c bte 80 

Horehound Tutti Frutti. boite 

vitree 36 more de 5c. bte 1 20 

rash Regisler, 390 m. a 5c ctpq. 15 00 

Vitrine Tutti Frutti, 180 more. 

ft 5c et paq. 6 50 

Jarre en verre Pepsin Tutti 

Krutti, 115 paq. ft 5c 3 75 

Boite ft la Jeune F.lle, Tutti 

Frutti, 160 more, et paq. ft 5c 6 00 

Boiie ft argent Tutti Frutti, 1G0 

more, et paq. ft 5c 6 00 

Gomme Variete (nouvelle) 150 

more, ft lc 1 00 

Fleur d'Oranger. 150 more, ft lc 1 < 

Gomme Flirtation, 150morc.ftlc 05 

Monte Christo, 18o more, a lc 1 30 

Mexican Fruit, 36 more, a 5c. . . 1 20 

Sappota. 150 more ft lc 90 

S^ppota Orange, 1G0 more, ft lc. 75 

Bloek Jack, LSmorc. ft lc 75 

Rose Rouge, 115 more, ft lc 75 

Magie Trick, 115 more, ft lc... 75 

Red Spruce Chico, 200 more, ft lc 10) 

Grains et Farlnes 

GRAINS 

Ble roux d'hiver Can. No 2 85 88 

Ble blanc d'hiver Can. No 2 88 H) 

Ble du printemps " " 00 1 

B1A du Manitoba No 1 d"r. 82 81 

No 2 " 75 76 

Ble du Nord No 1 76 78 

Avoine 30 30 1 

Ble d'inde, en douane Oil 37* 

Ble d'inde, droits payes... . Oil 45 

Pois, Nol 72 75 

Pois No 2.ordinaire p.601b. 58 59 

Orge ft malt-r, par 48 lbs. . 50 52 

Urge ft mouLe par 48 lbs.. ?8 U 39 

Sarrasin, par 48 lbs 36 3S 

Seig'e, par561bs 00 00 

KARINES 

Patente d'hiver 4 25 4 30 

Pt-tentedu printemps 4 25 4 40 

Straight roller 4 10 4 25 

Extra 3 90 4 00 



Superfine 00 00 

Forte de boulanger, cite.. . f 4 0) 
Forte du Manitoba 3 75 3 85 

EN 8ACS D'ONTARIO 

Medium 3 6) 3 75 

Superfine 10 00 

FARINE8 DAVOINE 

Farine d'avoine standard, 

en barils 3 IS 3 25 

do en sacs. 1 5C 1 55 

do granulee en barils 3 5 ) 3 60 
do en sacs 170 175 

Avoine roulee en barils 3 15 3 25 

do do en sacs 1 50 1 55 

ISSUES DE BLE 

Son d'Ontario au char, t....l5 00 15 50 
" de Manitoba " ...14 50 15 00 
Grue de Manitoba, char ..15 0) 16 00 
Grue d'Ontario char.. 16 00 17 00 
Moulee - . . 18 00 20 00 

Farines preparees. 
Farine preparee, Brodie 

XXX, 6 lbs.. . . 2 70 

" 3 " .... 1 40 

" superb 6 " .... 2 50 

" " 3 " 1 30 

Orge mondee (pot) 175 2 00 

" perlee 3 75 4 00 

Ireland's National Foods ; 

Par paq. No de dz 
No de lbs ft la cse 
Uessicated Rolled oats. .2 2 $1 26 
" .. 3 2 1 45 
" " wheat 2 

3 
" wh^at igranul) 3 
" rolled barley.. 2 
Breakfast Hominy.. .. 3 
Buckwheat flr 'self rsg.) 2i 
5 

Farina 1 

" 1J 

Gluten Flour s^c 50 

" " paquets. .. 4 

" biscuiis 25 

Fleur de pois preparee.. 2* 

Orge perlee XXX 2 1 120 

Haravena Milk Food 1 1 2 25 

Patent Prepared barley. 1 1 1 45 
" " groats. 1 1 1 45 

Huiles et gralsses. 

I { IT I T Kft 

Huile d.morueT.N.gal.$0 40 ft $0 15 

" loup-marin ram.'' 42* 45 

" paille " 35 37 

Huilede lard, extra gal 65 75 

" No.i," 60 70 

" d'olive p. mach. " 80 1 00 

" a salade, " 70 00 

" d'olive ft lampion" 120 2 60 

" de spermaceti " 1 35 1 60 

•' de marsouin " 50 60 

Huile de petrole, par char. . . 15* 

■' " p. 20qrt 16* 

de lal9qrt 16* 

" Americaine, par char 19 ft 22* 

" •' par qrt. 20 ft 23* 
" olive Bar' on et 

Guestier, caisse qrts 8 50 

" " pints 9 £0 

Huile de foie de m. Nor. g. 2 51 2 75 

Ter. g. 00 1 75 

Huile a salade Lazenby. 

" ipt doz. 00 1 40 

* pt doz. 00 2 15 



1 20 
1 15 
1 45 
1 20 
1 45 

1 20 

2 20 
1 00 
1 25 

. lb. 05 
1 3 00 

.lb. 012* 
1 1 45 



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J. A. BOULANGER, marchand 

Luiseville, Failli. 

Les soussigne3 vendront ft l'encan public, 

Mercrcdi, le 11 Mars 1896, a 10 hrs a.m., 

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ROMEO PREVOST, 

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MARCOTTE FRERES, Encanteure. 

Bureaux de Rom6o Prevost & Cie., 
Comptables, 
No 7, Bfttisse New York Life. 
Montreal. 



LE PRTX COTJRANT 



PRIX COURANTS.-Montreal .5 Mars 1896 



Huile a salade pints dz. 00 3 75 

" quarts dz. 00 6 50 

Creme a sal. petits. dz. 00 2 00 

grands dz. 00 3 75 

Robert Greig & Co., agents. 
Huile O.ive J pints. caisse si rlz 1 25 

Huile " pints '■ 2 50 

Union Sardinierc. 
Huile d'olive extra No 1 

i bouteille, douzaine $2 00 

i " '■ 3 25 

1 " " 6 00 

Canistre £ gallon 1 60 

1 " 3 00 

5 " le gallon — 2 5J 
Liqueurs et splrltueux. 
Brandies. (droits payis.) 

Henness v * caisse 12 50 a 12 75 

Hennessy * V O caisse ... 00 16 25 

gallon 00 6 75 

Martel * caisse 12 25 12 50 

" gallon 00 6 65 

Jockey Club * * * caisse. 00 7 £0 

V.O. 8 75 8 50 

V.S.O. " 00 10 00 

V.S.O.P. " 00 12 00 

" W. V.S.O.P. " 00 17 30 

P. Richard carte blanche 12 qrts 8 50 

24 pts 9 50 

48J pts 10 50 

carte d'or 12 qrts 12 00 

24 pts 13 01) 

48J pts 14 (10 

Imp. flasks 16 a la c. 10 CO 

Riviere-Gardrat, caisse... 00 00 10 00 

gallon . . 00 04 15 

"Optima," caisse 00 17 00 

Derby, caisse 00 6 OU 

gall 0J 3 25 

Bisquit Dubouche, caisse. 9 00 9 00 
gall... 4 15 4 40 

Renault & Cie, caisse 00 12 25 

gall 4 10 4 30 

Laurier flls, caisse 00 7 00 

J. Aubeville etCie, caisse i 6 00 
Brunier fils & Cie " 00 5 5J 
National " 00 5 00 

Rnums. 

J amaique gallon 4 25 a 6 15 

St. Georges " 12 lit. 00 12 25 
" " 24 i pts imp. 14 25 

Diamant " 12 bout 7 50 

White Ball, gal., 12 bout 7 50 

des Lys. " 12 " 11 5u 

" " " 12 lit 13 75 

St. John, caisse 00 00 7 75 

St Jos ph, Jamaique, caisse. 11 50 

St Felix, Martinique, caisse.. 10 50 

Caisse 

Gins verte. rouge. 

J no. L>e Kuyper 1 c. a 24. 5 85 11 25 

Jno. De Kuyper 25 a 49 c. 5 80 11 20 

" 50 c. etplus 5 75 11 15 

Melcher<setEagie I c. a a. 5 05 10 20 

" 25 a 49 c. 5 00 10 10 

due etplus 4 95 10 00 

Visser 1 a 24c. 5 60 10 75 

" 25c etplus 5 20 10 35 



Bull's Head 4 51 8 50 

Star 1 25 8 00 

Jno. DeKuyper caissebl.. 3 60 

Gins en fiats. 

DeKuyper, barriques, le gall . . 2 80 

" quarts 2 85 

DeKuyper, octaves et A. " 2 90 

au gallon 2 95 

Tous autres gins : 5c. de moins. 

Whiskeys Importis. 

H.Fairma'n&Co." " 7 50 8 50 

" gallon 3 90 4 00 

Royal Kagle " caisse 9 25 9 50 

Sheriff's " " 9 50 18 00 

" gallon 4 50 4 75 

Mackie'sR.O sp Scotch c'se 10 25 10 25 

B May|, ,. g25 g50 

Glenfalloch ) .. ,, a ,. a an 

Higl'd f 8 7o 8 80 

" " gallon 3 55 3 70 

Glenlivet * caisse 9 00 9 25 

Glenivet * * * caisse 10 00 10 25 

old gall 4 15 6 15 

Watson old Scotch, caisse qts pts. 

8 50 9 50 

J Jameson & Son * Ir. " 00 9 50 

......... 00 n 50 

Geo Roe & Co 9 00 00 00 

* * " " 9 75 10 50 

Banagher lr gal 9 75 10 25 

" gal. 3 90 4 15 

Spiritueuz Oanadiens, gal. imp. 

Esprit de vin, 65 0. P.... 4 25 4 40 

50 O. P.... 3 76 3 85 

Rye 25 U P 2 05 2 15 

Rye Imperial gall 2 75 2 90 

•' Club " 3 45 3 65 

Toddv " ... 1 95 2 10 

Malt " .... 2 00 2 10 

Vieux Rye, 4 ans 2 20 2 35 

" 5 ans 2 40 2 65 

6 ans 2 50 2 75 

7 ans 2 60 2 80 

Corby I. X. L. caisse 00 8 50 

X. 'I'. C, " 00 6 50 

Imperial 1889 qts., " 00 7 65 

" flasks, " 00 8 15 

" i flasks " 00 8 65 

Club 1889 qts., caisse 00 9 15 

" flasks, - 00 9 65 

" £ flasks " 00 10 15 

Par 5 caisses,25c. de moins. 

Dominion Rye Whiskey 6 85 

Columbian" " 6 25 

Rock & Rye 5 75 

Empire Kye 6 75 7 00 

Apiritifs. 
Angostura, caisse 2 doz .. . 00 00 15 oo 
Orange Bernard, caisse.. . 6 75 00 
Vermouth Noilly Prat, c 00 6 60 
Vermouth Italien, caisse. 6 35 6 75 

Liqueurs Cusenier. 
Creme de Menthe glaciale 

verte caisse 10 75 11 00 

Curacao blanc " 00 00 10 75 

Cherry Brandy.... " 00 03 11 25 



Curacao Orange ... " 00 00 10 75 

Prunelle " 13 00 13 50 

Kummel doux " 00 00 12 25 

Creme de Cacao. , . " 00 00 14 75 

Anisette " 00 00 10 75 

Marasquin caisse 00 00 12 25 

Kirsch " 00 00 10 25 

Kirsch fin caisse 00 00 11 2.5 

Kirsch rassis " 00 00 13 25 

Absinthe, 12 bout. " 00 00 12 00 
Absinthe, 12 litres. " 00 00 13 50 

Amer Cusenier caisse 00 00 11 00 

Bitter " .... " 00 00 11 00 
Sirops de Gommes, d'Orgeat, 

de Groseilles,de Limon, 

de Grenadine .... caisse 00 00 8 50 

Produits de la Grande Chartreuse. 

12 lit. 24 i lit. 

Chartreuse Blanche, c'se 17 00 18 25 

Jaune, " 22 00 23 25 

Verte, " 26 60 27 75 

Elixir Vegetal, flaconde 7 onces 1 50 

5.4 " 1 20 

4.2 " 90 

2.8 " 60 

Specifique dentifrice 4.2 " 90 

2.1 " 45 

Abbaye de la Chaise Dieu. 

Chartreuse jaune caisse 24£. . 15 50 

verte " 24£... 18 50 

Liqueurs A. Marspoil. 

Marc, Kirsch, Menthe, la cais- " 

se assortie 12 lit.. 12 50 

Autres liqueurs, caisse 11 50 

Sirops divers, caisse 8 50 

Liqueurs Simon Aine. 

Kola-Koff, caisse 10 00 

Prunelle, " 13 50 

Kirsh, " 13 00 

Maraschino " 14 00 

Creme Cacao ' 14 00 

Anisette " 13 50 

Kummel " 12 75 

Sue Jaune " 15 75 

Sue Vert " 17 75 

Stower's 

lime Juice Cordial, pts 2 doz. 1 70 

qts 1 " 4 20 

Double refined limejuice 1 " 3 95 

Lime syrup bout. can. 1 " 4 20 

Melasses. No 1 No 2 

Barbades tonne gal. 37 ?4 

tierce et quart. 401. 37£ 
auchar,tonne. . 36 ?3 
an char, tierce.. 39£ 36 J 

Trinidad 00 00 

Porto Rico, tonne 00 35 

" auchar 00 34 
Moutardes. 

Boites. 

Coleman on Keen. Rondes Carrees 

Boites i lb . . la lb. 27A 45 

" h " .... " 25 42 

" 1 " . . " ... 5 40 

Jarresl " ... par jarre 25 

•' 4 " .... " 75 

Durham " (i 60 



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Moutardes Francaises Crown Brand 

Pony la grosse 9 00 

Petite moyenne la grosse 7 80 

Moyenne " 10 80 

Grande " 12 00 

Spoon " 8 00 

Mug " 20 

Tumbler " 12 00 

Cream jug " 2100 

Au gallon 75 

A. C Dionne 
Moutarde Superfine, 

Potsdeilb 00 60 

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Marque Chs Albert 8 oz 00 1 00 

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Macaroni importe, lb.. . . 09 10 
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Macaroni 00 04£ 

Vermicelle 00 044 

boite de 5 lbs 00 25 
10 lbs 00 50 

Lait concentre, doz 00 1 90 

Pois fendus, qrt. 196 lbs.. 3 40 3 50 

Poudre a pate 

Snow Drift. 

Boites i lb., 4 doz p. doz. $0.75 

Boites i lb 3 doz " 1.20 

1 " 2 " " 2.00 

3 " 1 " " 6.50 

5 " i ." '• 10.00 

Boites de 10 lbs la lb. .16 

Seauxde 30 " " .16 

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"12,6 " " 70 

1 lb.— 2 doz. en boite ferblanc, ch 3 10 

i " 3 " " .... 1 75 

i " 4 " " .... I 10 

Polssons. 

Harengs Shore brl. 00 3 75 

I brl. 00 2 25 

Labrador ...brl. 00 4 50 

....£b. 2 50 2 75 

Harengs Cap Breton.. brl. 4 00 4 2c 

" " 4 brl. 2 25 2 50 

Morue seche cwt. 00 5 00 

" verte No 1 enquartlb. 00 2$ 
" No 1 large quart.. lb. CO 3 

" No 1 Draft lb 00 3' 

Morue desossee lb. 05J tj i 

Poisson blanc lac Sup.J brl 00 0(0 

Truite des lacs J brl 1 50 4 75 

Maquereau No 1 brl. 00 Co 

Saumon Colombie A . J brl 00 6 75 

do do baril 00 12 50 

Saumon Labrador A " 00 7 50 

I " CO 14 CO 

Anguille lb, 06 07 



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LE PRIX COURANT 



i'RIX COURANTS.— MONTRBai , 5 Mars 18! 



Produlta de la forme. 
(Prix payes par les ipiciers.) 

Beurre. 
Townships frais.... " 15 18 
2dequal.. " U 15 

Del'Ouest " 12 !l 

Rouleaux " 1") 15J 

Beurre de beurreries 

d'automne " 22 21! 

do d'hiver. " 204 21 

Fromage. 

De l'Ouest, la lb. 09} 09j 

De Quebec, " 09 09£ 

Petites meules " G94 10 

CEufs. 
Chaum^g, Montreal, caisfe 10 11 
Ouest, " >0 09 10 
Frais 17 18 

Sir op et Sucre d'irable. 
Sirop d'erable en qrtalalb. (0 0(7 
" en canistre.. 0) To 
Sucre " la lb. 1) 11 

Miel et cire. 
Miel rouge coule .... la lb. 05 00 

Mielblanc " 09 10 

Miel en gateaux — '• 12 13 
Cire vierge " 25 20 

Prodults Pharmaceutiques. 

Doz. Gros 

Gra'ne de lin. lb 03 

Graine de lin moulue. lb not 

Sirop du Dr Coderre, grosse 60 

Sirop de Mine AVinslovv, grosse 0J 

Specialties de Robert Grcig cfr Co. 
Glycerine, bout. 1 once, grosse. 5 00 
" 2 " '• . 8 00 

Huile de ricin (Castor) 

1 once la grosse 4 20 

li ■' " 5 40 

> " " 6(0 

2J " " 7 80 

3 " " 8 40 

4 " " 10 00 

4. pints " 12(0 

pints " 21 01) 

Specialties de Picault & Coatai',. 

Doz. Gros. 
Klixir Pulmon. Balsami. $1 75 $18 00 

Doz. Gros. 
Biscuit Purgat. Parisien 1 20 12 00 

Pastille a vers 1 50 15 Oo 

Poudrede condition }lb. $) 80 7 20 

i lb. 1 25 13 00 

1 lb. 1 80 18 00 

tluiled. foied. niorue8oz 18 00 

" 6oz 15 00 

Kmulsion" " 4 00 

l luile Veterinaire 1 50 

i-lssence d'epinette 80 

A. C. Dionne. 
Mrop demerisier compose doz. $120 
Reglisse. 
Young & Smylie. 
Y. & S. en batons (sticks) : 
Bte de 5 lbs, bois ou papier, lb. 40 
" fantaisie (36 ou 50 batons) 

la boite 1 25 

" Ringed," boite de 5 lbs., la lb. 40 



" Acme " Pellets, boite de 5 

lb-., la boite (can) 2 00 

" Acme " Pellets, boite fantai- 
sie >.'! -in. a It boite) 1 50 

" Acme " Pellets, boite fantai- 

sie papier, la boite (40m.) 1 25 

Regli-se an goudron et gaufres 
de Tolu, boites de 5 lbs, la 

boite (can) 2 0) 

Pastilles de reglisse, jarre en 

ven-e, 5 lbs 1 75 

Pastilles de eglisse, boite de 

5 lbs (earn 1 50 

" Purity " reglisse, 200 batons. 1 45 

100 " 72} 

Rlz. 

Sac. J Sac. Pch. J Pen. 

B. 1 a 4 sacs. 3 45 S 50 3 55 3 60 

5 9 3 40 3 45 3 50 3 55 

10 21 3 35 3 40 3 45 3 50 

25 et. plus.. 3 30 3 33 3 40 3 45 

CC 1 a 4 sacs 3 20 3 25 3 30 3 35 

5 a 9 3 15 3 21) 3 25 3 30 

10 a 24 3 10 3 15 3 20 3 25 

25 et plus 3 05 3 10 3 15 3 2) 

Bnglaii, style. 

Kn sacs de 250 lbs. 

1 a 4 sacs 3 30 

5a 9sacs 3 25 

10 24 3 20 

25 et plus 3 15 

Riz " Crystal " 

En sacs de 25 lbs le sac, 1 35 

50 " " 2 60 

Riz Patna imp., sacs 221 lbs — () 4J 

Salaisoos, Salndoux, etc. 
Lard Canada Short Cut Mess 

le quart. ..15 51 00 00 

" lei quart 8 18 2; 

" S. O. Cle rleqt 15 50 0(1 00 

lei " 8 0) 8 25 

LardS.C.de l'Ouestleqrt 16 5) 17 5) 
Lard Mess de l'Ouest, 15 50 16 50 

Jambons. la lb 084 9 J 

Lard fume, la lb f 08 10 

Sainitoux : 

Pur de punne en seaux 160 2 00 

Canistres de 10 lbs u 08 10 

"5 " 8J 10i 

" 3 " 08J 10i 

Compose, en seaux 1 20 1 274. 

Canistre de 10 lbs 6Jo 

" 5 " ... 6|? 

" 3 " 06} 

Fairbank ensea^x. 1 37 1 1 40 

Globe, " . ... 1 25" 1 30 

Jos. Quevillon dc Cie. 

Saucissesau pore frais.. lb. 07 08 

de Bologne . . lb. 06J 07 

" aupoulet...doz. 00 1 00 

Sapollo. 

En caisses de J a i grosse. la gr. 11.30 

Savons. 

Eclipse, 100 barres, caisse 4 15 

do do par 5 caisses 4 05 

Diamond do 3 30 

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7 lbs.... 2 35 2 45 

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Sirop canadien tins 2 lbs. UD u9 
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Jaunes ratnn6s 03J (< c4§ 

Extra ground qts 05} 00 

" " bteO 05 J Uu 

Cut loaf qts 05S 00 

...i qts 05,' 00 

bte 055 00 

i '• Cof 00 

Powdered qts Or 1 00 

bte 05* 00 

Extra granule qts 04J 00 

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Coteaehiquerl/12 10 Lbs. 40 

Cote k fumer 1/5 12 " 40 

Kn feuilles : 

Rouge 15 

Quesnel 30 

Petit Havana 20 

XXXX Naturel o 12 

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Comfort k boites 5 lbs la lb 22 

Champion 1;10 " " 38 

J. O. F. D10 " " 28| 

Sohmerl/10 " " 324 

Quesnel i et boites " 60~ 

Crown Cut Plug boites 4 lb 50 

" lib " 47 

En palettes. 
Navv, 3, 4, 6, 7, 12, A lb a 1 lb " 35 

" 1 lb 6,8,10 et 12 plug mark " 33 

" en boites de 3 livr^s " 35 
Honey, encaddiesde5.10a20ib " 43 

Cigarettes. 

Sonadora par mille paq 10 00 

Royal Turkish Egypt " 10 00 

Creme de la Creme " 7 50 

La Fayette " 4 00 

Marquise, canadien " 7 00 

Imperial " " 3 50 

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Bouquet... . 1 10 55 00 

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Honeymoon Regalia 1 111 55 mi 

El Caza ( ulebras 1 40 55 00 

La Fayette It. V 1 20 32 50 



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Princess of Wales 1 10 25 00 

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Seal of X, Carol., Je & 1 10 " H 78 
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Old Gold, Js& 1 10 " 78 

Old Virginia, 1/12 & 1/6.. " d 53 
lb. boites.,... " 56 

i lb. " " 57 

Puritan Cut Plug 1 10. ... " 71 
" 4, lb. boiies. " 71 
" lb. - " "0 69 

Miranda, 19 " 65 

Rit. Smok'g Mix. 1/9 " 65 

i lb boites '• 80 

Navy cut " 80 

Unique 1 12 '.' 52 

lb. paquets... " 46 
i lb " ..." 47 

O.K. 112 " 48 

Hcl cut Virginia, Jib boit. " 80 
Lord Stanlev, 4 " " 85 
Perique Mix., 4&J " " 95 
Athlete Sm.Mix.i& J " " 110 
PurePeriqueJ & 4 " " 150 
St. Leger, i & 4 lb" " " 1 00 
P. XXX, I lb. " " 81 

lb. " " 78 

OldFashioned.llO " " 80 
RexP. riqucMix,4 lb." " 80 
Handy Cut Plug, loblagues" 74 
" 4 lb. jarres " 80 

Beau Ideal, 1/9 " 68 

A thlete Cigaret Tob. 1 10 " 1 03 

Swecl Caporal, 1/12 " 98 

Southern Cigaret Tob, 1/12 " 95 
Old Judge " " 1 20 

B. C. " " 83 

Puritan " 63 

F ne Cut Chewing 1 16 . . . " 90 
Derby r lug 3, 7 & 1/12. . . " 8 504. 
Old Virginia, 3, torquette " 58 
O'd Chum Chew'g. pal'te, " 9 58 
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Congous \ caisses, la lb. . . 12 60 
caddies "... 18 50 
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Darieelings la lb.. 35 42 

Assam Pekoe ' ' . . 20 40 

Pekoe Souchong " . . 17 35 

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Gunpowder, ordinaire, i 

caisse, la lb 22 38 

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la lb 42 50 

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caisse, la lb 35 40 

Young Hyson, ordita., 4 

caisse, la lb 23 28 

Young Hyson, 2-me qual. 

4 cais e, la lb 17 19 

Young Hyson, 3eme qual. 

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\ VIS est i>ar le present donne que la VINGT- 
C\. TROISIIlME 

ASSEMBLES GESERALE AMUELLE 

des actionnaires de la Canada Paper Company, 
Ltd., aura lieu au bureau dc la Compagnie No 
580 rue Craig, en cette yille, le 

MARDI, 10 MARS, a 3 Hrs P M. 

Par ordre du Bureau 

JOHN G. YOUNG, 
Montreal, 28 fcv. 1896. Sec.-Tresorier 



LE PRIX COURANT 



37 



PRIX COURA.NTS.— Montreal 5 Mars 18S6 



Acaisjes fin a choix la lb. 25 36 

Moyen a bon " 19 24 

Commun " 13j 18 

" Nagasaki Pekoe " 16 ?2 

Oolong " 14 15 

" P. a can. " 16 19 

" ,' Poussiere " 07i (J 11 

Vlnalgres. 
De MM. M. Le/ebvre & Cie. 
Imperial triple (en futs) gal. imp. 38 
C6ted'Or, Bordeaux gal. in. p. 2s 
Extra Crystal Pickling " 28 

Ordinary " " " 23 

Vin blanc XXX " 25 

XX " 20 

"X "0 17 

Cidre clarifie XXX " 27 

Ex. Pure Eng. Malt, trip. " 45 

" doub. " 35 

Special X, ' 15 

Specialites de Rose & Laflamme. 
Thbs purs de l'Inde 
Ram Lai.'s 
Etiquette d'or. 
60 lbs a la caisse, paq. 1 lb.. 35 
30 lbs ou 60J lbs " a3sortis. . 36 

60J lbs 37 

Etiquette Laven.de. 
60 lbs a la caisse. paq. 1 lb.. 42J 
30 lbs ou 6DJ lbs " assortis.. 41 

60} lbs 45 

Etiquette verte. 
60 lbs a la caisse, paq. 1 lb.. 52£ 
30 lbs ou 6)J lbs " assortis.. 54 

60J lbs 55 

R. Paterson & Sons, Olasglow. 

Sauce Worchester, petite dz. 90 

grande. . " 1 75 

Ess.de cafe decamp.bout. 5 on." 2 00 

10 on. " 3 25 

Mar. Eureka India Chutnee. " 2 40 

Vinaigre dore de grain " 1 75 

Lemon squash " 3 00 

Snidcr's. 
Soupe tomates, tins de 3 lbs .dz 3 10 
Catsup de tomates, quarts... " 4 25 
pints.... " 3 10 
'■ i pint.. . " 1 85 

Sauce Chili pints.. . . " 4 25 

Petitjohn's Breakfast food. 

paq. de 2 lbs, 3 dz a la cse. .cse 4 10 
Gruau Quaker, 

paq. de 2 lbs, 3 dz a la cse "3 80 
Fould's wheat germ meal, 
p. de 2 lbs, i doi k la cse. . . ese 2 65 
Fromage Imperial de McLaren. 
Grands pots, i dz a la caisse. .dz 9 00 
Moyens '■ 1 dz " .. " 4 50 

Petcts " 1 dz " .. ' 2 40 

Individual 1 00 

Fruit Puddine. 

varictes, p. i lb. 2 dz k la cse dz 1 00 

Fruit saline de Dum " 4 50 

Savon detoilst.au laitde bcur" 1 00 
Empois de buanderie Rubber. 
'Si cartons a la caisse. . .caisse 2 75 
Batger & Co. 

Gelees solidiliees, nonpareil. 

13 varietes 1 doz. cartons, qts dz 2 20 

13 " 1 " " pints '■ 1 20 

13 " 1 " " t p. " 65 

Comp ites, pots fantaisie, pet " 2 23 

" " grands " 3 50 

Gelee de gadelles, 4 lb verre " 1 90 

cassis j lb " " 1 90 

Marmelade dor, Seville lib v " 1 5U 

7 lb le tin 70 

" d'or. Universite 1 lb v.dz 2 00 

" '• " 2 " " " 3 75 






Gel6e de f aises, 1 lb verre. . " 
de framboises 1 lb verr '" 
" d'aoricots 1 lb " " 
" de cassis 1 lb " 

" de gadelles 1 lb " " 
•' de prunes I lb ' 

Vlns. 
Von M ousseux : 
Bordeaux ord., caisse... 2 6) 

" gall 9) 

Bordeaux Medoc caisse. 4 65 
" St Julien, " 5 65 
" Chateaux, " 4 25 

Bourgogne, caisse 7 00 

ordinaire gall. 91 

Sicile, gallon 1 35 

Sherry, caisse. . . 4 50 

gallon 00 95 

Porto, caisse 6 00 

" " Gordon & Cie 3 75 

Porto gallon 2 10 

Moselle, caisse 15 00 

Sauternes, caisse 5 65 

Graves, caisse .... 5 50 

Malaga Gordon & Cie cse 4 00 

iVtousseux 
Bourgogne Mousseux, c. 00 00 

Moselle Mousseux, c 12 51 

Hock Mousseux, caisse. 12 51 
Saumur, Tessier &Co., c 13 00 
" Nerea Raphael, c 13 00 
Champagnes, 

qrts. 

J. Mumm, caisse $21 00 

G H. Mumm caisse 28 00 

Arthur Rcederer, caisse. 22 00 

Vve Cliquot. caisse 28 00 

Eug. Cliquot, caisse 21 00 

Pommery, caisse 28 00 

Ereminet, caisse 2i 00 

Morizet, caisse 2 1 00 

Louis Rcederer, caisse.. 28 00 
Gold Lack Sec, caisse. ..2/00 
Piper Heidsick, caisse.. 27 00 
Perrier Jouet, caisse — 28 00 
E. Mercier & Cie., carte 

d'or, caisse 28 00 

Gd vin des Ambassades.c 12 50 
Vin des Princes, caisse . . 22 00 

Vin d'ete, caisse . 16 00 

E. Cazanove " 22 00 

Tessier caisse 14 00 

Vins toniques 
Vin de Ohevrier, la douz.,12 50 
Stimulant au vin de Ran- 

cio, la douz, - 00 

Culrs et peaux. 
Cuirs a semelles. 
Spanish No 1 18 lbs en moy.O 22 
" 25 " et au-des.O 22 

Spanish No 1 leger 21 

No 2 ? ' 20 

" 18 lbs en moy.O 21 

Zanzibar 19 

Slaughter sole No 1 steers.O 21 

p. ord.O 22 

'• No 2 " 21 

" union crop No 1.0 28 

' No 2.0 26 

Harnais finis a la main p.lb.O 26 

No. 2 21 

" finis a la rouep.lb.O 25 

Harnais No. 2 21 

taureau . . . .p. lb.O 2 < 

Vache ciree mince. ..p. lb.O 30 

forte No. 1 p. lb.O 2i 

Vache grain, pesaate p. lb. 30 

" ecossaise i .lb. 31 

Taure franeaise p. " 75 

" anglaise ... p. '0 80 
canadienne. Lion " 60 



2 15 


2 15 


1 90 


1 90 


1 90 


1 75 


3 50 


1 10 


5 65 


6 65 


21 00 


20 00 


1 10 


1 60 


11 '0 


04 00 


15 00 


00 00 


4 00 


21 00 


6 65 


6 50 


00 


00 00 


18 5) 


14 00 


14 50 


14 50 


pes. 


25 00 


30 00 


24 00 


3i 00 


00 00 


30 00 


24 00 


24 00 


30 00 


29 00 


29 00 


30 00 


30 00 


13 75 


23 00 


17 00 


00 00 


15 50 


13 00 


9 00 


24 


24 


23 


22 


22 


20 


25 


21 


23 


30 


28 


2 i 


26 


27 


26 


21 


35 


33 


35 


35 


85 


90 


70 



Veau can. 25 a 30 lbs p. lb. 65 70 
36 a 45 '• p. lb. 50 60 
45 et plus p. lb. 50 .'5 

Vache f endue Ont H 20 22 

'• Hm....O 18 20 

' Med.. 18 20 

" iunior.O 17 19 
" Que.sen.ham0 16 18 
" jun. m. alight 15 18 

Vache vernie le pied.O 14 16 

" d'Ontario " 14 16 
Cuirverni "Enamel"" 14 16 

Mouton mince la doz.3 00 6 00 

epais " 10 00 00 

Dongola glace, ord. le pied.O 15 ?5 

Kid Chevrette " 25 30 

Chevre deslndes glacee " 10 12 

Kangourou " 40 60 

Dongola dull " 15 22 

Buff d'Ontario H. 00 14 

M. 00 n 13 

H. M. 00 13 

L. M. 00 12 

Buff d'Ontario No 2 10 11 

Buff de Quebec H. 13 00 00 
M. 12} 12 11 

BuffdeQuebecNo2 10 12 

Glove Grain Ontario 11 12 

" Quebec 11 12 

Pebble " Ontario 11 13 

" Quebec 11 13 

Cuir a bourrure No 1. 20 No 2 18 

" fini francais 20 

" " russe 20 25 

Peaux.. Prix piyis aux houchers. 

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do do No. 2 5 0) 00 

do do No. 3 4 00 00 

Veaux, la livre ... 06 00 

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do do do ...No. 2 00 

Lalnes. 
Toisondu Canada, la lb. 22 a 25 
Arrachee. non assort. " 21 a 22 

A, extra superieure, " 23 a 26 

B, superieure, " 20 a 21 
Noire, " 00 a 18 
Cap de B. E. en suint, " 14 a 16 
Australie, lavee, " 00 a 00 
Buenos Ayres, " " 30 a 3.'( 
Natal, en suint, " 15 a 16 

Pelleteries brutes. 
Prix payis d. Montrial. 

Vison, la piece $1 50 a $2 CO 

Ratmusque (automne). 08 12 

Marte, No. 1 1 50 2 00 

Renard roux 1 30 1 50 

Pecan 5 00 8 00 

Bete puante 50 70 

Ours 8 00 20 00 

Loutre 8 00 15 50 

Castor, la livre 4 00 5 00 

Chat sauvage 25 75 

Fers et Metaux. 
Ferkonnerie et quincallkrie. 
Fers d cheval : 

Ordinaires, au baril 3 75 00 

do par char .. 3 50 00 

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7-16 " 3 90 00 

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Brule; pour tuyau. la lb 06 07 

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Crampes 00 C3> 

Fil de laiton, a collets 

par lb 35 40 

Fontes MalUable3 " 09 10 

Enclutnes ■ 11} 12 

Hhamieres : 

T et "Strap" par lb 05 Or* 

Strap et Gonds flletes 03J C3 

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Olous coupes a chaud : 

Au char, 10c de moins 
De 5} a 6 pes, par 100 
pes. " 

4 a 4* 
3J a 4 
3 pes. 
2ia25 
2 a 2i 
lialj 
1J pouce 
Clous coupes a froid : 
De 1J a 1| pes, par 100 lbs 
li pouce " 

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1 pouce 

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1 aH 

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3 21 

3 60 
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- 3 10 
! 3 50 
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3 95 
3 75 
3 60 

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30.00 a 


150.00 



38 



LE PRIX OOURANT 



Etablle en 1830. 



La phis ancienne maison d'Encanteura en Canada. 

Encanteurs de Commerce et Marchands a Commission. 
86 ET 88 RUE ST-PIERRE, MONTREAL 

References : La Bancjuk du Peuple, La Banque de Montreal 



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Plomb. 

Saumons par lb 03i, 03J 

Barres 04 044 

FeuUles 0410 04* 

Dechasse 06 06| 

Tuyau par 100 lbs 5 00 5 25 

Zinc. 
Lingots, Spelter. par lb i\ 04 J 
Feuilles, No. 8.. 4i 05 

Acier. 

A resssort ... .par 100 lbs 2 fin 3 00 

Alisse 1 90 2 00 

Americain 5 00 6 00 

A bandage 2 00 2 10 

Apince 2 £0 2 55 

Fondu parib 10 11 

Poule, ordinaire. 00 07 

De mecanicien . . 02J 03 

Fontes. 

Siemens par tonne 17 50 18 CO 

Coltness 00 00 00 00 

Calder 00 00 00 00 

Langloan 00 00 00 00 

Summerlee 20 50 21 50 

Eglinton 18 00 19 00 

Glengarnock.... 00 00 00 00 

Carnbroe 1(1 00 19 59 

FerronaNo 1... 17 50 18 00 
Des Trois Rivier. 

au charb. de bois 26 50 28 00 

Fer en barres. 

Canadieu par 100 lbs 1 60 1 70 

Anglais 2 10 2 25 

Affine 2 25 2 50 

De Suede 3 10 3 00 

DeNorvege 3 25 3 25 

Lowmoor 5 00 5 50 

Fer en verge.. 09 10 

Feuillard. 

A cercler par 100 lbs 2 15 2 25 

Double 2 10 00 

T6les. 
Noire. Nos 10 a 20, p. 100 lbs 2 00 2 25 
22a24, " n 00 2 3') 
26 par 100 lbs 00 2 40 
28 par 100 lbs.. 00 2 5) 
Galvanisee Morewood — 05$ 06 
Queen's head. 04* 05 



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No. 26, " " 07 

No. 28, 84x36 p. 100 lbs. 07 
Russie, Nos 8, 9 et 10, par lb. . . . 10} 

Canada, par bolte 2 25 

Ferblanc. 

Coke I C par bolte 2 85 

Charbon de bois I C par bolte . . 3 25 

IX " .. 4 50 

Pour chaq. X additionnel extra 1 00 

Charbon de bois DC 

I C Bradley 5 50a5 75 

Ferblanc terne 5 75 6 50 

Tuyaux de poeles. 
Tuyaux No. 7, les 100 feuilles. ... $5 75 
6, " .... 5 50 

Coudes ronds pat., la douz 1 00 

Connections, T et Y 2.40 

Materiaux de Construction 

CIMENTS 

Cimentde Portland 1 90 2 25 

Platre calcine . 1 80 2 00 

Chaux, maconne p. 100 lbs 40 50 

PLATRE POUR LA TERRE 

Lesac 50 55 

BRIQUE8 

De Montreal 7 50 8 CO 

Du bord de l'eau 00 00 

Refractaires 18 00 22 00 

Brique pressee 25 00 35 00 

PEINTURES 

Blanc de plomb pur, 100 lbs.4 75 5 00 

Nol 4 50 4 75 

1 4 00 4 25 

1 3 75 i 00 

sec 5 00 5 50 

Rouge de Paris, Red Lead 4 25 5 00 

Rouge de Venise, Anglais 1 50 2 00 

Oore jaune 1 50 3 00 

Ocre rouge 1 50 2 50 

Blanc de Ceruse 45 60 

Peintures preparees, gal.. . 1 00 1 20 

Huile de lin crue 55 56 

bouillie 57 58 

Ess. de Terebenthine C 45 46 

Mastic par 100 lbs 2 00 2 50 

Papier goudronne, la lb. . . Oil 02 

Papier feutre, le rouleau. . 00 5o 

Papier goud., le rouleau.. 00 63 



VERRES A VITRE8 

United 14 a 25.. 1 25 a 1 30 50 pds. 
1 35 1 40 



41 
51 
61 
71 

81 
86 
91 



40. 
50. 
60. 



2 85 

3 30 



70.. 3 55 
80.. 4 10 
85.. 4 60 
90.. 6 10 
95 



3 00 100 pds. 
3 50 

3 75 
i 25 

4 75 
6 25 



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Tuyaux en fer — liste : 
i pouce de diametre 



1 " " 

U " 

U " 

2 " " 

2* " 

2 " " 

3i " 

4 " " 

a " " 

5 " " 

6 " " 

Escompte 65 a 70 p.c. 

Gros tuyau pour egouts. eau, 
etc, la tonne net $33 00 $34 00 

1 uyaux en gres — liste, esc. 15 p.c. 
4 pes. par longueur de 3pd — $0 45 



1? 
17 
24 
30 
43 
50 
62 
74 

88 

1 06 
1 8 
1 65 



2 10 2 75 

2 10 2 75 

3 00 4 00 
3 00 00 



9x 6 
9x 9 
12x9 
12 x 12 



Syphon : simple, double. 

4 pouces 1 40 2 00 

6 " 190 2 75 

9 •' 2 75 3 30 

12 " 4 00 6 00 



Tuyaux a chemtnte : 
!l Jpouces, p ir pied 



25 
40 



18 



60 

90 

1 26 

2 10 
2 70 



Coudes rends : 

4 pouces chacun 75 

6 " " 100 

9 " " 175 

12 " " 2 50 

Tuyaux de riduction : 

6x4 pouces chacun 1 40 

9x6 " " 1 90 

2x9 " •' 275 

Connection carree ou/ausse 
iquerre : 

simple doub. 

4x4 pouces chacun — 90 1 40 

6x 4 " " .... 1 50 1 90 

6x6 " " .... 1 50 1 90 



Charbons. 

PRIX DE DETAIL. 

Grate par tonne de 2000 lbs .. $5 50 
Furnace do .. 5 50 

Egg do . . 5 50 

Stove do .. 5 75 

Chestnut do .. 5 75 

Peanut do . . 00 

Screenings do 2240 lbs.. 1.80 

Scotch Grate * do 2000 " 0.00 6.00 
Scotch Steam * do 2240 " 3.90 4.50 
Vale Grate do 2000 " . . 5 25 

WelschAnthracitedo2000 "6 45 7 00 
Pictou i a» do 2240 " ^ 

Cape Breton |-| ,9 do " " 4 00 
Glace Bay Vs- do " -' Y a 
Sydney o § do " •' 4 50 

Reserve I Qo do " "I 

Charbon de forge do 2000 " 00 6.O0 
Lehigh pour fond, do " " 6.50 6.75 
Coke " par chaldron 6.75 7.00 

" usage domestique 3.20 

" " " concasse. 4.00 

* Selon distance et qualite. 
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Prix paye par marchands, aux chars 
gare Hochelaga. 

Erable la corde $1 75 a $5 00 

Merisier do 4 50 a 4 75 

Bouleau,&c.do 4 00 a 00 

Epinette do 4 (l la o CO 

Slabs par chars 26 00 a 28 00 

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Chaussures. 



Prix en gros. 



Homines. 

Brogans $0 80a0 90 

Cobourgs C 90 110 

Split Balmorals 93 1 20 

Kip " 1 20 1 40 

Buff " 1 25 2 00 

Veau " 2 00 3 85 

BuffCongress 135 2 00 

Veau " 2 25 3 40 

Split boots 1 40 2 15 

Kip " 2 00 2 90 

Veau " 2 15 3 90 

Bottes en feutre 1 60 2 00 

1 75 2 50 

Wigwams 65 90 

Mocassins 1 50 2 15 



Garcons. 

$0 65 a 85 

65 90 



1 00 
1 00 
1 10 



1 25 
1 60 



1 20 
1 20 
1 25 



1 60 

2 00 



Split Boots. 



A cheville. 



Femmes. 

$0 70 a 80 

Split Balmorals 80 95 

Kip " 1 10 1 20 

Buff 90 130 

Pebble •' 90 1 3D 

Buff Bals clous en cuivre 1 10 1 25 

A COUTURE. 

Pebbles Boutonnees 1 15 1 40 

Buff lustre " 120 130 

Pebble " 1 20 1 60 

Lustre " 1 35 1 60 

Chevre " 1 75 2 00 

Veau poli 140 2 00 

Chevreau francais 1 90 3 60 

" canadien 1 50 2 85 

Bols durs. 



Filles. 

$0 70 a 85 
70 80 



Offl 
0T)0 
95 
95 



95 
95 
85 

80 

1 25 
1 25 
1 90 
1 20 



1 05 
1 05 
1 10 
1 10 

1 05 
1 05 
1 00 
1 10 
1 40 

1 50 

2 50 
00 



Enfants. 
$0 HOaO 65 
65 70 
55 6) 
80 90 
90 .... 



1 25 1 50 



Enfants 

80 45a0 6. 

50 6^ 



65 
60 
50 
50 

65 
70 
65 
70 
90 

85 

1 40 
1 00 



80 
7 5 


uO 



80 
80 
80 

80 

1 15 
1 00 
1 70 
00 



Prix de detail. 
Acajou de 1 a 3 pouces 
Cedre rouge i pouce 
Noyer noir 1 a 4 pouces 
Noyer noir 6x6, 7x7, 8x8 
Cerisier 1 a 4 pouces 
Frene 1 a 3 pouces 
Merisier 1 a 4 pouces 
Merisier 5x5, 6x6, 7x7, 8x8 
Erable 1 a 2 pouces 
Orme 1 a 2 pouces 
Noyer t endre 1 a 2 pouces 
Cotonnier 1 a 4 pouces 
Bois blanc 1 a 4 pouces 
Chene 1 a 2 pouces rouge 
Ch6ne 1 a 2 pouces blanc 
Chene scie sur grain 

Plaquage {veneers): 
Uni 
Francais 



le pied 

do '.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.".'.'.'.'.'. 

do 

do 

le M 21 



22 a 
10 a 
10 a 
14 a 
9 a 



do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 



24 

12 
14 

16 
11 

00 a 25 00 
00 a 25 00 
00 a 25 00 
00 a 30 00 
00 a 25 00 
00 a 50 00 
CO a 45 00 
0C a 22 00 
00 a 50 00 
00 a 50 00 
00 a 70 00 



par 100 pieds. 
lafeuiile... 



60 a 

50 a 



1 00 
125 



do 
le pied, 
do . 
do . 



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Erable pique 
Noyer noir onde 
Acajou (mahogany) 

Bols de Service 

Pin. 
1 pouce strip shipping cull, 
li, 14 et 2 pees. do 

1 pouce shipping cull sidings 
li, 1J et 2 pouces do 
1 pouce qualite marchande 
li, H et 2 pees. do 

1 pouce mill cull, strip, etc. No. 2 
li, li et 2 pees, do 
1 pouce mill cull No. 1 
1, li et 2 pees, do 



do 
do. 



No 2 



3 pees 
do 

Epinette. 
1 pouce mill cull 
li, li et 2 pees, mill cull 
3 pouces mill cull 
1, li, li et 2 pees, qualite march . 

Pruche. 
1, 2 et 3 pouces 

Colombages en pin, 2x3, 3 x e3xl 
Lattes— lere qualit6 

2eme do 
Bardeaux pin XXX 
do XX 

do X 

do lere qualite 

do 2eme do 

Bardeaux cedre XXX 
do XX 

do X 

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de 16 a 24 pieds -3x64 3x11 



6 a 16 pieds 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 



le M $12 00 



25 a 50 

04 a 06 

04 a 05 
8 a 

Prix en gros 



5 a 9 pouces 
do 
do 
do 



-aux chars 



16 pouces 

do 

do 
18 pouces 

do 
16 pouces 

do 

do 

do 



de 25 a 30 
de 31 a 35 
de 16 a 24 
de 25 a 30 
de 31 a 35 



Bois carre- 



do do 
do do 

—3 x 12 a 3 x 14 
do do 
do do 

pin. 



de 16 a 24 pieds — de 5 a 11 pouces carres 

de 25 a 30 do do do 

de 31 a 35 do do do 

de 16 a 24 do — de 12 a 14 pouces carres 

de 25 a 30 do do do 

de 31 a 35 do do do 

Charpente en pruche. 
de 17 a 30 pieds jusqu'a 12 pouces 
Charpente en epinette 

do en epinette rouge 



do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
Ho 



12 00 

14 00 

15 00 
20 00 
20 00 
10 00 
10 00 
12 00 
12 00 
10 00 

6 50 



15 00 

15 00 

16 OC 
18 00 
30 00 
30 00 
10 50 
10 50 
15 00 
15 00 
12 00 

8 5C 



9 00 10 00 

10 00 11 00 

9 00 10 00 

12 00 13 50 



9 00 
10 00 
1 60 

1 35 

2 90 

2 40 
1 50 

3 00 

1 75 

2 90 
2 40 
1 50 
1 75 

16 00 
18 00 
21 00 

18 00 

20 00 
23 00 

17 00 

19 00 

21 00 
19 00 
21 00 
23 00 



10 0C 

11 00 
1 75 

1 50 
3 00 

2 50 



3 00 
2 



17 00 

18 50 
22 50 

19 00 

21 00 
24 00 

18 

20 00 

22 00 
20 00 
22 00 
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41 



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Semaiae termtnie le 29 fevrier 1896. 
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QUARTIER ST-JACQUES. 

Rue St-Huberc. No 389. Lot 1194-21, 
avec maison en pierre et brique, terrain 
24 x 84 8 sup. 2032. Succ. N. A. Hurteau 
a Leandre Fauteux ; $6,300 [40951]. 

Rue Montana, No 64a. Lot 1207-191, 
avec maison en brique, terrain 24 x 94. 
Adolphe Chevalier a Jos. Oct. Boucher ; 
$2,500 [40952] 

Rue St-Andr6, No 370 et 372. Lot 854- 
29, avec maison en brique, terrain 22.10 
x 71 sup. 1621. Cheri Gagne' a Georges 
Uucharme ; $4,500 [40963]. 

RneSt-Andr6 Nos54Laet 543. Lot J S 
O., Nos 1191-3 et 1191-4 avec maison en 
brique, terrain 40 x 75, sup. 3000. Fa- 
bien Giroux a Th6ophile C. Denis ; $5,500 
[40964]. 

Rue St-Christophe, No 130. Lot£ N.-E. 
No 849-38 avec maison pierre et brique, 
terrain irr , sup. 2418 uds. Mme Louise 
Eliz Henrietta Auge\ 6pouse de John 
Chaffers a O. M. Auge ; $5 000 [40968J 

Rue Beaudry, Nos 523 et 525 Lot 1086, 
avec maison en brique, terrain 31 x 
104.6, sup. 3241 pds. F. X. Allard a Napo- 
16on Oasgraiu ; $1,500 [40972]. 

Rue Wolfo, No 346a. Lot 974- 101, avec 
maison en orique, terrain 21 x 66. Aglae 
Laram6e, vve de Mathias Larose a. Eu- 
lalie Dupuis, veuve de Jos. Fontaine ; 
$1,450 [40979]. 

Rue Wolfe, Nos 544 a 550. Lot 974 61. 
62, 63 et 64, avec maison en brique, sup 
3835 pie ds Alfred Dalbec a Alexindre 
Richer; $7,500 [40995]. 

Rue Amheist, Nos 696 §,700. Lot 1211- 
36, avec manon en pierre et brique, ter- 
rain 25 x 110, sup. 2750 pds. Sure Jos. 
B. Galipeau a Sarah Bonnault, veuve de 
A. Plante ; $4,000 [40998] 

Rue Rivard, Nos 64 et 66. Lot 1202 58 
et 59 avec maison en brique, sup. 2800 
pds. Jeannotte FieVes a Victoria Bi- 
gras, 6pouse de Isaii Valiquette; $2,800 
[41001]. 

QUARTIER ST-LAUREST 

Rue Mance, Nos 33, 37 et 39- Lot 276, 
avec maison pierre eD brique, terrain 
irregulier, 3831 pds. en super. Rebecca 
Max, epse de Louis Levy a Domithilde 
AmableLamontagne,epsedeJ.M.Fortier; 
$13 500 [40957] 

Rue Sc-Oharles-Boroaamee, Nos 308 et 
314. Lot 150, avec maison pierre et bri- 
que, terrain irregulier, super. 4263 pds. 
LeSherifde Montreal a The Trust & 
Loan Co ; $7,500 [40978]. 

Rue St-Laurenc, Nos 810 a 868. Pt. 
N.-E. 12, 13, 14, 16a, 17 et 48, avec maison 
pierre et brique, terrain irregulier, 33174 
pds. James Baxter a Wm Ellegood ; $97,- 
500 [40993]. 

QUARTIER ST-LOUIS. 

Ave. Hotel do Vile. Lot 897-10, ter- 
rain 22 x6J vacant. Mde J. X. Leblanc 
a Delia Desjardius, 6p. de L. F. Ricber ; 
$1,122 [40905]. 

Ave Laval. Lot 897 23 et 24, terrains 
le premier 23 x 75, le deuxiecne 24 x 85 
vacant. Emma Lawlor a Marancez De 
Rosay Spouse de Joseph Chs E. Levy ; 
$4,800 [4099U]. 

QUARTIER STE - MARIE 

Rue de Montigny, Nos 664 a 674. Lots 
499-21 et 22, avec maison en 'brique, ter- 
rain 25 x 96 chacun. Succession N. A. 
Hurteau a Joseph Brahan; $3,500 [40932J 

Rue Dorchester No 23a et 27. Lot 465 



avec maison en brique, terrain 42 x 116, 
sup. 4872 pds. The Montreal Loan & 
Mortgage Co. a James Danskens ; $1,800 
[40945] 

Rue Harmony, No 294. Lot pt. No 1348 
avec maison en bois, terrain 40 x 41. Oc- 
tave Rambert dit St- Martin a Louis 
Rambert dit St-Martin ; $300 [40999]. 

HOCHELAGA ET JACQUES-CARTIER 

BOULEVARD ST-DENIS 

Rue St-Huiert. Lots 489-298, 299 et 
300, terrain 25 x 86 8 chacun, vacants. 
H. V. Meredith a Peter McNamee ; $165 
[60636]. 

Rue St Hubert Lots 7-717, 718 et 719, 
terrain 25 x 99 chacun, vacants. H. V. 
Meredith a Patrick F. Cusack ; $225 
[60637]. 

Rue Labelle. Lot 489-57 et 58, terrain 
25 x 108 6 chacun, vacant. H V. Mere- 
dith a On6sime Frappier ; $135 [60691]. 

QUARTIER ST DENIS 

Rue Chambord. Lot i S. E. 331-178, 
terrain 25 x 73 6, sup. 1837.6 vacant. R. 
A. Mainwaring a Joseph Robitaille ; 
$146.96 [60662]. 

COTE ST-LUC 

Chemin de la Cote St-Luc. Lots 52-20 
et 21, terrains 23 x 75 chacun. Wm 
Prentice a Maud Mary Wood, epouse 
de Alfred Thomas State; $750 [60624]. 

COTE VISITATION 

Avenue Papineau. Lot 159a-2, terrain 
58 x 160 vacant. F. X. Tessier a Louis 
Tessier; $1,000 [60617]. 

Avenue Papineau. Lot pt. N. O. de 
159 12, 159-13. pt S. E. 159-14 vacant. 
Edouard Roy a Hermiline L6vtill6, 
veuve de E. Charest ; $1,300 [60670]. 

LACHINE 

Lot, pt sud de 168 et 169 Mary Eliza 
Bagg 6pse de Samuel Shackell a Jose- 
phine Fox 6pse de James Lowe jr. ; 
$1,570 [60616] 

Lot 19-1 et 2, terrains irr6guliers, le' 
premier 85680 pds sup., le deuxiSrns 
97280 pds sup. Les Executeurs Testa- 
mentaires de fou Wm H. Meredith a 
Alexandre Paterson ; $13,500 [60634]. 

Lot 13-4 et, 5, terrains irreguliers, le 
premier 10805 pds sup., le deuxieme 
10590 sup. Juhn Georgo Savage Ex-Test 
de Lelias Elizabeth Eraser a J. S. Sa- 
vage, veuve du R6v. Geo. Drummond 
Retlpath ; $3,000 [60653]. 

Lot 16-41, terrain 55 x 98 9, super. 5332 
pdri, vacant Charles LSandre Allard a 
Alphonse Turcot; $225 [60672]. 

MILE END 

Rue St-Louirj, No 14. Lot 174-3, avec 
maison en bois, terrain 23 x 100. Wm H. 
D.Young a Louis L6on Ferland ; $800 
[60627]. 

MONTREAL ANNEXE. 

Rue Waverley. Lot I N. O. de 11-609, 
terrain 25 x 88, vacant. The Montreal 
Investment & Freehold Co a Fabien Le- 
cavalier ; $355 [60603]. 

Rue Waverley. Pt. S E. de 11-609, ter- 
rain 25 x 88, vacant. The Montreal 
Investment & Freehold Co a Joseph La- 
croix; $355 [60604]. 

Rue Clark. Lot, pt. S. E. de 11-446, 
terrain 25 x 88 vacant. The Montreal 
Investment & Freehold Co. a Ths F. 
Smith; $400 [60619]. 

Rue Clark. Lot 11-354, terrain 50 x 84 
vacant The Montreal Investment & 
Freehold Co. a Lgandre Ma«s6e ; j-728 
[60651]. 

Rue Clark. Lot £ sud de 11-1101, ter- 
rain 25 x 88 vacant. The Montreal In- 



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42 



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vestment & Freehold Co. aF. Paquette; 
$220. 

Rue Durocher. Lot i sud de 23-32-4 
vacant. The Montreal investment & 
Freehold Co. a S. Priestley ; $425. 

Rue Clark. Lot £ sud de 11-362, ter- 
rain 25 x 84, vacant. The Montreal In- 
vestment & Freehold Co. a F. Paine ; 
$400. 

Rue Clark. Lot J nord de 11-356, ter- 
rain 25 x 84 vacant. The Montreal In- 
vestment, & Freehold Co. a Dame S. Ra- 
cine ; $374. 

Rue St-Urbain. Lot \ sud de 11-465, 
terrain 25 x 100 vacant. The Montreal 
Investment & Freehold Co. a Jos. St- 
George ; $500. 

POINTB CLAIRE 

Lot, pt. de43. Albert Legault a Julie 
Giroux 6pse de Joseph Perrier ; $2,124.50 
[60661]. 

QUABTIEB ST GABRIEL 

Rue Rozel. Lot 3399-44 avec maison 
en brique, terrain irr. 25x82.10 d'unc6t6 
et 84 de l'antre, sup. 2085. Arthur La- 
marre a Fannie E. Freeman epse de Jos 
S. N. Dugan et a Albert E. Dugan ; 
$1,825 [60594] 

Rue Knox, Nos 226a et 228. Lot 3399- 
129, terrain 22 x 71 avec maison. Le 
Sherif de Montreal a Louis Henri He- 
naulo;$400 [60607]. 

Rue St Charles, Nos 73 et 75a, maison 
en brique. Lot £ S. O. No 2781, terrain 
24 x 106.6. George Ostrout a Colin Mc- 
Dougall; $1,600 [60618]. 

Rue Reading. Lot 3399-181, terrain 
irreg. 24 pds de front, 16 6 en arriere 
par 90 ; sup. 1822 pds. R6mi Guertin a 
Joseph Fabien ; $517.50 [6U649]. 

Rue Rushbrooke. Lots 3311 4, 3312-2 
et 3309-6, terrain 16 x 70, sup. 1126 pieds. 
Warren Anderson Kneelann a, Wm Hy. 
Paesly ; $2,900 [60688]. 

QUABTIER ST-JEAN-BAPTISTE. 

Rue St-Urbain. Lot 493, terraiu 9J x 
168 vacant. John Magor a Victor Morin 
et J. B. A. Alarie ;$8,316 [60591]. 

Rue Rachel. Lot 7-167, terrain 26.5 x 
100 vacant Isidore Lsfebvre a Louis 
Debien ; $725 [60621]. 

Rues Cbambord, Lasalle, Marie-Aune 
et Gilford. Lots 6-25, 110. Ill, 129 a 132, 
138 et 150 ; 330 3, 35 a 38, 67 a 70, 111 a 114, 
126,127, 137, 144 et 153, vacauts, terrains 
24 x 70, chacun R. Gohier, pere et al a 
Map. Rheauuie ; $3,700 [60622]. 

Rue Dufferin, No 125. Lot 7-101, 102 et 
103, avec 2 maisous, terrains 25 x 80 cha- 
cun. Le Sharif de Montreal a Michaud 
Frere & Cie. $1195 [60643]. 

Rue Drolet Lot 15-629, terrain 20 x 72 
vacant. Le Sherif de Montreal a Victo- 
rine Morin; $395 [60674]. 

RIVIERE DES PRAIRIES 

Lot 85-2 et 3, terrain 47 6 x 98 chacun. 
O. M. Aug6 et J. I. Lamarre a Francois 
" Lauzon ; $200 [60340], 

Lots 87-10 et 11. terrain 47.6 x 100 cha- 
cun. O M.Auge et J. I. Lamarre a Joseph 
Mathieu ; $200 [60655]. 

Lot 87-8 et 9, terrain 47.6 x 100, cha- 
cun. 0. M. Aug6 et J. I. Lamarre a Alfred 
Desmarais ; $200 [60656] 

Lots 87-216 et 217, terrain 47 6 x 100 
chacuu. O. M. Augeet J. I. Lamarre a Jo- 
seph SimSon Pilou ; $200 [6 057]. 

Lot 79-7 et 8, terrain 47 6 x 100 chacun. 
O. M. Auge et J. I. Lamarre a Louis 
TStreault ; $200 [60658]. 

Lot 79-9 et 10, terrain 4f.6 x 100 cha- 
cun. 0. M. Aug6 et J. I. Lamarre a Se- 
vere Waddel ; $200 [60659]. 

STE-ANNE DE BELLEVUE 

Lot, pt 296. Robert Reford a John 
Crowe; $2,250 [60608]. 



ST-HENBI. 

Rue projetee. Lot 385-134, terrain 25 
x 125. Charles E. Grant a U. Henri 
Dandurand ; $3,000 [60589]. 

Rue Agn6s. Lot 1 63 avec maison en 
brique, terraiu 36 x 95. Fabien Prieur a 
L. P. Hubert ; $4,000 [60638]. 

Rue St Philippe, No 91 Lot 1826 avec 
maison en bois, terrain 33 x 100. The 
Montreal Loan & Mortgage Co. a Mar- 
garet Herbertson, Spouse de WmBrem- 
ner ; $1,600 [60639]. 

WESTMOUNT 

Ave. Greene. Lot 384-132, terrain 50 x 
465 6, sup. 23275 pds, vacant. S. D. Val- 
lieres et al. a The Town of Westmount ; 
moyennant diffSrentes considerations 
[60502]. 

Rue projetee. Lot 374-70 et 72, ter- 
rain irrSgulier, sup. 25915 pds, vacants. 
D. Yuile a J. F. Patterson ; $2,591 50 
[60565]. 

Elm Ave. No 383. Lot 375-128, terrain 
25 x 105 avec maison. Alfred Fauteux a 
Charles E. Grant ; $5,600 [60590]. 

Lots 1/5 indivis de 218 et 219 de la pa- 
roisse de Montreal et 156a de la C6te 
des Neiges, avec maison en pierre, ter- 
rain 3 arpents de front par 30 de pro- 
fondeur, plus 6 arpents en snperficiesur 
Western Avenue, moins 38478 pds re- 
serves sur le lot 219 formant partie de 
Western Avenue. Geo. F. Foster a The 
Westmount Land Co ; $85,000 [606u9]. 

Elm Ave. Lots 374-1-17, 18; 374-2- 
18, 19 ; pt. N.-O. de 374 1-16 et de 374-2 
17 ; pt S.-E de 374-1-19 et de 374-2-20, 
terrain 10,000 pds en superflcie, vacant. 
F W Newman a Pierre Picotte ; $8,837.50 
[60676]. 

MONTREAL OUEST 

QUABTIEB STE-ANNE 

Rue St-Patrii k, Nos 43i a, 49. Lots 587 
et 588, avec maison en brique, terrain 
64 de front et 53 en arriere x 100.3, 
superflcie 5865 pds. Richard Bolton i, 
Geo. Blellock ; $4 800 [127968]. 

Rue des Soeurs-Grises, Nos 12 et 18. 
Lot 1576, avec 2 maisons en brique. Deux 
parties de lot, le premier 55 9 x 43 8 et 
I'autre 69 x 45.4. Hugh McLennan a J. 
H. Mayrand; $5,250 [127980]. 

QUABTIEB ST-ANTOINE 

Rue Gaud ry, Nos 7 et 9. Lot 1637-22 et 23 
avec maison en pierre et brique. terrain 
20 x 72 chacun. Geo. EHe Bail a HonorS 
Tremblay; $7,000 [127970]. 

Rue Coursol, No 60. Lot 87-12 avec 
maison en pierre et brique, terrain 20 x 
80. Dame Catherine Clement dit Lari- 
vidre, Spouse de John Conway a Robert 
McCoy; $2,700 [127972]. 

Rue Crescent. Lot, pt. 1702 avec mai- 
son en construction, terrain irreg., sup. 
2333 pds. Dame Mary Ann Findlay epse 
de W. H. Weir a Alex M. Crombie ; 
$13,000 [127973]. 

Rue Luaignau. Lot 476 et pt. 477, ter- 
rain irreg , sup. 16209 pds. Succ. Jos. 
Benning et al a. Pintch Patent Lighting 
Co. Ltd ; $7,890 [127979] 

Plymouth Grove, Nos 30 a 34. Lot 
1637 35 et 36, avec maison eu pierre et 
brique, terrain irreg., 3915 pds sup. Eug. 
Paquin a Patr'k Brennan ; $4000 [127995]. 

Brandon Place. Lot 1639-13 et 14, avec 
maison en brique, terrain 25 x 112 cha- 
cui. Cleophas Roussiu a. Richard War- 
minton ; $13,000 [127997]. 
-♦ 

Des chevaux canadiens achetSs a 
Owen Sound, Ingersoll et Orangeville, 
et exp&lies en Angleterre par le steamer 
Borderer viennent d'etre vendus a Lon- 
dres a des prix variant de £23 a £27, 
soit environ de $107 a $125. 



NOTES COMMERCIALES 

Lea commissaires des licences se sont 
rSunis mardi ; iledisirent qu'il soit bien 
compris que toute personne a qui une 
licence a 6t6 refusSe, n'a pas besoin de 
renouveler sa demande, les quatre cents 
licences autorisSes par la loi ayant 
toutes 6t6 accordeee. 



Le comte' de Charlevoix suit le mou- 
vement. Un reseau telSphonique reliera 
bientot, la Pointe a Pic, la Malbaie et le 
Cap a l'Aigle. Mais, ce ne sera que le 
prelude des travaux, car l'intention de 
ceux qui sont a la tete de l'entreprise 
est de relier entre elles toutes les pa- 
roissts du comtS. 



Les habitants de Terre-Neuve sont 
dans la joie. Les Etats Unis n'impo- 
saient pas de droits sur le hareng im- 
ports par navires amSricains. DSsor- 
mais les droits seront acquitt^s, sur un 
meme pied, mgme quand le poisson sera 
chargS sous pavilion des Etats-Unis. On 
s'apprete a Terre-Neuve a faire une rude 
concurrence aux navires de Boston et 
de Gloucester, pour expedier le hareng 
gelS de Placencia et de la Baie de For- 
tune. 



Les charbrmnages francais tendent a 
devenir les fournisseurs exclusifs de la 
clientele francaise. II est intSressant 
de noter les resultats de ces efforts. 

En 1894, le charbon anglais introduit 
en France reprSsente 11,161,630 tonnes, 
soit 1,810,900 tonnes de m das qu'e i 
1893 ; durant la meme annee, la produc- 
tion francaise s'est accrue de 1,766,000 
tonnes. Cependant, le prix moyen de 
vente ayant baissS de 27 centimes (5 cts) 
par tonne, il en est results une diminu- 
tion d'environ 6 0/0 dans le revenu des 
actions des SociStSs houilleres. 



L'importance de 1'importation des 
papiers points dans la colonie du Cap a 
StS la suivaute pendant les cinq der- 
uieres annSes en livres sterling : 

1890, 10,114 ; 1891, 9,448 ; 1892, 12,861 ; 

1893, 16,962 ; 1894, 16,480. 

II y a done eu, en cinq ans, une aug- 
mentation de plus d'un tiers, et la ISgere 
baisse en 1894 doit Stre attribute 
probablement a des stocks anterieurs, 
car on e.-t d'accord pour considSrer que 
c :t article se developpera, a mesure que 
les usages europeens pSndtreront dans 
l'Afrique australe. 

L'Angleterre a StS, du moins d'apres 
les statistiques officielles, seule a expor- 
ter cet article, sauf 1'A.llemagne qui, en 

1894, figure pour 9,000 fr. sur 412,000 fr. 
Acluellement, les papiers a tenture 

sont bien demanded et, le plus souvent, 
sont assortis avec les pliuthes et soubas- 
sements. 

Si des modeles uouveaux et elegants 
6taient offerts a bas prix, ils trouve- 
raient facilement acheteur. 

Les dimensions des rouleaux ont une 
grande importance ; il serait a peu pres 
impossible de placer des articles qui 
auraient, en longueur, moins de 36 pieds 
anglais. 

Les papiers anglais ayant 21 pouces 
en largeur sont preTerSs a ceux du 
continent et d'AmSrique, qui n'ont que 
18J pouces: cependant, on commence a 
importer de ces derniers. 

Les tentures d'appartement, rosettes, 
moulures, corniches, dessus de portes, 
etc., en zylogetine, papier-stuc ou 
autres produits analogues, sont fr6- 
quemment usit6s pour les constructions 
seches. 



LA BANQU E JACQUE S-CARTIER 

BUREAU CHEF, MONTREAL. 



CAPITAL PAYE $500,000 

FONDS DE RESERVE- - - - 235,000 

(Rabais d'Escompte) 25,000 

dirkcteurs : L'Hon. ALPH. DESJARDINS, 
President ; MM. A. S. HAMELIN, Vice-President ; 
nUMONT LAVIOLETTE, JOEL LEDUC, A. L. 
De MARTIGNY ; A. L. De Martigny, Directeur- 
Gerant ; Tancrede Bienvenu, Assistant-Gerant ; 
E. G. St. Jean Inspecteur. 

succursales: dt-Hyacinthe, A. Clement, ge- 
rant; Beauharnois, J. Leduc, gerant; Hull, P.Q., 
J. P. de Martigny. gerant ; -5t. Sauveur. (Que) N. 
Dion, gerant ; Quebec, rue St-Jean, C. S. Powell, 
gerant ; Fraserville, J. O. Leblanc, gerant ; Valley - 
fleld, Ls. deMartigny. gerant; Victoriaville, A. 
Marchand, gerant ; Ste-Anne de la Perade, J. A. 
Rousseau, gerant ; Kdmonton, Alberta, N. W. T., 
J. E. Laureneelle, gerant. 

branches a Montreal : St-J.-Baptiste, A. Boyer, 

g6rant; dt«Cunegonde, H. Bourbeau, gerant ; Sfc- 
lenri, H. Dorion, gerant ; Rue Ontario.G. Leclere, 
jr. gerant. 

departement d'epargnes : Au Bureau Princi- 
pal et aux Succursales. 

correspond ants : Londres, Ang. : Le Credit Ly- 
onnaia ; Le Comptoir National d'Escompte de Paris. 
Paris, France : Le Credit Lyonnais ; Le Comptoir 
National d'Escompte de Paris. Mew- York: National 
Bank of the Republic : Bank of America. Boston, 
Mass. : National Bank of the Commonwealth ; 
National Bank of the Republic Chicago : Bank of 
Montreal. Canada : The Merchants Bank of Ca- 
nada ; Bank of British North America. 

Emet des credits commerciaux et des lettres cir- 
oulaires, payables dans toutesles parties dumonde. 



La Banque du Peuple 

FONDEE EN 1835 

CAPITAL $1,200,000 

RESERVE 600, OOr 

Jacques Grenier, Ecr , President, Win Richer, 
Assist an t-Caissier, Arthur Gagnon, perteur. 

correspondents : 
Londres, Ang., MM. Glyn, Mills, Currie & Co. 

" " The Alliance Bank (limited). 

New- York, The National Bank of the Republic 
Hanover, National Bank. 
Boston, The National Revere Bank. 
Ontario, La Banque Molson. 
Nouveau-Brunswick, La Banque de Montreal. 
Nouvelle-Ecosse, Bank of Nova-Scotia, 
lie du Prince-Edouard. Merchants Bank of Halifax 



Ubalde Garand. 



Tancrede D. Tekroux. 



GARAND, TERROUX & Cie., 

BANQUIERS ET COURTIERS. 

No. 3, Place D'armes, MONTREAL. 

Effets de commerce achetes. Traites emises sur 
toutes les parties de l'Europe et de l'Amerique. 
Traites des pays etrangers encaissees aux taux les 
plus bas. Interet alloue sur depdts. Affaires tran- 
ligees par correspondance. 



BANQUE D'HOCHELAGA, 



Bureau Principal, 



MONTREAL. 



Etablie en 1875 

Provident Savings Life Assurance Society 

DE NEW YORK. 
CHAS. E. WILLARD, President. 

Revenu en 1891 $2,249,398.12 

Actif au 31 dec. 189L. 1.787,181. 85 

Passif, Actuaires, Evaluation 4%.. . . 960,930.53 

Surplus, Actuaires i°/„ 826,251.32 

Polices emises en 1894 22,114,526.00 

On demande des agents dans tous les comtes de la 
Province de Quebec. S'adresser a 

R. H. MATSON, Cerant Ceneral pour le Canada. 

rue Yonge, TORONTO, Ont 



The WESTERN LOU and TRUST Co, (ltd) 

Incorporee par acte special de la legislature 

Capital autorise $2,000,000 

Actif 1,500,000 

No 13, ru* St Sa n rement, Montreal, P. Q. 

Hon. A. W. Ogilvie, President 
W. Barclay Stephens, Ecr, Gerant 

J. W. Michaud, Ecr, Comptable 

Avocats : MM. Greenshields k Greenshields 

Banquiers : The Merchants Bank of Canada 

Cette Compagnie agit comme administrates, executeur, 

fidei-cominissaire, receveur, conseil d'interdits, gardien, liqui- 

dateur, etc., etc., et aussi comme agent pour les bureaux des 

agences ci-dessus. Debentures emises pour trois ou cinq 

ans, colleutables aiusi que l'interet sans charge dans tout le 

Canada. Pour informations s'adresser au gerant. 

W. BARCLAY STEPHENS. 

L. J. DESROSIERS 

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Promissoires, Bons et Hypotheques. Escompte de 
tous Billets A des Taux tn>3 Moderes. 

No 80 Rue Saint- Jacques 
Tel. Bell 2 49 MONTREAL 



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Bureau Principal : 102 Rue Saint-James, Montreal. 

EDIFICE IMPERIAL, BUREAUX 30 ET 31. 

President, Hon. J. G. Laviolette, M.C.L. ; Vice-President, F. X. Moisan ; Gerant et Secret., P. Caron< 
Situations vacantea pour agents et collecteurs. S'adresser personnelleinent ou par lettre a 

vT _ „ P. GARON, Gerant. 

N. B.— En faisant vot.re demande. mentionnez Le Prix Coitrant. 



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revenu pour la vie depuis $101) jusqu'a $10,000 par an, a tout age apres 45 ans. Pas 
d'examen medical requis. Si le d6ces a lieu en aucun temps avant que la pension 
devienne payable, tout I'argent payd par l'assur6 a la Compagnie sera retourne au 
b^n^ficiaire cle l'assurd. O'est le moyen le plus aise, le meilleur inarch^, le plus 
simple et le plus convenable d'^conomiser pour les vieux jours. Memes taux pour 
les hommes et les femmes. Pas d'examen medical exige. 

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Bureau Principal : TORONTO, CANADA. 

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G. H. JUNKIN, Gerant pour la ville, 162 Rue St-Jacques, MONTREAL. 
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Chicago, 



Capital verse $800,000 

Reserve - - 320,000 

DlRECTEURS : 

F. X. ST-CHARLES. President. 

R. BICKKRDIKE, Vice-President 

C. CHAPUT, J. D. ROLLAND, 

J. A. VAILLANCOURT. 
M. J. A. Prendergast, Gerant-general, 
C. A. Giroux, Assistant Gerant, 
A. W. Blouin, Inspecteur. 

SUCCURSALES : 

Trois-Rivieres, Joliette, Sorel, Valleyfield Loui- 
seville, Vanleek Hill, Ont., Winnipeg, Man., Mont- 
real 1376 Ste-Catherine, et 1756 Ste-Catherine pres 
Sanguinet, et 2201 Notre-Dame ouest. 

DEPARTEMENT D'EPARGNE : 

Au Bureau Principal et aux Succursales. 

CORRESPONDANTS : 

Londres, Anglt., Clydesdale Bank, limited. 

["Credit Lyonnais. 
p,,.:. tji_„ J Comptoir ivauonal d'Escompte. 
rarib, Dra.-^ Cr6dit industriel et Commercial. 

VSociete Generale. 
Berlin, Deutsche Bank. 

Bruxelles, Credit Lyonnais. 
Anvers, Banque Centrale Anversoise. 

( National Park Bank. 
New- York.-, Importers and Traders Nat. Bank. 

( Ladenburg, Thalmann & Co. 

i Third National Bank. 

( National Bank of Redemption. 

( National Live Stock Bank. 

( Illinois Trust and Savings Bank. 
Collections dans tout le Canada aux taux le 
plus bas. 

Emet des credits commerciaux et des lettres cir- 
culates pour les voya^eurs, payables dans toutes 
les parties du monde. 

LA BANQUE NATIONALE 

Bureau Chef, QUEBEC 
CAPITAL PAYE $1,200,000 

DlRECTEURS : R. Audette, Ecr, President ; A. B. Du- 

l'l'is, Ecr, Vice-President ; Hon. Juue Chauveau ; 

V. Chateauvert, Ecr, M. P. P. ; N. Rioux, Ecr ; 

V. Fortier, Ecr ; J. O. Villeneuve, M. P. P. 
George Crebassa, P. Lafrance, 

Gerant General. Gerant Bureau de Quebec. 
Inspecteur. 

SUCCURSALES : Quebec, Faubourg St-Jean ; Quebec, 
St-Rocb ; Montreal ; Sherbrooke ; St-Franeois N. E. Beauce ; 
Ste Marie, Beauce ; Chicoutimi ; Roberval ; Ottawa, Ont. ; 
Winnipeg, Man. 

AGENTS : Angleterre : The National Bank of Scotland' 
Londres ; France : Credit Lyonnais, Paris et SuccursaleB ; 
MM. Grnuebaum Freres & Cie, Paris ; Etats Cnis : The 
National Bank of the Republic, New-York ; Nat. Revere 
Bank, Boston. 

Les collections recoivent une attention speciale et les 
retoura en sont faits avec la plus grande promptitude. 

On sollicite respectueusement la correspondance. 

LA BANQUE DE ST-HYACINTHB 

Bureau Principal : St-Hyacinthe, P. Q. 



CAPITAL PAYE - - - 


$311,806 


RESERVE - - 

DlRECTEURS : 


45,000 


G. C. DESSAULLES, - 
J. R. BRILLON, 

J. B. BROUSSEAU. 


President, 
Vice-President. 
J. NAULT, 


JOS. MORTN. 





E. R. BLANCHARD, C. L. LEDOUX, 

Caissier. Inspecteur 
Succursales 

St. Cesaire, J. A. Bernier, gerant. 
Farnham, J. E. Campbell, gerant. 
Iberville, C. L. Ledoux, pro.-gerant. 
L'Assomption, M. N, Jarry. gerant. 

Correspondants : — Canada : Banque des Mar 
chands et scs branches. Etats-Unis : New-York, 
'the National Bank of theRepuhl'c, Importers and 
Traders National Bank, Ladenburg, Thalman & 
Co. ; Boston, Merchant National Bank 



THE MOLSONS BANK 

Incorporee 1855. Capital verse $2,000,000. Reserve et 

Profits non distribues $1,498,567.62 

BUREAU DE DIRECTION. 

J. H. R. Molson, - - - President. 

S. H. EwiNO, - - - Vice-President. 

W. M. Ramsay. Samuel Fiuley. Henry Archbald. 

W. M. Macpherson. J. P. Clegborn. 

F. Wolferstan Thomas, Gerant General. 

A. D. Durnfokd, Inspecteur. H. LoCKWOOD, Assl 

Succursales : Aylmer ; Brockville ; Calgary ; Clinton 
Exeter ; Hamilton ; London ; Meaford : Montreal ; Mont- 
real, rue Ste-Catherine: Morrisburg ; Norwioh ; Otl 
Owen Sound ; Ridgetown ; Smith's Falls ; Son], V 
Thomas ; Toronto ; Toronto Junction ; Trenton ; Wa 
Winnipeg ; Woodstock.- Agences a I, 
et dans toutes les principals villes du monde. 

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Montreal, Vendredi, 13 Mars 1896. 



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VOL. XVII I 



MONTREAL, VENDREDI 13 MARS, 1896 



No 2 



QQCC A SEMAINE PRECEDENTE £""\ OOCC 

^DO... ABONNES REGULIERO...Lt00 



©a ct la. 



l'Hotel de Ville. 



La situation finau- 
ciere commence a se 
debrouiller. Nos eche- 
vius ont pris le taureau par les 
comes, lundi dernier, et ils ont fait 
de bonne besogne. 

Un einprunt de $1,000,000, qui 
devra etre rein bourse dans le cours 
d'une annee, servira exclusivement 
aux depenses courantes de l'admi- 
nistration. Ce n'est en so mine 
qu'une avance sur It- revenu de 
l'exercice actuel. 

Un autre emprunt remboursable 
a loug terme, au montant de $2,000, 
000 devra &tre utilise pour le rein- 
boursement des einprunts tempo- 
raires que l'etat actuel des finances 
ne perinet pas de faire ii meine les 
ressources budgetaires. 

A l'aide de ces deux einprunts, 
notre conseil de ville pent faire face 
a toutes ses obligations, payer ses 
dettes et faire fonctionner sans 
grinceineut et sans trop de friction 
les rouages muuicipaux. Cela doit 
sembler bonaux membres du coinite 
des finances qui nesont pas habitues, 
a voir tout marcher sur des roulet- 
tes. 

Les divers comites auront ils 
maintenant la sagesse de ne pas 
sortir du budget alloue ii Cliacuu 
d'eux et de ne pas recourir aux 
demandes de budget supplemeu- 
taire ? Si lexperieuce du passe pent 
leur etre profitable, taut mieux ; 
mais l'annee a .'><>5 jours et il y a 
taut de gens interesses a la prodi- 
gality des echevius 

L'anuexiou a la Vide des muuici- 
palites environuantes est, comine 
comme nous l'avons inaiutes fois re- 
pet6 ici meine, uue nccessite. Plus 
on attendra et plus il en coutera. 
Les municipal ites enipiuntent, font 
des travaux, accordent des bonus, 
des exemptions de taxes, etc 



LE PRIX COURANT 

A. & H. LIONAIS, - KDITEURS-l'ROl'RIETAIRES. 

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(Strictement payables d'avance.) 

Montreal et Banlieue, un an - - $2 00 

Canada et ICtats-Unis. un an - - - 1.50 

France er Union Po-itale un an (15 francs) - 3 00 

I/aboiinnment ne ocsse que .sur un ordre eefit 
adresae au bureau meme du .journal. 

II n'est pas donne suite a un ordro de disconti- 
nuer tant que les arrerages et l'annee en cours ne 
sont pas payes. 

Adreaser toutes communications comme suit : 

LE PRIX COURANT, 

Montreal, Canada. 



et, d'anuee en ann^e, les charges 
augmentent. II est done urgent 
d'englober dans la Ville, au plus tot, 
avant que toutes ces charges ne 
soient pour nous un fardeau 
trop lourd a porter, les faubourgs de 
Montreal. Une motion faite par 
l'echeviu Prefontaine, pour nommer 
une commission qui devra s'enqu6 
rir des conditions de l'annexion, a 
rencontre 1 'approbation unanime 
des echevius. 

Cest done une journee bien rem- 
plie, esperous qu'elle sera suivie de 
beaucoup d'autres fertiles en bons 
resultats. 



toutes les transactions oil il y a lieu 
d 'employer les poids et les mesures, 
et, a partir du ler juillet 1899, l'u- 
sage de ce systeme sera 6tendu aux 
transactions des particuliers. 

On comprendra aisement qu'un 
changement aussi radical ne peut 
se faire du jour au leudemain : il 
■ est necessaire tout d'abord de 1'en- 
seigner dans les 6coles aux enfants, 
de le faire connaitre aux grandes 
personnes au moyeu de brochures, 
de tableaux, de conferences, etc... 
Ce n'est done pas trop tot d'en de- 
cr6ter 1 'usage deux on trois ans 
avant sa mise en force. 

Nos Ohambres de Commerce, qui 
mieux que qui ce soit, connaissent 
l'importance de l'uuiformite des 
poids, mesures et monuaies daus les 
relations internationales, ne pour- 
raient-elles pas insister aupres du 
gouvernement, pour que, pendant 
la presente session, des mesures 
semblables a celles adoptees aux 
Etats Unis, fussent prises au Ca- 
nada ? 



Lesys/eme Nous rcvenons encore 
metrique aujourd'hui sur cette 
question qui vient de faire un nou- 
veau pas. Nous disious, il y a un 
mois que, parmi les grandes nations 
industrielles et commerciales, deux 
seules restaient qui n'avaient pas 
encore adopte le systeme metrique : 
l'Augleterre et les Etats Unis. La 
premiere en a decret6 le principe et 
l'enseignement dans les 6coles, et 
s'est arret^e la; la secoude, d'un 
seul coup va plus loin. Les Etats- 
Unis viennent, en effet, de recou- 
naitre le systeme metrique, systeme 
legal. Le gouvernement l'applique- 
ra, a partir du ler juillet 1898, dans 



Petite Ii sera dit que les promo 
comedie teurs de l'Exposition Inter- 
nationale projetee ne sont pas gens 
s^rieux. 

Au lieu de convoquer ouverte- 
ment et largement les marchands et 
les industriels vraiment soucieux 
de voir s'ouvrir, en 1896, une Ex- 
position a Montreal, ils font a la 
sourdine, et comme en cachette, un 
appel aux seuls commeryants a qui 
la reussite plus ou moins complete 
d'une exposition quelconque am^ne- 
ra forcement un supplement d'af- 
faires. 

Le coup eut ete adroit, s'il eut 6te 
bien porte. 

II est eVideut que tout ce qui aura 
trait a la machine de M. Stiles sera 
en retard. En retard le projet, en 
retard les travaux, en retard l'ar- 
gent, en retard la convocation. 



Le papier sur lequel est imprime " LE PRIX COURANT " est fabrique par la Canada Paper Co., Montreal 



48 



LE PRIX COURANT 



C'est par un journal du matin que 
les hoteliers et restaurateurs out 
appris qu'ils devaient se reunir a 
10.30 h. a.m. le meme jour ; aussi, 
comprenant un peu tard qu'ils s'e- 
taient mis en retard, les orgauisa- 
teurs ont-ils fait jouer le telephone. 
Mais le telephone lui-meme etait en 
retard, car, y compris M. Stiles en 
personne, ils 6taient bien deux 
douzaines reunis a l'ouverture et a 
la cloture de la seance. 

A 1 'unanimity l'assemblee vota 
une resolution favorable a la propo- 
sition de M. Stiles demandant que 
la British Empire Exposition ouvre, 
cette ann6e, ses portes au public. 

Et c'est le rapport de cette petite 
comedie que le maire de Montreal 
va avoir entre les mains pour pro- 
poser au conseil de notre bonne 
Ville,l'octroi d'un subside de $100,- 
000 ou quelque chose d'6quivalent. 

Allons, MM. les organisateurs, 
un bon mouvement, montrez patte 
blanche, et si vous etes vraiment 
serieux vous trouverez de l'appui 

pour 1897, mais pour 1896 n'en 

parlez plus. 



LA BANQUE DU PEUPLE 

Dans notre nuniero du 21 fevrier 
nous avons annonce a nos lecteurs 
que la Banque du Peuple avait ven- 
du ses creances sur clients de Que 
bee a raison de 85c ou environ dans 
la piastre et nous ajoutions : 

" Nous ne savons pas si les crean- 
ciers de la Banque du Peuple seront 
bien satisfaits de n'avoir pas ete 
consultes sur cette transaction, mais 
nous croyons que 1 'operation est 
avantageuse pour eux ; ils y trou- 
veront une diminution des frais ge- 
neraux, ils n'ont plus les risques de 
poursuites contre les mauvais debi- 
teurs et les bureaux sont loues." 

Nous expliquerons.dans uninstant, 
pourquoi nous considerions cette 
transaction comme avantageuse ; en 
attendant nous allons rappeler 
brievement les incidents qui sesont 
produits depuis que nous avons, les 
premiers, fait connaitre l'operation 
des directeurs." 

L'Hon. L. P. Pelletier, represen- 
tant des deposants et aviseur du 
bureau de direction de la Banque 
du Peuple avait et6 consults par les 
Directeurs sur la transaction pro 
jetee et il s'etait oppose a la vente 
des creances en bloc ; malgre son 
avis, les Directeurs ont conclu avec 
l'acheteur, M. Dumoulin, operant 
ou pour son propre compte ou pour 
le compte Ue tiers, ce qui importe 
peu a l'affaire. 

L'Hon. M. Pelletier, malgre le 



fait accompli, voulut faire entendre 
sa protestation et il donna sa demis- 
sion. 

Cette demission a permis de con- 
naitre les termes veritables de la 
transaction intervenue entre les Di- 
recteurs de la Banque et M. Dumou- 
lin. 

Voicj ce qu'elle a 6t6 : M. Dumou- 
lin a paye a la Banque du Peuple 
une somme ronde de $34,000 et la 
Banque a vendu a M. Dumoulin ses 
creances pour un moutant de $80,000, 
en chiffres ronds, soit a raison de 
quarante-deux et demi pour 
cent. 

Or, nous avions dit sur la foi du 
President de la Banque, lui-meme, 
quatre-vingt-cinq pour cent. 

Des que nous avons eu vent de la 
transaction, nous nous sommes ren- 
du a la Banque et nous avons eu 
quelques moments d'entretien avec 
le President, M. Jacques Grenier ; 
nous 6tions sous l'impression que la 
Banque avait vendu ses creances a 
raison de 80c dans la piastre et nous 
avons dit ce chiffre au President 
qui nous a repondu : mieux que cela, 
montant encore nous avons dit 81c ; 
mieux que cela, nous dit encore M. 
Grenier. Nous lui fimes remarquer 
qu'il 6tait preferable de dire la ve- 
rite, que le chiffre arriverait force 
ment a la connaissance des interes- 
ses, et, puisque nous allions infor- 
mer nos lecteurs de la vente des 
creances, il etait, a tous egards, de 
bonne politique de dire le chiffre 
reel. 

M. Grenier parut etre blesse aux 
mots : dire la verite et nous d limes 
mettre un peu de baume dans nos 
paroles. Le fait est, — les rapports an- 
nuels aux actionnaires 6taient tene- 
ment veridiques — que nous ne de- 
vious pas supposer un instant que 
ceux sur les transactions ulterieu- 
res pussent etre eutaches de quelque 
erreur meme legere. 

Bref, M. Grenier nous declara ca- 
tegoriquement que la vente Dumou- 
lin avait ete faite a raison de 85c 
environ dans la piastre ; c'est pour 
quoi nous l'avons dit a nos lecteurs. 

Le President de la Banque calcu- 
le admirablement : $40,000 ced6s 
pour $32,000 representent 80 p. c. 
et $40,000 cedes pour $2,000 repre- 
sentent 5 p. c, done 80 p c. d'une 
part et 5 p. c, de l'autre, font 85 p. c. 
On n'est pas plus banquier !. . . 
Nous avons done mainteuaut la 
clef de la demission de l'hon L. P. 
Pelletier et nous comprenons pour- 
quoi il s'opposait a vendre en bloc 
a 42+ p. c. dans la piastre $80,000 
de creances bonnes, douteuses et 
mauvaises r^unies. 

Une operation a 85 p.c. peut etre 



bonne en certains cas, mais, a moins 
que le papier de la bauque du 
Peuple n'ait la valeur de feuilles de 
choux, il vaut plus de 42| p.c. dans 
la piastre. 

L'energie de l'Hou. L. P. Pelletier 
a fait rapporter la veute consentie a 
M. Dumoulin. Dans une reunion 
qui a eu lieu, sameili soir, a Quebec, 
les deposants ont vote des remercl- 
ments au defenseur de lours veri- 
tables inte>ets et ont obtenu de lui 
qu'il reprenne ses fonctions d'avi- 
seur de la Banque. 

MODES ET NOUVEAUTKS 



On ecrit de Lyon : 
Dans les usines de tissage nieca- 
nique, le travail s'est, 



jusqu'a 



ce 



jour, bien maintenu, mais al'appro- 
che de la saison nouvelle, les ordres 
se font de plus en plus rares en ce 
qui concerne les Faconnes de tout 
genres, et les tissns uuis teints en 
flotte. 

La Pongee uni chaine grege tra- 
m6 schappe beneficie d'une faveur 
sans cesse grandissante, et manque 
de metiers pour executer les com- 
missions qui arrivent, augmentant 
d'iuiportance en Pongee lyonnais 
pour impression, aussi bien qu'en 
Pongee Failletine de qualite plus 
forte dont nous avons fait mention 
le mois dernier. 

Le Batavia chaiue grege trame 
schappe tend a disparaitre, dans 
l'ancienne qualite, tandis que Par- 
ticle nouveau, plus serr6 en chaine 
et plus reduit en trame auquel il a 
donne naissance, provoque de trfes 
notables demandes en rem placement 
du Surah cuit. 

Le Pongee uni tout soie se voit de 
moins en moins au tissage et se 
maintieut, a grand peine, sur quel- 
ques metiers, dans la largeur de 80 
centimetres. 

La doublure teinte en piece oc- 
cupe depuis longtemps une place 
considerable dans les usiues ineca- 
uiques, et les nombreux metiers qui 
lui sont consacres suffisent, tout au 
plus, a assurer l'execution des or- 
dres en Serge, Polonaise et Grande 
armure. 

L'Etoffe pour parapluie teinte eu 
piece n'est pas plus en faveur que 
precedemment, et ne se manifeste 
au tissage que par quelques Austria, 
dans les belles qualites. 

En Echarpe food Taffetas chaine 
grege trame schappe ettram6 coton, 
les demandes ont pris une assez 
grande ampleur, et les metiers qui 
peuvent se mettre au service de 
cette 6toffe sont en nombre trop res- 
treint pour y repondre. 



LE PRIX COURANT 



49 



Le Satin chaine grege Irani 6 coton 
a repris, au tissage, une attitude 
des plus reserves, et a du ceder une 
partie de son outillnge a la Polonaise 
teinte en piece pour doublure. 

La vente du China, de la Floren- 
tine et de la Marceline s'est ame- 
lioree «ensibleinent, et a fini par 
6puiser, a peu pres, tous les stocks ; 
mais, c'est encore vaineinent que 
ces tissus, desservis par leurs m6- 
diocres prix de fagon, s'efforcent de 
gagner du terrain dans les usines 
mecaniques. 

La Mousseline soie ue laisse devi- 
ner aucune lassitude. Sa fabrica- 
tion conserve le meme essor qu'au 
debut de la saisou et, d'apres Pavis 
general des maisons que traitent ce 
tissu, la Mousseline semble entree 
pour lougternps dans la consonima- 
tion Les autres tissus a torsion 
tels que le Oripe anglais et la Grena- 
dine se maintiennent dans un cou 
rant regulier d'affaires, et le Orepe 
lisse, dont les prix de fagon se sont 
notableincnt releves, elargirait sa 
fabrication, si les metiers 6taient 
moins accapares par la Mousseline. 

Le Buban uni a disposition chaine 
grege traine coton se tisse toujdurs 
tres grandement, et le Ruban fagon- 
116 dans de moindres proportions. 

La fabrication du Damas chaine 
grege trame schappe ou tranie coton 
ne s'est pas encore interrompue ; 
cependant, en Pabsence d'ordres 
nouveaux, il y a lieu de redouter un 
temps d'arret. 

Les maisons de Fabrique qui pro 
duisent les tissus du Levant tendent 
a reconstituer leurs stocks, en ce 
moment ou les metiers sont moins 
recherche^ pour des etoffes mieux 
dotees sous le rapport des prix de 
la main d'oeuvre. Toutefois, le 
marche indien reste en mauvaise 
posture, et ne demaudeque quelque 
reassortiments de Brocades chaine 
soie, avec petit dessius, pour les- 
quels l'acheteur a du. cependant, 
payer des prix plus eleves que par 
le passe. La Tunisie, PAlgerie, et 
le Maroc conservent un courant 
d'affaires assez suivi en Damas cuit, 
Gaze Pekin fagonnee brochee or, sa 
satin uni et raye fond blanc, satin 
.Duchesse tout soie ; la Perse con- 
somme quelques Brocades chaine 
soie. Quant a la Syrie et aux pro 
vinces de l'Asie Mineure, les tran- 
sactions, arretees par lesevenenients 
d'Arm^nie, ne reprendront pas leur 
cours avant que les credits de ces 
contrees ne se soient consolides. 

Le Damas cuit noir se maintient 
encore au tissage, mais, en l'ab- 
sence d'ordres nouveaux, les stocks 
seront vite reformes, et si cette 



situation se prolongeait, il faudrait 
redouter un arret de fabrication. 

Le Damas cuit couleur ne se 
trouve plus qu'en petite quantity 
dans les usines mecaniques, mais il 
occupe encore beaucoup de metiers 
a bras, surtout dans les tres gros 
comptes. 

Les Faconnes fond Taffetas avec 
effets de Filete, Cannele, Chaine 
Hattienne, etc, arrivent au ternie de 
leur campagne et menacent de cau- 
ser des vides dans les ateliers de fa- 
brication. 

La vente du Mouchoir fagonne au 
carre, en ce qui regarde la clientele 
frangaise, est assez calme, apres la 
periode d'activite qui est coutu 
miere au debut de Panned. Neau- 
moins, a mesure que les metiers de 
fagonnes se font moins rares, la fa- 
brication s'etend chaque jour, taut 
pour completer les commissions en 
retard, que pour refaire quelques 
existences en placard, et produire 
les echantillons a destination du 
Portugal, pays qui represente, en 
ce moment, toute notre exportation 
en Mouchoir au carre. 

L'Etoffe pour parapluie teinte en 
flotte continue a souffrir d'une me- 
vente que justifie amplement la ra- 
rete. des pluies. Les droits de doua- 
ne etablis par le Bresil, et qui frap- 
pent notre exportation depuis le ler 
Janvier de cette annee, out, a peu 
pres, ferine a nos etoffes pour para- 
pluie l'acces de cet important mar- 
che de consommation. 

En resume, la fabrication des 
Unis feints en flotte et des Faconnes 
en tous genres est en danger de subir 
un temps d'arret que justifierait, 
d'ordiuaire, Pepoque d'entre saisons 
dans laquelle nous allons entrer ; 
apres plus d'une annee de produc- 
tion des plus iutenses, il ne peut 
etre surprenant qu'il intervienne un 
calme momentand. En ce qui touche 
aux Unis teints en piece, les usines 
mecaniques out toujours en perspec- 
tive une abondante alimentation, 
non seulement par les commissions 
en voie d'execution, mais encore 
par celle qui attendent leur tour 
pour etre admises au tissage. 

A Londres, le Deuil de la cour, a 
la suite de la niort du Prince de 
Battemberg, a port6 un tres grave 
prejudice a la vente de tous les 
Faconnes couleur. Toutefois, les af- 
faires, en general, sont assez faciles 
pour les autres tissus et dans les 
genres teints en piece en particulier 
on peut citer le Satin Duchesse pour 
lequel il se transmet, en toutes 
nuances, de fortes commissions, 
aiusi que le Serge et la Polonaise 
pour doublure, qui donnent lieu a 



des commandes regulieres et de 
lougne haleine. 

A New- York les affaires tardent a 
reprendre toute l'ampleur desirable, 
car la vente au detail est restee au- 
dessous du niveau habituel a pa- 
reille epoque, surtout dans les gen- 
res unis. Cependant, le Satin Du- 
chesse noir, blanc, et nuances claires, 
le Taffetas trouvent un bon ecoule- 
ment ; les Imprimes sur chaine jouis- 
sent aussi d'une grande vogue qui, 
d'apres les indices, va s'accentuer 
encore. Quant aux soieries impor- 
t«es d'Europe, les Fagonnes, n'ont 
pas eu l'ecoulement aussi facile 
qu'on l'esperait, et les tissus expe- 
dies en ecru sont en butte aux tra- 
casseries de la douaue, encouragees 
par Pesprit de concurrence des fa- 
bricants americains qui ne se trou- 
vent pas suffisamment proteges.. 
Les soieries d'origine Japonaise 
abondent sur le marche de New- 
York, et il est certain que, desor- 
mais, il va falloir, meme en Europe, 
compter avec cette production. 



LA TEINTURE DES CUIRS 



(De la Halle aux Guirs) 
Des le commencement du tannage, la 

teinture commence. Plus la fleur 

est menagee, plus la teinture est 

uniforme. Le plonge et la brosse. 

Le cuir est, on le sait, fait avec la 
peau animale. La peau est compo- 
see d'une premiere couche superfi- 
cielle, l'epiderne, et d'une seconde 
plus epaisse, le derme. 

A la fabrication du cuir, il s'agit : 
d'enlever le poil de l'dx^iderme ; de 
transformer la peau, par le tannage, 
en une substance imputresciple, 
souple, resistante, insoluble a lean, 
c'est-a-dire en cuir. 

Apres le travail de riviere qui a 
pour but d'enlever le poil et de pre- 
parer la peau au tannage, cette der- 
niere, des qu'elle est soumise aux 
effets d'un tannin quelconque, com- 
mence deja a entrer a la teinture, 
puisque la peau, jusque-la blanche, 
gagne par le tannage une couleur 
plus ou moins foncee. 

Au tannage, le tannin se combine 
avec la gelatine de la peau au point 
de former un tout insoluble a Peau, 
tres constant centre Pair et Phumi- 
dite et en meme temps serre et so- 
lide. 

Parmi les multiples matieres tan- 
nantes telles que le sumac, les ecor- 
ces de cheue, les 6corces de chatai- 
gniers, le gambier, etc., s'est le 
sumac qui fournit le meilleur ap- 
pr6t pour la teinturerie, puisqu'il 
ne colore le cuir que legerement. 

L'6corce de chene, donne au cuir 



»0 



LE PRIX COURANT 



mi tou im peu plus brun, mais d'au 
ire part le produit est bieu plus 
durable et Bolide qu'avec le sumac. 
Au tannage a l'ecorce de chene il 
se degage souvent sur la fleur un 
pr6cipite de couleur foncee, d'oxy- 
datiou, qu'on ecarte en travaillant 
le cuir avec des brosses dures, a 
l'aide d'une solution chaude de 
borax ou d'alcali. 

Au tannage, la fleur ne doitjamais 
eubir la nioindre lesion : autrenient 
uon seulement l'egalite des teintes, 
mais encore la solidit6 du cuir se 
trouve compromise. 

L'ecorce de cbataiguier et le gam- 
bier ; produiseut les memes elfets 
que l'ecorce de cbene, c'est-a-dire 
une couleur qui va du jaune au 
brun. 

Une teinturerie decuir doit coni- 
prendre au moius trois ateliers 
isoles : un magasin servant enmeme 
temps de laboratoire ; la teinturerie 
propreinent dite avec un nombre 
subisaut de cuves basses pouvant 
etre chauffees a la vapeur, et un 
secboir bien ventile avec une tem- 
perature de 35 a 39 ° C, au plus. 

Au secboir, on emploie depuis 
quelque temps avec avantage au lieu 
des crochets jusque-la en usage pour 
la suspension des peaux a secher, 
des cadres de bois, sur lesquels on 
etend les peaux teintes. 

Le cuir est teint de deux manie- 
res : par immersion, c'est-a-dire au 
plonge ou par peinture, c'est-a-dire 
a la brosse. 

Bien qu'au plonge on obtienue 
des teintes plus constantes et plus 
egales qu'a la brosse, ce dernier 
procede a gagne aujourd'hui, au 
temps des couleurs d 'aniline, beau- 
coup en importance, neanmoins on 
revient aussi au plonge. 

Avant de teindre le cuir on le 
lave et on le nettoie avec de l'acide 
sulfurique a 10 p.c, puis on le 
rince soigneusement a l'eau pure. 

II n'existe pas de veritable proce- 
de de blanchissage pour le cuir ; on 
peut y suppleer par le conditionne- 
ment suivant : 

Les peaux sont trempees dans 
l'eau, puis immerg^es quelques mi- 
nutes dans une solution d'acetate de 
plomb a 10 p.c. environ, ensuite 
dans de l'acide sulfurique a 10 p.c. 
Le precipit6 de sulfate de plomb 
qui se produit de cette maniere sur 
le cuir donne a celui-ci un aspect 
nettement blanc ; et apres ce traite 
ment le cuir est doux au toucher 
pourtant egalement ferme, ce qu'ou 
ne saurait jamais obtenir par le 
trempage du cuir dans une solution 
de sel de cuisine, abstraction faite 
de ce que ce conditionnement n'est 
pas avantageux pour la teinture. 



Dans la teinture du cuir,il ne faut 
jamais perdre de vue que le cuir ne 
doit etre teint que par une tempe- 
rature moderee d'environ 40° C, et 
que la temperature ne doit jamais 
depasser 48° C, attendu que, plus 
edevee, elle endommage la fleur, et 
qu'il est alors impossible d'obtenir 
une teinture uniforme. 

Tres propres a la teinture du cuir 
sont les nombreuses substancas co- 
lorantes d'acide ou d'AzO artifi- 
cielles. 

Pour etre employees, tdles ont 
besoiu de faibles macerations aigres 
dont le choix depend de la nature 
de la substance colorante. D'ordi- 
naire ou emploie de l'acide sulfu- 
rique ou de l'acide aceddque. 

L'acidulage est n6cessaire pour 
degager des matieres colorantes (qui 
le plus souvent sont livrees au com- 
merce comme sels sodiques) les 
acides substances colorantes, ceux- 
ci se pretant seuls a une combinai- 
son solide avec le cuir. 

Maints acides, l'acide cblorhy 
drique ou l'acide nitrique par 
exemple, ne peuvent etre employes, 
parcequ'ils detruisent le cuir. 



De I 'importance du lavage. — De la 
temperature a, observer. — Bains co- 
lorants successifs. — Formation des 
principales couleurs, methodes et 
soins.—Outillage. — Preparation. 

Les peaux teintes doivent etre 
tres soigneusement lavees a fond, 
particulierement lorsqu'on s'est ser- 
vi d'acide sulfurique, celui-ci se 
concentrant au fur et a mesure que 
1'huinidite s'evapore et rongeant 
alors le cuir. 

On teint par 38 a 45° C. 

Pour les peaux de mouton, il faut 
une temperature plus edevee que 
pour les peaux de veau. 

On commence par des bains co- 
lorants les plus faibles possible et 
on ajoute la substance colorante n6- 
cessaire. 

Eu acides, on prend pour 100 
grammes de cuir : 

Acide sulfurique, 2 grammes ; 

Acide acetique, 5 grammes. 

D'auties acides, 3 grammes. 

La quantity de substance colo- 
rante varie suivant la condition du 
cuir, de la 3 p. 100. 

Rose 



2 parties d'eosine ; une partie de 
phloxine avec de l'acide antique, 
ou d'erica avec de l'acide acetique 
ou de l'acide tartrique. 

Ecarlate 

Ecarlate R ; ponceau R ; AzO- 
6osine, ecarlate croceine B. Macera- 
tion : acide sulfurique. 



Bo age 

Ecarlate erocedne, J B ; cramoisi 
B ; Bordeaux B et S ; rouge pur, E. 
Maceration : acide sulfurique. 

Bleu clair 

Bleu d'eau DN ou TR ; bleu d'al- 
cali avec de l'acide sulfurique ; aussi 
bleu d'hydrogene carbone B avec 
de l'acide acetique ou tartrique. 

Bleu fonce 

Bleu de paon ou bleu pur avec de 
l'acide sulfurique. 

Vert 
Vert d'acide pour les nuauces 
sombres ; on melange avec du jaune 
pur FV pour les nuances plus Clai- 
res. Maceration : acide sulfurique 
ac6tique ou tartrique. 

Jaune 
Jaune uaphtol S, jaune pur, jaune 
m61anil ou jaune d'Inde ; les deux 
derniers donnent des nuances rou- 
geatres. Maceration : acide sulfuri- 
que ou acetique. 

Jaune paille 
Jaune pur ou jaune d'or. 

Orange 
Orange croceine G ou orange 
extra avec de l'acide sulfurique. 

Rouge saumon 
Melange d'eosine et de jaune pur. 

Violet 
Violet d'acide 6BN avecde l'acide 
sulfurique. 

Brun 

Brun d'acide et brun pur. 
Noir 

Le noir ne peut se produire par 
immersion avec des couleurs de 
goudron. 

Pour teindre des cuirs de cette 
facon, on a besoin, en premiere li- 
gne, de plusieurs tables en bois de 
hetre, de bouleau ou de teck parfai- 
tement lisses et de differentes gran- 
deurs ; meilleures encore sont celles 
recouvertes d'une mince feuille de 
plomb. 

Gened'aleuient ces tables ont un 
rebord de 4 a 3 centimetres de hau- 
teur et, dans les encoignures, des 
trous par lesquels s'ecoule le trop- 
plein du liquide. 

L'essentiel, est de disposer d'une 
surface parfaitement unie, sans 
creux ui bosses. 

On a sous la main les solutions 
colorantes dans des pots de terre 
pas trop grands ; pour obtenir des 
couleurs uniformes, on y ajoute fr6- 
quemment le contenu d'uu vase 
plus grand qui contient la quantite 
n^cessaire pour les travaux de la 



LE PRIX CGURANT 



journ^e et qu'on peut chauffer eon- 
venablement a lavapeur ; c'est dans 
ce vase que s'ecoule aussi le trop 
plein de la solution. 

En outre, on doit avoir a sa dis- 
position de l'eau pure, puis un die 
valet pour y suspendre les cuiis 
teints. 

Pour appliquer la couleur, on se 
sert de brosses de diffe>entes gran- 
deurs avec des soies Iougues de 5 a 
6 centimetres et demi et pas trop 
petites, afin qu'on puisse d'un coup 
toucher une grande partie de la 
surface. 

On ne doit se servir de chaque 
brosse que pour une seule couleur 
et pour une maceration determinee. 

Parmi les matieres colorantes, les 
substances artificielles de goudron 
conviennent ici tout particuliere 
ment, puisque, contrairement a la 
plupart; des substances colorantes 
naturelles, elles sont, en general, 
facilts a dissoudre dans l'eau et tei- 
guent directement sans maceration. 

Les substances colorantes basi- 
ques telles que le Magenta, le brun 
Bismarck, etc., peuveut s'employer 
seule, tandis que les substances co- 
lorantes dites d'acide ou d'azo sont 
generalement employees en presence 
d'acides plus forts. 

Cela se fait de deux manieres : ou 
l'on ajoute simplernent Pacide a la 
solution de substance coloraute ou, 
ce qui est mieux, l'on brosse le cuir 
alternativement avec de l'acide et 
nvecde la solntion de substance co- 
lorante ; sur 50 litres d'eau on prend 
500 grammes d'acide sulfurique, 
respectivement 1,500 grammes d'a- 
cide ac^tique. 

Le procede, d'ailleurs tres simple, 
est execute de la maniere suivante : 

On etend les peaux sur les tables 
et y applique avec les brosses la so 
lution de substance coloraute, en 
operant des coups de brosse droits 
ou circulaires. 

Ce qui importe surtout, c'est qu'on 
couvre d'un coup de brosse le plus 
de surface possible. 

Puis, le brossage doit se faire 
promptement, afin que la teinture 
ne seche pas par endroits, tandis 
qu'a d'autres endroits le cuir n'en a 
pas encore reeu. 

Lecuirentierement teint, on laisse 
secher ; et pour les nuances plus 
foncees, on repete le procede si 
besoin est, jusqu'a ce qu'enfin les 
peaux puissent etre introduites dans 
le sechoir proprement dit. 

Pour obtenir des resultats uni- 
formes, on fera bien de preparer de 
toutes les substances colorantes 
qu'on emploie, et des solutions de 
reserve en grande quantity, pretes A 
etre employees. 



POUR LES EPTCIERS 

Dernierement, un epicier de mes 
amis me disait qu'un client qui paie 
ses marchandises au comptant n'est 
pas toujours celui qui est capable 
d 'obtenir du credit chez son epicier 
celui qui achete sur facture et paie 
pendant un certain temps est celui 
qui parviendra un credit presque 
illimite. Au besoin, il le fournira a 
credit pendant un, trois, six ou huit 
mois dan« le sen I but de ne pas 
perdre le premier montant qui lui 
est du. Mais il regardera avec de 
fiance celui qui, l'ayant toujours 
paye au comptant, lui demandera 
du credit. II le soupconnera de vou- 
loir lever le pied sans payer ou bien 
il pensera qu'il y a quelque chose 
de louche dans cette demande de 
credit. 

II y a une bonne part de vrai 
lii dedans. 

X. E. Grocer. 

Un jour, un epicier bien counu de 
Boston publiait l'annonce suivante 
dans un journal : " Unejeune feinme 
tres riche desirerait convoler en 
justes noces avec un jeune homme 
de bonne famille. Au besoin, elle 
paierait les dettes de son future 
mari. Envoyer la reponse avec pho- 
tographic, a J. P., au bureau de ce 
journal." Par ce moyen, l'6picier 
s'est procure les portraits de plu- 
sieurs pratiques qui n'6taient pas 
des plus enviables. 

REUNION 

Le commerce exterieur de Pile de 
la Reunion subit des influences si 
diverses qu'il est interessant d'en 
examiner les resultats. Une tarifi 
cation douaniere protectionniste, 
l'acuite de la concurrence iuterna- 
tionale, une main d'oeuvre presque 
exclusivement indienue, un port 
d'acces un peu difficile, des quarau- 
taiues excessives, une circulation 
monetaire en metal deprecie, line 
production ue portantguere que sur 
le sucre, le cafe et la vanille, le voi- 
siuage de Madagascar et surtout de 
la grande peuinsule indoue, tels sont 
les principaux facteurs desechanges 
faits a la Reunion avec l'etranger et 
la metropole. Le regime economi- 
que de celle-ci agit aussi puissam- 
ment sur une des deux divisions du 
commerce exterieur de Pile. Ainsi, 
tout le sucre produit a la Reunion 
est exp£die en France pour pouvoir 
beneficier des primes, tandis que 
1 son debouche naturel serait PInde 
ou PAustralie. 



La direction de la douane de Pile 
et P Annuaire de la Reunion ne sont 
pas d'accord sur les chiffresde Pirn 
portation en 1893, Pecart entre les 
deux evaluations respectives est 
meme tres considerable, tandis que 
pour 1894, la derniere annee dont 
les resultats sont connus, la valeur 
globale <le fr. 23.295.770 parait etre 
acceptee des deux cotes. 

Les provenances se partageraient 
a peu pres par moitie entre fran- 
gaises et etrangeres. Les produits 
alimentaires representent un peu 
plus du tiers de cette importation, 
les pins etant presque le seul objet 
de luxe figurant parmi ces produits. 
Toutes les bfetes a cornes, au nom- 
bre de 4.274 tetes, e4aient de prove- 
nance malgache. Des 3.612.850 
francs de tissus iuiportes, la moiti£ 
environ provient de la France et 
1' autre moitie des Indes. 

La valeur a Pimportation s'est r& 
partie comme suit : 

Riz, 4.953.600 fr.; tissus, 3.612.850 
francs ; vins 2.087.950 fr.; quincail- 
lerie, 1.514.375 fr.; cereales, 660.075 
fr. ; boaufs, 641.100 fr. ; legumes sees, 
558.425 fr.; mulets, 224.800 fr.; che- 
vaux, 45.000 fr. ; et autres articles, 
9.233.325 francs. Par rapport a Pan- 
nee 1893, il y a eu plus value pour 
les mulets, les cereales, les tissus et 
les vins, tandis que les chevaux, les 
boeufs, le riz, les legumes sees et la 
quincaillerie ont 6t6 iuiportes en 
quantities moindres. Les entries des 
vins ont et6 plus nombreuses et ont 
presque double de valeur, la bonne 
recolte en France de 1893 s'etant 
fait ressentir jusqu'a Pile de la 
Reunion. Tous les mulets importers 
en 1894 venaient de la Republique 
Argentine. Le riz tient la tete de 
Pimportation et sa provenance a 6t£ 
presque exclusivement indieune. 

La valeur a Pexportation s'est 
elevee a. 15.699.650 francs, coutre 
16.966.650 francs en 1893. Dans ce 
chiffre le sucre seul figure pour 
10.591.075 francs, ou plus des deux 
tiers, ce qui parait excessif. C'est 
d'ailleurs Pavis des colons qui s'ef 
forcent d'augmenter les sorties des 
cafes et des va nil les. On s'attend 
meme a voir la production du cafe 
croitre considerablement dans Pile 
d'ici a quelques ann^es. Une autre 
industrie, la cultnre maraichere, 
semble devoir prendre une certaine 
importance a la Reunion par suite 
de la conqnete et de Poccupation de 
Madagascar, qui tirera ses pommes 
de terre et legumes frais de Pile 
voisine plutot que de la France 
comme pendant la guerre. La Reu- 
nion envoie quelques pommes de 
terre et feves et un peu de tabac a 
Pile Maurice. Ce sont la a peu pres 



:>2 



LE PRIX COURANT 



les seules sorties ayant pour desti- 
nation uu port britannique. 

Les autres valeurs a l'exportation 
out ete coiume suit : vanille, 1.426.- 
925 fr.; tapioca, L. 393. 700 fr.; tafia, 
828.025 fr.; cafe, 341.900 fr.;tabac, 
282.900 fr.; pommes de terre, 109.000 
fr., et autres articles, 661.125 fr. 

La valeur totale du commerce ex- 
terieur de Pile de la Reunion en 
L894 a done ete de 38.995.350 fr., 
avec uu excedent de 7.596.050 fr. en 
faveur de Pimportatiou. L'impor- 
tatiou et la vente du riz sont, en 
tres grande partie, eutre les mains 
des negociauts indiens, qui, avec les 
negociauts chinois, cherchent a 
s'emparer aussi du commerce des 
tissus. Le commerce indirect de 
Pile avec la Grande Bretagne est 
presque nul a Pimportatiou comme 
a l'exportation. 

Le mouvement des navires en 
1894 et a PentrSe a porte sur 169 
navires, dont 109 battaut pavilion 
francais, 44 battant pavilion anglais 
et 16 battaut pavilion autre, le tout 
jaugeant 196.086 tonnes. 

La loi du 26 juin 1889, sur la na- 
tionalite francaise des eufauts des 
Strangers a leur naissance ou a leur 
majorite n'a pas eu un resultat eco- 
nomique favorable a Pile de la Reu- 
nion ; le nonibie des coolies indiens 
tend a diminuer, ce qui pourrait 
nuire a la main d'eeuvre, dont Piui- 
portance est primordiale aux co- 
lonies. 

Les bas prix du Sucre en 189.'! et 
1894 out fortement atteint la pros- 
perity de Pindustrie principale de 
Pile, Pindustrie sucnere ; elle a 
souffert et souffre encore pour des 
motifs tout particuliers et d'un ca- 
ractere local. D'abord, le mart-he 
a ete genee par la protection. Tout 
le meilleur Sucre etaut expedie en 
France, il n'est reste sur place que 
les qualites inf6rieures. Puis la 
question de la main d'eeuvre est de- 
venue plus brulante qu'eu 1892. 
Pnfin, la Reunion nest pas aussi fa 
vorisee au point de vue du change 
que certaines colonies productrices 
<lc sucre. Le taux sur Paris est de 
10 a 12 o^o d'ordiuaire. 

Les planteurs de Pile disent que 
ce taux devrait etre de 50 o^o, ce 
qui leur permettrait de solder tous 
leurs frais d'exploitatiou en une 
nionnaie depreci6e, de realiser des 
b6n6fices et de rendre Pagriculture 
piospere. Comme ils font leurs 
remises a la m^tropole au moyen du 
sucre, cet arrangement leur con- 
viendrait assez jusqu'a ce que le 
moment de realiser soit venu. Mais 
les importateurs repondent qu'ils 
in veulent pas d'un change eleve. 
A leur tour, les planteurs r£pliquent 



que, en somme, le negoce ne vit que 
sur Pagriculture, et que si celle-ci 
succombe, les negociants disparai 
tront aussi et avant elle. Les plan- 
teurs de la Reunion voient done 
leur saint dans un taux de change 
fort eleve. Ce ne sont pas les seuls 
producteurs qui aient cette opinion. 

Paul Dreyfus. 

(Economiste Frangais). 



LE MALI AG E PNEIJMATIQUE 
WALTER IE A CASES. 

La distillerie de Buir, qui passe en 
Allemagne pour une usine inodele, 
vient de mouler pour le maltage 
pueumatique, une malterie a cases, 
dont voici la description, d'apres la 
Distillerie francaise : 

En premier lieu on remarque que 
les cuves a tremper ont ete l'objet 
d'une modification ties heu reuse : 
le fond de ces cuves est garui de 
plusieurs tuyaux perfores, relies a un 
compresseur d'air; par intervalles 
on injecte dans la cuve de Pair ayant 
une pression de 2 As ; un remous se 
produit aussitot dans la cuve, Porge 
est violemment prqjeteedans tousles 
sens, si bien que les impuretes s'en 
detachent, et d'autaut plus facile- 
ment que Peau vient de les detrem- 
per. 

Quand Pinsuftlatiou d'air a cesse 
et que la cuve est en repos, un cou- 
rant d'eau claire arrive par le bas, 
fait deborder la cuve et toutes les 
matieres etrangeres qui surnagent 
se trouvent en trainees. L' ope ration 
est repete plusieurs fois. C'estonle 
voit, le lavage automatique combi 
ne a Paeration. Ce dernier avantage 
est a considerer, car Maerker dit a 



la page 205 de sou ouvrage : " L'ae- 
ration pratiquee peudant la treinpe 
favorise la germination de Porge ". 
A la distillerie de Buir ou attribue 
Pabsence de moisissures sur tou- 
raille a l'efticacite' de ce systcme de 
lavage. 

Apres le lavage Porge est ameuee 
dans la salle de germination. Ce lo- 
cal est divise en plusieurs cases. 
Dans chacune d'ellesse trouve, a 30 
cm du fond, uue serie de toles per- 
forees destinees a recevoir la couche 
d'orge. L'espace compris entre ces 
toles et le fond de la case est 
garni de briques trouees qui li- 
vrent passage a Pair humide ou 
sec, amene par une canalisation 
speciale. La germination a lieu 
sous Paction de Pair humide, dont 
la temperature est de 12 a 14°C. 
L'humidification est realised de la 
maniere suivante : Un aspirateur 
puise Pair au dehors et le chasse a 



travers une serie de planches espa- 
cees de 5 mm. A la partie supe- 
rieure de cet echafaudage se trouve 
un distributeur d'eau qui ariose les 
planches ; ce dispositif est combine 
de maniere a ce que Peau descende 
en pluie trfes fine, Pair, arrivant en 
sens contraire, se sature d'humidite. 
Mais comme sa temperature s'a- 
baisse considerablement, il est ne- 
cessaire de le chauffer prealable- 
ment ou de se servir d'eau chaude. 
L'eau s'ecoule par le bas oii elle est 
reprise pour servir a nouveau. 

Pour retourner Porge dans les 
cases on emploie Pagitateur Saladin; 
le nouveau modele etant mobile, le 
retournage peut se faire dans toutes 
les cases avec un seul appareil. 
L'agitateur, pose sur rails, circule 
sur le mur de separation des cases ; 
quand il doit fouctionner dans une 
case nouvelle on euleve la courroie 
de transmission, on le glisse sur un 
charriot pour le vehiculer a Pen- 
droit voulu. Pour remettre Pagita- 
teur eu marche on le glisse sur les 
rails et on retablit la transmission. 
Ajoutons qu'il peut etre baisse ou 
releve selon la distance qui le se- 
pare de la couche d'orge qu'il doit 
retourner. 

Un seul homme suffit pour sur- 
veiller le fonctionnement de Pappa- 
reil. Les murs de separation sont 
assez larges pour permettre a Pou- 
vrier d'y ( irculer aisement. 

Lorsque le malt est arrive a la 
maturite complete, on remplace Pair 
humide par uu courant d'air sec et 
froid. De cette facon le malt conser- 
ve sa fraicheur et seche plus rapi- 
dement sur la touraille. L'air qui a 
traverse la couche d'orge, l'air vicie 
pour ainsi dire, est evacue a Paide 
d'un exhausteur. 

Pour suivre les oscillations de la 
temperature pendant le maltage, 
Pouvrier pointe toutes les heures, 
sur un tableau, les degres thermo- 
metriques observes dans la case. Ce 
tableau est ainsi trace . Une ligne 
horizontale le coupe en deux par- 
ties egales dont Pune represente le 
travail du jour (de 6 h. du matin a 
(i h. du soir) et Pautre le travail de 
la nuit (6 h. du soir a 6 h. du matin) ; 
cette derniere inoitie est escadree 
de noir pour prevenir toute confu- 
siou ; chaque partie est ensuite di- 



visee, par des lignes verticales, en 
douze colonues dont chacune repre- 
sente uue heure. Des lignes hori- 
zontales, avec chiffres en regard, 
indiqueut les degres de temperatu- 
re de 7 a 15° et de 15 a 21°. A Paide 
de ce diagrauime le malteur con- 
trole tres facilement la temperature 
et peut eviter les oscillations tres 
grandes. 



LE PRIX COURANT 



53 



Telle est la m^thode de nialtage 
adoptee a la distillerie de Bu>r. 
Coroparons maintenant le maltage 
pneumatique a Paneien systeme. 

L'avantage est au maltage pneu- 
matique sous tous les rapports. II 
rend le travail tout a. fait indepen- 
dant de la temperature exterieure, 
car le maltage se pratique aussi 
facilement en eVt6 qu'en hiver. Dans 
le maltage pneumatique la croissan- 
ce des radicelles est absolument 
reguliere, ce qui n'existe pas dans 
le maltage a la main. Dans cette 
derniere methode Pecart de tempera- 
ture qui existe entre les couches 
superieures et les couches inferieu- 
res est tres sensible et entraine 
Pirregularite de la croissance. Le 
pelletage ne peut remedier a cet 
inconvenient que dans une certaine 
mesure. Dans le maltage pneuma- 
tique, an contraire, la temperature 
est souvent la meme aux differentes 
profoudeurs de la couche d'orge ; la 
difference est rarement superieure a 
1 ° quand Pair vici6 est rapidement 
6vacue\ Enfin la main d'ceuvre est 
sensiblement diminuee. 



LES PROGRES ECONOMISES DU 
JAPON 



Les dernieres statistiques per- 
mettent d'appr^cier les 6normes 
progres qu'a faits le Japon dans ce 
dernier quart de siecle. On sait 
que la population du Japon etait de 
33 millions d'habitants en 1872; en 
1893, elle avait depasse 41 millions 
d'habitants. C'est uu accroisse- 
ment de 25 0/0 en viugt ans. Les 
ressources agricoles ont augmente 
proportionnellement a l'augmenta- 
tion de la population, com me le 
constate une correspondauce fort in- 
teressante de Kumamoto au Journal 
de Geneve. 

De 1880 a 1893, le terrain cultive 
en rizieres a augmente de 2,500,000 
a 2,750,000, la superficiedes champs 
de ble et d'orge de 1,430,000 a 
1,740,000 hectares ; en meme temps, 
une grande partie des rizieres 6tait 
transformee en plantations de mfi- 
riers et d'arbres a the. Pendant la 
meme periode la production du riz 
a augmente de 25 0/0, la production 
du ble de 58 0/0, la production des 
patates de 84 0/0. Cet accroisse- 
ment de la production agricole a et6 
obtenu, parait-il, par le perfection- 
nement des engrais. 

Tandis qu'en 1880, la production 
de la soie s'elevait a 597,000 kokon 
(1 kokon = 180 litres environ), en 
1894 le total etait de 1,800,000 ko- 
kon. La production du the etait 
en 1880, de 597,000 kouamme (1 



kouamme = livres) ; en 1894, elle 
6tait de 1,800,000 kouamme. 

Le deVeloppeinent de l'industrie 
a marche de pair avec celui de 
l'agriculture. En 1883, il y avait 
au Japon 84 fabriques et usines, 
avec une force motrice de 1,748 che- 
vaux ; dix ans plus tard, il y en avait 
1,100 avec 35,000 chevaux. Le pro- 
gres des filatures de coton est re- 
marquable. De 1886 a 1894, le 
nombre de broches s'est augmente 
de 65,000 a 663,000, et lorsque les 
filatures en cours de construction 
seront en operation, il y en aura 
1,100,000. 

II y a, il est vrai, le revers de la 
m£daille. Les profits enormes rea- 
lises ont conduit a la speculation ; 
deja les fabriques de tissus de coton 
produisent plus qu'il n'en est de 
mande ; l'annee prochaine sera fa- 
tale a toutes les petites filatures qui 
ne pourront survivre a la crise qui 
commence. 

Les capitalistes japonais preten- 
dent faire concurrence a, l'industrie 
europeenne en Chine meme, et une 
compagnie vient de se former avec 
un capital de 1 million de piastres 
pour etablir une filature a Shanghai. 
L'importation du fer en lingots est 
un symptome caract£ristique du pro 
gres general de l'industrie. En 1872, 
elle s'elevait a 50,000 catties (1 catty 
=133 livres) ; en 1880, 8,828,000 ; 
en 1894, 61,000,000 ! 

On pousse activement la construc- 
tion des lignes de chemins de fer. II 
n'y a pas moius de 1,100 milles de 
voies a terminer sur les lignes deja 
en exploitation partielle, et les der- 
niers six mois ont vu l'eclosion de 
plus de dix compagnies nouvelles. 
An Japon, le transport d'une let- 
tre sur le territoire de l'empire ne 
coute que 5 centimes jusqu'a 15 
grammes. Cependant, en 1872, les 
Japonais appreciait si peu les bieu 
faits de la poste que le nombre to- 
tal des lettres, cartes correspondan- 
ces et journaux passant par la poste 
n'etait que de 2,500,000 par an pour 
une population de 33 millions d'a 
mes, a peu pres une lettre pour 13 
habitants. L'annee passed, ce chif- 
fre a atteint 370 millions. 

Ce qui a progress^ le moins au 
Japon, c'est l'instruction primaire. 
En 1893, ce grand empire, avec une 
population dequarante-un millions, 
ne depensait que onze millions de 
piastres pour l'eclucation publique, 
moins de 65 centimes par tete. Des 
7,200,000 enfants en age de frequen- 
ter l'6cole, seulement 4,200,000 y 
allaient, soit 15 p. c. en moyenue. 

L'instruction primaire n'est pas 
gratuite, mais elle ne revient en 
moyenue qu'a 1 fr 75 par enfant et 



par an. Cependant, plus d'un tiers 
des enfants du Japon n'ont jamais 
mis les pieds a l'ecole, 1 million 
500,000 etaient trop pauvres pour 
payer Pecolage, les autresetant em- 
pSches, soit par la maladie, soit par 
d'autres causes qui ne sont pas spe- 
cifiers dans le rapport. Plus d'un 
demi-million sont obliges de quitter 
l'ecole avant l'age de dix ans pour 
aider leurs parents. 

Le salaire des instituteurs est de 
225 francs par an en moyenue. II 
varie de 7.50 piastres a 13 par mois 
pour les hommes, et de 5 piastres a 
8 pour les femmes. 

En 1890, la population scolaire 
comprenait seulement 66 o/o pour 
les garcons et 32 o/o pour les filles. 
II y a done encore beaucoup a faire 
sous ce rap ort. 



LES BOIS D'EBENISTERIE 



Le bois d'amboine est un des plus 
precieux qui existent. II offre a 
peu pres le meme aspect que la 
loupe d'orme de belle qualite, mais 
il est cependant encore plus delicat. 
Sa cherts est cause qu'on ne l'em- 
ploie guere pour les meubles, on en 
fait des coffrets, caisses de pendules, 
etc. Viennent ensuite l'ebene noire, 
que le commerce tire d'Afrique, 
mais dont la plus belle arrive de 
Pile Maurice, l'ebene verte, d'un 
vert olive fouce fournie par Mada- 
gascar, l'ebene de Portugal, venant 
d'Amerique veiuee de noir et de 
fauve ; le bois de gaiac, vert brun, 
varie, venant d'Ainerique ; le bois 
de grenadille, vert fouc£, provenant 
de Cochinchine, le bois de fer, noir 
brun, tres dense et tres pesaut, pro- 
duction de PAm6rique ; le bois 
d'amourette, de la Chine, vein£, de 
rouge et de noir, bois de grand luxe ; 
le bois d'agra ou de senteur, brun 
fonce, de la Chine eg dement ; le 
cormier des iles, brun fonce, venant 
des Antilles ; le cocotier venant 
d'Afrique, d'Asie et d'Amerique ; 
le bois de corail ou condori, d'une 
belle nuance rouge et le santal avec 
ses variet6s passant du rouge fonce 
au jaune pale, tous de PInde ; le 
bambou, de diverses nuances et de 
divers pays ; le bois de lettres, rouge 
varie, d'Amerique ; le bois de per- 
drix, gris brun, de la Martinique. 
. En voila suffisamment pour don- 
ner une id6e du luxe etde latariete 
des bois dont l'industrie dispose ; 
nous dirons quelciues mots sur les 
bois de couleur claire. 

Si 1 'acajou peut etre regard^ 
comme le type des bois de couleur 
foncee, Perable est celui des bois de 
couleur claire. Le plus bel erable 
vient d'Amerique. II est tresdiffi- 



54 



LK PRIX COURANT 



cile a employer et deniande des 
mains habiles, car la moindre mal- 
adresse fait sur sa belle nuance 
blanche, une tache irreparable, et 
l'on n'a pas, coinme pour les bois de 
couleur foncee. la ressource des pie- 
ces ou du mastic. Mais aussi plus 
il estdelicat, plus il a d'apparence. 
On distingue, comme dans l'acajou, 
plusieurs variety. 

La loupe d'erable, de couleur va- 
ried, est un bois excessivement rare 
et que l'on emploieque pour les tuts 
de pendules et des coffrets precieux 
La loupe d'erable argente est plus 
employee bieu qu'assez precieuse 
aussi. 

L'erable mouchete est quelquefois 
tres blanc et parsein6 de mouchetu- 
res assez r£gulieres, etg6neralement 
assez rapprochees. son prix est a peu 
pres le meme que celui de l'acajou 
ordinaire, c'est-a-dire de $8 00 a 
$10.00 le quintal en Europe. 

L'erable gris ondule presente des 
marbrures en zigzag d'un bel effet 
et vaut a peu pr&s le meiue prix 
(|ue le precedent. 

Enfin l'erable argente uni qui est 
ties recherche quaud il est d'un 
beau blanc et bien poli, malgre l'u- 
niformite de ses teintes, est placee 
dans le commerce a peu pres sur le 
meuie pied que les deux autres. Ce 
dernier, comme la variete inouche- 
tee, s'emploie souvent massif ; les 
auties sont des bois de placage. 

Le bois de citron que l'on entend 
frequemment nommer a tort bois de 
citronnier est egalement counu sous 
le nom de bois jaune ; bois rose des 
Antilles, etc., il arrive en grande 
partie des Antilles et n'a aucune 
espece de rapport avec le citronnier. 
Le nom de bois de citron lui a 6 6 
doune soit a cause de sa couleur, 
soit a cause de la legere odeur qu'il 
exhale pendant qu'on le travaille. 
II est d'un grain tres fin et d'uue 
couleur jaune tendre qui est fort 
agreable. C'est uu bois delicat et 
qui contraste tres bien avec le palis- 
saudre. Les meubles faits avec le 
bois de citron sont fort reeherehes 
et avec raison, mais sa delicatesse 
le rend plus convenable pour les 
belles incrustations et les moulures 
ou rosaces ornementales. 

Bufin, pour les bois de coi.leur 
claire, nous mentiounerons encore 
le bois de cedre, si estiine chez les 
anciens, II y en a de plusieurs cou- 
leurs, mais Je plus ordinaire est le 
rose vein6. Nous citerons aussi le 
cannelier blanc de Ceylau, le gom- 
mier blanc vari6 de la Guadeloupe, 
le laurier gris de Pile Maurice, le 
bois de rose des Antilles, le balsa- 
mier de la Jamaique, le cypres jau- 
natre de Grece. 



LA GRAINS DE PSYLLIUM 



II est une graine, (lit le Moniteur 
Industrie!, qui, de jour en jour, 
prend plus d" importance pour les 
applets et couvieut a tous les tex- 
tiles : le psyllium, aussi appele 
plantain des sables ( plantago psyl- 
lium, eu latin ,Jleawort, en anglais); 
ce plantain a des sentences qui sont 
noires et grosses comme des puces, 
ce qui leur a valu le nom de graines 
de puces et a la plante ceux de pu- 
ciere, pulicaire, herbe aux puces. 

Ces semences, comme la graine de 
lin, contiennent du mucilage. Leur 
premier emploi a etc en pharmacie 
d'abord comme laxatif, a la dose de 
15 a 45 gr., ensuite comme collyres. 
La parfumerie en fit ensuite usage 
pour preparer des bandolines. Ac- 
tuellement I'industrie 1' utilise pour 
l'ensimage et les apprets. Voici ce 
que I'industrie textile nous apprend 
sur cette demiere application : 

C'est l'Angleterre qui utilisa en 
premier le psyllium pour les ap- 
prets. Le mucilage est bien plus 
epais que celui obtenu avec la graine 
de lin ; il a le seul tort d'etre plus 
colore. Comme la solution est jau- 
natre, le psyllium ne peut s'em- 
ployer pour les blancs et les cou- 
leurs claires ; mais pour les gris, les 
bleus, les noirs, il peut remplacer 
avec avautage, comme resultats, la 
graine de lin. Le brillant obtenu 
avec les graines de psyllium est 
plus intense, plus durable egale- 
ment et prend encore plus d'eclat 
aux presses 

On fait cuire 1 kg de graines 
pour une proportion de .'50 a 40 1 
d'eau; l'6bullition dure deux hemes 
mais lentement. Le mucilage est 
plus gommeux lorsqu'nn epuise le 
kilogramme de graine en deux fois. 
Faire cuire une heure avec 15 1 
d'eau ; tamiser le liquide a 100 ° C, 
bien bouillant, et reprendre les 
memes graines avec 15 autres litres 
d'eau, faire encore bouillir une 
heure et reunir finalenient les deux 
solutions. 

Les produits acides n'out aucune 
influence sensible sur ces mucilages, 
mais les graines de psyllium reu- 
dent beauconp plus en presence de 
matieres alcalines. II n'est pas u6- 
cessaire de broyer ces petites grai- 
nes, certaines parties alors passant 
a travers les tamis, grace a leur ex- 
treme division. Les graines eutieres, 
de la forme d'un grain de cafe et de 
la grosseur moyenne jd'une puce, 
gonflent beaucoup a l'eau bouillante 
et devienuent beaucoup plus trans- 
parentes. Ce mucilage de psyllium, 
mis en couche mince sur uue plaque 
de verre, seche en quelques jours. 



II se melange tres bien aux epais- 
sissants ordinaires, surtout a la 
glucose et a la gornme. Les corps 
gras legerement alcalins sont bien 
tenus en emulsion par le psyllium. 
Le sulforieinate huile soluble 6pais- 
sit beaucoup avec ce produit, et son 
emploi est avantageux comme ensi- 
mage. II doit avoir lieu assez tot, 
car le melange se separe lentement 
au bout de qnelques jours. La gly- 
cerine (dont le prix eleve met 
obstacle a, l'emploi courant), par 
son melange avec ce mucilage, de- 
viendra d'un emploi journalier, 
grace au prix rendu abordable. Le 
psyllium se trouve surtout dans le 
midi. de la France. Son prix est 
superieur tontefois a celui de la 
graine de lin. 

C'est un concurrent serieux aux 
lichens et graines de lin, taut pour 
les applets du coton que pour les 
apprets de la laine. 

La souplesse qu'il laisse aux tex- 
tiles et le brillant qu'il communique 
surtout aux noirs satins et autres 
rendent son emploi assure d'ici 
quelques auuees, lorsque ce produit 
sera plus connu, plus travaille, et 
que, par la pratique, on se sera ren- 
du compte de sa reelle superiority. 

I/ASPHALTE ARTIFIUIEL 



Depuis quelques temps, plusieurs 
articles sur la fabrication de diff6 
rents asphaltes artificiels ont et6 
publies par les journaux scientifi 
ques et industriels de petits et 
grands formats. D'autre part, pen 
dant ces derniere-s ann6es, uu grand 
nombre de brevets, concernant ces 
memes produits ont ete demande. 
taut en France qu'a l'Etranger. On 
est done tout tence de croire, qu'eu 
presence de ces iut6ressants articles 
et brevets, que l'asphalte artificiel 
est devenu de plus en plus pratique 
et de moius en moins coviteux. Mal- 
heureusement, il n'en est pas ainsi, 
car, sans vouloir, contester la valeur 
d" tous ces different* produits qua- 
lifies du nom d'asphalte artificiel, 
nous pouvons dire qu'aucun par 
son proced6 de fabrication ne peut 
rivaliser, comme prix de revient 
avec l'asphalte naturel, qui est li- 
vre sur la place de Paris, par les 
compagnies concessionnaires de mi- 
nes, aux prix de $1-4.00 a $18.00 la 
tonne, et. encore moins avec le bi- 
tume factice, qui lui aussi est uu 
asphalte artificiel, dont le prix est 
actuellement sur le march6 de Pa- 
ris a $10.00 la tonne (compris l'oc- 
troi). Du reste aucun de ces brevets 
et articles, que nous inentiounons 
plus haut, n'ont ete mis en prati- 
que, ni comme nouvelle fabrication 






LE PRIX COURANT 



55 



ni comme amelioration dans la fa- 
brication actuelle. 

Aujourd'hui pensant etre plus 
heureux que mes collegues ; je viens 
a mon tour coniniuniquer les resul- 
tats de mes essais. 

• Je me suis plus special ement atta- 
che au bitume factice. Mes recher- 
ches out eu pour but ; d'obtenir ce 
produit a un prix beaucoup rnoin- 
dre, et plus relnun^rateur pour les 
fabricants tout en egalant autant 
que possible les qualites de Pas- 
phalte naturel. 

On sait que le bitume factice est 
un compose de brai provenant de la 
distillation du goudron des usines a 
gaz, de craie et de terre a four. 
Dans cette composition, la terre a 
four n'en fait partie que par une 
pure 6conomie, pour supplier a la 
craie qui est d'un prix plus eleve 
comme achat et comme main d'ceu- 
vre pour la pulverisation. Des le 
d6but de la fabrication du bitume 
factice ; la terre a four rentrait pour 
40 a 50 p.c. environ du brai de gaz 
employ6 ; aujourd'hui, certains fa- 
bricants poussent jusqu'a 75 p.c. et 
cela bien entendu au detriment de 
qualite du produit. 

Attendu que la craie quoique d'un 
prix relativement miniine, est en- 
core trop elev6 pour la fabrication 
du bitume ; que la terre a four 
malgre son bon marche, n'a pas tou- 
tes les qualites necessaires pour ob- 
tenir un bon produit. J'ai done fait 
la suppression de ces deux matieres 
et pourvu a leur remplacement par 
un carbonate de chaux. Celui qui 
jusqu'a present a donne les meil- 
leurs resultats, qui est d'un prix 
excessivement bas, que l'on trouve 
sur tous les points, eVitant ainsi des 
frais de transport et le dechet de 
moellons. 

Ce dechet, doit etre pris sur car- 
riere pendant la bonne saison e'est- 
a-dire de mai a fin de septembre, 
emmagasine sous des hangars ou- 
verts a tous les vents, pour bien 
laisser faire la penetration de l'air 
qui chasse toute trace d'humidite 
que peut contenir ce dechet ; puis 
six mois apres le passer au pulveri- 
sateur pour ie rendre en poudre 
extra fine, ensuite on le melauge par 
Paction de la chaleur du brai de gaz 
et on opere la fabrication comme elle 
se pratique actuellement en suivant 
les memes proportions pour le brai 
de gaz. 

Les resultats que l'on obtient sont 
les suivants 

lo Les resultats concernant les 
fabricants. 

Le nouveau produit est plus bril- 
lant que l'ancien, plus lourd d'en- 
viron 65 a 110 lbs par tonne, se 



moulant beaucoup mieux, ayant une 
plus grande resistance au soleil, une 
plus grande durete au choc et point 
capital revenant a un prix beaucoup 
moindre ; 

2o les resultats concernant les ap- 
plicateurs. 

Le nouveau produit se travailleab 
solument comme l'asphalte naturel 
demandant moins de difflculte pour 
son application qui se fait beaucoup 
plus rapidement que l'ancien pro- 
duit. Ayant comme il est mention- 
ne, en ce qui concerne les fabri- 
cants, une plus grande resistance a 
Paction solaire, il est preferable a 
l'asphalte naturel, pour les travaux 
de terrasses, toitures, trottoirs, se 
comportant tres bien avec la loco- 
mobile et enfin, n 'ayant aucune ten- 
dance ni a se briser, ni a se fendil- 
ler. 

11 y a douze ans que j'ai fabrique 
une certaine quantite de ce produit 
et des applications out et6 faites en 
plusieurs endroits, a Phumidit^, a 
Paction solaire, etc.; et sur deux 
de ces applications de fortes charges 
out ete deposees ; le tout est encore 
intact. 

Ce produit bitumeux a done fait 
ses preuves ; il est facile aux fabri- 
cants des'en rendre compte; n'ayant 
a faire subir a leur materiel aucun 
changement, et il en est de ineme 
pour les applicateurs. 

C. Flaunet. 



VISIBILITE DES LUMIERES A 
COURTE DISTANCE 



II a ete releve en 1890 que l'obser- 
vatoire de marine allemande avait 
fait des essais sur 3.000 feux tels 
que ceux employes a bords des na 
vires et qu'il eu avait trouve les 
deux tiers de defectueux. 

De nouveaux essais sur la visibi- 
lity a distance de lumieres d'un pou- 
voir eclairant connu out et6 faits, 
Pannee derniere, par le comite du 
gouvernement allemand, et ce qu'il 
y a de curieux e'est que la premiere 
publication de leurs resultats a paru 
daus une brochure d61ivr6e aux ma- 
rins par les soins du Weather Bu- 
reau des Etats-Unis. 

La loi d'emission pour une lu- 
miere blanche est que sa visibilite 
est proportionnelle a la racine car- 
ree de son pouvoir eclairant, et les 
resultats des experiences alleman- 
des suivent exactement cette loi, les 
divergences n'etant pas plus gran- 
des que les erreurs estimees de po- 
sition des navires portant ces feux 
d 'essais. 

La moyenne d'un grand nombre 
d'observations donne a la distance 



a laquelle une lumiere blanche d'une 
bougie devient visible, 1.4 mille 
par une nuit claire, et 1 mille par 
une nuit pluvieuse. 

Des experiences entreprises en 
Amerique, apres le congres mari- 
time international de 1889, donnent 
les resultats suivants par un temps 
clair : 

Une lumiere d'un pouvoir d'une 
bougie est pleinement visible a un 
mille nautique et une lumiere de 
trois bougies a une distance de 2 
milles. 

Une lumiere d'un pouvoir de 10 
bougies fut visible avec une lor- 
gnette ordinaire a 4 , milles une lu- 
miere de 19 bougies fut visible a 5 
milles et une lumiere de 33 bougies 
fut visible sans la moindre difficult^ 
a la nieine distance. 

Par une autre soiree exception- 
nellement claire, une lumiere blan- 
che de 3.2 bougies pouvait etre 
facilement distinguee a 3 milles ; 
une lumiere de 5.6 bougies a 4 mil- 
les et une lumiere de 17.2 bougies a 
5 milles. 

Les Dutch governemental expe- 
riences conduites a Amsterdam 
donnent les resultats suivants : 

Une lumiere blanche d'une bou- 
gie fut visible a 1 mille nautique ; 
une lumiere de 3.5 bougies a 2 mil- 
les ; une lumiere de 16 bougies a, 5 
milles. 

Les experiences avec les lumieres 
vertes donnent 0.80 mille comme 
distance de visibilite pour une lu- 
miere d'une bougie. 

Les pouvoirs eclairants des lumie- 
res vertes vues a 1, 2, 3 et 4 milles 
sont respectivement 2, 15, 51 et 106 
bougies. 

La diminution remarquablement 
rapide de la visibilite de la lumiere 
verte a distance, meme par des ob- 
servations en temps clair, et le 
d6croissenient encore plus rapide 
par le temps pluvieux que dans les 
memes conditions affecte faiblement 
la visibilite des lumieres blanches, 
montre qu'il est de la plus grande 
importance de choisir pour les ver- 
res une teinte qui intercepte aussi 
peu que possible Pintensite de la 
lumiere. 

La teinte recommandee est le 
bleu vert clair, le vert jaune et le 
vert sombre ne peuvent plus etre 
distingues du blanc a une courte 
distance. 

Pour le rouge, une seriede teintes 
considerable peut etre admise, mais 
on a trouve que le rouge cuivreux 
est le meilleur. 



Le vapeur " South Eastern," du port 
de Montreal, est autorise' a, changer son 
nom en celui de " International." 



56 



LE PRIX COURANT 



LE PONT BE LONGUEUIL 



Enfin, voila une question reglee et 
qui interesse le commerce et Pin- 
dustrie de Montreal, au plus haut 
point. Le pont entre Montreal et 
LoDgueuil est mainteuant chose d6- 
cid6e. Nous n'aurons plus a at- 
tendre au commencement de Phiver 
que la glace soit prise et qu'a la fin 
elle s'en aille pour etre en commu- 
nications constantes avec la rive 
sud du fleuve. 

Ce pont devra etr^ eloigne de 200 
verges du pont Victoria, avoir une 
hauteur de 65 pieds au dessus du 
fleuve et une arche de pas moins de 
.'530 pieds a Pendroit du chenal 
principal. 

II sera en communication directe 
avec les compagnies du Grand Tronc, 
des Chars Urbains et du Pacifique 
Canadien. 

Les travaux devront etre soumis 
al'approbation des Commissaires du 

Havre. 

— ♦- 

LA MARQUE DU FRO MAGE 

Les importateurs anglais de fio- 
mage insistent pour que, dans le 
projet de loi dont nous avons deja 
entretenu nos lecteurs, il soit insere 
une clause additionnelle. Cette 
clause obligerait les fabricants a in- 
diquer le mois de fabrication sur le 
fromage et une penalite serait im- 
posee pour tout manquement a cette 
regie. 

Nous approuvons, comme nous 
Pavons deja dit, toute mesure qui a 
pour effet de faire distinguer le bon 
du mauvais fromage et d'aider au 
progres dans la fabrication. Le nu- 
mero de fabrique impose sur le fro- 
mage est, nous le repetons, un ex- 
cellent uioyen d'engager et d'obliger 
les fabricants a une fabrication de 
plus en plus soignee. 

Mais, nous nous demandons si la 
marque du mois est une chose si 
necessaire qu'il faille inserer une 
penalite dans la loi pour punir ceux 
qui negligeraient de se ranger a 
cette regie, en certains cas desira- 
ble, mais a notre point de vuenulle- 
ment uecessaire. 

Dans toute transaction commer- 
ciale il existe deux interets souvent 
opposes, celui de Pacheteur et celui 
du vendeur, il ne fautpasau moyen 
de reglements, de lois et de p6nali- 
tes entraver la marche rSguliere des 
transactions et faire peser tout le 
poids de la balance d'un seul cote. 

A quoi sert de marquer le mois 
de fabrication sur le fromage, sinon 
a donner a un bon et excellent fro- 
mage d'et6, qui vaudra souvent 
mieux qu'un fromage d'automne, 



une difference de prix qui ne sera 
pas en faveur du fabricant. 

Qu'il y ait dans la quality du fro- 
mage une difference suivant qu'il a 
6te fait a une Spoque de Pann6e ou 
a une autre, cela peut exister et ex- 
iste, mais cela devrait-il exister ? 

Pour nous, nousne le croyons pas. 
Un fabricant qui observe toutes les 
conditions de temperature et de 
propretS voulues, qui fait son fro- 
mage avec du lait de vaches saines 
et bien nourries peut et doit faire 
en toutes saisons, de bon, d 'excel- 
lent fromage et obtenir une qualite 
toujours egale et de longue garde. 

On ne fait plus aujourd'hui le 
fromage d'une facon empirique. Les 
bonnes et saines niethodes ont pen6- 
tr6 partout et, aujourd'hui encore, 
PEcole de laiterie de St Hyacinthe 
forme de bons fromagers capables 
de faire en toutes saisons des fro- 
ntages absolument identiques en 
quality, du moment ou ils se trou- 
vent dans les conditions que nous 
avons dites. 

Ce serait reculer que d'adopter la 
proposition des importateurs an 
glais, car du jour ou le fabricant 
saurait que son meilleur fromage ne 
peut pas obtenir le plus haut prix, 
sous pretexte qu'il a et6 fait dans 
tel ou tel mois, il n'aurait plus le 
meme intent a soiguer sa fabrica- 
tion et a faire un fromage d'une 
bonne et longue conservation. 

Si le fromager trouve avantage a 
marquer la date du mois sur ses 
produits, il le fera de lui-meme, le 
doute n'est pas permis, et s'il en 
avait reconnu la necessite, ce serait 
deja chose faite. 

Que nos gouvernants ne s'en lais- 
sent done pas imposer par les im- 
portateurs de Pautre cote de Pocean 
et qu'ils laissent a Piuitiative et a 
Pinteret de nos fromagers, le soin 
de regler eux-memes la question. 



LE PETROLE EN 1895 



On a actuellement des donnees 
sur les resultats obtenus des forages 
aux gisements de petrole aux Etats 
Unis et en Russie. Bien que les chif- 
fres pour le mois de decembre ne 
soient pas encore verifies, ils diffe- 
rent en tout cas si peu de la realite, 
qu'on peut des mainteuant Stablir 
un parallele entre la production de 
Phuile rninSrale dans ces deux pays, 
parallele qui presente un interet 
particulier, car il met en relief les 
progres de cette industrieen Russie 
depuis les trois dernieres annees. 

Voici le tableau comparatif des 
quantites de petrole obtenues au 



cours des dernieres annees et 
resumees en milliers de quintaux : 
Etats-Unis Russie 

1885 27,682 19,001 

1886 35,545 24,570 

1887 35,872 27,027 

1888 35,053 31,450 

1889 44,554 33,088 

1890 58,149 39,803 

1891 63,960 47,502 

1892 64,046 48,976 

1893 61,425 55,364 

1894 62,572 49,795 

1895 38,842 61,715 

II rSsulte dece tableau que la pro- 
duction du petrole en Russie a con- 
siderablement augments en 1895, et 
d6passe pour la premiere fois les 
quantites obtenues aux Etats-Unis, 
ou les forages ont ete peu productifs. 
Mais il faut considerer que, depuis 
Padmission, par la Bourse de New- 
York; du petrole Lima a Pexporta- 
tion, PAm^rique a obtenu, grace a 
cette mesure, un grand appoint pour 
maintenir sa suprematie sur le mar- 
che du petrole international. 

Les exportations de petrole de ces 
deux dernieres annees, se resument 
egaleinent en milliers de quintaux, 
comme suit : 

Huiles min6rales Residus naphte 
1895 1894 1895 1894 

Etats-Unis. 20,311 21,949 5,242 4,178 

Russie 7,535 6,710 4,467 1,376 

Comme le prouvent ces derniers 
chiffres, Pexportation du petrole et 
de ses residus a notablement aug- 
ments en Russie, en 1895, et celle 
des Etats-Unis a, il est vrai, dimi- 
nu6, mais dans une faible propor- 
tion, sur Pannee pr6c6dente. 



LE RETAIL ARGENTIN 



Le bewail constitue un des prin- 
cipaux facteurs de la richesse agri- 
cole de PArgentine et trouve des 
conditions particulieres de r^ussite 
dans Pimmense Stendue des prai- 
ries naturelles, la qualite de Pherbe 
et Pabsence des neiges pendant la 
saison d'hiver. Dans de telles cir- 
constances, la production des ani- 
maux des especes ovine et bovine 
s'est considerablement et Pon peut 
meme dire Stonnamment de>elop- 
pee. 

D'apres la statistique du docteur 
Juraschek, la Republique argentine 
possedait, en 1888, un effectif de 
22,216,678 tetes de gros betail et de 
67,900,993 betes a laine. En 1892, 
le recensement pour les cinq colo- 
nies australiennes constatait Pexis- 
tence de 11,414,545 animaux del'es- 
pece bovine et de 114,524,482 mou- 
tons. 



LE PRIX COURANT 



57 



La baisse du prix de la laine, qui 
constitue le principal element de 
l'exportation argentine, s'est pro- 
longee jusqu'au mois de fevrier de 
1 'annee 1895, pour faire place a un 
mouvement de hausse de 15 a 20 0^0. 
Mais, en depit de cette depreciation 
considerable de la valeur des toi- 
sons en 1894, l'exportation ne s'est 
pas nioins elevee, dans cette annee, 
a 167 millions de francs au lieu de 
147 millions en 1893, d'oii ressort 
une augmentation de 20 millions 
d'uue annee sur 1 'autre. 

L'amelioration du betail indigene, 
entreprise et poursuivie avec acti- 
vity et perseverance paries eleveurs 
de la Plata et iavorisee, en outre, 
par l'intensite croissante de la de- 
mande, a puissamment aide au de- 
veloppement de l'exportation du 
betail sur pied. 

De son cote, le gouvernement, 
dans les principaux ports d'embar- 
quement de la Plata et de Buenos- 
Ayres, a soumis le betail presente 
pour l'exportation a une surveil- 
lance rigoureuse, et a pris a sa 
charge l'etablissement d'abris ou les 
animaux peuvent sejoumer dans de 
bonnes conditions d'hygiene et d'a- 
limentation, avant leur installation 
a bord. Quant aux moyens de trans- 
port, il y sera pourvu par la cons- 
truction de navires munis d'amena- 
gements speciaux, et deja une so- 
ciete auglaise a mis a la disposition 
du commerce d'exportation six na- 
vires de ce nouveau type. 

En 1889, la Republique Argentine 
Hvrait a l'exportation 139,526 boeufs 
et 19,526 moutons sur pied. En 
1894, le total se montait a 220,490 
boeufs, 122,218 moutons. 



COMPTES RENDUS 

Mardi, a eu lieu l'assemblee mensuelle 
des Commissaires du Havre de Mont- 
real sous la presidence de M. H. Bulmer. 

Etaient presents : MM. V. Hudon, 
Prank Hart, L. E. Morin, Richard 
White, John Torrance, H. Laporte et le 
maire Wilson-Smith. 

Les Peres Redemptoristes. proprie- 
taires du couvent des Carmelites, a Ho- 
chelaga, informent la commission qu'ils 
se proposent de construire, au prin- 
temps, un mur en pierre entre leur pro- 
priety et celles des Commissaires du 
Havre et ils demandent l'autorisation 
pour l'entrepreneur de deposer une 
partie des materiaux de construction 
sur le terrain des Commissaires, etant 
entendu que ce depot ne devrageuer en 
rien le trafic. 

Renvoye pour examen a la prochaiae 
reunion. 

Le Secretaire de la Commission devra 
remercier, au nom des Commissaires du 
Havre, M. Ls Ooste, ingenieur en chef 
du dSpartement des travaux publics, a 
Ottawa, de son envoi d'uue s6rie de 
cartes indiquant les ameliorations ap- 



port6es jusqu'a ce jour au chenal du 
fleuve. 

Les changements devront §tre faits 
sur les cartes officielles de la Commis- 
sion du Havre ainsi que sur les cartes 
qu'elle vend de temps a autre. 

M. Severe Perron, apprenti pilote 
6crit que, bien qu'il ait passe avec suc- 
ces ses examens de pilote, depuis plus 
de deux ans, il n'a pas monte* en grade, 
1'ouverture de la navigation etant pro- 
chaine, il demande que les Commissai- 
res veuillent bien s'int6resser a lui. 

II est decide que la demande de M. 
Perron sera examinee a la prochaine 
vacance de pilote, les cadres etantac- 
tuellement remplis. 

BOARD OP TRADE 

M. R. Bickerdike a preside l'assemblee 
hebdomadaire mardi. Etaient egale- 
ment presents, MM. John Torrance, 
John McKergow, Chas F. Smith, Chas 
Chaput, David McFarlane, Chas Mc- 
Lean, Wm McNally, Henry Mills, Wm 
Nivin, Jas. E. Rendell, G. F. C. Smith 
et David G. Thompson. 

On lie une lettre du president de la 
" Canadian Marine Association " de- 
mandant au Board of Trade de s'oppo- 
ser, devant le S6nat, a la construction 
d'un pont sur la riviere St-Clair, entre 
Detroit et Windsor. 

Le Board of Trade ne voit pas d'in- 
conv6nient a la construction de c« pont 
pourvu qu'il ait une hauteur suffisante 
pour permettre le passage de n'importe 
quel navire. 

M D. G. Thompson a 6te choisi com- 
me d6iegu6 du Board of Trade au Senat 
pour y parler dans ce sens. ", 

BOARD OF TRADE 

L'assemblee reguliere du conseil du 
Board of Trade a eu lieu mardi apres- 
midi ; M. R. Bickerdike prgsidait 

Le secretaire donne lecture d'une 
communication du ministre du com- 
merce relative a la nomination d'une 
personne charg6e de peser le beurre et 
le fromage destines a l'exportation. Le 
ministre annonce qu'il feraconnaitre sa 
decision aprds avoir etudie la question. 

Lecture a 6t6 faite du rapport prepare 
par le comite special nomm6 a la der- 
nidre seance concernant certaines taxes 
impos6es aux vaisseaux faisant le ser- 
vice jusqu'a Terreneuve. Ce rapport 
dit que l'imposition de $5 sur tous les 
vaisseaux qui voyagent dans le golfe 
est trop lourde. On propose de la re- 
duire a $1 seulement pour les vaisseaux 
transportantune cargaison depas moins 
de 150 tonnes. Le comite demande de 
plus l'abolition des taxes imposees sur 
les vaisseaux qui quittent le port la 
nuit. 

Le conseil approuve entidrement ces 
deux propositions. 

On donne lecture d'une lettre de la 
Canadian Marine Association deman- 
dant au conseil de s'unir a elle pour 
s'opposer a la proposition qui doit etre 
presentee au senat, relativement a la 
construction d'un pont sur la riviere 
Ste-Claire, entre Windsor et Detroit. 

Le conseil ne s'oppose pas a la cons- 
truction de ce pont, pourvu qu'il soit 
assez eieve pour permettre a tons les 
vaisseaux de passer sous ses arches, et, 
pourvu aussi qu'aucun pilier ou brise 
lame ne soit place dans la partie navi- 
gable de la riviere M. D. S. Thompson 
a et6 charge de se rendre a Ottawa 
pour exposer au comite du senat les 
torts considerables qu'un pilier place 
dans la partie navigable de la riviere 
causerait a la navigation. 

Le projet de loi soumis au parlement 



imperial,[qui, s'il est adopte, empechera 
l'exportation du betail vivant en An- 
gleterre, est ensuite discute. Le conseil 
decide de d6montrer au premier minis- 
tre toute l'importance qu'il y a pour 
Montreal de faire abandonner ce pro- 
jet, et d'adresser par cable, aux autori- 
tes imp6riales, l'opposition energique 
que manifesto le Board of Trade de 
Montreal, a cette legislation. 

Chambre de Commerce du District 
de Montreal. 

L'assemblee ordinaire de cette asso- 
ciation a eu lieu vendredi sous la presi- 
dence de M. Joseph Contant. 

Apres l'exp6dition des affaires cou- 
rantes, M. Contant a expliqu6 la posi- 
tion qu'il avait prise a la grande as- 
sembiee des citoyens, lundi dernier, re- 
lativement a l'exposition. II a approuv6 
le rapport des contribuables de Mont- 
real dans lequel il est demontre qu'il est 
impossible d'organiser avec sucue-J une 
aussi grosse entreprise a aussi breve 
6cheance. 

La conduite du president a ete unani- 
mement approuvee par les membres 
presents. 

M. J. X. Perrault a propose, seconde 
par M. L. E. Morin, qu'une conference 
de toutes les chambres de commerce de 
la province soit annoncee aussitot que 
possible. On y discuterait un program- 
me d'etudeset de progres pour le grand 
congres des chambres de Commerce de 
l'Empire qui doit etre tenu a Londres 
en juin prochain. 

La motion a et6 adoptee etun comitS, 
compose de MM. Contant, Racine, Boi- 
vin, Perrault et Morin, nomme pour 
organiser la conference proposee. 

Le president, M. Contant, a 6te charge 
de voir le maire pour etudier avec lui 
ce qu'il y a de vrai dans la rnmeur qui 
veut que la compagnie du Paciflque 
transporte petit a petit ses ateliers de 
reparations de Montreal a Perth, Ont. 
On dit meme que plusieurs chars, char- 
ges de materiel et d'outils, sont deja 
partis ces jours derniers. 

Ont et6 admis comme nouveaux mem- 
bres : MM. Joseph Lafreniere, manufac- 
turier ; R. Laurendeau, avocat et M. 
Langlois, marchand, tous de Montreal. 



Aux epiciers en detail de la cite 
de Montreal 

A une reunion de 1' Association des epiciers de 
Montreal, il a i te decide d'adresser a chacuu des 
epiciers la presente circulaire, dans le but d'encoa- 
rager oeux-ci a faire partie de la dite Association; 
donnant par la plus le force a uos deniaudes et re- 
quites an Conseil de Ville et au Gouveruemeiit, et 
pour faoiliter le commerce general d'epiceries. 

L'etat financier de l' Association des epiciers de 
Montreal est florissant ; et malgre le petit nornbre 
de nos mernbres, nous avons reussi a obtenir plu- 
sieurs arneudeurents au regleni^ut du Cuuseil de 
Ville et du gouvernement provincial d'uue ma- 
niere avantageuse pour les epiciers en general ; il 
ne serait pus juste, en consequence, que tout le 
poids de ces demarches retombe sur les membres 
de cette Ass'iciation. 

II n'y a pas le moiudre don te 'que si tous les 
epiciers de Montreal jugeaieut a propos de s'unir a 
nous, eu devenaut membres de notre Association, 
nous aurious beaucoup plus d'inlhience et de faci- 
lite a obtenir les amendements requis aux lois qui 
nous gouveruent. 

En 1886. nous avons obteuu du Conseil de Ville 
un amendement par lequel il nous a etc permis de 
veudre les legumes et le grain au poids, au lieu de 
k la rnesure comme autrefois. 

Apres beaucoup de demarches, nous avons obte- 
nu des mauufacturiers et lies marchands de gros la 
promesse de ne pas veudre aux consommateurs 
sous aucuue circoustance. 



58 



LE PRIX COURANT 



En 1887, notre Association tut ineorporee par 
lettre du Parlement. 

En 1890, la delegation que nous avions envoyee 
h Quebec pendant la sessi >n, obtint que lcs epi- 
ciers pussent considerer la veute des liqueurs 
comme faisant partie du commerce d'epiceries. 

De plus que les licences seraieut eu proportion 
des loyers. 

En 1894, nous avons envoye une delegation au 
gouvernement d'Ottawa au moyeu d'uue requete 
signee par uu grand uorubre qu'un a->enderuent fut 
fait a la loi rendant saisissable, pour juste dettesles 
salaires des employes civils. Notre delegation fut 
bien recue et on leur promit de considerer leur re- 
quete. Toutefois rien n'a 6te fait jusqu'a present, 
a cause de la mort de Sir John Thompson arrivee 
quelques mois apres. 

Nous avons de plus obtenu du gouveruement 
federal la permission de se servir des mesures gra- 
duees, ce qui etait defendu. 

Nous avons de plus adresse une requete au Con- 
seil de Ville au sujet de.s colporteurs ; l'echevin 
Nolan, qui etait alors president du Comity des 
marches, recut notre delegation avecbienveillance ; 
mais evidemment, il a depuis oublio ses proinesses ; 
cependant il a ete renverse aux demieres elections 
par un des membres de notre Association 

Eu 1895, a la derniere session du Parlement pro- 
vincial, nous avons reussi a obtenirun amendement 
a l'acte des licences, par lequel les epiciers peuvent 
vendre des liqueurs en bouttilles cachetees conte- 
nant moins d'uue chopine. 

Nous avons aussi obtenu un amendement a la loi 
electorate coucernant les epiciers liceucies, qui de 
vaieut term<r leuis magasiiis durant trois jours sa- 
voir : la veille des elections, le jour des elections et 
le lendemaiu des elections ; avec beaucoup de diffi- 
cultes nous avons obteuu que la fermeture des ma- 
gasins ne fut de rigueur que pour les jouis des 
elections seulement. 

De plus, dans l'obteution d'une licence, nous 
n'aurons plus besoin de caution, et il ne sera plus 
necessaire d'appuyer nos applications de plusieurs 
noma. 

II y a encore beaucoup d'amendements a faire 
aux lois electorales qui seraient d'un grand avan- 
tage pour les epiciers en general ; au nombre des- 
quels serait 1'amendement coucernant les employes 
civils et les colporteurs de fruits et de legumes. 
Nos chances de succes semblent plus graudes 
maintenaut que nous avons l'houneur d' avoir sur 
notre li^te irois echevins les plus energiques du 
Conseil de Ville; l'echevin Turner, l'echevin Con- 
naughtou et l'echevin Kinsella, qui tous nous ont 
promis de nous supporter dans la demaude de nos 
justes droits au Conseil de Ville de Montreal. 

Eu consequence, nous adressons cette circulaire 
alln d'attirer 1' attention de tous les epiciers aux 
avantages et beuefii es qu'ils retireraieut eu deve- 
naut membres de cette »*ssociatiou. Aeujuger 
par nos succes dans le passe, rnalgre le petit nom- 
bre de nos abonnes, nous sommes assures que si 
nous aviuns comme membres. disous les trois-quarts 
des epiciers de Montreal, nous serious tout- puissant s 
dans nos reqnetes. 

Nous avons vu plusieurs echevins de la ville qui 
nous ont promis stir appui dans la demaude de 
nos droits au Conseil de Ville de Montreal, entie 
autres les suivauts : Les echevins Charpentier, 
Jacques, Penny, Wilson. 

L'-s personnes qui desirent faire partie de notre 
Association peuvent adresser leur application h, l'un 
ou a l'autre des officiers suivauts : 

S. D. Valher j , President, 85 Green Avenue , 

John Scanlau, ler Vice-President, 235 rue 
Bleuiy : 

J. U. Levesque, 2eme Vice-President, 2062 rue 
Ste-Cath^nne • 

Johu Johnson, Sec.-houoraire, 81 rue St-Hypo- 
lyte; 

V. Kaby, Tresorier, 1161 rue St-Jacques ; 

Peter Gannon, Secretaire, 469 Avenue Laval , 

A. Labrecque, Directeur, 1341 rue Ontario ■ 

P. B. Me->nard, Directeur, 549 rue Kichmond ; 

P. Taylor, Directeur, 119 rue du Grand-Tronc ■ 

J. P. Dixon, Directeur, 55 rue Prince Arthur • 

A. D. Fraser, Directeur, 209 rue St-Jacques ; 

S. Derners, Directeur, 146 rue St-Antoiue. 

i Mi encore a aucuu des commis voyageurs de la 
ville representant des maisous de gros, qui no»» 
ont odert d'iuteresser tous les epiciers en faveur de 
notre Associatiou et d.s benefices qui en resulteut 
pour les membres. 

La souscription annuelle est de deux dollars seu- 
lement. I 



PETITES NOTES 

L'Assomption aura, bientot sans dou- 
te, sa ligne de telephone, Une compa- 
gnie est en voie de formation, une cin- 
quantaine de souscripteurs sont deja 
sur la liste. 



Avis a ceux qui sont sujets au mal de 
mer. Une preparation anglaise, le 
chlorobrome, s'il ne guerit pas a du 
moins l'avantage de soulager le mal de 
mer. On en prend une cueilleree toutes 
les minutes de 4 a 6 fois. 



Les nombreux sondages faits dans la 
Thiiringe, a la recherche de gisements 
de sels de potasse naturels, ont amene 
la decouverte, le ler octobre dernier, a 
Stadtlengsfeld, d'un puissant gisement 
de bonne qualite. 



La ville de Bruxelles doit eriger sur 
la place de Brouckere, a Anspach, un de 
ses anciens bourgmestres,un monument 
original et unique. 

Le monument Anspach sera visible le 
soir, la figure de l'Archange St Michel, 
que l'on voit dans les armoiries de 
Bruxelles, sera entouree d'un nimbe de 
lumiere electrique ; par le meme proce- 
de, son glaive sera rendu flamboyant, 
les yeux du dragon que terrasse St Mi- 
chel seraient lumineux et de sa gueule 
sortirait un jet intense de lumiere. 



Un de nos confreres de la presse 
etrangere annonce qu'on vient de batir 
a Hambourg un restaurant en papier. 
Bien entendu, il s'agit de papier corn- 
prime. La charpente est en metal, les 
parois, les murs sont en pate a papier et 
le toit est en carton iacombustible ; les 
ornements decoratifs exterieurs, mou- 
lures, etc, sont egalement de papier, de 
meme que la plus grande partie du mo- 
bilier. II ne s'agit pas du reste d'une 
petite construction, car la salle a man- 
ger, qui a trente metres sur six, peut 
donner place a cent-cinquante convives. 

Le chauffage se fera non dans des che- 
minees, mais au moyen d'une circula- 
tion d'eau. Cet edifice original, qui a 
un grand succes, parait-il, n'a coute 
qu'un prix assez reduit. 



D'apres une statistique publiee par la 
commission pour l'exposition d'lnns- 
bruck de 1893, la tannerie actuellement 
encore fiorissante de la maison Johann 
Kirchebner d Steinach, tannerie fondee 
il y a trois cent quarante ans, a ete, de- 
puis cette epoque lointaine, toujours 
possedee par la meme famille, sans que 
jamais un membre de cette famille ait 
ete oblige a suspendre ses payements. 

Tous les rudes coups du sort qui, au 
cours des siecles, frappent naturelle- 
ment une famille : guerre, emeutes, 
grande mortality et autres fieaux de 
l'humanite" ont trouve dans cette mai- 
son une generation faisant face a ces 
tourments avec une force, une perseve- 
rance et une honorabilite vraiment ty- 
roliennes et laissant l'heritage veaera- 
ble toujours a un Kirchebner male ega- 
lement capable. 

Le proprietaire actuel, M. Johann 
Kirchebner, un geant vieux-tyrolien 
aux formes athletiques, est toutefois 
sous tous les rapports un industriel mo- 
derne, qui, comme tanneur et comme 
negociant, est parfaitement a la hauteur 
de l'epoque et dont les produits, une 
des marques de cuirs forts a semelles 
jouissent d'une grande faveur. 



L'acide phenique, dit M. Max de Nan- 
souty, est-il, oui ou non, un desinfec 
tant ? Oui, si l'on en croit tous les gens 
qui s'en servent ; pas autant que l'on 
pourrait le eroire, si l'on ecoute quel- 
ques hygi6nistes. 

La verite semble etre que l'on en a 
abuse et qu'on lui a demande plus que 
l'on ne pouvait exiger de cet acide. Au 
debut de sa vogue, qui date de quelques 
annees, on lui a attribue toutes les ver- 
tus : il passait pour preservatif de tou- 
tes les maladies contagieuses et epide- 
miques : typhus, cholera, fievre maligne 
variole, peste. On se lavait avec, ce qui 
est toujours une bonne chose ; on buvait 
anssi des sirops pheniques. 

Puis est venue la defaveur : on s'est 
plu a declarer que l'acide phenique 
n'etait qu'un palliatif, et que germes et 
microbes vivaient avec lui en assez 
bonne intelligence, principalement lors- 
qu'il 6tait impur. Il y a du vrai dans 
cette appreciation ; l'acide phenique 
suspend Paction des proto-organismes, 
mais il ne les detruit pas, a moins que 
l'on n'emploie des doses excessives ; 
e'est unTnediocre disinfectant qui agit 
surtout contre la crainte du microbe 
par l'odeur forte qu'il degage. 

II est bon de savoir, cependant, que 
l'on peut augmenter sensiblement sa 
puissance desinfectante en employant 
une methode indiquge par MM. Laplace 
et Loftier. Elle consiste a melanger a 
l'acide phenique, pour l'usage de desin- 
fection, bien entendu, de l'acide chlor- 
hydrique ou de l'acide tartrique dans 
la proportion de $ a 1 p.c. de son poids^ 
Dans ces conditions, les propriet6s anti- 
septiques de l'offusquant acide sont 
vivement surexcitees. C'est nn " tour" 
de main " plutot qu'une methode et l'on 
ne risque guere a en faire l'essai. 



Voici quelques details sur les depenses 
qu'entralnent les brouillards de Lon^ 
dres, specialement pour les compagoies 
de chemins de fer. Si pour les indus- 
tries ordinaires on se contente d'allu- 
mer les bees de gaz, avec un succes du 
reste plus ou moins complet, sur les 
lignes ferrees-innombrables qui sillon- 
nent Londres et ses faubourgs il faut des 
precautions toutes particulieres et une 
armee de fog-men, " d'hommes de 
brouillard," qu'on repartit de faction le 
long de la ligne tant que le brouillard 
dure ; ces sentinelles d'un nouveau 
genre sont relevees pard'autres aubout 
d'un certain temps. Ces employes auxi- 
liaires ont pour mission de placer des 
signaux de brouillard, des petards sur 
le passage des trains : ces p6tarda 
eclatent et avertissent le mecanicien 
qu'il faut ou ralentir ou s'arreter, qu'un 
danger le menace. Pendant un brouil- 
lard de Janvier 1888, la Compagnie du 
North-Western Railway a du recourir a 
2462 fog-men ; dans une circonstance 
analogue le chemin de fer Midland a 
mobilise une armee de 4,000 auxiliaires. 
Et au point de vue des depenses, il ne 
faut point oublier le prix des petards, 
que les Oomoagnies achetent par 
grosses: en novembre et decembre 1890 
le chemin de fer South-Western en a 
employe 118,760. Certainement ces pe- 
tards se vendent fort bon marche, une 
grande usine de Birmingham les livre a 
18 cts la grosse ; mais il en faut acheter 
de si grandes quantites que, dans le 
courant d'une annee, cela entraiue une 
enorme depense pour les compagnies 
anglaises. 



LE PRIX COURANT 



»9 



"Thistle Haddies" 



LA MARQUE BIEN CONNUE 



HADDIES CHOISIS, MIS EN BOITES 

De beaucoup superieure au Saumon, au point de 
vue de la diete, et bien plus facilement digere... 

EN VENTE PAR LES MARCHANDS DE GROS DU DOMINION 



A. P. TIPPET & CO., Montreal 



REVDB COMMERCIALE 

ET FINANCIERS 



Montreal, 12 mars, 1886. 
FINANCES 

A Londres, on cote lea capibaux dis 
ponibles sur le marche libre de 11;16 a. J. 

Le taux d'escompte de la Banque 
d'ADgleterre est a 2 p.c. 

Les consolides etaieut hier en cloture, 
a 109J au comptant et a terme. 

A Paris, la rente 3 p.c. se cote a 102 82J. 

A Montreal, les prets a demaude soui 
plus faciles et se cotent encore de 5 a 
5$ p.c; les billets de clients s'escomp- 
tent toujours aux taux de 6 a 7 p.c. 

Les banques vendent leura traites 
entre elles : a 60 joura, a une prime de 

9 5/16 a 9J ; a demaude, de 9| a 9| et par 
le cable a 9J. Sur le comptoir, la prime 
est : a 60 jours, de 9| a 9| ; a vue de 9J a 

10 et par cable a 10J. 

Les traitesa vuesur New- York paient 
entre banques un escompte de J a 1/10 
et font le pair sur le comptoir. 

L'argent en barre vaut a New- York 
de 68| a 69$ l'once pour les barres du 
commerce, et de 69 a 69J pour celle pro- 
venant de la monnaie. 



A Londres, on le cote a 31 7/16d, l'once. 

La Bourse a presente cette semaine 
un peu plus de mouvemeat, on s'aper- 
coit deja que l'argent est moins rare. 
Toute la liste a peu pres a et6 touchee, 
mais les operations se sont surtout por- 
tees sur les valeurs de speculation- Le 
ton du marche est ferme a la cloture 
d'aujourd'hui. bien que les transactions 
n'aientpas et6 ausoi nombreuses qua 
certains jours de la semaine. 

Nous enregistrons les prix des ventes 
pendant la semaine, les prix sont ceux 
des dernieres ventes operees : 

Valeurs de banques : 

Banque de Montreal 219 

" Toronto 239 

" Commerce 136 

" des Marcbands 165$ 

" Molsons 177 

Les banques canadiennes sont cotees 

en cloture comme suit : 

Banque du Peuple 6 2 

" Jacques-Oartier 90 

" Hochelaga 126 121J 

" Nationale 75 70 

" Ville Marie 100 72£ 

Valeurs industrielles : 

Gaz de Montreal 204^ 

Colored Cotton (bous) 99£ 

" " actions 65 



Montreal Cotton, ex-d 128J 

Dominion Cotton 93 

Royal Electric 

Compagnies de transport : 

Can. Pac. Ry 55J 

Toronto St. Ry 77$ 

Montreal St. Ry 219| 

Duluth, pref. 13 

Ru-h.& Ont 88 

Valeurs diverses : 

Montreal Telegraph 165 

Table 163J 

Postal Telegraph 86 

Loan & Mortgage 131 

BellTeleph 158 

Toutes les valeurs, saufleC. P. R. que 
nous avions laisse la semaine derniere a 
56J sont en hausse. 

COMMERCE. 

Encore une semaine tres tranquille. 
La temperature n'esb pas faite pour 
provoquer les echanges ; le temps ne 
r»ste pas au beau toute une semaine eb 
rien n'est plus variable que notre hiver 
cette annee. Los alternatives de temoB 
froid et de temps plus ou moins doux 
ne nous donn^nt pas de bons chemins ; 
s'll tombe de la neige, un vent qui soufle 
en tempete balaie tout sur son passage 
et ne laisse, a la campagne, que des 



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60 



LE PRIX COURANT 



voies cahoteuses et, a la ville, que des 
rues et des trottoirs glissants et dange- 
reux. 

L'6tat des chemins, a la campagne, 
s'6tait un peu ameliorg et le marchg de 
la place Jacques-Cartier s'est ressenti 
en bien, mais cela n'a pas dure" et nous 
aurions cependant bien besoin de tous 
nos moyens d'action pour secouer le 
marasme des affaires. 

La semaine, pourtant, est moins nulle, 
sous le rapport des transactions que sa 
devanciere, mais elle n'est guere meil- 
leure au point de vue des paiements A 
la ville, cela se concoit encore uu peu, 
car bon nombre d'ouvriers sont sans 
travail et ils vivent sur le credit que 
leur font les marchands, mais a la cam- 
pagne et surtout danscertaines regions, 
il est assez difficile d'expliquer les 
causes de tant de renouvellements de 
billets chez les fournisseurs. Le foin 
cependant s'est bien vendu et en quan- 
tity assez fortes pour amener de l'argent 
en circulation ; les cultivateurs ont du 
payer leurs dettes cbez les marchands, 
ceux-ci ne devraient done pas §tre si 
gen6s qu'ils semblent l'fitre pour le mo- 
ment. 

Nousdevons done supposer qu'il reste 
encore de grande quantite's de foin a 
vendre et que les cultivateurs vont 
avec l'argent de celui deja vendu, ren- 
contrer leurs obligations sur les em- 
prunts qu'ils ont pu faire et dont les 
echSances semestrielles ont lieu ensep- 
tembre et en mars, et que les marchands 
auront leur tour des que d'autres ven- 
tes se produiront. 

Pour pouvoir payer leurs fournisseurs 
qui, a la longue se fatiguent, les mar- 
chands ont tout int6ret a hater la ren- 
tree des cr6dits ; qu'ils surveillent done 
de pres leurs d^biteurs. 

Bois de construction. — On constate 
une amelioration aux clos de la ville ; 
on ne s'attend pas encore a voir se r&- 
tablir le courant d'affaires qui existait, 
il y a quelques annees, mais on espdre 



voir un printemps plus actif que celui 
de 1895. 

En effet, la construction 6tait g6n6e 
par quelques clauses de la loi Auge, qui 
ont 6te' heureusement modifiees depuis, 
et ceux qui, il y a un an, auraient vo- 
lontier bati pourront le faire maintenant 
qu'ils sont debarrass^s des entraves qui 
les Uaient Les ventes de proprigtes 
sont aussi plus nombreuses et il est per- 
mis de supposer que, parmi ceux qui 
achetent des terrains vacants.ii se trou- 
vera des proprigtaires quiconstruiront. 
Mais il y a tant de maisons non lou6es 
et tant de locataires qui ne paient pas 
leur loyer qu'il serait peu prudent de 
compter sur une forte poussee dans les 
travaux du batimont. 

Les prix a la ville restent les mgmes 
et il serait pr6matur6 de rien prejuger 
quant aux prix qui seront pratiques 
dans les scieries. Les stocks sont plus 
considerables que jamais a pareille 6po- 
que et la coupe des bois a 6t6 bonne. II 
est un peu t6t pour parler de diminu- 
tion, car, si la descent e des bois se fait 
mal, les stocks pourront s'6puiser assez 
vite surtout si les demandes qu'on at 
tend de l'6tranger se r^alisent. 

Charbon et bois de chauffage. — Pour le 
charbon la demande est tres active ; 
elle l'edt moins pour le bois de chauffage 
qui cependant presente un assez bon 
courant d'affaires. 

Les prix sont sans chaDgement. 

Cuirs et peaux. — II y a un peu moins 
d'activite que la semaine derniere dans 
ce commerce. Les manufactures de 
chaussures dela ville sont peu affairees. 
II y a un peu de faiblesse dans les prix 
des cuirs Spanish lourds No 1, et dans 
les buffs d'Ontario qu'on peat obtenir a 
1 cent de moins qu'a nos prix courants. 
Les collections ne se sont pas ame'liorees 
non plus. 

Draps et nouveaute's — II y a un peu 
d'arnelioration et dans les affaires et 
dans les paiements. Maisl'amelioration 
dans les paiements est due en grande 



partie a l'gnergie deployed par les mai- 
sons de gros pour obtenir de l'argent ; 
elles commencaient a se fatiguer de ne 
rien recevoir et elles ont entame' avec 
leurs debitenrs une correspondance 
quelque peu ferme qui a rapport6 en 
partie ses fruits. 

Epicerie3 — Affaires calmes ; collec 
tions assez difficiles. 

Pour les vins de Tarragone, on n'a pas 
encore eu le temps da constater l'effet 
de la reduction des droits que nous 
avons signaiee la semaine derniere et 
qui ne diminueront les prix que de 5c 
ou moins, suivant les qualites, par gal- 
lon. Les vins francais qui, depuis quel- 
ques mois, ont joui d'une reduction des 
droits de 30 p. c. ad valorem n'ont 
guere pu proflter de l'abaissement du 
tarif, il ne s'e^t guere consomme plus 
que d'habitude. £1 est vrai de dire que 
l'argent etant rare, les consommateurs 
ont plutot modifie leurs habitudes dans 
la voie de leconomie que dans celle de 
la depense. D'un autre cote, les vieilles 
habitudes sont longues a deraciner et, 
pendant longtemps encore, beaucoup 
de gosiers prgfereront les alcools au 
vin, au detriment de leur bourse et de 
leur sante. 

Les sucres restent fermes aux mSmes 
prix, bien que la demande soit des plus 
mod6rees ; les raffineries, en presence 
des prix pratiques pour les sucres bruts 
dans les pays producteurs, seraient 
plutot disposes a, donner une cote plus 
elevee, l'absence des acheteurs les re- 
tient. 

Les meiasses sont sans changement 
dans les prix ici et n'ont qu'un courant 
d'affaires restreint- 

Le marcre des Barbades a ouvert 
a des cotes superieures aux anciennes 
pour les meiasses de la nouvelle r6- 
colte. Comme nous avons eu l'oc- 
casion de le dire a plusieurs re- 
prises, les meiasses seront rares cette 
annee, d'abord la production des plan- 
tations de canne a sucre est forcement 



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Maison fondee ^ Paris en 1827 

ROYER & ROUGIEB FREBES 



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PARIS 



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MONTREAL 



Nota— La maison se charge d'importer sur ordre 
tous articles de provenance franeaise, a des prix 
tres reduits. 



LE PRIX COURANT 



6-1 



restreinte par la revolution cubaine et 
beaucoup de planteurs prefererontfaire 
du eucre, qui obtiendra de hauts prix, 
que de vendre des meiasses. 

Fers, ferronneries, metaux. — Lea affai- 
res sont assez tranquilles, il y a meil- 
leure apparence que precedemment. On 
se plaint toujours que les echeances lais- 
sent fortement a desirer. 

Pas de changement dans les prix. 

Huiles, peintures, vernis. — L'huile de 
lin crue eat encore en baisse et nous la 
cotons de 54 a 55c, au lieu de 55 a 56c. 
Les huiles de foie de morue deNorvege, 
sont tres fermes aux prix precedents. 

Pour le reste rien de particulier a 
noter. 

Produits chimiques — Le vert de Pa- 
ris est ferme de 14 a 15c ; les affaires 
dans les differents produits sont assez 
restreintes et les prix n'ont pas varie. 

Poissons. — Peu d'activite dans ce 
commerce ; les a hats faits pour lesbe- 
soins du careme ne sont pas encore 
6puises, les demandes de l'6picerie sont 
a peu pres nulles. 

Salaisons. — Pas de changements dans 
les prix, affaires a peu pres nulles. 



Revue des Marches 

Montreal, 12 mars 1896. 
GRAINS ET FARINBS 

MARCHES BTEANGBRS 

Les importations dans le Royaume- 
Uni, la semaine derniere, ont 6te de 
1,800,000 boisseaux debie ; 1,656,000 bois- 
seaux de ble-d'inde et de 228,000 barils 
de farine. Les importations et les ap- 
ports des fermiers ont form6 un total de 
3,726,000 boisseaux de ble pour les ap- 
provisionnements de lasemaine,soit une 
diminution de 774,000 boisseaux sur le 
ble visible en Angleterre. 

Les derniers avis par cable au Board 
of Trade, donnent ainsi la cote au mar- 
ch^ des chargements. 

Londres : chargements a la c6te, ble 
aise, 3d plus bas ; mais, tranquille. 
Chargements en route : bie, pas d'af- 
faires, 3d plus bas ; mais, ferme. Mar- 
ches anglais de l'interieur, ble facile, en 
baisse. Liverpool: ble di8ponible, terne; 
mais disponible, facile. Farine premiere 
a boulanger de Minneapolis, 18s 6d. Li- 
vraisons futures, tranquilles ; mard, 5s 



5£d ; avril, 5s 5Jd ; mai, juin et juillet, 
5s 5|d ; mais, tranquille ; mars, 2s ll^d ; 
avril, 3s Jd; mai, 3s £d; juin 3| juillet, 3-i 
l£d; aout, 3s 2d. l J aris : ble, mars, 18.50 ; 
avril, 18.75. Farine, mars, 41.15 ; avrii, 
41.25. Marchfia francais de l'interieur, 
tranquillej et soutenus. 

Nous lisons dans le Marche Frangais: 

" Le temps a 6te splendide pendant 
toute la p6riode des fetes du carnaval ; 
depuis lors, quelques petites pluies se 
sont produites un peu partout, mais la 
temperature n'en est pas moins restee 
tres douce, trop douce meme au gre de 
la culture qui, tout en constatant l'as- 
pect luxuriant des cereales en terre, 
continue cependant a nourrir quelques 
craintes au sujet de cette vegetation 
exagerement avancee, qui lui fait redou- 
ter une production trop forte en paille 
au detriment du grain. 

" Par contre, la temperature actuelle 
est on ne peut plus favorable aux tra- 
vaux des champs ; la preparation des 
terres en vue de semailles de printemps 
s'effectue dans les meilleures conditions 
possibles et est activement poussee par 
la culture. 

" Nos marches de l'interieur ont 6te, 
par suite, un peu plus d6sertes encore 
qu'auparavant, mais, malgre la rarete 
des offres qui en est result6e, la fermete 
signaiee pendant la semaine precedente 
8 'est difflcilementmaintenu ; maints cas 
de baisse se sont meme produits. 

" La meunerie, en effet, eprouve tou- 
jours les memes difficultes a vendre ses 
farines et le placement de ses issues est 
plus laborieux que jamais, dans ces con- 
ditions, elle ne s'approvisionne qu'au 
fur et a mesure de ses besoins. 

'• Le marche des farines douze mar- 
ques, apres deux jours de conge pour 
les fetes du carnaval, a repris ses sean- 
ces mercredi avec des prix en baisse de 
50 centimes pour le rapproche et de 30 
centimes pour l'eioign6 sur les derniers 
cours du samedi precedent. La hausse 
si rapidement acquise la semaine der- 
niere a eu pour effet d'attirer des offres 
plus abondantes et d'augmenter le d6sir 
de vendre ; la faiblesse n'a fait que s'ac- 
centuer depuis lors, sous l'influence de 
l'augmentation du stock de place et de 
la m6vente persistante des farines de 
consommation. 

" Aujourd'hui les prix d'ouverture 
denotaient, sur la cloture de samedi 
dernier, une baisse de 90 centimes a 1 fr. 
pour le rapproche et de 75 centimes en- 
viron pour l'eloigne." 

De son cote, le Semaqhore, de Mar- 
seille, dit, quelques jours apres : 



" Bies indigenes. — Le temps est plus 
froid. Le thermometre a depass6 10 
degr6s au-dessous de zero en plaine et 
la vegetation est, pour le moment, arre- 
tee. Comme ce froid nous est arrive 
apres une assez longue periode de s6- 
cheresse, la geiee n'a rien qui doive 
nous inquieter, d'autant plus que l'on 
signale des chutes de neige dans le Sud- 
Est et l'Est et que lea avis de l'observa- 
toire nous font pr6voir que la neige va 
s'etendre aux autres regions. C'est la 
un hiver qui commence bien tard. 
Neanmoins, ce changement de tempera- 
ture est bien accueilli par la culture qui 
ne voyait pas sans inquietudes une ve- 
getation aussi avancee a cette epoque 
de l'annee. 

" D'une fagon generale, les cours des 
biej se maintiennent assez bien sur les 
marches de province ; mais cette bonne 
tenue est plutotcaus6e par la resistance 
de la culture que par une amelioration 
de la demande qui reste toujours tres 
calme. II en est de meme sur la place 
au marche libre tenue cette apres-midi. 
La culture demande le mgme prix que 
la semaine derniere pour les Ichantil- 
lons qui sont offerts, mais la meunerie 
est toujours tres reserved dans ses 
achats et la tendance est plutot lourde, 
quoique les cours soient sans change- 
ment notable. On cote de 18 25 a 19 25 
les 100 kil. a Paris. Les bies etrangers 
sont sans affaires." 

Le Times, de Buenos Ayres, publie 
les chiffres de la r6colte de l'annee et, 
d'apres ses estim6s, la production ne 
serait que de 65 p. c. de celle de l'annee 
derniere ; il resterait 400,000 tonnes 
pour l'exportation. 

D'apres d'autres avis recus de Buenos 
Ayres", la recolte du bl6-d'inde serait 
excellente dans la province du meme 
nom. 

Le marche du fret a Buenos Ayres 
etait bien faible ces temps derniers, 
mais *la baisse continue du change a 
empeche le3 transactions sur le grain. 

A Odessa, on s'attend a une ouver- 
ture tardive de la navigation et on pre- 
tend que les froids rigoureux ont ete 
defavorables aux recoltes insufflsam- 
ment protegees par la neige. 

En Hongrie, le commerce des farines 
est en mauvaise situation. Le ble etant 
bon marche, les meuniers ont du reduire 
leurs prix, mais le3 acheteurs se sont 
neanmoins tenus sur la reserve ayant 
confiance dans une nouvelle baisse. 

Aux Etats-Unis, le Departement de 
l'Agriculture a publie, avant-hier mar- 
di, un rapport de la distribution et de 



LES MATINEES 
DE FRIMAS 



Suggerent a la bonne m^nagere de faire de chaudes galettes de sarrasin. Vous 
devez avoir — et meme vous avez— des demandes pour une fieur pr^paree BONNE 
et sur laquelle on peut compter. (Self Raising) 

Nous 1'aisons cet article depuis de longues annees. II a toujours donne satis- 
faction. Cette annee nous en avons vendu plus que jamais 

Vous ne regretterez jamais de commander une caisse de 



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62 



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22, rue De Bresoles, 



la quali'6 de la r6colte de 1895 en bl6 et 
bl6-d'h de. II en res alterait que 49 8 pour 
cent, de la recolte du ble-d'inle sur un 
total de recolte de l,072,000,000bois86aux 
se trouve encore entre les mains des 
fermiers. On n'avait jamais vu ni une 
telle proportion, ni une reserve sem- 
blablechez les fermiers; l'annee dernier* 
eette reserve n'etait q is de 476,1)00,000 
b )isseaux. Leble aux mains des fer- 
miers est estime a 26 3 p. c. de la recolte, 
so t 123 000,000 boisseaux. 

La publicati >n de ce rapport et les 
bonnes nonvelles regues de la r6colte 
sur pied ont amen6 une reaction en 
baisse, a Chicago. Le marchg a ouvert 
aveo $c de moius que la cote en cloture 
de la veille. 

Nous donnons les prix du ble dispo- 
m'ble sur les differents marches des 
Etats-Unis : 

New- York, No 2, roux d'hiver, 79Jc 

Chicago, No 2, du printemps, 63.| ■ 

Detroit, No 1, blanc 72 c 

Les principaux marches de specula- 
tion cl6turent comme suit : 

Mai Juillet 

Chicago, 64| 65ic 

New- York, 7l| 7ljc 

D6troit, 72| 6S|c 

MARCHES CANADIENS 

Dans le Manitoba, les chemine sont 
encore bona et per nettent le transport 
des grains qui scrtent plus librement, le 
mouvemeut est favorisg, d'ailleuis, par 
par une nouvelle hausse. La meunerie 



qui commencait a tirer la langue et qui 
voyait, en outre, le moment od les che- 
mins ne permettraient plus les arriva- 
gps du grain, achete tout le ble offert en 
vente. Les prix actuel^ement payes 
sont de 50a 51c pour ble dur No 1. 

La derniere depeche da Toronto cote 
le marche de l'Outario comme suit : 

MarchS tranquille ; farine, terne ; 
straight rollers offerts au dehors a 
S3 50. f<*et moyen. Son au char, nominal 
a $11 25 et gru de $12.50 a $13, ouest. Ble 
tranquille; bianc, au dehors, vendu a 
80c, et rouge cot6 a, 79c ; No 1 dur, Ma- 
nitoba, cote de 80 a 80Jc, sur eau ou 
rail, et de 76 a 76|c a l'interieur. Un 
char vendu a 84c. en tran-it, Sarnia ; 
No. 2diir off^rt a 66c, a Fort William 
en chargement, a livrer en mai. Orge 
terne et facile, No. 1, offert au dehors a 
40c et 3 chars de No. 2 vendus a 32c. 
Avoines tranquilly et prix soutenus ; 
blanches off-rt-a a 23Jc au dehors et 23c 
option sur avoines du Nord. Pois sou- 
-enue ; v^ndua au dehors a 50£c. Sarra- 
sin, Houtenu : vendu au dehors de 31 a 
32c. Farines d'avoine, tranquilles ; prix 
sans chans<einent de $2.90 a $3.00 sur 
rails et par petits lots a $3 25. Ble-d'inde, 
assez actif ; 10.000 minots en jaune ven- 
dus a 39<:, Toronto, a livrer en mai, et 5 
chard a 393, Toronto, livraison en mai. 
Sdigle, terne; 45c option par lots de 
char, au dehors. 

A Montreal, les affaires sont tran- 
quilles, les bles sont aans changement 
aux prix precedemment indiqu6n. 

L'avoine est faible de 29 a 30c, les 



offres sont abondantes, mais les ache- 
teurs sont raree et le aeront aana doute 
encore jusqu'a l'ouverture de la navi- 
gation. 

Les pois sont toujoura assez tran- 
quilles, l'orge et le sarrasin aont calmes 
et le8 prix reatent lea memea. 

En issues de ble, il n'y a pas eu de va- 
riation, on constate cependant une 
bonne demande de 8on. 

Pour les farinea de ble, nous ne pou- 
vona que nous r6peter. Malgre les 
achats exceasivementrestreinta, lea prix 
reatent fermea, par auite de la hauaae 
dan8 lea bles au Manitoba et des ordrea 
anterieura qu'ont a remplir les meu- 
niers. 

Les farines d'avoine aont calmea et aux 
memea prix. 

Le8 st >cks a Montreal, samedi der- 
nier, etaient : 

B16, 826 034 minots; en augmention de 
14,221 minots sur la semaine precedente. 

Ble d'inde, 27,070 minots ; en augmen- 
tation de 19 761 minots. 

Pois, 6362 minota ; en augmentation 
de 480 minota aur la semaine derniere, 
et en diminution de 90,170 minots com- 
parativement a la mdme semaine, l'an- 
n6e derniere 

Avoines, 262 628 minota, en augmen- 
tation de 45 856 minots. 

Orge, 52,607 minots, en augmentation 
de 891 minota. 

Nous colons en groa : 
GRAINS 
B16 roux d'hiver, Can. No 2.$0 85 a 88 
Ble blanc d'hiver " No 2. 88 a 90 




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Avoine nouvelle No 2 29 a 30 

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Ble d'inde, droits payee 44 a 45 

Pois, No 1 - 72 a 75 

Pois, No 2 par 60 lbs 58 a 59 

Orge, par minot 38 a 39 

Sarrasin, par 48 lbs 36 a 38 

Seigle, par 56 lbs 00 a 00 

FARINBS 

Patente d'hiver $4 25 a 4 30 

Patente du printemps 4 25 a 4 40 

Straight roller 4 10 a 4 25 

Extra 3 90 a 4 00 

Superfine 00 a 00 

Forte de boulanger (cite) 00 a 4 00 

Porte du Manitoba 3 75 a 3 85 

EN SACS D'ONTARIO 

Medium $3 60 a 3 75 

Superfine 00 a 00 

FARINE D'AVOINB 

Farine d'avoine standard, 

en barils 3 15 a 3 25 

Farine d'avoine granulfie, 

en barils 3 50 a 3 60 

Avoine roulfie en barils 3 15 a 3 25 

MARCHE DE DETAIL 

Le march6 du mardi est, depuis un 
certain temps, delaisse' par les cultiva- 
teurs ; les mauvais temps, d'ailleurs, en 
ont 6t§ la cause, la plus grande partie 



de cet hiver. Cependant, cette semaine, 
nous avons pu constater un heureux 
changement et nous pourrions presque 
r6p6ter mot pour mot, ce que nous di- 
sions du marche duveudredi precedent, 
dans notre dernier numero. 

Si l'affluence des vendeurs etait gran- 
de, celle des acheteurs ne l'6tait pa9 
moine, surtout pour les grains. 

Les avoines arrivent toujours sur 
notre marche' en grande quantity, elles 
ont etg vendues au sac de 75 a 80 *.. sui- 
vant l'importance des lots. Le sarrasin 
s'est mieux vendu que pr6cedemment et 
a fait de $1.00 a $1.15 le sac. 

BEURRE 

MARCHE ANGLAIS 

MM. Marples, Jones & Cie nous Con- 
vent de Liverpool, a la date du 29 fe- 
vrier : 

" Les beurres Danois ont avanc6 de 1 
Kroner pendant les deux dernieres se- 
maines et toutes les marques ont eu 
bonne demande a prix soutenus : 

" Nous cotons : 

Cremeriescanadiennes de choix, KWH 
en boites 98 a 104s 

Cremeries des E. U. d'6t6 70 a 80s 

" bonne imitation... 65 a 70s 

" d'Irlande, boites, 109 a 112-> 

Beurre Danois,en quarts 90 a 106i 

Importations : 2051 paquets, semaine 

finissant le 19 fevrier. 
820 paquets, semaine finissant le 26 

fevrier. 



MARCHE DES ETATS-UNIS 

New- York, 10. — B«urre, f^rme : Cre- 
merie* de l'Ouest, 14 a 16c ; Elgins, 22c ; 
les autres sans chargement. 

New- York, 11.— Beurre sans change- 
ment. 

MARCHE DE MONTREAL 

II se fait toujours peu d'affaires, en- 
core le peu qui se fait est-il plutofc en 
lots de detail. 

Les cotes pour le gros sont done plu- 
tot nominates. 

On demande aux 6piciers de 16 a 16Jc 
pour le beurre en rouleaux, soit une 
augmentation de lc sur les prix pr6c6- 
dents. 

FROMAGE 

MM. Marples, Jones & Cie nous in- 
vent de Liverpool, a la date du 29 fe- 
vrier : 

II y a eu un peu plus de demandes 
pendant les deux dernieres semaines, 
mais le commerce de passage a encore 
le caractere du detail. La nouvelle de 
gros arrivages provenant des giacieres 
de Montreal nous est parve me et. en 
consequence il y a une faiblesse gene- 
rate sur les marches anglais. 

Nous cotons : 

D'6te, blanc ou col. irregulier.... 32 a 35s 

" " " net,mfir36 a 383 

Juin, Ontario fin, pale ou blanc. 39 • 40s 

Juin, choix, de giacieres 41 a 42 \ 



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fiuissant le 19 fevrier. 
15277 semaine finissant le 26 fevrier. 

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II n'y a pas de marche au fromage, les 
prix sont absolument nominaux. 

Les epiciers trouvent a acheter chez 
leurs fournisseurs du gros a an peu 
meilleur marche que prec^demment soit 
a 9c pour fromage de l'ouest et de 8 a 
9c pour froaaage de Quebec, grosses 
meules ; les petites meules valent tou- 
jours de 9£ a 10c. 

CEUFS. 

Le commerce des 03ufs est assez actif ; 
la reprise du froid donnent de la ferme- 
t6 aux prix des ceufs frais, que nous co- 
tons de 17 a 18c; Les ceufs chaum6s sont 
aux memes prix que la semaine der- 
niere pour le detail et font environ ^c 
de moins en gros. 

LEGUMES 

En legumes sees, les pois cuisants et 
les haricots sont sans aucun change- 
ment sur les prix de la semaine der- 
niere. 

Les pommes de terre se cotent au 
char de 3D a 32c rendues sur rail a Mont- 



real ; les cultivateurs de Pile de Mont- 
real peuvent suffire encore, a la de- 
mande, pendant un certain temps 

Les cultivateurs eloigned de notre 
centre n'ont done pas avantage de se 
dessaisir de leur r6colteades prix aussi 
peu renum6rateurs, surtout quand, de 
ce prix, il faut deduire le fret par le 
chemin de fer. 

Les navets se vendent au baril de 90c. 
a $1.00 et les carottes et les betteraves 
de $1.00 a $1.25. On peut acheter, en 
gros, des navets de l'Ontario, a 60c. et 
meme moins par lot de char. 

Les oignons rouges valent, au baril, 
de $2.25 a $2 50 et les jaunes, de $2 00 a 
$2.50 ; les oignons d'Espagne, en caisses, 
valent, suivant quantit6s, de 40 a 50c. 

FRUITS VERTS 

II n'y avait guere que des oranges 
plus ou moina atteintes par la gelee, 
dans ces dernieres semaines ; aussi, 
etaient-elles cotees a un prix au-des- 
8ons de la valeur marchande r6elle. 

Maintenant, on cote les oranges de 
Valence de $5 00 a $6.00, et celles de Ca- 
lifornie de $2.00 a $4.00, suivant cais- 
sage. (Voir nos prix courants). 

Les citrons se cotent a la caisse de $2 
a $3 00. 

En fruits du pays : les atocas font, au 
baril, de $6 a $7, et lea pommes varient 
suivant l'espece de £2.50 a $3 50, au baril 
egalement. 

Pour les autres fruits ported a nos 
prix courants les cotes ne changent pas. 



VOLAILLES 

La demande est tres moder6e ; l'offre 
est peu importante, ce qui, d'ailleurs, 
est de regie a cette saison. Les belles 
volailles font facilement 10c la lb. 

PORCS ABATTUS 
Nous cotons toujours les pores en car- 
casse a $5 par lots de char et a $5.25 
pour quantites moindres. Si nous 
n'avons pas a enregistrer des prix plus 
bas, e'est grace a la temperature qui est 
plus froide ; car il se fait peu d'affaires 
et les offres continuent, tant du Haut- 
Canada que de la province. 

FOIN PRESSE ET FOURRAGES 

MM. Hosmer,Robinson et Oie, de Bos- 
ton, nous ecrivent a la date du 5 cou- 
rant : 

{, Les arrivages de la semaine dernie- 
re ont ete de 293 chars de foin et 18 
chars de paille, correspondant a 248 
chars de foin et 17 chars de paille et 17 
chars a l'exportation. 

" Les arrivages de la semaine dernid- 
re ont a peu pres egaie la demande. La 
plus grande partie du foin provient de 
l'Etat du Maine. Nous avons une trds 
bonne demande pour les meilleures 
qualites. Les qualit6s ordinaires sont 
en abondance et les prix ont une ten- 
dance plus facile. II arrive une grande 
quantite de foin melange de trefle et la 
consfiquence est qu'il y a encombre- 
ment. 

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Paille de seigle... 17 00 a 18 00 

" d'avoine 10 00 

'' de seigle melge... 10 00 

Le marche de Montreal, tout en ayant 
un assez bon courant d'affaires pour la 
demande locale, est plus faible, et nous 
cotons le foin No 1 de $13 50 a $14.00 
pour le detail, et au char $13.00. 

Les cultivateurs qui, il y a une hui- 
taine de jours, escomptaient une hausse 
et pr6f6raient garder leur foin plutot 
que de le vendre a $13.00 pour l'expor- 
tation, sont devenus beaucoup moins 
exigents ; ils demandent maintenant 
$12.00 et le laisseraient peut-etre aller 
pour quelque chose de moins. C'estau 
tour des exportateurs maintenant k 
faire la sourde oreille : les m arches ext6- 
rieurs sontfaibles et assez bien approvi- 
sionngs ; seuls, les foins No 1 extra sont 
recherche^, et, encore, ne les paie-t-on 
rendus a Boston ou a New-York que 



$18 et $19. II est bien rare mgme que les 

foins canadiensobtiennent ces prixpour 

tout le lot. 
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do do No 3, do .... 00 a 00 00 

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Gru blanc do 00 00 a 17 00 

do No 2, do 00 00 a 16 00 

do No 3, do 00 00 a 00 00 

Son (Manitoba) do 15 00 a 16 00 

do (Ontario) do 15 50 a 17 00 

do au char 14 00 a 15 00 

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Ble-d'inde broye. la tonne 00 00 a 23 00 

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do do No 2 12 00 a 13 00 

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Jodoin Cleopnas P. Sauvageau 65 

Jutras Joseph, pee T. Gushing 10 

La Cie Canadienne d'Extincteur La 

Soeiete du Theatre Fraucais 60 



Lamarche Alcide et al A. Champagne 42 

Lanthier Dame Rose Alba Montreal 

Waterproof Clothing Co 36 

Lessard Theo Dame C. Bernard esql. 15 

Lamarre Gilbert A. Fleury 10 

Laporte Nap. et al A. McArthur 78 

Lebrun Joseph C Lamothe 49 

Lefebvre Jean hte A. Lemieux 13 

Lefebvre Leouidas N. Leveille 18 

Levinsky Max .N. Weisburgh 15 

Matthews Geo. H. et al W Vipond 22 

Matth ws Geo. H. et al J. Ward 55 

Marcil Edouard L. Larue 7S 

Mooney Frank A J. Darling et al. 12 

Moneue Jos Dame A. Menard et vir 10 

Moivau Edouard J . Underdown 29 

Ouimet Damase J. L. N. Chevrier 24 

Petelle Victor, tils. . . A. Corriveau 15 

Parker John H Royal Electrie Co 30 

Parker Johu H Royal Electric Co. 23 

Picotte Pierre H. Hamilton et al. 33 

Poitras Dame Octavie et vir et al. . A. Vogel 36 

Renaud Auatole Dme C. Marcotte et vir 40 

Kintoul Josephine Dame B. Bardon 61 

Ranger O. Bolivard J. Marion 14 

Robert Adolphe E Masse 18 

Roberts James I). Weisburg 15 

Kochon Cyrille et al Dame V. Prezeau 10 

Scott Dame Anne M H. T. Evans et al 32 

Shipton Frederick J. Nugeut 20 

Tees David A. S. Kobert-ou 12 

Trottier Alex. A L. ft. Baridon 11 

Trudel Horace P. Alarie 17 

Trudel F. X. etal Williams Mfg Co. 28 

Trestler Chs F. F J. B. Lahherte 94 

Tremblay Albert W. H. D. Young 40 

Trudel Louis A. Delorme 38 

Vaudry Chs et al. . .Thos. Davidson Mfg Co 81 

Warshaw r Nathaniel Dame A. Beech 55 




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Webster Kobt F. Osson 10 

"White Richard J R. E. Boyd 19 

Montreal West 

Lancaster James E A. Dewitt 19 

Napierville. 

Burn Ls. Isaie et al A. E. Koe et al 53 

N. D. de Lourdes 

Brunelle Louis J.D. Laceite 43 

Orford 

Kobidoux Honore et al F. Campbell 7 

Sault aux Recollets 

Brassard Dme Lea J. G. D' Amour 88 

Stanfold 

Lamy Da ne Eliza E. Lachance 96 

Michaud Leon E. Lachance 36 

Ste Adele 

Despatie Jeremie Banque du Peuple 19 

St-Antoine 

Del vecchio Pietro A D. Madore 50 

Ste Angele 

Lacourse David et al J. Lavergne 80 

St-Bazile le Grand 
Huet dit Dulude Mathurin. .K. Daudurand 

et al. 26 
St-Cesaire 
Dupuis Alex P. S. Hardy 59 

Ste Clothilde. 

Gelinas Cauiille. . . . Banque Jacques-Cartier 92 

Ste Cuncgondc 

Smart Dame Elizabeth E. H. Barker 33 

St-Faustin 

Chalou Edmond L. Corbeil 99 

St Henri. 

Brunet Arsene et al D. S. fiislopet al. 24 

St Hyacintne. 
Gonville Felix Dame M. Piusonnault et al. 84 

St-lsidore 

Marcil Valerie S. Harris 26 

St Jerome 

Boivin J. T. & Cie T. B. B. Pre vost 16 

St Joachim 

Charlebois Arsene J J. H. Wilson 51 

St. Leonard 

Desautels .Noe W. W. Ogilvie 35 

ISt Louis 

Belair Delphis et al J . 0. Beausoleil 10 

Belair Delphis et al W. A. tenard 10 

St-Picrre de Durham 
Lachapelle J. B Dme Martha Ayr 17 

Trois-Rivieres 

Hassen Ass-ad D. George 1 7 

Fortin Edouard A. Tremblay 63 



Vaudreuil 

Mallette L. Z J. B A. Martin 44 

Valois Michel J. Luttrell 18 

Westmount 
Hurtubise Flavien E. Tougas 65 



NOTE SPECIALE 

Dans l'affaire de J. N, Duguay, failli, 
La Baie du Febvre. L'actif appartenant 
a la faillite ci-dessus, a 6te vendu ce 
matin aux salles de MM. Benning et 
Barsalou, encanteurs, (MM. Lamarche 
et Benoit, curateurs) et a rapporte les 
prix suivants : 

Lot No 1 — Magasin principal a La 
Baie du Febvre, a 62J cents. 

Lot No 2 — Magasin de Chatillon a 50 
cents. 

Lot No 3 — Magasin de hardes faites, 
a 65 cents. 

Lot No 4 — Manufacture de broche 
pour cl6ture, a 35 cents. 

Lot No 5 — Manufacture de boites a 
fromage, machineries, etc., a 75 cts. 

Lot No 6— Dettes de livres, a 55 cts 
dans la piastre. 

M. F. "W. Smith est l'acqugreur du 
tout. 

— ♦ — 

VENTES PAR LE SHERIF 

DISTRICT D'ARTHABASKA 

L. O. P6pin & file vs. Eleucippe 
Beaudette 

St-Christophe d' Arthabaska. — Lot off. 
No 11 du village d'Arthabaskaville, pa- 
roisse de St-Christophe, sis et situe dans 
le 2e rang du canton d'Arthabaska. 

Vente le 19 mars, a 10 h. a. m. a la 
porte de l'eglise. 

ArthabaskaviUe.—lo Lot off. No 242, 
4e rang du canton d'Arthabaska, village 
d'Arthabaskaville avec batisses etc., 

2o Lot off. No 250, 4e rang, meme can- 
ton et villages avec maison, hangar et 
autres batisses. 

Vente le 19 mars a 11 h- a. m., au bu- 
reau du Sherif a Arthabaskaville. 



DISTRICT DE MONTMAGNY 

Ludger Roy vs Joseph Noel 
St-CajStan d' Armagh. — lo Lot off. No 

51 ; 2o Lot off. No 53 avec circonstances 

et dgpendances. 
Vente le 16 mars a 10 h. a. m- a la 

porte de l'eglise de St-Cajetan d'Ar- 

magh. 

DISTRICT D'OTTAWA 

ChSophas Cousineau vs Dme Jos Labelle 
Ange- Gardien — Lopin de terre etant 
lamoitiSdela moitie ouest du lot off. 
No 2, du 4e raDg du canton de Temple- 
ton, 50 acres en sup. avec batisses. 

Vente le 17 mars a 10 h. a. m. a la porte 
del'6glise de l'Ange-Gardien. 

DISTRICT DE ST-HYACINTHE 

Credit Foncier Franco-Can. vs Dme 
Aug. Mongeau. 
St-Hugues—lo Terre situee au 2e rang 
de la diteparoisse, lot off. No 242, 60 ar- 
pencs en super.; 2e Terre situ6e au 2e 
rang de la elite paroisse, lot off. No 399, 
90 arpents en super , avec batisses sur 
les deux terres. 

TOUR DU MONDE.-" Journal des voyageset 
desVoyageurs'-Sommaire du No9 (29 fevrier 1896). 

lo Line expedition avec leNegousMenelik(Vingt 
mois en Abyssioie), par M.J, Gaston Vanderhevm. 
avec dix gravures u'apres les photographies' de 
1'aiiteur. 

2o A Travers le Monde.— Vacances de Paques du 
"Tour du Monde": Quinze jours en Gre e; Le 
concours de Tourisme : La Seine a Paris ; Le che- 
min de fer de Eakou & Batoum, etc. Sept gravures 
d'acres des tlessins ou photographies et une carte. 

Tour du Monde-Guide et Tableau graphique.— 
La semaine Sainte & .Seville et a Madrid. 

Chaque Livraison. 50 centimes. 

Abonxemknts : Un an, 26 fr. Six mois, 14 fr. 

Huchette et Cie , boulevard Saint Germain, 79, a 
Paris. 

JOURNAL DE LA JEUNESSE.-Sommaire de 
la 1213c livraison (29 fevrier 1898).— Fleur de Fiance, 
par Pierre de Mae 1 .— L'enveloppe transparente.par 
St-J. de l'Escap.— La bicyclette, par Edmond Re- 
noir,— Le roman de l'armurier, par Danielle d'Ar- 
thez.— La loutre, par Mine Gustave Denioulin.— 
Chaque numero, 4'J cent. 

Illustrations de: A. Paris, Myrbach, E. Zier, 
etc. 

Abonnements : Un an, 20 fr. Six mois, 10 fr. 

Bureaux a la librairie Hachette et Cie, 79, boule- 
vard Sa'nt-Germain, Paris. 



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LE PRIX COURANT 



Renseignements Commerciaux 



PROVINCE DE QUEBEC 



DISSOLUTIONS DE SOCIBTB8 

Eastman— Eastman Lumber Co., L. D. 
Phelps, se retire. 

Lachine— R. Michaud & Cie, mag. 
gnl. 

Montreal— J. Harris & Cie, ta6d6cines. 

Turner, St-Pierre & Cie, meubles, 
Turner & Freres continuent 

Dews & Paquette, fabr. de bleu. 

Imprimerie du Syndicat Mont-Royal. 

Montreal Trunk & Bag. Mfg. Co. 

Stereo Costnorana, C >. 

Aberdeen Printing Works. 

E. Gohier & Cie, immeubles. 

Levesque & Pichette, epiciers, Geo. 
Picbette, continue seul. 

Quebec — Noel& Cie, ferronnerie. 

St- Albert de Warwick — Demers et 
Martel, bois. 

St-Hyacinthe — Archambault & Ther- 
rien, plombiers. 

St-Jean— LaDgelier & Decelles, liq. 
en gros. 

St Louis du Mile End— A.. Gravel & 
Cie, poeles. 

NOUVBLLES SOCIETE8 

Deschambault — A. Naud & Cie, mou- 
lin a carder ; Alex, Celanire et Caroline 
Naud. 

Eastman— Phelps Machine Co ; Loren 
D. Phelps eeul. 

Farnham — L. Prowse & Cie, plom- 
biers ; Maggie Flood & Leonard Prowse. 



Hereford— F. L. Young & Cie, mag. 
gnl.; Frank L. Young et Elias L. Bean. 

Montreal— Jas. Kimber & Fils, pein- 
tres ; Leonora L. Morrison, Spouse de 
Jas. Kimber et Albert W. Kimber. 

Geo. Childs & Cie, gpiciers en gros ; 
Geo. A. Childs et Arthur E Childs. 

The Diamond Drug Co.; Samuel Dun- 
can stul. 

The Elevating Clothes Horses Mfg Co.; 
Nicholas Shearley jr., seul. 

Chas R. Ellacott & Fils, fabr. clous ; 
Chas R. Ellacott seul. 

A. Paquette & Cie, entrep.; Theophile 
Paquette et Dame Angelina Pichette, 
epouse de Adolphe Paquette. 

A. Riendeau & Cie, fondeurs. 

Auld Mucilage Co., Jennie Paton, 
Spouse de Wm Angus seule. 

Grunspon & Singer, boulangers ; C. 
Grunspon & Israel Singer. 

Haines & Cie, produits chimiques ; 
Fred S. Haines efr Melancthon Seymour. 

S E Marsan & Cie, provisions ; Marie 
L. Wells, epouse de Sylva E. Marsan, 
seule. 

Alex. H. Nelson & Cie, fourrures ; 
Alex. H. Nelson, seul. 

J. Skeith & Cie, drogues ; John Skeith, 
seul. 

Begin & Guillemette, encadreurs ; 
Chas. A. Begin et Ls. P. Guillemette. 

Devos, Paquette & Cie, fabr. de bleue; 
Winceslas Paquette et J. Bte Tgtrault. 

Moore & Holbrook, meubliers ; Ri- 
chard Holbrook et George Moore. 

Stereo Cosmorana Co ; Francis A. 
Sills et Edward Riel. 

Aberdeen Printing Works ; John A. 
Strang et Wm Carnochan. 

Campbell & Gilday, couvreurs ; John 
M. Campbell et Thos. Gilday. 



G. E. Jacques et Cie, exportateurs ; 
Chas A. Jacques continue seul. 

L. Cousineau et Ed. Gohier, immeu- 
bles, Ludger Cousineau & Edouard 
Gohier. 

Eaton, Foster & Co, comm., Walter B. 
Pettingall seul. 

Montbriand & Gratton, tailleurs, Eu- 
gene Montbriand & Olympe Gratton 

Turner Bros, meubles, Wm H. & Jos 
M. Turner. 

G. Hurel & Cie,libraires, Gustave Hurel 
et Guillaume Mann. 

Le Passe-Temps, 6diteurs, Joseph 
Emile Belair et Pierre H. Dallaire. 

Quebec — Robitaille & Paradis, Epi- 
ciers, Alfred Robitaille et Jules Paradis. 

Wm Mann & Cie, boulangers ; Esther 
Burns seule. 

Quebec Photo Engraving and Printing 
Co ; Jos. L. Savard seul. 

Alf Martineau & fils, bois ; P. A. & A. 
A. J. L. Martineau. 

Sherbrooke— Darche & frere, mag. gnl ; 
G. A. & E. L Darche. 

Canadian Standard Crayon Co; Joseph 
Rosenbloom, seul. 

Ste Cunigonde— Aumond & Lalonde, 
nouv. ; Romuald Aumond et Jos. N. 
Lalonde. 

St-Etienne de Lavzon — Guay & La- 
pointe, mag. gnl. ; Zoile Guay & Louis 
Lano'nte. 

StHenri — Melancon & Cie, bouchers ; 
NapolGon Melancm, seul. 

St- Louis du Mile-End — Hamelin & 
Cie, confiseurs ; Hubert et Isidore Ha- 
melin. 

Gravel, Carle & Cie, poeles, etc ; Ad6- 
lard Gravel et Napoleon Carle. 

Weedon — Tanguay & Cadieux, mag. 
gnl.; Antoine Tanguay et Laurent M. O. 
Lemieux. 



Pour la Cuisine 



ou 



pour la Table 




11 y a toujours eu un besoin pour les raisins sees. Aucune 
cuisiniere ne peut sen passer. II vous faut lui donner les 
meilleurs si vous tenez a sa clientele, car le succes de tous ses 
pudding et gateaux depend de ses materiaux. Nous avons un 
grand choix de qualites variees pour la cuisine ou la table. 



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LE PRIX COURANT 



71 



NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

Berthierville—~L. G. Ferland, chauss. 

Harrington — R. Campbell, mag. gnl. 

He d' Orleans— ~La, Society de la Scierie 
de St Pierre, scierie. 

Johns'on's Stn — Eus.Lacaase, scierie. 

Joliette — C. H. Flamand, epicier suc- 
cdde F. X. Flamand. 

Laeolle — Bougie, inoulin a farine. 

L6vis — LevisKnitting Co., incorpor^e. 

Montreal— M. A. Brodeur, tailleur ; 
succede Gustave Brault. 

J. O. D6ziel, Spicier. 

Moore & Langlois, nouv., etc. 

Jos. Roman, fabr. boissons gazeuses. 

A. Abraham, buvette. 

Papineauville— Uvila Gauthier, mag. 
gnl. 

Quebec— Couture & Fils, ferronnerie. 

Leonard Fr&res, chauss 

Richmond — Joseph C. Michaud, meu- 
bles. 

St Eustaehe — F. X. Beaucaire, mag. 
gnl. 

St Jean — Langelier & Decelles, liq. en 
gros ; Narcisse Lord, seul. 

Sherbrooke — Moore & Langlois, nouv. 
etc. 

St Henri— J. C. Primeau, th6s et vais- 
selle 

St Hyacinthe— John Dephour,nouv. 

A. Monarque, confiaeur. 

Ste Luce — J. B. E. Danjou &Cie, mag. 

St Marcelle—Cyriac Methot, scierie. 

St- Pierre — La Soci6te de Fabrication 
de la Paroisse ; fabr. de beurre. 

Ste-There~se — Didace Sanche, chauss. 

Thetford Mines — Labranche & Le- 
mieux, mag gnl. 

Warwick — J N Coulombe, ferblantier. 

CESSIONS 

Agnes — M. S. Persons, mag. gnl. 
Coaticooke — H J. Marshall, modes, a 
Kent & Turcotte. 

E. H. Paquette, nouv. 

Montreal — Andre Lefebvre, provi- 
sions ; ass. 14 mars. 

H. M. Penfold & Cie, fabr. boites. 

Thomas S. Ta.it, tailleur. 

T. Taylor & Cie, tailleur; detnande de 
cession. 

F. Duclos, plombier. 
Anthime Robillard comm. 

G. Bertrand & Cie, Gpiciers ; a Kent 
et Turcotte. 

Victor Lemay, hotel; Henri Dubois 
gardien provisoire. 

Pigeon, Gendron & Cie, 6piciers en 
gros ; demande de cession. 

Quebec — Homer Cloutier, Spicier. 

Robitaille & LaperriSre, mag. gnl. 

Richmond — Jos Alexander & Cie, mag. 
gnl. 

St-Casimir — Jos D. Trottier, mag. 
gnl., volontaire a Lefaivre et Taschereau 

St- Jacques VAchigan — J. A. Dngas, 
mag. gnl. 

EN DIFFICULTIES 

Cap St-Ignace—Q. Caron, mag gnl. 

Montreal — Compagnies d'Approvi- 
sionnements Alimentaires de Montreal ; 
ass. 26 mars 

W. R. Cuthbert, fondenr en cuivre. 

Jos. E. Bourdon, foin &c. 

Gagnon Freres, nouv. 

Emile Bourret, tabacs ; ass. 14 mars. 

Philippe Hubert, nouv. 

Andre Lefebvre, prov. ; ass. 14 mars. 

Jean Archambault. bijoutier. 

J. C. Hgmond & Cie, fabr. chauss. 

Troy Steam Laundry. 

Alex Nelson & Cie, fourrures en gros. 

Pointe au Chine — Dame Thos Ma- 
thews,j6picier. 



Quebec — Omer Cloutier, Spicier. 

Richmond — Succ. J. Keegan, mag. 
gnl. 

Ste Cunegonde— Jos Chartrand, epi- 
cier. 

St Jacques Lachigan—J. A. Dugas, 
mag. gnl. 

St Jean—T. McConkey & Co, tailleurs, 
prSparent un 6tac. 

St Vincent de Paul — M. Auclair, com- 
mercant. 

Ovide Papineau, boulanger. 

FONDS VENDUS 

Fraserville — E. G. Leprohon, mag. 
gnl. 

Hudson— Albert Vipond, mag. gnl. 

Johnston's Stn. — Succ. W. B. Johns- 
ton, scierie. 

Quebec -Lortie & Frere, chauss. 

K. L Savard, chauss.; a 65c. 

Montreal — A. A. Ltftbvre, Spicier. 

J. H. Parker, inst. de musique. 

A. Belasco, hardes. 

M. Blumemhal & Cie, hardes. 

Bodega Wine Co.. restaurant ; a G. H. 
Wray. 

A. J. Josephson, hardes. 

Abraham Workman, hardes. 

Peerless Shoe. 

H. Brieu dit Durocher, Spicier. 

G. A. Duclos & Cie, vaisselle ; a 50c. 

J. A. TrSpanier, nouv.; a 59c. 

Succ. R. Aumond, nouv.; a Aumond et 
Lalonde. 

Dame Jules Champagne, buvette. 

Zenophile Dupuis, Spicier. 

Dupuis, Lanoix & Cie, nouv.: a 54c. 

Thomas Gauthier. Spicier. 

J. E. Taillefer, nouv.; a 57c 

R. Valois, bijoutier ; a 40c. 

Dame Mantha, buvette. 

Sherbrooke— F . R. Darche, nouv. 

St-Tite—S. H Frigon, mag gnl, a 69c. 

PONDS A VENDRE 

Bic — Jos Lafrance & Cie, mag. gnl. 

Boucherville—M.. Bourdon, Spicier. 

Drummondville — G L. Lemire, mag 
gnl, encan 13 mars. 

Lac M6gantic—J. H. O'Hara, h6tel. 

Louisevtlle — J. A. Boulanger, meubles 

Magog— L H.Grenier, chauss. ,19 mars 

Marieville— Dlle V. Arpin, mag. gnl., 
16 mars. 

Montreal— F. D. Meunier, modes ; par 
huissier. 

Thos. Linklater, plombier ; par huis- 
sier. 

Alfred Blais, plombier. 

Mason & Cie, ferronnerie. 

Canadian Fire Extinguisher Co. 

Fortier & Cie, meubles ; 23 mars. 

A. Lalonde & Cie, nouv. 

O. A. Willie, fourrures. 

J. W. Gravel, meubles; encan 13 mars. 

Jas. McDougall & Co., laines en gros. 

Max Weiss, hdtel. 

John Wilcock, ferronnerie. 

P. Desormiers, Spicier ; succ. rue Sher- 
brooke. 

Succ. Henry Porter, tanneur etc. 

W. J. Cook, platrier ; par huissier. 

F. Demers, restaurant ; par huissier. 

Holler & Hecker, ferronnerie ; 18 
mars. 

La Cie d'Imprimerie Desaulniers, par 
huissier. 

Henry Owen, imprimeur ; par huis- 
sier. 

Murray Bay— A. Dufour & Fils, mag. 
gnl , 20 mars. 

Quebec — L. B. Morency, tailleur. 

Dame L. Giguere, maltre charretier. 
H. P. Whitney, meubles. 

J. A. Lynch & Cie, musique etc, 14 
mars. 



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DE TOUTES SORTES. 



340 et 342 Rue St-Paul 

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1/9 et 181 rue des Commissaires, 

MONTREAL 



VIS DE FAILLITE. 
^ Dans l'affaire DE 

ARPIN FILS & CIE., faillis, Marieville. 



Les soussignes vendront par encan public, aux 
salles d'encan de MARcOlTE FREt.ES, No 69 
rue St Jacques. Montreal, 

Lundi, le 16 Mars 1896. a 11 beures a. m. 

L'actif des susdits faillis. comme suit : 
Dettes de livres par liste et billets rtce- 

vables 1559 51 

Billets recevables a echeoir 4' 1 84 



1964 35 
ha lisle pourra etre vue a nos bureaux, 
four autres informations s'adresser a 

BILODEAU & RENAUD, Curateurs. 
15, rue St-Jacques. Montreal. 
MARCO TTE FRERES, Encanteurs. 

AVIS DE FAILLITE 
Dans l'affaire de 

L. H. GRENIES 

Marehand de Chaussures et de Modes. 



de Magog, P.Q. 



Faili.i. 



Les soussignes vendront a l'encan public, en 

trois lots. 

Jeudi. le 19 Mars 1896, a 11 hemes a.m. 

a leur Sallfi d'encan, No. 69 rue St Jacques, Mont- 
real, tout l'actif niobilitr du dit failli, savoir : 
Lot 1 — Stock de chaussures d'apres in- 

ventaire $1244 66 

Lot 2.— Stork de modes et (fixtures $27). . . 518 92 
Lot.3.— Les dettes de livres suivant hste . . 260 49 



$2021 07 



Le magasin sera ouvert pour l'inspection du 
stock, mercredi, le 18 co'irant. 
Pour autres informations s'adres-ser a 

CHARLES DESMARTEAU. 
Curateui . 
1598, rue Notre-Dame, Montreal. 
MARCOTTE FRERES. Encanteurs. 



VIS DE FAILLITE 
^ Dans l'affaire de 

HOLLER & HECKER. 

Marchands-Ferronniers, Montreal. 



Des soumissions seront recues jusqu'a Mercredi 
midi, le riix-huitieme jour de mars 1896, au bureau 
du eurateur, pour l'actif mobilier des faillis sus- 
nommes, comme suit : 
Stock de ferronneries. eoutelleries, etc. . . $8,597 89 

Fixtures et ameublement 215 80 

Dettes de livres. 9,434 21 

Conditions: argent comptant. 
Aucune des soumissions ne sera necessairement 
acceptee. 

L'inventaire de l'actif et la liste des dettes de 
livres peuvent etre consultes et tome information 
obtenue an bureau du eurateur 

ROMEO PREVOST, 

Curateur. 

Bureaux de Romeo Prevost & Cie. 

Comptables, 

No 7 Batisse New York Life, 

Montreal. 



72 



LE PRIX COURANT 



Dame Vve J. LegarS, maitre charre- 
tier. 

Ste Cunigonde—J. E. Taillefer, nouv. 

St .Francois— Adelard Lachance, for- 
geron. 

Ste Marie de Monnoir— Arpin, Fils & 
Cie, mag, gnl., eucan 16 mars. 

CONCORDATS 

Cap St-Ignace— Godfroi Caron, mag. 
gnl. a 65c. . . 

Boucherville—yi. Bourdon, Spiciers a 

Montreal— W. Bergholdt & Cie, tabacs 
a 20c. 

CURATEURS 

Bale des PZres— John Mann, a M. 
Rotchschild & Cie, commeryants. 

Cap St-Ign ace— Paradis & Jobin a 
Godfroi Caron, mag. gnl. 

Hull— Chas. Desmarteau a H. Laroc- 
que, chauss. 

Montreal— Chas. Desmartean, a Emile 
Bourret, cigares. 

Chas. Desmarteau a Mercier & Ville- 
neuve, Spiders. 

Jos. R Fair a Rudolphe Bros, tail- 
leurs 

F. W. Radford a M. Ellenson, hardes. 

F. W. Radford a J. M. Inglis & Go, 
bijoutiers. 

J. McD. Hains a J. S. Cowan & Co, 
ferronuerie. . 

Thos Gauthier a Jos Chartraud, Spi- 
cerie. „ _ 

Kent & Turcotte a J. E. Bourdon, 

foin &c. 

H. J. Ross a R. Penk, comm. 

N. D. de Grdce—J. M. M. Duff a J. G. 
M. Prud'homme, comm. 

St Vincent de Paul— Chas Desmar- 
teau a M. Auclair, comm. 

Lamarche & Benoit a Ovide Papineau 
boulanger. 

Trois-Rivierss — Kent & Turcotte a 
P. Cerutti, march, tailleur 

INCENDIES 

Montreal— Guillemette &Gelinas, Spi- 
ciers, ass. 

Wm Rourke, Spicier. 

John Lewis & Co, drogues. 

Fred. McLaughlin, caoutchouc. 

Plessisville— Francois Rousseau, scie- 
rie. 

DECES. 

CMcoti(imt-DameV. N. Martin, h6tel. 

Montrial— Wm. Anderson, buvette. 

Jos Emond hotel. 

Quebec— B. Lepine, chauss. 

C Chouinard, chauss. 

St Joseph de L6vis—F. Guay, peintre. 

Stours—J. B. R. Chapdelaine, hotel. 

PROVINCE D'ONTARIO 



DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Almonte— Drynan & McEwan, mar- 
bres ; Hugh McEwan, continue seul. 

Brampton— Wallace & Orr, bouchers. 

Dunnville— Zeiter & Eggleston, fabr 
portes et chassis, Christopher Zeiter 
continue seul. 

Gananoque— Grant & Labelle, chauss. 

Mount Forest— Thornhill & Woodhall, 
ferblantiers 

Ottawa— Crosby & Gemmell, merce- 
rie. 

Stratford— Gordon & Orr, nouv.; Wm. 
Orr continue seul. 

Strathroy — Mihell, Gill, Malone & 
Co., Spiciers et nouv. 

Toronto— Hooper & Co., drogues. 

Chalcraft, Simpson & Co., hardes en 
gros ; R. R. E. Simpson se retire. 

Crean & Rowan, tailleurs. 



NOUVEAUX ETABLISSEMENTS. 

Bethany— -D. Adams, epicier, succede 
T. Brownley. 

Bondhead — Hipwell & Soblaw, mag. 
gnl., M. B Hipwell & J. E. Soblaw. 

Bxirford— N. Cornish, hotel, succede 
Charles Lowell. 

Burketon — Peter Holt, hotel, succede 
James Gallagher. 

Georgetown— J C. Drinkwater, succe 
de People's Planing Miil Co. 

Goderich— Geo Buxton, hotel, succede 
Alex Robinson. 

Mount Salem — W. E. Hughes, hotel, 
succede Alvin Parker. 

Moorefield — W. Brumpton, mag gnl, 
succede Edwards & Husband 

Ottawa— Dame M. E. Burges3, chauss. 

Sproule & O'Connor, photo. 

J. H. Doherty, nouv. 

Hurley, Bros, mercerie. 

Port Rowan — Pierce & Ellis, inst 
agricoles, succedent Buck & Pierce. 

Sarnia — C. A. McArthur & T. A. 
Cairns, photo. 

St Catharines— Malcolmson & Ever 
son, h6ttl ; succedent G O. Voisard. 

St Thomas— 0. Robertson, fruits en 
gros, etc.; succede John McColl. 

Strathroy — Mihell, Gill & Co., epi- 
ciers et nouv. 

Toronto— The Bain Book & Stationery 
Co ; succede James Bain & Son. 

Jacques & Co., libraires; succedent 
Dame E. Newton. 

Saunders & Rowan, tailleurs ; suc- 
cedent Crean & Rowan. 

Wetland— Peart & Giles, plombiers, 
succedent J. Peart. 

Wingham— J. Sleeman, boulanger. 

EN DIFFICULTES 

Amherstburg—G. F. Wilcox, epicier. 
Cobourg— Annie Bickle. modes. 
Cornwall— Z.P. Poitevin&Cie, chauss. 
Drayton— J. C Hefkey, chauss. 
Midland— Nap. Laurandeau, chauss. 
Niagara Falls— D. S. Skidmore, epi- 
cier. 

Ottawa— W. J. Fitzpatrick, Spicier. 
Prescott— D. E. Carman, nouv. 
Stratford— Jeffrey Bros, ferronnerie. 
Tilsonburg—h. R. Short, tailleur. 

CESSIONS. 

Aberarder—D. V. McPhail, mag. gnl., 
a Robt. Kerr. 

Acton— L. G. Matthews, Spicier, a R. 
J. McNabb. 

Albion Tp— John Wilson, a L. Hutton. 

Baden— Alfred Kaufman, bois, a F. 
Holiwell. 

Berlin— Alex Roy, epicier, a J. B. 
Daizell. 

Halmau & Brown, fourniture d'Scoles, 
R Dunke. 

Bognor— E. F. Hemming, mag. gnl., a 
J. W. Lawrence, Toronto. 

Bracebridge— Catherine Wright, epi- 
cier, a James W. Bettes. 

Cardinal— Casselman & Go, mag. gnl., 
a Geo. Reid. 

Cobourg — Michael Quinn, march. - 
tailleur, a Henry Barber & Co. Toronto. 

Dwight—E. J. Gouldie, mag. gnl., a 
Henry Barber & Co, Toronto. 

Frankford — Searles & Grass, mag. 
gnl., a R. Grass. 

Glencoe— John N. Sexsmith, chauss., 
a W. A. Campbell. 

Gorrie— David Sanderson, ferronne- 
rie, a Wm Stinson. 

Hensoll— Ann DeLion, modes, a John 
E. McDonell. 

London— Wm. Spence, ferblantier, a 
M. F. Irwin. 

Mornington—R. J. Armstrong, a W. 
B. Freeborn. 



Mount Brydges— Bartlett & Robinson, 
mag. gnl., a D. M. Cameron. 

Ottawa— Dame A. Frendenburg, bijou- 
tier, a Jas. Bailiff. 

W. E. Brown & Co, chauss. , a P. I. 
Bazin. 

Switzer, Bros., nouv., a P. Larmouth. 

Palmerston— Adam Zilliax, bijoutier 
a Fred. Zilliax. 

Ponty Pool— J. H. Williamson, mag. 
gnl. ; a D. Blackley 

Port Perry— Taber Bros, laiteries ; N. 
F. Paterson. 

SmiWs Falls— Geo. A. Torrance, fer- 
blantier ; a Ogle Carss. 

Sturgeon Falls— W. J. Harvey, bijou- 
tier ; a M LeMoyne. 

Tecumseth — Francis Janisse, agent ; a 
R- Peuchen. 

Toronto— The McCrea, Hakes Co., 
medecines brevetSes ; a D. Blacley. 

Wm. Pearson, hardes; a J P. Lang'ey. 

R. Reilly, fourrures ; a C. H. Francis. 

Brough Printing Co. Ltd., a W. A. 
Campbell 

G. E. Gibbard, drogues ; a Henry Bar- 
ber & Co. 

James Bain & Son, libraires. 

Mena Rosenthal, nouv. ; a W. A. Camp- 
bell. 

Tossorontio— Geo. McGirr, mag. gnl.; 
a J. Stewart. 

Weston — H J T Wardlaw, mag gnl, a 
A C Neff. 

Windsor— Francis Lefaivre, boucher, 
a Frank St-Louis. 

Chas Hendrick, boucher, a Frank St- 
Louis. 

Woodville — Angus Grant, chauss., a 
A. E. Stabback. 

Woodstock — Arthur Cline, a E. W. 
Nesbitt. 

PONDS A VENDRE 

Brantford—E A Grace, Spicier 

Castleford—J B Dickson, mag gnl. 

Chatsworth—S Foster, mag gnl. 

Dunnville— Helen Lockie, mag gnl, 

Meno Centre— Denton & Co. ; mag. 
gnl, 18 mars. 

Newmarket— Light, Heat & Power Co, 
Ltd. 

Oakville— Wm Nicholas, chauss. 

Ottawa— Geo. Ashfield & Cie ; vais- 
selle &c. 

Princeton— Wm Holt, hotel. 

Peterborough— Armstrong & Cie ; 
nouv. 18 mars. 

Pakenham—J. B. Dickson, mag. gnl. 

Shakespeare -Mowat & Rossister,mag. 
gnl. 16 mars. 

St- Catharines— St - Catharines Clo- 
thing Mfg. Co. ; par soum. 

Teviotdale— James Rennie, mag. gnl.; 
14 mars. 

Toronto— PL Benham & Cie, bijoutiers. 

Robert Dixon, mercerie. 

Toronto Shoe Co. 

Elliott & Son, peintures, etc. 

The Hemming Bros Co., fabr. regalias, 
etc. 

Geo. Woolson & Co., bijoutiers. 

Tottenham— H. J.Turner, ferronnerie. 

Wallaceburg— Dame Annie McLean, 
modes, 13 mars. 

PONDS VENDUS 

Acton— A. L. Hermstreet, Spicier, a 
Thomas C Moore & Son. 

Atwood — T. Douglass, chauss, a Ja- 
mes Ferguson. 

Bluevale— Jos Peigh, Spicier, a R. G. 

Brantford— H. Johnson, charbon etc, 
a Geo Bonsfield. 

Colborne — V. G. Cornwell, march, 
tailleur. 

Derwent—E. Watterland, forgeron, a 
T. S. Stanley. 



LE PKIX COURANT 



73 



Dunnville — Delos Middaugh,voitures, 
it David Paton. 

Glencoe— W. A. Currie, mag. gal., a 
55c. 

Goble's Corners— W. J. Goble, mag. 
gnl., a J. O. Trotter. 

Gorrie — D. Sanderson, ferronnerie, a 
T. D. Edgar. 

Grimsby— W. W. Kidd, entrp., a Allan 
Bros. 

Hamilton — G. Smallwood, tabacs. 

Succ. Duncan Robertson, fabr. paque- 
tage. 

Delle Mary Noble, modes. 

Lakelet — John Haskett, hotel, a G. 
Gallagher. 

New Sarum — James Peters, hotel ; a 
L. Caughill. 

Ottawa— Geo. Ashfield & Cie, vaisselle. 

John Casey, gpicier ; a J. Burke. 

Otterville — John Matheson, mag. gnl. 

Owen Sound — W. J. Oreighton, librai- 
re ; a R. J. Edgar. 

Orillia — Harkness & Cie, libraires ; a 
R. O. Smith. 

Pakenham— Fred. Burrows, forgeron ; 
a Forbes Burrows. 

Perth— M. Breeze & Son, Spiciers ; a 
Stone & Kerr. 

Peterborough — G. A. Schofleld, dro- 
gues ; a J. D. Tully. 

Pictou — J. A. Stirling, drogues ; a C. 
J. W. Karn. 

Port Arthur— E. J. Neelin, Spicier. 

Seaforth — McCosh & Jeffrey, nouv.; 
a E. McFaul Dry Goods Co. 

Sarnia — John Barron, photo. 

J. G. McCrae, libraire, a T. Wood. 

St Catharines —J . W. Robertson, h6- 
tel, a W. M. Hodson. 

St Thoman— John McColl, fruits, a C. 
L. Robertton. 

Thornbury — Dame S. Farwell, modes. 

W. C. Chapman, boulanger, etc, a 
Geo. Musgrove. 

Toronto— Toronto Window Shade Co. 

J. S. A. Whaley, boulanger, a J. E. 
Render. 

Wiarjton — E. Humphries, bois, a T. 
Moore. 

Windsor — John Mil ens, hotel. 

Woodstock — D. Davidson, nouv., a 
43 \c. 

CONCORDATS. 

Castleford — J B Dickson, mag gnl, a 
70c. 

INCENDIES. 

Burk's Falls — Dme H. Walton, sellier. 
Dlle Mary Wilson, modes. 
Brighton— Wm Wade, fruits. 
Brucefield—G. R. Wetts, hotel. 
Castletown— Newman Bros, nouv. 
Jacob Moore, 6picier. 
H. Manning, bijoutier. 
Fergus — Fred Morrice, 6picier. 
Fordwich — John O. Bell, ferronnerie. 
A. W. Spence, drogues. 
Hamilton— Lovell Bros, fabr. cigares. 
Hamilton Biscuit & Confec. Co. 
Melbourne — Joseph Long, boucher. 
Orangeville — McMaster Mfg Go, inst. 
agricoles. 

Sarnia— M A Hitchcock, poissons. 
Toronto— J S Robertson, meubles. 

DBCES. 

Brampton — Thomas Beamish, hotel. 

Brockville — George Farrar, forgeron. 

Collingwood — John Henderson, fer- 
ronnerie. 

Goderich — Matthew Hutchison, meu- 
nier. 

Hamilton— John McDonnell, farines, 
etc. 

Kincardine- G. E. Swan, tailleur. 

Kings ton— Patrick Clint, Spicier. 

Milton — Isaac Cartmer, Spicier, etc. 

Paisley— D. P. Clute, hotelier. 



PEINTURI] A BASK DE GOUDRON 

Nous esperons interesser nos lec- 
teurs par une decouverte recem- 
ment faite d'un procede consistant 
a se servir du goudron comme base 
dans la preparation des peintures 
vernissees. 

Obtient de ce procede des peintu 
res qui peuvent etre employees, 
dans tous les cas ou l'on fait usage 
de la peinture a base d'huile, et 
presententsur cette dernierede tres 
grands avantages. 

Au point de que eeonomique, elles 
protegent, a poids egal, une surface 
de 25 o;o superieure a celles que 
couvrent les peintures a l'huile ; 
d'autre part, elles sont par elle ine- 
nies brillantes et vernissees et dis- 
pensent par ce fait du supplement 
de travail et de depense qu'impose 
1'emploi des vernis. 

Leur siccativite est tres grande : 
une couche seche en 2 ou 3 keures, 
et l'on peut facilement doaner 3 
couches dans la nienie jonrnee sur 
les surfaces que l'on a a enduire. 

Ce qui fait aussi remarquer ces 
peintures, c'est qu'elles sont d'un 
emploi tres facile et qu'elles s'ap- 
pliquent sans preparation prealable 
sur les platres frais et les murs hu- 
rnides et de plus einpeckent la sal- 
petration de ces derniers. Elles sont 
hydrofuges au plus haut degre\ 

Les peintures a base de goudron 
out une tres grande propriete qui 
consiste a teuir aussi sur le ciment, 
ce qu'on ne peut obtenir sans peine 
avec la peinture a l'huile, elles 
adherent et font parfaitement corps 
sur le bois et les rnetaux. 

Enfin la duree extreme qu'elles 
acquierent rapidement leur perniet 
de supporter tous les lavages, lessi- 
vages, qualite exceptionnelle lors- 
qu'il s'agit du revetemeut des murs 
d'hopitaux et de casernes. 

Au point de vue de ces emplois, 
les peintures a base de goudron em- 
pruntenta la forte proportion d'aci- 
de phenique contenu dansle liquide 
qui §lui sert de veliicule des pro- 
priety antiseptiques remarquables. 

II n'entre d'ailleurs dans leur 
composition aucun sel de plomb, ce 
qui les rend inoffensives pour les 
ouvriers. Ces peintures se prepa- 
rent dans toute la gamine des cou- 
leurs ; il n'y a pas inoins de 18 
nuances, depuis le blanc superieur 
jusqu'au noir. 



NOTES COMMERCIALES 

Par un ordre du gouverneur-gen6ral 
en conseil, le comte d'Hochelaga cesse 
d'etre une divison pour l'inspection des 
cuirs et peaux vertes et est annex6 a la 
cit6 de Montreal pour la dite inspection. 



Conversation entre un colon et un 
voyageur : 

— Vraiment ! vous avez gagne" 5 mil- 
lions dans le commerce des peaux ? 

— Oui. oai, dans le commerce des 
peaux. Seulement, il y avait des ndgres 
dedans. 

Le cercle agricole de Ste-Elizabeth 
vient d'etablir une assurance mutuelle 
de paroisse calquee sur le systeme deja 
6prouve a St-Paul. 

De plus, il vient de former un syndi- 
cat pour l'etablissemeiit dans la parois- 
se d'une beurrerie et d'une fromagerie. 

Trois jeunes garcons font des projets 
d'avenir. 

— Moi, dit l'aine\ je veux gtre boulan- 
ger : je serai sur d'avoir du pain. 

— Moi, dit le cadet, je veux etre tail- 
leur : je serai sur d'avoir des habits. 

— Et moi, dit le plus jeune, je veux 
etre millionnaire : je serai sur d'avoir 
de l'argent. 

Mardi a eu lieu l'assemblee annuelle 
des actionnaires de la Canada Paper 
Co. Apres la lecture des rgsultats de 
l'annee qui sont satisfaisants, il a et€ 
procede" a l'election du bureau des 
Directeurs pour cette annge. 

Ont ete elus : MlM. John MacFarlane, 
president ; Andrew Allan, vice-presi- 
dent ; J. C. Young, secr6taire-tr6sorier; 
directeurs : Hugh McLennan, H. Mon- 
tague Allan, Robert Anderson, Hugh A. 
Allan et W. D. Gillean. 



NAP. MATTE, 

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BUREAU : 

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real qui mentionneront le " PRIX COURANT." 



74 



LE PRIX COURANT 



Ohronique de Quebec 

Mercredi, 11 mars 1896. 

Cette semaine, nous avons eu une 
bonne moyenne d'affaires pour la sai- 
son. C'est tranquille, en somme, dans 
toutes les lignes de commerce, mais il y 
a comme un avaut-coureur de r6veil 
printannier. 

II se fait deja des commencements de 
reparations aux vaisseaux emprisonnes 
dans les glaces du havre, et la belle 
temperature de ces derniers jours, laisse 
entrevoir une ouverture hative de la 
navigation. 

En attendant, les ponts de glace qui 
unissent Pile d'Orlgans a la terre forme, 
et la cote sud a Q,u6bec, sont coustam- 
ment employes au transport du trafic 
considerable qui ne cesse de se faire 
avec la ville. Ce va et vient ininter- 
rompu est tout a l'avantage du com- 
merce de la ville, et tout le monde en 
b6neficie plus ou moins. Cela explique 
que, malgre le calme des affaires, il n'y 
a aucune cause immediate de plaintes. 

La grosse bordee de neige de la saison 
est tomb6e cette semaine, mais n'a pas 
eu trop de dur6e. Cela, a constitue une 
petite aubaine pour les charretiers. Je 
note ces memes faits pour la raison que 
ce sont eux qui font aller le petit com- 
merce, et que c'est le petit commerce 
qui fait vivre le gros On dit qu'a cha- 
quejour sufflt sa peine; a chaque n6- 
goce, egalement, suffit la petite recette 
qui l'alimente. On pourrait desirer 
mieux, et c'est ce que nous faisous ; 
mais on pourrait craindre iofiniment 
pis 

La Banque du Peuple a fait encore un 



peu parler d'elle, cette semaine. Nous 
feiicitons franchement les intereeses d« 
Quebec de surveiller les operations des 
directeurs a Montreal, au moins en ce 
qui concerne les affaires mues et tran- 
sigees a Quebec. Cette transaction Da- 
moulin parfaitement honorable — avait 
pour but le transport des credits de la 
oanque dus et collectables a Quebec, 
dans des conditions considereVs d6«a- 
vantageuses pour les int6res36s, hors la 
connaiasance l'approbation des di- 
recteurs charges par eux de les repre- 
sentor. II y avait, dans l'opinion des 
d6posants : lo Un sacrifice de leurs in- 
tents ; 2o un procSde pour le moins in- 
delicat a leur egard. 

La denonciation faite par l'honorable 
L. P. Pelletier et sa protestation endos- 
see en assembl6e speciale des deposants 
quebecois, ont eu pour eff*t de faire en- 
trer tout dans l'ordre. De consente- 
ment mutuel, la transaction a et6 an- 
null6e. Dans cette circonstance, les 
interes&e^ se sont montres hommes 
d'affaires et meritent des felicitations. 
L'aciion a ete prompte, euergique, effi- 
cace ; le resultat y a pleinement r6- 
pondu. 

EPICERIES 

Cette lisrne de commerce est dans le 
calme. Peu de changements a, noter. 
Les prixn'ont pas beaucoup varies nou 
plus cette semaine. Les sucres sont 
stationnaires. Collection difficile et une 
couple de petites fnillites a l'horizon : 

Sucres : Brun, 3Jc ; jaunes, 4 a 4£c; 
Powdered, 5£c ; extra ground, 6|c ; gra- 
nule qrt, 4£ a 5j ; " Paris lump" qrt, 6Jc 

Sirops : ' Barbades," 34 a 35c ; " Porto- 
Rico," 33 a 34c ; " Neuvioor," 40c ; Nou- 
velle-Orleans, 25 a 30c. 



Conserves en boites : Saumon, $1 50 a 
$1.60; Homard, $2 00 a $2.25 ; Pois, 95c 
a $1 ; Bie-d'inde, 85 a 95 ; Sardines do- 
mestiques, £ boite, 5c ; do, importe'es, 4 
boite 10 a 12c. 

Soda a laver, de 80 a 90c ; do a pate, 
$2 40 ; Empois No 1, 4Jc ; do, satin, 7£c ; 
caustique casse, $2.50 a $2.75 ; Gros 
Drums, 2 a2Jc. 

Allumettes: Cartes, $3 00; Telegraph, 
$3.75 ; Telephone, $3 50 ; Dominion, Levis 
et Royal, $2.00; Dominion Extra, $2.50; 
Phoenix, $2.75. 

Huile de charbon : Canadienne, 14 J a 
15c ; Am6ricaine, 21c gal. ; Huile noire, 
8£c gal ; Coal Tar, $3 le qrt ; Huile a 
machine, 20c gal ; Huile de morue 32} a 
33c gal ; Huile de Loup-Marin 32J a 33c. 

Raisins: Valence, ''fine off stalk "5 
a5£c ; do, Selected, 5Jc ; do, Layers, 6c ; 
Currants, 4c ; do, extra, 5c; Californie, 
3 couronnes, 5 a 5£c ; Californie, 2 cou- 
ronnes, 4Jc. 

FAKINBS, GRAINS ET PROVISIONS. 

La semaine a et6 tranquille ; les fari- 
nes sont sans changements. Les pois- 
sons sont ferme ; la morue cependant a 
faibli quelque peu, du un peu a l'abon- 
dance de stock et a 1'epoqueassez avan- 
c6e du careme. Collection difficile. 

Farines (en poche) : Patente, $1.90 a 
$2.20 ; Forte de boulanger, $2.00 a $2.10 ; 
S. Roller, $1 90 a $2.00 ; Extra, $1.65 a 
$1.75; t*uperfiue, $1.40 & $1.45; Com- 
mune, $1.35 a $1 40. 

Farines en baril : Farine (patente,) 
$3 90 a $4.50 ; Farine de cylindre, $3.90 a 
$4.10; Extra, $3.60 a $3.70; Superfine, 
$3 00 a $3.10. 

Lard : Short Cut, $15.00 a $16.00. Lard 
en carca»se 5 a 5£c. 



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Les commandes par lettres recevront toujours notre 
plus grande attention. 



LE PRIX COURANT 



75 



Saindoux : Pur, $1.90 a 2.00 le seau. 
Compost, $1 30 a, $1.40. 

Beurre : de cremerie 18 a 19c ; de la 
ferme No 1, 12 a 13c ; do marchand, lie. 

Poisson : Morue No 1, $4.75 a $5 00 ; 
do No 2 $3. 50 a $3.75 ; saumon No 1 
$18.00 ; No 2 $15.50 ; Hareng No 1, $4 75 
a $5.00 ; anguille 5c a5£c ; truite $8 a $9. 

Grains : Avoine Ontario par 34 lbs 34 a 
35c; avoine de province, 32 a 34c ; gru, 
$1.10 a $1.20; ble d'Inde jaune, 50c ; 
do moulu, $1.00 a $1.10 ; orge, 60 a 70c. 
Pob Barley, $1.65 a $1.75 ; son, 75 a 80c. 

Le quartier ouvrier est toujours tres 
actif. II y afflue constamment des ma- 
teriaux de toutes sortes propres a la 
confection ; on y travaille avec achar- 
nement eb preaque sans interruption ; 
puis on expgdie sur tous les coins du 
pays et meme a l'6tranger. C'est vrai- 
ment beau de voir surtout vers la fin de 
la semaine, cet interminable defile' de 
lourdes voitures bonders decaiases por- 
tant l'adresse de Montreal, de Kingston, 
de Hamilton, de Toronto, de Winnipeg 
et de Vancouver. C'est le produit que- 
becois de l'industrie de la cbaussure 
qui s'eparpillent un peu partoutetqui 
cr6e des revenus pour les patrons et 
pour les employes. 

Des renseignements particuliers nous 
permettent de dire que certaines manu- 
factures augmentent conside>ablement 
leurs affaires. L'elan est donne, la crise 
eemble finie et la perspective est des 
plus encourageantes. On se plaint en- 
core, quant a la collection, que l'argent 
n'est pas abondant. On trouve facile- 
ment a vendre a credit, l'embarras est 
de faire rentrer ces cr6dits. II y a ten- 
dance g6ne>ale a faire disparaitre l'obs- 



tacle, en n'op^rant dans le detail au 
moins, que des ventes au comptant. 
C'est le meilleur systeme, et le plus 
avantageux a la fois pour le vendeur et 
l'acheteur. 

Les hommes Jd'affaires suivent avec 
un interSt palpitant les negociations 
relatives a l'^tablissement d'un service 
rapide de steamers oceaniques. Peut- 
etre serait-il a propos de faire plus en- 
core et d'organiser un mouvement dans 
le but d'assurer *a notre port la plus 
grande somme possible d'avantages. 
Puisque la nature des choses indique 
Quebec, coiume le port terminus du 
service d'6t6, il faut que ce service soit 
tel que le paysrentier soit appelg a en 
b6n6flcier -par notre entremise. Or, ce 
rgsultat ne pourra etre obtenu que si 
nous savons demander et exiger une 
ligne de premier ordre. C'est notre 
devoir et l'int6ret general qui Icomman- 
dent, et nous aurions tort, croyons- 
nous, 'de nous contenter de quelques 
chose de moins. 

L. D. 



Le gouverneur-gene>al en conseil a 
approuve le statut suivant du bureau 
des commissaires du Havre de Quebec, 
pass6 le 11 octobre 1895, qui est mis en 
force : 

1. Aucun vaisseau ne pourra jeter 
l'ancre dans cette partie du havre de 
Quebec borate au nord par une ligne 
tiree du coin sud-est du quai, la pro- 
priet6 de la succession de feu James 
Gibb, communfiment connue sous le nom 
de quai Crawford, jusqu'au coin sud- 
ouest du quai, la propriele' de la suc- 
cession Lagueux, communement connue 



sous le nom de quai Barra, a Levis et au 
sud par une ligne tir6e du centre de la 
Halle du marchfi Champlain jusqu'au 
coin nord-ouest du quai, la propri6t§ 
de la succession D.D.Young, commune- 
ment connue sous le nom de quai Simp- 
son, a L6vis, soit une distance d'environ 
4i yards anglaises ou un cinquieme de 
mille marin. 

2. Tout vapeur et tout voilier a la re- 
morque montant ou descendant le Ha- 
vre sur le c6te nord (Quebec) du fieuve 
devra, entre la chapelle des Mariniers 
et l'entrge des docks Louise, se tenir a 
une distance d'un demi-cable de lon- 
gueur du front des quais. 

3. Le maicre, proprietaire ou pilote en 
charge de tout vaisseau ou toute per- 
sonne quelconque qui enfreindrale pre- 
sent statut encourra pour chacune des 
offenses ci-dessus une p6nalit6 n'exc<S- 
dant pas quarante ($40} dollars. 



Ventes enregistrees 
de Quebec. 



Pendant la semaine terminee le 
7 mars 1896. 

QUARTIER ST-ROCH 

Rue St-Roch. Partie du lot 886, avec 
batisses. Succession de l'honorable 
John Hearn a Joseph Archer, senior ; 
$500 [95792] 

Coin des rues du Roi et Ste-Anne. Lot 
901, terrain 1160 pieds en superficie. 
Alfred B6dard a Frangois Xavier 
Allaire ; |600 [95807] 



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Entrepots : Rues Dalhousie, St-Paul et St-Andre, QUEBEC 

Emmagasinage " franco ou en douane " a taux moderes. Marchandises recues sur connaissements 
Assurance effeciuee sur les marchandises hangarees, si on le desire. Telephone 771. 



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Russie, Ble k barbe d'Kcosse, Avoine Pois, Sarra- 
sin, Lentille, Graine Mil canadien et americain, 
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Nous mettons le public en garde contre un certain imposteur qui 
colporte par les villes et les campagnes, se servant de notre nom 

pour vendre des TH^S, SUCRES, etc 

Ce poltron n'est nullement autorise et nous vous conseillous de ne 
pas vous laisser tromper par cet intrus qui sera bientot en prison . . 



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QUEBEC. 



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QUART. DU PALAIS ET JACQUES CARTIER 

Lot8 2983b et 2985 du quartier du Pa- 
lais, avec maisons etc., le ler rue Col- 
lins, 2675 pieda en superflcie et le 2d, rue 
St-Jean, 3840 en superfieie et lot 1541 et 
partie du lot 1542 du quartier Jacques 
Cartier, rue du Pont, avec maisons etc., 
le ler 26 x 32.6 et le 2d 30 x 53. Napoleon 
Matte, es qualite de curateur aux biens 
de Joseph" Benjamin Trudel a laCom- 
pagnie de 1 'Hotel Victoria ; $7,850 [95801]. 

QUARTIER DU PALAIS 

Rue des remparts Lot 2856, avec mai- 
son, etc, terrain. 2584 pieds en superfl- 
cie. Frederic Billingsley a, Louis Ter- 
reau ; $6000 [95803]. 

QUARTIER ST-PIERRE 

Rue St-Pierre. Lot 2166, avec maison 
de pierre a trois etages, etc, terrains, 
853 pieds en superflcie. Succession de 
Owen Murphy a Joseph G. Couture ; 

$2075 [95808]. 

QUARTIER ST-JEAN 

Rue St Real. Lots 3726-1 et 3726-2, 
avec maison, etc., terrains, le ler 1375 
pieds en superflcie et le 2nd 1898 pieds 
en superflcie Joseph Martel a Patrick 
Grace; $1,025 [95814]. 

ST-SAUVEUR 

Rue Morin. Lot 869, avec batisse, ter- 
rain 2712 pieds en superflcie. Le Sherif 
du district de Quebec a Moise Dupuis 
dit St Michel ; $825 [95805]. 

Rue Kirouac. Lot 1395 avec maison 
etc., terrain 40 x 60. Mme Marie Alma 
Josephine Patry, epouse de Gaspard 
Dion a Mme Virginie Berub6, epouse de 
Jean Berthiaume ; $315 [95812] 

Rue Chateauguay. Lot 595, avec ba- 
tisses. FraDciis Emile Godin a Antoine 
Arsenault ; $125 [95813] 

ST-AMBROISE 

Lot 1367, avec batisses. Terrain, 16 
arp. 57 pchs en superflcie. Xavier Sa- 
vard a Olivier Rheaume ; $300 [95794]. 

Lot 1367, avec batisses. Olivier 
Rheanme a Joseph Vermette (a remere) 
$235 [95795]. 



BEAUPORT 



Lot 456. avec maison, etc., terrain 1 
arp. 4 pchs. en superflcie. Mme Vve 
Charles Aucusto Verge a Edmond Gi- 
roux ; $500 [95798]. 



NOTES SPECIALES 

M. E. Houle dont nous publions le 
nom dans les actions la semaine der- 
niere, n'est pas M. E. Houle, marchand 
tailleur, rue Ste-Catherine. 



MM. Romeo Prevost & Cie, comp- 
tables, auditeurs, curateurs, commis- 
saires, font une specialit6 de liquida- 
tion de faillites. Argent a preter. 

Chambres Nos 6 et 7, batisse " New- 
York Life," Montreal. 

Une bonne fariiie preparee, voila. ce 
que veut la menagere pour le dejeuner 
du matin des siens. Rien n'est meilleur 
ni plus nourrissant que les galettes de 
farine de sarrasin, mais pour celail faut 
une bonne farine et la meilleure est 
celle de la Ireland National Foot Co. 
Cette compagnie dont les produits sont 
d'ailleurs avantageusement connus de 
nos lecteurs apporte tous ses soins aux 
articles de sa fabrication qui sont bien 
empaquetes se vendent bien et laissent 
un bon profit. 

Nous appelons tout specialement votre 
attention sur l'annonce de la Pure Gold 
Mfg Co. Cette maison vient de mettre 
sur le march§ une nouvelle ligne de ve- 
ritable Cafe Parisien, vendu dans des 
Pots a Cafe. 

M. H. H. Livingstone, de Quebec, le 
representant de la Pure Gold Mfg Co. 
est en ce moment en tournee dans la 
province et obtient un reel succes avec 
les nouvelles specialites apportees sur 
uotre march<5 par cette maison. 

La Pure Gold Mfg Co. rapporte que 
ses ventes de Catsup a la Tomate sont 
de beaucoup plus considerables que 
celles de l'annee derniere. 

M. T. M. Sibbald, de Montreal, agent 
pour la Pure Gold Mfg Co., a place un 



lot important de Cafe Parisien dans le 
commerce de gros de Montreal. 

Messrs Baker Bros, de Halifax, vien- 
nent de faire un voyage a Terreneuve 
pour la Pure Gold Mfg Co. et ils rap- 
portent que les affaires ont 6te tres 
bonnes et qu'ils ont etabli un bon 
courant de transactions pour la Pure 
Gold Mfg Co. 

Pendant un sejour que nous avons 
fait, ces jours derniers, a Toronto, ouse 
trouve le bureau principal, pour le Ca- 
nada, de la " Sunlight Soap " nous 
avons appris de la bouche du gerant 
que les ventes de cette compagnie en 
1895 avaient plus que double, en egard 
au chiffre de 1894 ; l'augmentation ex- 
acte a 6te de 102 p.c. 

Nous attirons l'attention des 6piciers 
sur l'annonce de MM. Lever Bros, qui 
se trouve dans une autre page et nous 
les prions de se reporter a nos listes des 
prix-courants ou ils trouveront les cotes 
de leur savon. II y a un profit pour les 
epiciers a vendre ce savon qui d'ailleurs 
donne toute satisfaction a la clientele. 

Le marchand qui veille a sea interets 
et qui ne s'engourdit pas dans les vieux 
errements et dans la routine, qui, en un 
mot, est a la hauteur des progres [up- 
to-date), voit la clientele affluer a son 
magasin, c'est ce que MM. W. Boulter 
& Sons nous font voir dans l'annonce 
qu'ils publient cette semaine, dans ce 
numero. 

Les conserves jouent un role de plus 
en plus important dans le commerce 
d'6piceries et le marchand doit s'atta- 
cher a ne tenir que les articles donnant 
a sa clientele satisfaction et a lui-meme 
profit. Sous ce double rapport, les con- 
serves de la marque " Lion " de MM.W. 
Boulter & Sons sont insurpas3ables. La 
superiority deces produits esttellement 
reconnue du public que les stocks des 
fabricants sont presque totalement 
epuis6s ; ils n'ont plus qu'un petit ap- 
provisionnement de conserves df> fruits. 
Les 6piciers feront jbien de se hater de 
passer leurs ordres s'ils veulent etre 
Buffisamment approvisionnes jusqu'a la 
prochaine recolte. 



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IffOS 



COURANTS 



Nos Prix Courants sont revises chaque semaine. Ces prix nous sont fournis pour 6tre publics, par les meilleures inaisons dans chaque ligne ; ils sont pour 
les-qualites et les quantites qui ont cours ordinaire dans les transactions entre le marchand de gros et le marchand de detail, aux termes et avec 
l'escompte ordinaire. Lorsqu'il y a un escompte special, il en est fait mention. On peut geueralement aoheter a raeilleur marche en prenant de fortes 
quantites et au comptant. 

Tous les prix sont ceux du marche, en general et aucune maison ou manufacture n'a le pouvoir de les changer a son avantage, sauf pour ses propres 
marchandises qui sont alors cotees sous son propre nom et sa propre responsabilite. La Redaction se reserve le droit de refuser ce privilege a 
quiconque en abuserait pour tromper le public. 

PRIX COURANTS. -Montreal, 12 Mars 1896. 



Allumettes. 

Telegraphe, la caisse $3 5( 

Tiger " 3 00 

Telephone " 3 30 

Star No. 2 " 2 50 

Carnaval " 2 80 

Parlor " 1 75 

Louiseville " . . $2 50 a 2 65 

Bryant & May. 

Robert Qreig & Co., agents. 

Safety No 9 grosse 2 00 

" 10 " 1 10 

Tiger "2 " 5 00 

"4 "2 00 

Articles divers. 

Briques a couteaux, doz. $0 35 37£ 

Bouchons communs gr.. 18 30 

Bleu Parisien 11 13 

Bruieurs pour lam pes 

Nol.doz 00 1 00 

No 2. " " " 00 75 

No 3. " " " 00 70 

Bougie Parafflne, lb 11 11J 

" London Sperm 10 10 j 

Cable coton J pee., lb. ..." 13$ 14 

" Manilla, lb 12 14 

" Sisal, lb 0710 08J 

'• Jute, lb 08i 09 

Chandelles suif , lb 00 09} 

Cartes a jouer, doz 25 3 50 

Epingles a linge, bt. 5 gr 00 60 
3 Ms. h ftls. 

Picelles 30 pieds. . . .0 40 70 

40 " ...0 50 90 

48 " ....0 60 1 20 

60 " ....0 75 1 35 

72 " ....0 90 1 60 

100 " ....1 25 2 10 

Graine de canari, lb 04 05 

" canari paq., lb 06 08 

" chanvre, lb 04 05 

'* Rapee, lb 06 07 

Lessis concentre, com. . . 30 40 

" pur.... 65 70 

Meches a lampes No. 1. . 16 20 

No. 2.. 13 15 

No. 3.. 12 13 

Pipes, en boltes 65 90 

Cafes. 

Oaf is rdtis. 

Standard Java 36c 

Old Gov. " 34ic 

Imperial " 3ljc 

Arabian Mocha 36c 

Pure " 33c 

Standard Java et Mocha . . 36c 

Old Gov. Java et Mocha . . 35Jc 

Java Sittings 31 jc 

Jamaique 28c 

Maracaibo 30c 

Rio 25 a 27c 



Cbocolats et Cacaos. 

Cacaos Cowan. 

Hygienique, en tins de 4 lb dz . . 3 75 

i lb " . . 3 25 

51b lb.. 65 

Essence cacao, non sucre, p. dz 1 40 

" sucre, tins 1 lb dz 2 25 

Chocolats Cowan : 

Queen's dessert, I et £ la lb 40 

6div. " .... 42 

Mexican Vanilla, £ et J, la lb. . 35 

Fry's Diamond, J et J, la lb. . . . 24 

6div., lalb... 24 

Paripien, more, a 5c la lb 30 

Royal Navy, \ et J, la lb 30 

Chocolate icing paq. 1 lb. la dz. 2 25 

" i " " 1 25 

Pearl Pink Icing " 1 " " 175 

White Icing •' 1 " " 1 75 

Cacao Rowntree's Elect. 

Robert G-reig & Co. , agents. 

Petites boltes, doz, 1 65 

ilbs doz. 2 40 

libs " 4 60 

Chocolat " Diamond " lb 24 

Queen lb 40 

Felix Potin : 

Chocolat, qualite No 1, lb 27| 

" 3, lb 35 

Cacao, boite 1 lb 27} 

Chocolat Fry. 

Caracas \ bolte de 6 lbs — la lb 42 

Vanille j " ....lalb 42 

Gold Medal (sucre) " ... .la lb 29 

Pur non sucre i " lalb 42 

Diamond! " lalb 24 

Monogram 4 " ....lalb 24 

Cacao Fry. 

Concentre \ i 1 lb boite de 1 doz 2 40 

Homeopathiquelbte 14 lbs la lb 33 

ibtel21bslalb 33 

Confitures et Gelees 

Confitures : 

Crosse et Blackwell, doz. . . 1.90 a 2.50 

De Michel Lefebvre et Cie : 

Canistres de 1 et 2 lbs . . . . la lb. 13 

do 3, 4et51ba. " 12 

do 6, 7 et 10 lbs. " 11 

Seauxde71bs lalb. 12 

do 14 " " Hi 

do 28 " " 11 

Tumblers de 8onces . . .la douz. $1 25 

do del lb " 2 25 

D A. C. Dionne : 

Canistres de 1 lb . .douz 1 50 

do de21b douz 2 60 



Oelies 
Michel Lejebvre & Cie. 

Canistres de 1 et 2 lbs la lb. 11 

do 3, 4et51bs. " 10 

do 6, 7 et 10 lbs. " 09} 

Seauxde71bs lalb. 10 

do 14 " " 09} 

do 28 " " 09 

Tumblers de 8 onces. . .la douz. $1 25 

do del lb " 1 25 

Lazenby. 
Tablettes de Gel., 13variet. pts 1 20 
Conserves allmentalres. 
Legumes. 

Bled'Inde doz. 75 90 

" Yarmouth 21b8 " 00 1 50 
" Windsor " " 80 85 

Hoegg Baked Beans 1 2C 1 25 

Windsor " 1 20 1 25 

Haricots de Boston. . . . " 2 10 2 25 
Pois canadiens 2 lbs... " 90 105 
Petits pois francais . .bolte 10 11 
Petits pois extra fins. boite 15 16 
" extra surflns 17 18 

Tomates doz. 75 90 

Haricots verts 80 90 

Champignons la bolte 14 24 

Truffes la douz 4 80 5 00 

Olives 4 00 4 50 

Citrouilles, 3 lbs 9) 95 

Fruits : 

Ananas, 2 et 3 lbs doz. 2 25 3 00 

Bluets,21bs " 00 80 

3 lbs " 00 1 05 

Praises, 2 lbs " 2 00 2 10 

Peches, 2 lbs " 2 00 2 10 

3 lbs " 2 75 3 00 

Poires,21bs " 175 2 10 

" 3 lbs " 2 30 3 10 

Pommes, gal " 190 2 20 

" 3 lbs " 85 1 00 

Prunes, 2 lbs .' 1 50 2 00 

Poissons : 

Clams, lib doz. 1 50 2 00 

Homards boite ronde. . " 00 2 00 
bolte plate. . " 2 50 2 60 

Hultres, lib dz 130 140 

2" " 00 2 40 

Maquereau " 130 40 

Sardines 1 francai^es. " C6 25 
Jfrancaises. " 16 35 

Smelts (Eperlans) doz. 50 00 

Saumon bolte ronde . . " 130 140 
" " plate.. " 1 51 1 60 

Hareng marine 1 60 1 65 

Anchois 3 25 00 

Union Jardiniere. 

Sardines a l'huile J caisse 00 9 50 

i " 00 13 00 

" salee, quarts 3 min. 00 8 00 

" 1 " 00 3 50 

Viandes en conserve : 

Corned Beef, 1 lb doz. 00 1 45 

" 21bs " 00 2 55 

" 4 lbs " 00 00 

" 6 lbs " 00 8 25 

" 14 lbs " 17 50 00 



Dinde.llb " 00 2 30 

Langue.llb " 3 25 3 35 

ff 21bs " 6 65 6 75 

Languedebceuf.Hlb. " 7 00 00 

21b.. " 00 8 50 

English Brawn " 00 1 65 

Boeuf emiette sec " 00 2 65 

Pates de foie gras " 6 00 8 00 

Pieds de cochon, 11 lb. " 00 2 30 

Ponlets.llb " 00 

Lazenby's. 

Soupes Real Turtle doz 00 9 

" assorties " 3 00 3 75 

boltes carrees 00 1 65 

Johnston's. 

Fluid Beef No 1, bts 2 onces doz 3 00 

" No 2 " 4 " "5 00 

" No 3 " 8 " " 8 75 

*' No 4 " 1 livre " 14 25 

" No 5 " 2 " " 27 00 

Staminal, bouteille 2 onces " 3 CO 

4 " "6 00 

8 " " 9 00 

16 " " 12 75 

Fluid Beef Cordial, bt. 20 on. " 15 Oo 

Milk granules, caisse de 4 douz 6 00 

'" " avec cereales " " 5 55 

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Condensed mince meat, grosse 12 00 

Societe " La tilia." 

Poudre de viande, le flacon .... 1 25 

Chocolat a la viande, lb 1 50 

Cacao a la viande, la boite 1 25 

Sauces et Marinades. 

Marinades Morton — doz. 2 30 2 70 
" Crosse & Blackwell, 

doz. 00 3 25 

" Suffolk, 20 oz doz. 00 2 10 

Marinad. Suffolk, 16 oz. dz. 00 1 80 

Essence d'anchois, dz. . . . 00 3 25 

Catsup de champignons dz 00 2 15 

Sauce Worcester,! chop . . 3 50 3 75 

chop . . 6 25 6 50 

" Harvey, } chop.. 3 25 3 50 

Catsup de tomates 1 00 4 00 

" de champignons... 1 SO 3 40 

Sauce aux anchois 3 25 3 50 

Sauce Chili 3 75 4 00 

Catsup de Robert Greig & Co. 
B. B. bouteille grosse 7 20 

B. " " 10 20 

En flute " " 12 00 

Couvercle visse " 21 00 

St L. high grade doz. 3 2o 

Pepper sauce grosse 15 00 

Marinades de L.A.Dansereau &Cie 
Horse Head Brand No. 1 20 oz dozl 60 
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Gladstone " " " 1 05 

Ketchup .... No 2 20 oz doz 90 

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La Cie Generale d'lmportation du Canada assure aux importateurs de gros, des 
relations directes aupres des maisons representees par elle et aupres de toutes 
celles dont les produits s'importent au Canada sous leurs marques personnelles. 



^— 1)' 

Succursalks de la Compagnie Uenerale d'Importation jlj 



FRANCE -PARIS -20 rue Richer. 
ALLEMAGNE- NUREMBERG -15 Theresientrasse. 
BELGIQUE-ANVERS-20 Quai Jordaens. 



J'<in«|ifile pour Purfmiierie, Produits Pharmaceiilipts, Produits Alinuntaires, Articles de Paris, Produits de grosse fabrication, Etc., Etc. 

5 et 7 rue de Bresolles, MONTREAL. 



78 



LE PRIX COURANT 



PRIX COURANTS.— Montreal, 12 Mars 1896 



Cirages. Mines et Vernis. 
Cirages franeais doz. 2.5 70 
Canadians " ti 20 6() 
Mine Royal Dome g. . . . 1 70 00 

" James g 2 40 00 

•' Rising Sun large doz 05 70 
" " small doz... 00 40 

" Sumbeam large doz. 00 70 
" " small doz. 00 35 

Silverine grande, doz 00 75 

Vernis a harnais, gal 00 180 

doz 1 10 1 20 

a tuyaux, gal.... 00 90 

Parisien, doz.... 70 75 

Royal polish, doz 00 1 25 

Drogues et Prodults Chimtques 

Acide carbolique 30 40 

" citrique 50 55 

oxalique 10 12 

" tartrique la lb. 33 35 

Aloes du Cap 14 15 

Alun lb. 01| 03 

Bicarbonate de Soude.brl. 2 35 2 75 

Bichrom. de Potasse lb. 10 12 

Bleu (carre) 10 16 

Borax rafflne 06* 09 

Bromure de Potass 55 60 

Camphre americain 80 90 

Camphre anglais lb. 85 95 

Cendres de soude 01i 02 

Chlorure de chaux 02J 05 

Chlor. de Potasse 23 25 

Oouperose, 100 lbs 75 1 00 

Creme de tartre 30 35 

Extrait de Campeche lb.. 10 11 
Extrait do en paquetslb.. 12 14 

Glycerine lb. 22 26 

Gomme arabiqne lb. 50 1 25 

Gomme epinette lb. 00 25 

Indigo Bengal lb. 1 50 1 75 

Indigo Madras lb. 60 80 

Iodure de potasse lb. 4 00 4 25 

Opium lb. 4 50 4 75 

Phosphore lb. 60 75 

Salpetre lb. 06 7* 

Sels d'Epsom 100 lb3 1 50 3 00 

Selde soude luo lbs 90 95 

Soda caustique 60° 100 lbs 1 76 2 00 
Soda caustique 70° 100 lbs 2 00 2 40 
Soda a laver par 100 lbs.. . . 75 85 

Soda a pate par baril 00 2 50 

Soufre poudre lb 01} 03 

Soufre bat ins " 01} 03 

Soufre en sac (rock) par 

100 lbs 1 50 2 00 

Strychnine oz. 90 100 

Sulfate de cuivre: lb. 01} 06 

Sulfate de morphine .. lb.. 1 9C 2 00 

Sulfate de quinine oz. 40 45 

Sumac latonne65 00 70 00 

Vert de Paris lb. 14 15 

Vitriol " 05 08 

Empols et Fecul.es. 

EMPOIS 

De la Brantford Starch Co. ltd. 

Empois de buanderie : 
Canada Laundry, btes de 40 lbs. 04J 

White Laundry, qualite extra : 
Cartons, 3 lbs., caisses 36 lbs — 051 

Barils, 175 lbs 041 

Quarts, 101 '• . 01} 

Lily White Gloss : 
Quarts, cristaux extra grands. . 06} 
Cartons, fantaisie, 1 lb., caisses 

36 lbs 07 

Boites a couvercle mobile, 8 a 

la boite de 48 lbs 07 

Canistres de fer blanc emaille, 8 

a la caisse de 48 livres 07 



Cartons de fantaisie, 6 livres 

caisses 36 livres 07 

Brantford Gloss : 
Boites fantaisie, 1 lb, cais. 36 lbs. 07 i 
Brantford Cold Water Rice 
Starch : 
Boites fantaisie, 1 lb, cais. 36 lbs. 09 
Canadian Electric Starch, boi- 
tes de 40 paq. font 3 00 

fecules (pour la cuisine) 
Challenge Preparep Corn Starch 

paq. 1 lb., boites 40 lbs 06} 

No. 1 Pure Prepared Corn, paq. 

1 lot, boites 40 lbs 07} 

Fret paye en lot dc 10 boites pour 
toute localite de Quebec, d'Ontario 
a l'est de North Bay. 

Epices pures. 

Poivre blanc, lb 15 20 

noir, lb 10 15 

Cannelle, lb... 15 18 

Clous de girofle, lb 18 20 

" ronds, lb 13 15 

Cassia en nattes 12 13 

Gingembre Jam. moulu.. 25 30 
" racines.. 00 20 

Muscade blanchie 00 60 

non blanchie.. . 75 80 

Macis'moulu lb. 00 <)) 

Pimerit 10 00 

Anis 09 10 

Essences et v x traits. 

Crown Brand 

Robert Grcig & Co. 

1 once London grosse 6 00 

2 " Anchor " 12 00 
i " •' " 20 00 

1 " plate crown " 10 80 

2 " " " " 18 0H 
2 " carre " " 21 00 
2| " ronde " " 21 0U 
4 " bouchee doz. 3 00 
4 " bouchon verre " 3 50 
8 " bouchee " 6 00 
8 " bouchon verre " 7 00 

Fruits Sees. 

Abricots Calif la lb. 12 15 

Amandes i mollea. . . " 10 11 

molles " 12 12J 

Dattes, en bottes " 03* 05 

" ensacsot . paillons " 03* 04 

Figues, techesenbts.. " 08 20 

" en sacs . " 03| 04 

Noisettes (Avelines)... " 08 09 

Noix Marboc " C94 11 

" Grenoble ' Hi 13 

" duBresil " m 10* 

" Pecan " 09J 10 

do polies. ... '• 10 15 
Peanuts r6tis(arachd.) " 07A 08 

Pommes sechees " 05 3bl 

Pommes 6vapnrees... " 06£ 07 
Pruneaux Bordeaux.. " Oii r6J 

Bosnie " 06A 08 

Caltfornie .. " 00 00 
Raisins Ca if. 3 cour.. " 05 05i 
" 4 " . . " 06 07 
Corinthe Provincials . . " I'll olA 

Filiatras " 04i 05 

Patras " 05 05J 

Vostizzas.... " 06 v7i 

Malaga Loose Muscat bte 1 35 1 40 

•' London Layers. . . " 1 65 1 80 

Malaga Black Baskets " 2 15 2 25 

" Connoisseurs] 

Clusters 2 15 2 25 

" Buckingham do " 00 2 90 
" Royal Cluster. . . " 00 3 40 



Sultana lb. 06 07 

Valence off stalk " 00 04 

fine off stalk.. " 00 0.5 

" ■ selected " C 05J 06 

Fruits Verts 

Attoca°. baril ...... $6 01 a 7 00 

Bananes en baril, regime 00 a 3 00 

Citrons Messine, (300). .. 2 00 a 2.50 

(300)... 2 50 a 3 00 

Pommes Greenings, brl. 2 5i a 3 00 

Baldwins 3 00 a 3 50 

Spies 3 00 a 3 50 

Oranges Valence (420) esc 5 00 a 5 5) 

(714) " 5 5) a (i Of) 

Calif. i96) " 2 00 a 2 50 

(126) " 2 50 a 3 00 

(176) " 3 00 a 3 50 

•• (200) " 3 50 a 4 00 

Oignons rouges, baril. 2 2.5 a 2 50 

eni-acs. <0a 2 00 

iaunes, baril. .'. 2 Of) i 2 50 

Prunes Cal. bte 25 lbs, lb Sh a 9* 

" autres, lb 6U 06 

Raisins Aim., ptes gr. qt 00 a 5 50 

" " grses " 6 75 a 7 00 
Gomme a Macher. 
Adams Sons & Co. 

Tutti Frutti, 30 more, de 5c bte 1 20 

Pepsin Tutti Frutti, 23 m. de 5 " 75 
• r " " boite vitree 

de 5c bte 80 
Horehound Tutti Frutti, boite 

vitree 36 more de 5c bte 1 20 

Cash Register, 390 m. a 5c etpq. 15 00 
Vitiine Tutti Frutti, 180 more. 

a 5c et paq. 6 50 
Jarre en verre Pepsin Tutti 

Frutti, 115 paq. a 5c 3 75 
Boite a la Jeune Fille, Tutti 

Frutti, 160 more, et paq. a 5c 6 00 
Boite a argent Tutti Frutti, 160 

more, et paq. a 5c 6 00 
Gomme Variete (nouvellc) 150 

more, a lc 1 00 

Fleur d'Oranger, 150 more, a lc 1(0 

Gomme Flirtation, ISOmoic. ale 05 

Monte Christo, 180 more, a lc . 1 30 

Mexican Fruit, 36 more, a 5c. . . 1 20 

Sappota, 150 more a lc 90 

Sappota Orange, 160 more, a lc. 75 

Block Jack, li5 more, a lc 75 

Rose Rouge, 115 more, a lc 75 

Magie Trick, 115 more, a lc. . .. 75 

Red Spruce Chico, 200 more, a lc 1 0J 

Grains et Farines 

GRAINS 

Ble roux d'hiver Can. No 2 
Ble blanc d'hiver Can. No 2 
Ble du printemps " " 
B1A du Manitoba No 1 dur. 
No 2 " 

Bledu NordNol 

Avoine 

Ble d'inde, en douane 

Ble d'inde, droits payes... . 

Pois, No 1 

Pois No 2.ordinaire p.60 lb. 
Orge a malter, par 48 lbs. . 
Orge a moulee par 48 lbs.. 

Sarrasin, par 48 lbs 

Seig'e, par 56 lbs 

FARINES 

Patente d'hiver 

Pi? tente du printemps 

Straight roller 

Extra 



85 


88 


88 


HO 


00 


10 


82 


81 


75 


76 


76 


78 


29 


30 



00 374 
14 45 



72 
58 
50 
38 
36 
00 



75 
59 
52 

u 39 

3* 

00 



4 25 4 30 

4 25 4 40 

1 10 4 2) 

3 90 4 (JO 



Superfine 00 00 

Forte de boulanger, cite. . . 00 4 01 
Forte du Manitoba 3 75 3 85 

EN 8ACS D'ONTARIO 

Medium 3 61 3 75 

Superfine 00 00 

FARINES DAVOINE 

Farine d'avoine standard, 

en barils 3 15 3 25 

do en sacs. 1 5C 1 55 

do granulec en barils 3 59 3 60 
do en sacs 1 70 1 75 

Avoine roul6e en barils 3 15 3 25 

do do en sacs 1 50 1 55 

ISSUES DE BI,E 

Son d'Ontario au char, t 15 00 15 50 

" de Manitoba " ...14 50 15 00 
Grue de Manitoba, char ..15 00 16 00 
Grue d'Ontario char . 16 00 17 00 
Moulee " .. 18 00 20 00 

Farines preparees. 
Farine preparee, Brodie 

XXX, 6 lbs.. . . 2 70 

" 3 " ... 1 40 

superb 6 " .... 2 50 

3 " . 1 30 

Orge mondee (pot) 175 2 00 

" perlee 3 75 4 00 

freland's National Foods : 

Par paq. No de dz 

No de lbs a la cse 

Dcssicated Rolled oats. 2 2 $ 1 20 

" ""321 45 

" wheat 2 2 1 20 

""321 45 

" wheat (granul) 3 2 1 45 

" rolled barley.. 2 2 1 20 

Breakfast Hominy. . ..3 2 145 

Buckwheat fir 'self rsg.) 2i 2 1 20 

""512 20 

Farina 1 2 1 00 

" 1J I 1 25 

Gluten Flour s<*c 50 . . lb. 05 

" paquets... 4 1 3 00 

biscuits 25 ..lb. 12J 

Fleur de pois preparee. .24 1 1 45 

Orge perlee XXX 2 1 120 

Haravena Milk Food.... 1 1 2 25 

Patent Prepared barley. 1 1 1 45 

" " groats. 1 1 1 45 

Huiles et graisses. 

HUILES. 

Huile d.morueT.N.gal.$0 40 a $0 15 

" loup-marinrafn." 424 45 

" paille " 35 37 

Huilede lard, extra gal 65 75 

" No.l," 60 70 

" d'olive p. mach. " 80 100 

" a salade, " 70 00 

" d'olive alampion" 1 20 2 60 

" de spermaceti " 1 35 1 60 

•' de marsouin " 50 60 

Huile de petrole, par char. . . 154 

p. 20qrt 16 

de 1 a 19 qrt !64 
" Americaine, par char 19 a 224 
par qrt. 20 a 234 
" olive Barton et 

Guestier, caisse qrts 8 50 

" pints 9 60 

Huile de foie de m. Nor. g. 2 50 2 75 

Ter. g. 00 1 75 

Huile a salade Lazenby. 

i pt doz. 00 1 40 

4 pt doz. 00 2 15 



Registers® 
Tra®8 

Mams, 





LI 



Confitures, Gelees et Marmelades de Fruits 

GARANTIES FRUITS ET SUCRE 
Pour Menages et pour le Commerce. 

Specialetnent preparees pour l'usage des Patisslers, Boulangers, Conflseurs, etc. pour Menage? . 

Pensions, Hotels, Clubs, Lycees, Couvents, H6pitaux, etc.. etc. 
PRIX SPECIAUX pour commandes excedant 1 tonne (2,000 lbs). 
Aussi VINAIGRES PURS, garantis sans addition d'acide. Conserves au vinaigre, etc. 



La plus grande usine du genre dans la Puissance. 
SIICHEX. 3 
MONTREAL. 



«&c CO., 

Negociants Industriels. 



AVIS DE FAILLITE 
Dans l'affaire de 

R. G. FRIGON, Stc-Thecle. 

Failli. 

Les soussignes vendront par encanau No. 69 rue 
St-Jacques, Montreal. 

Mercredi, le 18 mars 1896, a 11 brs A.M. 

L'actif mobilier du failli, consistant en : 
lo. Marchandises seches, chapeaux et 

fourrures $522.79 

Chaussures 62 65 

Papeterie ct librairie 14.98 

Epiceries 483.32 

Ferron nerie 376.46 

Vaisselle et verrerie 68.42 

Mobilier du magasin 52 05 

$1580.67 

Droit de propriete sur un hangar 15 i.OO 

2o. Dettes de livres par lisle 421.49 

Billets i ece > ables 27.58 

Le magasin sera ouvert pour l'inspection du stock 
les 16 et 17 courant. 
Pour plus arnples informations, s'adresser a 
LAMARCHE & BENOIT. 

Curat enrs Conjoints. 
1709 rue Not re-Dame, Montreal. 
MARCOTTE FRERES, Encanteurs. 






LE PRIX COURANT 



79 



PRIX COURANTS.-Montreal 12 Mar* 1810 



Iluile a salade pints dz. 01 3 75 

quarts dz. 00 6 50 

Creme a sal. petits. dz. 00 2 00 

grands dz. 00 3 75 

Robert Qreig <(.'• Co., agents. 
Huile olive i pints.. caisse t dz 1 25 
Huile " pints . . . '• 2 50 

Union Sardiniere. 
Huile d'olive extra No 1 

1 bouteille, douzaine $2 00 

i '■ '■ 3 25 

I " •' GOO 

Canistre J gallon 1 GO 

i " a oo 

5 " le gallon — 2 5J 
Liqueurs et splrltueux. 

Rrandies. {droits payt'.) 

Hennessy * caisse 12 50 a 12 75 

Hennessy * V O caisse. . . 00 16 25 

gallon 00 H 75 

Martel * caisse 12 25 12 50 

gallon 00 6 65 

Jockey Club * * * caisse. o oo 7 £0 

" V.O. 8 75 8 50 

V.S.O. " 00 10 00 

V.S.O.P. " 00 12 00 

" VV. V.S.O.P. " 00 17 30 

P. Richard carte blanche 12 qrts 8 50 

" 21 pts 9 50 

48* pts 10 £0 

carte d'or 12 qrts 12 Co 

" 24 pts 13 03 

48J pts 11 DO 

Imp. flasks 16 a la c. 10 i o 

Riviere-Gardrat, caisse. .. oo 00 10 00 

gallon . . 00 01 15 

"Optima," caisse 00 17 00 

Derby, caisse 00 6 00 

gall 0J 3 25 

Bisquit Duboiiche, caisse. 9 00 9 00 
gall... 1 15 4 10 

Renault & Cie, caisse 00 12 25 

gall 4 10 4 30 

Laurier fils, caisse 00 7 00 

J. Aubeville et Cie, caisse <0 6 00 
Brunier fils & Cie " 00 5 5) 

National " 00 5 00 

tihurns. 

Jamaique gallon 4 25 a 6 15 

St. Georges " 12 lit. 00 12 25 

" 24 i pts imp. 11 25 

Diamaut " l2bout .... 7.0 

White Ball, gal., 12 bout .... 7 50 

des Lys. " 12 " 11 5 

" " " 12 lit >3 75 

St. John, caisse 00 00 7 75 

St Joseph, Jamaique, caisse.. 11 5) 

St Felix, Martinique, caisse.. 10 50 

Caisse 

Gins verte. rouge. 

Jin.. De Kuyper 1 n. a 21. 5 8> 11 25 

Jno. De Kuyper lf> a 49 c. 5 8' 11 20 

' 50 c. et plus 5 75 11 15 

MelchersetEagic I n. a 11. 5 05 lu 2 i 

" 25 a 49 c. 5 00 10 10 

" 50cetplus4 95 10 00 

Visser 1 a 24c. 5 60 10 75 

" 25c et plus 5 20 10 35 



Rull's Head 1 51 

Star 4 2.) 

Jno. De Kuyper caisse bl.. 

Gins en J "(Us. 
DeKuyper, barriqucs, le gall . 

" quai'ts 

DeKuyper. octaves et J " 

an gallon 
Tous autres gins : 5c. de moins. 

Whiskeys Importts. 

H.Fairman&Co." " 7 50 

" gallon 3 9) 

Royal Eagle " caisse 9 25 

Sheriffs " " 9 JO 

" gallon 4 50 

Mackie'sR.O sp Scotch c'se 10 25 

Islay I , " « 2i 

Brand I 8 Zl 

Glentalloch ) ., ., 07; 

Higl'd f 8 7j 

" " " gallon 3 55 

Glenlivet " caisse 9 00 

Glenivet * * * caisse 10 00 

old gall 4 15 

Watson old Scotch, caisse qts 

8 50 

J Jameson & Son * Ir. " 00 

"•"♦"" 00 

Geo Roe & Co * " " 9 00 

* * " " 9 75 

Banngher lr gal 9 75 

" gal. 3 90 

Spiritue.ux Qanadiens, gal. 

Esprit de vin, 65 O. P 4 25 

50 O. P.... 3 76 
Rye 25 UP.... 2 05 

Rye Imperial gall 2 75 

" Club " 3 45 

Toddy " .... 1 95 

Malt " .... 2 00 

VieuK Rye, 4 ans 2 20 

" 5 ans 2 40 

G ans 2 50 

7 ans 2 60 

Corby I. X. L. caisse 00 

X. T. C, '• 00 

Imperial 1889 qts., " 00 

" flasks, " 00 

' i flasks " 00 

Club 188S qts., caisse 00 

" fWfcs. - 00 

" J flasks " 00 

Par 5 c.a:s<es,25c. de moins. 

I lorainion Rye Whiskey 

Columbian " " 

Rock & Rye 

Empire Kyc 6 75 

Aperitifs. 
Angostura, caisse 2 doz ... 00 00 
Orange Bernard, caisse . . 6 75 
Vermouth Noilly Prat. c. 00 
Vermouth Italien, caisse. 6 35 

Liqueurs Cusenier. 
Creme de Menthe glaciale 

verte caisse 10 75 

Curacao blanc " 00 00 

Cherry Brandy.... " 00 01 



8 51 


8 00 


3 60 


2 80 


2 85 


2 90 


2 95 


8 50 


4 00 


9 50 


18 00 


4 73 


10 25 


8 50 


8 80 


3 70 


9 25 


10 25 


6 15 


pts. 


9 51 


9 50 


11 50 


00 00 


10 50 


10 25 


4 15 


imp. 


t 40 


3 85 


2 11 


2 90 


3 65 


2 10 


2 10 


2 35 


2 65 


2 75 


2 80 


8 50 


6 50 


7 65 


8 15 


8 65 


9 15 


9 65 


10 15 


6 85 


G 25 


5 75 


7 OH 


15 IKI 


'«) 


6 GO 


6 75 


It 00 


10 75 


11 25 



( luragao Orange ... " 00 00 10 75 

Pruaelle " 13 00 13 50 

Kunimel doux " 00 00 12 25 

Creme de Cacao. . " 00 00 14 75 

Anisette " 00 00 10 75 

Marasqnin caisse 00 00 12 25 

Kirsch " 00 00 10 25 

Kirsch fin caisse 00 00 11 25 

Kirsch rassis " 00 00 13 25 

Absinthe, 12 bout. " 00 00 12 00 
Absinthe, 12 litres. " 00 00 13 50 
Amer Cusenier. .. caisse 00 00 11 00 
Hitter " ... "00 00 11 00 
Sirops de Gommes, d'Orgeat, 

de Groseilles.de Limon, 

de Grenadine .... caisse 00 00 8 00 

Produits de la Grande Chartreuse. 
12 lit. 24 * lit. 
Chartreuse Blanche, c'se 17 00 18 25 
Jaune, " 22 00 23 25 
Verte, " 26 60 21 75 
Elix r Vegetal, flaconde 7 onces 1 50 
5.4 " 1 20 
4.2 " 90 
2.8 " 60 
Spe irique dentifrice 4.2 " 90 
2.1 " 45 
Abbaye de la Chaise Dieu. 
Chartreuse iaune caisse 24i. . 15 50 
verte " 24}.. . 18 50 
Liqueurs A. Marspoil. 
Marc, Kirsch. Menthe, la cais- 
se assortie 12 lit 12 50 

Autres liqueurs, caisse 11 50 

Sirops divers, caisse 8 50 

Liqueurs Simon Aim: 

Kola-Koff, caisse 10 00 

I'runelle, " 13 50 

Kirsh, " 13 OO 

Maraschino " 1100 

Creme Cacao ' 14 00 

Anisette " 13 50 

Kunimel " 12 75 

sue Jaune " 15 75 

Sue Vert " 17 75 

Stower's 

Lime Juice Cordial, pts 2 doz. 4 70 

qts 1 " 4 20 

Doutile refined lime juice 1 " 3 95 

Lime syrup bout. can. 1 " 1 20 

Molasses. No 1 No 2 

Barbades tonne ... gal. 37 ?4 

tierce et quart. 40J 37i 

auchar.t.onne.. 36 33 

an char, tierce.. 39} 36} 

Trinidad 00 00 

Porto Rico, tonne 00 35 

" auchar 00 34 
Moutardes 

Boites. 
( 'oleman ou Keen Rondes Carree-J 
Boites i lb .. la lb. 271 45 

" .'.- " .... " 25 42 

" 1 " .... " .... 5 in 

Jarresl " par iarre n 25 

1 " .... " 11 7.". 

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Moyenne " 10 80 

Grande " 12 00 

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Tumbler " 12 00 

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Macaroni 00 04} 

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10 lbs 00 50 

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1 " 2 " " 2.00 

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4 " 3 " " .... 1 75 

1 " 4 " " .... 1 10 

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}brl. 2 25 2 50 

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Saumon Colombie A.} brl 00 6 75 

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2de qual.. " Oil 15 

Del'Ouest " 12 14 

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d'automnc " 22 23 

do d'hiver. " 20j 21 

Prnnuioe. 

Del'Ouest,, la lb. 0.00 09 

De Quebec " 08 09 

Petites meules " 09', 10 

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Chaumip, Montreal, caisse 10 11 
Ouest, " 09 10 
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Sucre " lalb. Oil 11 

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Mielblanc " 00 l'J 

Miel en gateaux — ■■ 12 13 
Cirevierge " 25 26 

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Gra'nede lin, lb 03 

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14 " " 5 40 

2 " " 6 10 

2J " " 7 8J 

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4 " " 1) 00 

i pints " 12(0 

pints •' 21 OJ 

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" Acme " Pellets, buite de 5 

lb*., la boite (can). . . .' 2 00 



" Acme " Pellets, boite fantai- 
sie i30m. a 1 1 boite) 1 50 

" Acme " Pellets, boite fantai- 
sir pa piii', la boite (40m.).. . . 1 25 

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de Tola, boites <le 5 lbs, la 

boite (can) 2 0) 

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5 lbs (cam 1 50 

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B. 1U sacs. 3 45 "3 50 3 55 3 60 

5 9 3 40 3 45 3 50 3 55 

10 21 3 35 3 40 3 45 3 50 

25 et plus.. 3 30 3 35 3 40 3 45 

CCU 4 sacs 3 20 3 25 3 30 3 35 

5 a 9 3 15 3 20 3 25 3 30 

10 a 24 3 10 3 15 3 20 3 25 

25 et plus 3 05 3 10 3 15 3 2) 

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h!n sacs de 250 lbs. 

1 a 4 sacs 3 30 

5 a 9 sacs 3 25 

10 24 3 20 

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le quart. ..!."> 50 00 00 

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"8. P. Cle rieqtlo 50 00 00 

lei " 8 0) 8 25 

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J am bona, lalb 0084 94 

Lard fume, la lb 08 10 

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Canistres de 10 lbs 08 10 

"5 " 85 101 

" 3 " 081 101 

Compose, en seaux I 20 1 274 

Canistre de 10 lbs 640 

" 5 " 6£c 

" 3 " 06! 

Fairbank. en seauic I 37 J 1 40 

Uiobe, " 1 25 1 30 

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do do par 5 caisses 4 P5 

Diamond do 3 30 

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1 caisse, 100 barres 4 85 

5 " " " 4 75 

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2 60 ' 
2 35 

50 



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5 lbs.. 
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bteO 05g 

Cut loaf qts 055 

4 qts 05? 

bte 05g 

4 '• 05* 

Powdered qts 0?] 

bte 054 

Extra granule qts 04 J 

4 qts 045 

" No 2 04; 



2 65 
2 45 
00 

37i 
45" 
U9 
30 

03J 
C <4§ 
00 

uu 
00 
00 
00 
00 
00 
00 
00 
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Rouge 15 

Quesnel 30 

Petit Havana 20 

XX. XX Naturel 11 12 

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J. O. F. 1?10 " " 28i 

Solimerl/lO " " 324 

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" 1 lb " 47 

En palettes. 

Navy, 3, 4, 6, 7, 12, 4 lb a 1 lb " 35 

" 1 lb 6,8,10 et 12 plug mark " 33 

en boites de 3 livres " 35 

Honey.en caddies de 5,10 a 20 lb " 43 

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Royal Turkish Egypt " 10 00 

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La Fayette " 4 00 

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Honeymoon Regalia 1 40 55 00 

El Ca'za ( ulebras 1 40 55 00 

La Fayette R. V 1 20 32 50 



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Hi. boites.,... " 56 

4 1b. " " 57 

Puritan Cut Hug 1/10. ..." 71 
" A lb. boites. " 71 
" " lb. " " 69 

Miranda, 19 " 65 

Hit. Smok'g Mix. 1,9 " 65 

1 lb boites " 80 

Navy cut " 80 

Unique 1/12 " 52 

lb. paquets... " 46 
41b " ..." 47 

O.K. 112 " 48 

Hd cut Virginia, J lb boit. " 80 
Lord Stanley, A " " 85 
Perique Mix., 4&i " " 95 
Athlete Sm. Mix J&i " " 110 
Pure Perique i & 4 " " 1 50 
St. Leger, i & 4 lb " " 1 00 
P. XXX, J lb. " " 8i 

"lb. " " <» 78 

Old Fashioned, 1/10 " " 80 
Rex Perique Mix. i lb." " 80 
HandvCutPlug.l la blagues" 74 
" 41b. jarres " 80 

Beau Ideal, 19 " 68 

Athlete Cigaret Tob. 1 10 1 03 

Sweet Caporal, 112 " 98 

Southern Cigaret Tob, 1 12 " 95 
Old Judge " "1 20 

B. C. " " 83 

Puritan " " 63 

F ne Cut Chewing 1 16. . . " 90 
Derby . lug 3, 7& 1 12... " 8 504 
Old Virginia, 3, torquette " 58 
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i caisses fin a choix la lb. 25 36 

Moyen a bon " 19 21 

Commun " 134 18 

" Nagasaki Pekoe " 16 52 

Oolong •' (I 11 15 

" " P. a can. " 16 19 

" ,' Poussiere " 071 11 

Vinatgres. 
De MM. M. Lefebvre & Cie. 
Imperial triple (en flits) gal. imp. 38 
Cdted'Or, Bordeaux gal. in. p. 2f 
Extra Urystal Pickling '■ 28 

Ordinary " " " 23 

Vin blanc XXX " 25 

XX " 20 

"X "0 17 

Cidre clarifie XXX " 27 

Ex. Pure Eng. Malt, trip. " 45 

" doub. " 35 

Special X, ' 15 

Specialties de Rose <£- Laflamme. 
Thes purs de l'Inde 
Ram Lal's 
Etiquette dor. 
60 lbs a la caisse, paq. 1 lb.. 35 
30 lbs ou 601 lbs " assortis.. 36 

601 lbs .-. 37 

Etiquette Lavende. 
60 lbs a la caisse. p iq. 1 lb.. 421 
30 lbs ou 60} lbs " assortis.. 11 

60| lbs 15 

Etiquette verte. 
60 lbs a la caisse, paq. 1 lb.. 52J 
30 lbs ou 61J lbs " assortis.. 51 

001 lbs 55 

R. Pater son & Sons, Glasglow. 

Sauce YVorchester, petite. . ..dz. 90 

grande. . . " 1 75 

Es3.decafedecamp.bout.5on." 2 00 

10 on. " 3 25 

Mar. Eureka India Chutnee. " 2 10 

Vinaigre dore de grain " 175 

Lemon squash " 3 00 

ISnidcr's. 

Soupe tomates, tins de 3 lbs .dz 3 10 

Catsup de tomates, quarts... " 1 25 

pints.... " 3 10 

" '" } pint.. . " 1 85 

Sauce Chili pints " 4 25 

Petitjohn's Breakfast food. 

paq. de 2 lbs, 3 dz a la cse. .cse 1 10 
Gruau Quaker, 

paq. de 2 lbs, 3 dz a la cse " 3 80 
Fould's wheat germ meal, 
p. de 2 lbs, i do & a la cse.. cse 2 65 
Frornage Imperial de McLaren. 
Grands pots, 1 dz a la caisse. .dz 9 00 
Moyeus '■ 1 dz " .. " 1 50 

Pet its " 1 dz " .. ' 2 10 

Individual 1 00 

Fruit Puddine. 

varidtes, p. 1 lb. 2 dz a la cse dz 1 00 

Fruit saline de Dum " 150 

Savon detoildt.au laitdebcur" 1 00 
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32 cartons a la caisse. . .caisse 2 75 
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13 varietes 1 doz. cartons, qts dz 2 20 

13 •' 1 " " pints '• 1 20 

13 " 1 " " t p. " 65 

Compotes, pots fantaisie, pet " 2 25 

" grands " 3 50 

Gelee de gadelles, 4 lb verre " 1 90 

cassis j lb " " 1 90 

Marmeladed'or., Seville lib v " 1 5') 

7 lb le tin 70 

" d'or. Universite 1 lb v.dz 2 00 

" '■ " 2 " " - 3 75 



Gelee de f aises, 1 lb verre. . " 
de f ramboises 1 lb verr '' 
" d'aoricots 1 lb ' 
" de cassis 1 lb " " 

" de gadelles 1 lb " 

de prunes 1 lb " " 

Vlns. 
Son Mousseux : 
Bordeaux ord., caisse. .. 2 6 J 

" ' " gall 91 

Bordeaux Medoc caisse. 1 65 

" St Julien, " 5 65 

" Chateaux, " 1 25 

Bourgogne, caisse . . 7 00 

" ordinaire gall. 90 

Sicile, gallon 135 

Sherry, caisse. . 4 5<i 

gallon 00 95 

Porto, caisse 6 00 

" " Gordon & Cie 3 75 

Porto gallon 2 10 

Moselle, caisse 15 00 

Sauternes, caisse 5 65 

Graves, caisse . 5 50 

Malaga.Gordon&Ciecse 4 00 

Mousseux 
Bourgogne Mousseux, c. 00 00 
Moselle Mousseux, c — 12 5 i 
Hock Mousseux, caisse. liol 
Saumur, Tessier &Co., c 13 00 
" Nerea Raphael, c 13 00 
Champagnes, 

qrts. 

J. Mumm, caisse $23 00 

G H. Mumm caisse 28 00 

Arthur Roederer, caisse. 22 00 

Vve Cliquot. caisse 28 00 

Eug. Cliquot, caisse 21 00 

Pommery, caisse 28 00 

Freruinet, caisse 23 00 

Morizet, caisse 2 f 00 

Louis Rcederer, caisse.. 28 00 
Gold Lack Sec, caisse... 2; 00 
Piper Heidsick, caisse.. 27 00 

Perrier-Jouet, caisse 28 00 

E. Mercier & Cie., carte 

d'or, caisse 28 00 

Gd vin des Ambassades.c 12 50 
Vin des Princes, caisse . . 22 00 

Vin d'ete, caisse . 16 00 

E. Cazanove " 22 00 

Tessier caisse 14 00 

Vinx tonigues. 
Vin de Ohevrier, la douz.12 50 
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cio, la douz, 00 

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Zanzibar 19 

Slaughter sole No 1 steers.O 25 

" p. or.1.0 22 

'• No 2 " 21 

" union crop No 1.0 28 

" No 2.0 26 

Harnais finis a la main p.lb.O 26 

No. 2 21 

" finis a la rouep.lb.O 25 

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taureau.. . .p. lb.O 2 f 

Vache ciree mince. ..p. lb.O 30 

" forte N'o. 1 p. lb.O 2< 

Vache grain, pesaute p. ib. 30 

" ecossaise i .lb. 31 

Taure francaise .. ..p. " 75 
" anglaise ... p. " 08) 
" canadienne. Lion " 60 



2 15 


2 15 


1 90 


1 90 


I 90 


1 75 


3 50 


1 10 


5 65 


6 65 


21 00 


20 00 


1 10 


1 60 


11 'i0 


01 00 


15 00 


00 00 


1 00 


21 00 


. 6 65 


6 50 


00 


00 00 


18 5) 


11 00 


11 50 


14 50 


pes. 


25 00 


30 00 


24 00 


3i 00 


00 00 


30 00 


21 00 


21 00 


30 00 


29 00 


29 00 


30 00 


30 00 


13 75 


23 00 


17 00 


00 00 


15 50 


13 00 


9 00 


ii 


21 


23 


22 


22 


20 


25 


2i 


23 


30 


28 


2-S 


26 


27 


26 


21 


35 


33 


35 


35 


85 


90 


70 



Veau can. 25 a 30 lbs n. lb. 65 70 
36 a 15 '■ p. lb. 50 60 
45 et plus p. lb. 50 65 

Vache f endue Ont H 20 22 

" Hm....0 18 20 

• " " " Med...O 18 20 

*' junior. 17 19 

" " Que.sen.ham0 16 18 

" jun. m. alight 15 18 

Vache vernie le pied.O 14 16 

" d'Ontario " 11 16 
Cuirverni "Enamel' " 11 16 

Mouton mince la doz. 3 00 6 00 

epais " 10 00 00 

Dongola glace, ord. le pied.O 15 ?5 

KidChevrette " 25 30 

Chevredeslndesglacee" 10 12 

Kangourou " 10 60 

Dongola dull " 15 22 

Buff d'Ontario H. 00 11 

M. 00 13 

H. M. 00 11 

L. M. 00 12 

Buffd'OntarioNo2 V> 11 

Buff de Quebec H. 13 00 CO 
M. 12i 12 11 

Buff de Quebec No 2 10 12 

Glove Grain Ontario 11 12 

" Quebec 11 12 

Pebble " Ontario.. .... .0 11 13 

" Quebec 11 13 

Cuir a bourrure No 1. 20 No 2 18 

" fini francais 20 

" " russe 20 25 

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do do No. 2 5 0) 00 

do do No. 3 4 00 00 

Veaux, la livre . . 06 00 

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piece 60 a 90 

Steers, par 100 lbs 7 00 a 7 50 

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Peaux de l'Ouest No. 1 00 

do do do ...No. 2 00 

Lalnes. 
Toisondu Canada, la lb. 22 a 25 
Arrachee. non assort. " 21 a 22 

A, extra superieuru, " 23 a 26 

B, superieure, " 20 a 21 
Noire, " 00 a 18 
Cap de B. K. en suint, " 14 a 16 
Australie, lavee, " 00 a 00 
Buenos Ay res, " " 30 a 33 
Natal, en suint, " 15 a 16 

Pelleteries brutes. 
Prix page's a Montreal. 

Vison, la piece $1 50 a $2 CO 

Ratmusque (automnei. 08 12 

Marte. No. 1 150 2 00 

Renard roux 1 30 1 50 

Pecan 5 00 8 00 

Bete puante 50 70 

Ours 8 00 20 00 

Loutre 8 00 15 50 

Castor, la livre 4 00 5 00 

Chat sauvage 25 75 

Fers et Wctaux, 
Ferronnerie et quincallekie. 
Fers a cheval : 

Ordinaires, au baril 3 75 00 

do par char .. 3 50 00 

En acier 5 00 5 75 

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dimensions... par 100 lbs 3 15 3 75 

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7-16 " 3 90 00 

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5-16 " 4 50 00 

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100 lbs 2 60 no 

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Brule Noll 00 3 00 

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Fnntes Malleabl.es " 09 10 

Enclumes ' 111 12" 

Hhamieres : 

Tet "Strap" par lb 05 05 

Strap et Gonds flletes 03i 03 

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Au char, 10c de moins 
De 51 a 6 pes, par 100 
pes. " 

4 a 41 
31 a 4 

3 pes. " 

2J a 2| 
2 a 2i 
UalJ 

1J pouce " 

lous coupes a froid : 
De U a If pes, par 100 lbs 
U pouce '• L g 

Cous a finir par 100 lbs : o 

I pouce 

II " 

1 all 

2pt21 

2ia J 

3a6 

it.us d quarts par 100 lbs 

J pouce 

1 " 

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1 pouces.. 

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2 a2J " 

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75 
75 
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00 
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10 
50 

85 
35 
95 
75 
60 
45 

35 
10 

85 

IC 
6) 
05 
75 
61 
15 

BUS 

25 
25 
70 
59 
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15.00 a 
30.00 a 



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75.01 
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50.00 
75.00 
150.00 



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Barres 04 04* 

FeuiUes 04i 04 J 

Dechasse 06 06J 

Tuyau par 100 lbs 5 00 5 25 

Zinc. 
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Feuilles, No. 8.. 4i 05 

Acier. 

Aresssort ....par 100 lbs 2 50 3 00 

Alisse 1 90 2 00 

Avnericain 5 00 6 00 

A bandage 2 00 2 10 

Apince 2 £0 2 55 

Fondu parib 10 11 

Poule, ordinaire. 00 07 

De mecanicien. . 02* 03 

Fontes. 

Siemens par tonne 17 50 18 00 

Coltness 00 00 00 00 

Calder 00 00 00 00 

Langloan 00 00 00 00 

Summerlee 20 50 21 50 

Eglinton 18 00 19 00 

Glengarnock .... 00 00 00 00 

Carnbroo 19 00 19 50 

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Canadien par 100 lbs 1 60 1 70 

Anglais 2 10 2 25 

Affine 2 25 2 50 

De Suede 3 10 3 00 

DeNorvege 3 25 3 25 

Lowmoor 5 00 5 50 

Fer en verge.. 09 10 

Feui I lard. 

A cercler par 100 lbs 2 15 2 25 

Double 2 10 00 

Tdles. 

Noire, Nos 10 a 20, p. 100 lbs 2 00 2 25 

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26 par 100 lbs . 00 2 40 

28 par 100 lbs.. 00 2 5) 

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No. 26, " " 07 

No. 28, 84x36 p. 100 lbs. 07 
Russie, Nos 8, 9 et 10, par lb . . . 104 

Canada, par boite 2 25 

Ferblanc. 

Coke I C par boite 2 85 

Charbon de bois I C par boite. . 3 25 

IX " .. 4 50 

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Charbon de bois DC. 

I C Bradley 5 50a5 75 

Ferblanc terne 5 75 6 50 

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Tuyaux No. 7, les 100 feuilles.. ..$5 75 
6, " .... 5 50 

Coudes ronds pat., la douz 1 00 

Connections, T et Y 2.40 

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CIMENTS 

Cimentde Portland 1 90 2 25 

Platre calcine 1 80 2 00 

Chaux, maconne p. 100 lbs 40 50 

PLATRE POUR LA TERRE 

Lesac 50 55 

BRIQUES 

De Montreal 7 50 8 CO 

Du bord de l'eau 00 00 

Refractaires 18 00 22 00 

Brique pressee 25 00 35 00 

PEINTURES 

Blanc de plomb pur, 100 lbs.4 75 5 00 

Nol 4 50 4 75 

1 4 00 4 25 

1 3 75 4 00 

sec 5 00 5 50 

Rouge de Paris, Red Lead 4 25 5 00 

Rouge de Venise, Anglais 1 50 2 00 

Ocre jaune 150 3 00 

Ocre rouge 150 2 50 

Blanc de Ceruse 45 60 

Peintures preparees, gal... 1 00 1 20 

Huile de lin crue S4 55 

bouillie 57 58 

Ess. de Terebenthine C 45 46 

Mastic par 100 lbs 2 00 2 50 

Papier goudronne, la lb. .. 01} 02 

Papier feutre, le rouleau.. on 50 

Papier goud., le rouleau.. 00 61 



VERRES A VITRE8 



United 



14 a 25. 
26 40. 



41 
51 
til 
71 
81 
86 
91 



50. 
60. 
70. 
80. 
85. 
90. 
95. 



1 25 a 

1 35 

2 85 

3 30 

3 55 

4 10 
4 60 
6 10 



1 30 50 pds 
1 40 

3 00 100 pds. 
3 50 

3 75 

4 25 
4 75 
6 25 



TUYAUX ET CONDITT8. 

Tuyaux en/er—liste : 

* pouce de diametre 

i " " 

1 " " 

U " " 

2 * « - :::::::: 

2* " " 

2 " " 

3* " " 

4 " " 

4* " " 

5 " " 

6 " " 

Escompte 65 a 70 p.c. 

Gros tuyau pour egouts. eau, 
etc, la tonne net $33 00 



1? 
17 
24 
30 
43 
50 
62 
74 

88 

1 06 
1 8 
1 65 



00 



luyaux en gres — liste, esc. 15 p.c. 
4 pes. par longueur de 3pd — $0 45 
6 " " " .... 60 

.... 90 
.... 1 26 
.... 2 10 
18 ' " " .... 2 70 

Coudes ronds : 

4 pouces chacun 75 

6 " " 100 

9 " " 175 

12 " " 2 50 

Tuyaux de reduction : 

6x4 pouces chacun 1 40 

9x6 " " 1 90 

2x9 " •' 2 75 

Connection carrie oufausse 
(guerre : 

simple doub. 
4x4 pouces chacun — 90 1 40 
6x4 " " .... 1 50 1 90 

6x6 " " ... 1 50 1 90 



9x6 " " .... 2 10 2 75 

9x9 " " .... 2 10 2 75 

12 x 9 " " .... 3 00 4 00 

12x12 " " .... 3 00 00 

Syphon : simple, double. 

4 pouces 1 40 2 00 

6 " 1 90 2 75 

9 " 2 75 3 30 

12 " 4 00 6 00 

Tuyaux a chemtnte : 

92pouces, par pied 25 

40 

Cbarbons. 

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Grate par tonne de 2000 lbs . . $5 50 
Furnace do .. 5 50 

Egg do . . 5 50 

Stove do .. 5 75 

Chestnut do .. 5 75 

Peanut do . . 00 

Screenings do 2240 lbs.. 1.80 

Scotch Grate * do 2000 " 0.00 6.00 
Scotch Steam * do 2240 " 3.90 4.50 
Vale Grate do 2000 " . . 5 25 

Welsch Anthracite do 2000 "6 45 7 00 
Pictou lac do 2240 " "V 

Cape Breton •§ ° do " " 4 00 
Glace Bay }-s„ do " -' J- a 
Sydney 3 g do " •' 4 50 

Reserve ) do do " " / 
Charbon de forge do 2000 " 00 6.00 
Lehigh pour fond, do " " 6.50 6.75 
Coke " par chaldron 6.75 7.00 

" usage domestique 3.20 

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Slabs par chars 26 00a 28 00 

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PRIX COURANTS.-Montreal, 12 Mars 1896. 



Chaussures. 



Brogans . 



Hommes. 

)a0 9<i 



Cobourgs C 90 

Split Balmorals 93 

Kip " 1 20 

Buff " 1 25 

Veau " 2 00 

BuffCongress 1 35 



Prix en gros. 

Garcons. 

$0 65 a 85 

65 90 



Veau 

Split boots 

Kip " 

Veau " 

Bottes en feutre. 



2 25 

1 40 

2 00 
2 15 
1 60 
1 75 

Wigwams 65 

Mocassins 150 



1 10 
1 20 

1 10 

2 00 

3 85 

2 00 

3 10 
2 15 

2 90 

3 90 
2 00 
2 50 
90 
2 15 



1 00 
1 00 
1 10 



1 25 
1 60 



1 20 
1 20 
1 25 



1 60 

2 00 



A CHEVILLE. 



Ferames. 
70a0 80 



Split Boots $0 70a0 80 

Split Balmorals 80 95 

Kip " 1 10 1 20 

Buff 90 1 30 

Pebble ■' 90 1 30 

Buff Bals clous en cuivre 110 125 

A COUTURE. 

Pebbles Boutonnees 1 15 1 40 

Bufflustre " 120 130 

Pebble " 1 20 1 60 

Lustre " 1 35 1 60 

Chevre " 175 2 00 

Veau poli 140 2 00 

Chevreau francais 190 3 60 

" canadien 1 50 2 85 

Bols durs. 



Filles. 

JO 70 a 85 
70 80 



Enfanta. 
$0 60 a 0."> 
65 70 
55 6) 
80 90 
90 .... 



1 25 1 50 



Enfant* 
$0 45a0 6 
50 6? 



80 
90 
95 
95 



95 
95 
85 

80 

1 25 
1 25 
1 90 
1 20 



1 05 
1 05 
1 10 
1 10 



1 05 
1 05 
1 00 
1 10 
1 40 

1 50 

2 50 
00 



65 
60 
50 
50 



80 

75 



()0 



65 
70 
65 
70 
90 

85 

1 40 
1 00 



80 
80 
80 

80 

1 15 
1 00 
1 70 
00 



Prix de detail. 
Acajou de 1 a 3 pouces 
Cedre rouge i pouce 
Noyer noir 1 a 4 pouces 
Noyer noir 6x6, 7x7, 8x8 
Cerisier 1 a 1 pouces 
Frene 1 a 3 pouces 
Merisier 1 a 4 pouces 
Merisier 5x5, 6x6, 7x7, 8x8 
Erable 1 a 2 pouces 
Orme 1 a 2 pouces 
Noyer t endre 1 a 2 pouces 
Cotonnier 1 (I 4 pouces 
Bois blanc 1 a 4 pouces 
Chene 1 a 2 pouces rouge 
Chene 1 a 2 pouces blanc 
Chene scie sur grain 

Plaquage (veneers): 
Uni 
Francais 



le pied 

do \y/.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.'.''.'.'.'.Y. 

do 

do 

le M 21 



22 a 
10 a 
10 a 
14 a 

9 a 



do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 



par 100 pieds. 
la feuille... 



24 
12 
14 
16 
11 

00 a 25 00 
00 a 25 00 
00 a 25 00 
00 a 30 00 
00 a 25 00 
00 a 50 00 
CO a 15 00 
OC a 22 00 
00 a 50 00 
00 a 50 00 
00 a 70 00 

60 a 1 00 
50 a 125 



do 
le pied, 
do . 
do . 



Americain 
Erable pique 
Noyer noir onde 
Acajou (mahogany) 

Bois de Service 
Pin. 
1 pouce strip shipping cull, 
li, li et 2 pees. do 

1 pouce shipping cull sidings 
1J, 1J et 2 pouces do 
1 pouce qualite marchande 
li, li et 2 pees. do • 

1 pouce mill cull, strip, etc. No. 2 
li, 1J et 2 pees, do 
1 pouce mill cull No. 1 
1, 1J et 2 pees, do 



6 a 16 pieds 

do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 



25 a 50 

04 a 06 

04 a 05 
8 a 

Prix en gros 



3 pees. do 

do do. No 2 

Epinette. 
1 pouce mill cull 5 a 9 pouces 

li, li et 2 pees, mill cull do 

3 pouces mill cull do 

1, li, li et 2 pees, qualite inarch. do 

Pruche. 
1, 2 et 3 pouces 

Colombages en pin, 2x3, 3 x e3xi 
Lattes— lere qualite 

2eme do 
Bardeaux pin XXX 

do XX 

do X 

do lere qualite 

do 2eme do 

Bardeaux cedre XXX 

do XX 

do X 

Bardeaux pruche marchande 

Charpente en pin. 
de 16 a 24 pieds -3 x 6 a 3 x 11 
de 25 a 30 do do do 
de 31 a 35 do do do 
de 16 a 24 do —3 x 12 a 3 x 14 
de 25 a 30 do do do 
de 31 a 35 do do do 

Bois carre—pin. 
de 16 a 24 pieds — de 5 a 11 pouces carr6s 
de 25 a 30 do do do 

de 31 a 35 do do do 

de 16 a 24 do — de 12 a 14 pouces oarres 
de 25 a 30 do do do 

de 31 a 35 do do do 

Charpente en pruche. 
de 17 a 30 pieds jusqu'a 12 pouces 
Charpente en epinette 

do en epinette rouge 



-aux chars 



16 pouces 

do 

do 
18 pouces 

do 
16 pouces 

do 

do 

do 



le M $12 00 

... 12 00 

... 14 00 

... 15 00 

... 20 00 

... 20 00 

... 10 00 

... 10 00 

... 12 00 

... 12 00 

... 10 00 

... 6 50 

... 9 00 

... 10 00 

... 900 

... 12 00 

... 9 00 

... 10 00 

... 1 60 

... 135 

... 2 90 

... 2 40 

... 1 50 

... 3 00 

... 1 75 

... .290 

... 2 40 

... 1 50 

... 1 75 

... 16 00 

... 18 00 

... 21 00 

... 18 00 

... 20 00 

... 23 00 

... 17 00 

. . 19 00 

... 21 00 

... 19 00 

... 21 00 

... 23 00 



do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 



15 00 

15 00 

16 0C 
18 00 
30 00 
30 00 
10 50 
10 50 
15 00 
15 00 

12 00 
8 5C 

10 00 

11 00 
10 00 

13 50 

10 00 

11 00 
1 75 

1 50 
3 00 

2 50 



3 00 
2 



17 00 

18 50 
22 5U 

19 00 

21 00 
24 00 

18 

20 00 

22 00 
20 00 
22 00 
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en pierre, terrain, 25 x 95, super. 2394 
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Ethier ; $6,000 [41040]. 

QUARTIER ST-LAURENT 

Park Ave., No 197. Lot pt. N.-O. 44-52 
avec maison pierre et brique, terrain, 
15.6 x 136 8, super. 3555 pds. Thomas 
Collins a Michel Collins ; $4,500 [41004]. 

Avenue du Pare, No 20. Lot 44-96 avec 
maison pierre et brique, terrain, 28 x 
104, super. 2912 pds. Orphire Bruneau 
a Marguer. Halp6. 6pse de Chs. Beau ; 
$7,000 [41047]. 

QUARTIER ST-LOUIS. 

Rue St-Denis, No 356. Lot J N.-O. 743 
avec maison en pierre, terrain irr 5550 
pds. She>if de Montreal a James M. 
Douglas; $6050 [41015]. 

QUARTIER STE-MARIE 

Rue Craig, No 138 et 140a. Lot 83 avec 
maison en brique, terrain irr. sup. 1860 
pds. Catherine Smiley Vve de John 
Weldon a Patrick Norton ; $3000 [41013]. 

Rue Panet, Nos 215 et 215a. Lot 706, 
avec maison en brique, terrain 38 x 101, 
sup. 3838 pds. Norbert Th6rien a Fre- 
deric Th6rien ; $1,471 et autres consi- 
derations [41014] 

Rue Plesais Lots 1136-152, 153, 154 et 
155 et pt. N. O. 1136-151, terrains irr. 
2990 8upr., vacants. P. H. Roy a Esther 
Laurent, epouse de Jos. Brunet ; $3,000 
[41019]. 

Rue Panet, No 10 Lot 11-1 avec mai- 
son en bois, terrain irregulier, super. 
3435 pds. Joseph Vincent a John Lee, 
sr ; $2,000 [41033]. 

Avenue de Lorimier. Lot 1223-44 et 
pt. 1223-46, terrain, 28x84, super 2352 
pds., vacant- Remi Gohier et al a Adol- 
phe Duperrault ; $1,705.60 [41037]. 

HOCHELAGA ET JACQUES-CARTIER 

COTB DES NEIGES 

Lot pt. 36. Georges Wells a James 
Pullen ; $500 [60785]. 

Lot lj5indiv. 155. Henry Stanley Phil- 
lip a Wm Ellegood ; $1500 [60800]. 

Lot 51-8. Lydia Power Nolan epouse 
de W. Howard Nolan a Matthew Hut- 
chison ; $7500 [60804]. 

COTE ST. PAUL 

Rue Gait. Lot 3929-87 et 88. Ed. Tru- 
del a Jos. Hainault Deschamps ; $500 
[60730]. 

LACH1NE 

Lot pt. 878 moins une reserve, terraiu 
70 arpents en superficie. J. B MeMoche 
a The Royal Montreal Golf Club ; $18200 
[60765]. 

Lot pt. 126-29. Alfred Arcand a Ed. 
Charlebois ; $35" [60768]. 

Lot £N E. 237-6. Francois Lalonde a 
Ed. Addison; $350 [60799]. 

MAISONNEUVE 

Rue Lasalle. Lot pt. 8-345. G. R. Fabre 
a Ada Leroux, epouse de Victor Gi- 
roux ; $270 [60710]. 

MONTREAL ANNEXf. 

Park Ave. Lots 13-42 et 43, terrain 25 
x 83, vacant. Francis Henry Murphy a 
Calixte Laframboise ; $500 [60746]. 



Park Avenue. Lot 12 6, terrain 50 x 
110 avec batisses. Jane Taylor epse de 
Ths Milburn a Ed Barry ; $5,000 [60S06] 

QUARTIER ST DENIS 

Rue Breboeuf, No 209. Lot 329-154 avec 
batisse. terrain 25 x 80 Alexandre Baril 
a Victor Allard ; $600 [60706] 

Rue Rivard, No 590. Lot 162 159 avec 
maison en bois, terrain 22 x 70, sup. 
1540 pds. Jos Parfait Lanoix a Wm 
Arthur Stuart ; $427.57 [60728], 

QUARTIER ST-JEAN-BAPTISTE. 

Rue Cadieux, No 1066 Lot 192 avec 
maison en bois, terrain 25.6 x 75. Henri 
Lionais a Adelard Fortin ; $600 [60705] 

Rue Mitcheson. Lot pc. non subd. de 
445, 2 terrains 21 x 110 chacun, supr. 
4620 pds., vacant. Ferd. Lavallee a Al- 
fred Deseve ; $1,500 [60715]. 

Rue St-Denis, No 1047. Lot 15-405, 
avec maison en pierre et brique, terrain 
25 x 95, Bupr. 2375 pds. Marie Angelique 
Mgtivier, epouse de Paschal Gagnon a 
John Robinson ; $4,400 [60772]. 

Rue Drolet, No 478. Lot 15-763 et 764 
avec maison en brique, terrains, 20 x 72 
chacun, super. 2880 pds. Zot. Renaud a 
George Gagnon; $1,250 [60780]. 

Rue St-Dominique, Nos 932 a 936. Lot 
382 avec maison en brique, terrain, 90 x 
86. Hertha Herk, veuve de Charles Mar- 
tin etal a V. A. M. Ritchie, 6pse de John 
B.Wood; $7,475 [60789]. 

Rue Cadieux, No 814. Lot 98 avec 
maison en bois, terrain, 80 x 72, super. 
1440 Georgiana Henotte dit Bouchard, 
6pse de Theodore Bergeron a J. B. Ca- 
ron ; $900 [60792]. 

Rues Cadieux et autre?. Lots 38, 68, 
156, 160, 161, 171, 172, 179, 180, 251 et $ 
indivis de 117 de St Louis du Mile End 
avec batisses, terrain 38732 pds super- 
ficie. Albert Cummingd a John Lee, sr.; 
$22,650 [60793]. 

Rues Sydenham et Seaton Lots 1-233 
a 238, 254 et 255, terrains 25 x 103 chacun, 
vacants. Sherif de Montreal a Jamts 
Baxter; $4,209 [60815]. 

Rue Dufferiu, No 16. Lot 7-219, avec 
maison en brique, terrain 25 x 80 F. X 
A. Boisseaii et al a Eulalir Lord, epse 
de Aug. Leblanc ; $2025 [60870]. 

RIVIERE DES PRAIRIE* 

Lots 85-1, 86-2 et 79-32, terrains les 
deux premiers 47.6 x 120 chacun et l'au- 
tre 47 6 x 100. O M. AugS & J. I. La- 
marre a Hector Gareau ; $325 [60747]. 

SAULT AUX RECOLLETS 

Lot 428, terrain 39 arpents en superfi- 
cie. Hubert Vannier a Horm. Lemay 
dit Delorme ; $5833 33 [60716]. 

Lot 302. Jos. Chaguon i Rggis Ga- 
gnon ; $1350 [60757]. 

Lot 323 5 ec 6 Protonotaire de la cour 
Superieure a Romain Ouimet ; $450 
[60778] 

Lot 323-5 et 6. Romain Ouimet a 
Herm. Cousineau ; $365 [60779] 

STE-ANNE DE BELLEVUE 

Lot 81. Petronille Roy dit Lepage 
6pse de Cyrille Nadon et al a Pierre 
Lamothe ; $100 et autres considerations 
[60796] 

Lot 81. Pierre Lamothe a Odile Pou- 
drette dit Langue Vve de Jos Brisebois; 
$616 [60797] 

STE GENEVIEVE 

Lot 231, terrain 35 arpents en superfi- 
cie. Horm. Pilon a Jos. Adol. Chauret ; 
$5,000 [60722]. 

Lot pt. 306. Armenie Legault a Ald6- 
ric Guilbault ; $2,650 [60788]. 



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Arpenteur --- No 107 rue St-Jacques 
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traces de chemins de fer et routes, d'arpentages 
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rain, 50 pds de front, 46.6 en arriere par 
96.6, vacant. Wm McLaughlin es-qual. 
a Annie Holly SharD, epse de F. Tuck ; 
$887.30 [60666], 

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215-46 et 72, terrain, vacant. Chs. H. 
Craig a C. L Letang : $2,700 [60708]. 

Avenue Argyle. Lot 282-5a avec mai- 
ssn en pierre et brique, terrain 25 x 150 
Octave Drouii a Joseph Chs Jacotel et 
al $1,700 [607/6] 

Avenue Elm. Lot 375-148, terrain 25 
x 110. Lydia Power Nolan epse de Wm 
Howard Nolan a Wm Tees ; $6 303.70 
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Chesterfield Ave. Lot 214-11 a, lib, 12 1 
12b, 13d, terrain 50 x 100 chacun.. A 
Nathan et al a Narcisse Nolin ; $3 820 50 
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rain 126 pds de front, 158 6 en arriere 
par uue profoud^ur irreguliere. Les 
droits de la Succ. Wm Molson a The 
Belding Paul Co ; $8,785.71 [127987] 

Rue Richnoad, No 66. Lot 874 et pt. 
873, terrain supr. 5001 pds . vacant. Dme 
Mary Brown, vve de Ths. We l-h a Chris- 
topher Henry ; $630 [128 J01] 

Rue Mullin. L,ot pt. 874, terrain 23 x 
15, vacant. Protonotaire de la Cour 8a- 
peTieurea Dkiij Vve Tin Welsh ; $30 
[128002]. 

Rue William, Nos 152 et 154 et rue Ste 
Anne, Nos 198 a 202. Lot 1689 avec ba 
tiaaes, terrain 194 x 217 4 d'un c6te et 275 
de l'autre, sup. 47141 pds. La Banque 
du Peuple a Hubert B. Ames; $17,500 
[128031]. 

QUARTIER ST-ANTOINE 

Plymouth Grove, Nos 50 a 64 et Lome 
Crescent, Lots 1636-14, 15, 16, 17, 19, 20, 
21 et 22, i de 1821-12, 13, 14, 15, 16 et 1822- 
6, avec maison en pierre, terrain sup. 
310.J5 pds. John B txter Wood au Grand 
Trunk Railway Co.; $66,100 [128014]. 

Rue Richmond, No 349 et 351. Lot 429, 
avec maison en pierre et brique, ter- 
rain 48 6 x 177 3, supr. 8597. Dame H. 
Maaae\ epse de U- B judreau a Dame Ce- 
cilia Boudreau, epse de Andr6 Leroux ; 
$3,500 [128018]. 

Rue Crescent, No 97. Lot 1703 79, avec 
maison en pierre et brique, terrain 24 9 
x 100. Mme Marie L. Coyle, epouse de 
George J. Crowdy a, Wm. J. White ; 
$8,750 L128022]. 



Rue Notre-Dame, No 2165 et 2167. Lot 
756 avec maison en pierre et brique, ter- 
rain 21 6 x 90 sup 1475. Daniel Gal- 
lery a Gault Bros ; $9535.64 [128024]. 

Rue Sherbrooke, No 887. Lot 1779-1 
avec maison en pierre, terrain, 33x153. 
10, super. 5076 pds. George Wm Simp- 
son a Robert Craik; $12,500 [128026]. 

Rue Sherbrooke, Nos 889 et 891. Lot 
1779-2 et 3 avec maison en pierre, ter- 
rain irr£gulier, super. 4897 pour le pre- 
mier, et 4845 pds pour l'autre. George 
Wm Simpson a W. C. McDonald ; $16,- 
000 [128027]. 

Rue St- Antoine, No 411 a 411c. Lots 
1637-10 et 11 avec maison en pierre et 
brique, terrain 24 x 112 chacun sup. 
5376 pds. Alderic Guilbault a A. Le- 
gault ; $12 000 [128028]. 

Rue Craig, No 766. Lot pt. 921 avec 
batisses, terrain irreg. 92 x 75 sup. 7000 
pda. Wm Clendinnena: a La Banque du 
Peuple; $20,500 [128030]. 



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St-Jacques, No 180. 

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Macounerie, J. B. St Louis. 

Charpente etmenuiserie, Anselme La- 
tour. 

Couverture, Auselme Latour. 

Plombage, do 

Chauffage, do 

Brique, Olv. Deguise. 

Enduits, A. Latour. 

Peiuture et vitrerie, A. Latour. 

Ouvrage en fer, do 

Proprietaire, M. Bourdeau. 



Chez G. A. Monette, Architecte. Rue 
St-Jacques, No 97. 

Maison rue St-Denis changement et 
addition. 

Charpeute et menuiuerie, N. Lavoie. 

Plombage, Omer Ouimet. 

Chauffage, do 

Proprietaire Guillaume Boivin. 

Chez W. E. Doran, Architecte. Rue 
St-Jacques, No 180. 

Uue batisse coin des rues Notre Dame 
et Lamontagne, a 4 etages, formant un 
logement et un magasin. 

Maconnerie, John Quiulan. 

Charpente et menuiserie, Remi Guer- 
tin. 

Couverture, Montreal Roofing Co. 

Plombage, Carroll Bros. 

Brique, Euclide Gauthier. 

Enduits, pas encore donnes. 

Peinture et vitrerie, H. O'Brien & Co. 

Ouvrage en fer, pas encore doune\ 

Proprietaire, Mde Vincent. 

Reparations & uue batifse, rue Lagau 
cheiiere, a John O'Leary pour le tout. 
Proprietaire, Wm Johnston. 



Contrats adjuges a mon bureau la semaine 
derniere. 

St-Hyacinthe Que. — 149 et 151 rue Cas- 
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d'un magasin. 

Maconnerie, M. L. P. Morin. 

Brique, do 

Euduits, do 

Peinture. do 

Chauffage, M. A. Blondin & Cie. 

Pr oprietaires, MM. Pagnuelo freres, 
de St-Hyacinthe. 



St-Hyacinthe, Que. — Rue Cascades : 
Garniture d'un magasin (fixtures et 
comptoirsi. Boiserie et peinture a M. L. 
P. Morin. Proprietairea, MM. Bergeron 
& Cie de St-Hyacinthe. 

J. Alcide Chausse. 



NOTES 



MM. Joseph et Sinai Beauaoleil, cons- 
truisent a St-Z6non un mou in a scie et 
a farine. 



NOTES INDUSTRIELLES. 

Le conseil municipal de St Henri a 
accorde un bonus de $5,000 a MM. Wat- 
son & Cie pour Petablissement, en cet 
endroit, d'une manufacture de tapis. 



D'apres une revue badoise, on arrive- 
rait a d6couper des rondelles dans le 
verre d'une epaiaseur moyenne, en le 
recouvrant d'une pate d'argile a travers 
laquelle on fait un trou, dans lequel on 
coule du plomb fondu qui traverse le 
verre en emportant un morceau corres- 
pondant au trou pratique. 



La decouverte de l'hyaline, composee 
de coton-poudre, colophane, laque, 
copal, resine, damar et terebenthine, 
est due a un chimiste autrichien, M. J. 
Eckstein, et paratt devoir remplacer le 
celluloide avec cet avantage, que son 
iuventeur pretend, par un tour de 
main, avoir rendu son compose incom- 
bustible. 

L* Agriculture pratique indique le 
moyen de debarrasser les fromages des 
mites qui pullulent dans la croute. II 
consiste a brosser les fromages a sec, 
puis avec de l'eau saiee bouillante. Les 
tablettes destinies a recevoir les fro- 
mages ayant subile traitement, doivent 
etre lavges avec une lessive de soda 
bouillante, puis rincees a l'eau froide. 



La Society industrielle de Mulhouae 
avait depuis longtemps mis a son con- 
cours des prix, la question d'une encre 
a marquer le linge et les chefs de pieces 
de calicot. Cette encre, devant se fixer 
rapidement et a froid, avait encore a 
supporter, sans alteration, toutes les 
operations du blanchiment : lessivage, 
chlorage et acidulage. Ce probleme 
difficile est res^e a l'etat de question 
jusqu'a ce qu'enfin M. Alb. Schlumber- 
ger, chimiste a Montreuil, France, ait 
rini par le reaoudre. 

Une medaille d'argent vient d'etre 
votee par le comite dechimie a l'auteur 
de cette invention. 



Un Franc ais, M. Carlier, vient de 
prendre un brevet pour un sac imper- 
meable destine au transport des pro- 
duits craignant l'humidite. Le tissu des- 
tine a la fabrication dece sac est recou- 
vert de goudron de gaz, ou de toute 
autre provenance, susceptible d'en ren- 
dre le coflt bon marche. Une face seu- 
lement du tissu eat enduite de goudron. 
On applique en meme temps sur cette 
couche de goudron une mince feuille 
de papier, dit de pelure ou satinee, se 
distinguant sp6cialenient par sa finesse 
et son extreme legeretS, de facon a em- 
pecher tout contact du goudron avec 
ies matieres embaliees. La partie en- 
duite est a l'int6rieur. Certains pro- 
duits chimiques setrouvent trgsbien de 
ce mode d'emballage 






LA BANQU E JACQUE S-CARTIER 

BUREAU CHEF, MONTREAL. 



CAPITAL PAYE $500,000 

FONDS DE RESERVE- - - ■ 235,000 

" (Rabais d'Eacompte) 25,000 

DIKBCTEURS : L'Hon. ALPH. DESJARDINS, 

President ; MM. A. S. HAMELIN, Vice-Pr6sident ; 
DUMONT LAVIOLETTE, JOEL LEDUC, A. L. 
De MARTIGNY ; A. L. De Martigny, Directeur- 
Gerant ; Tancrede Bienvenu, Assistant-Gerant ; 
E. G. St. Jean Inspecteur. 

succursales: St-Hyacinthe, A. Clement, ge- 
rant; Beauharnois, J. Leduc, gerant; Hull, P.Q., 
J. P. de Martigny. gerant ; St. Sauveur, (Que) N. 
Dion, gerant ; Quebec, rue St-Jean, C. S. Powell, 
gerant ; Fraserville, J. O. Leblanc, gerant; Valley- 
fleld, Ls. de Martigny. gerant; V ictoriaville, A. 
Marchand, gerant ; Ste-Anne de la Perade, J. A. 
Rousseau, gerant ; Edmonton, Alberta, N. W. T., 
J. E. Laurencelle, gerant. 

branches a Montreal : St-.I.-Baptiste, A. Boyer, 
gerant ; Ste-Cunegonde, H. Bonrbeau, gerant ; St- 
Henri, H. Dorion, gerant; Hue Ontario, G. Leclere, 
jr. gerant. 

departement d'epargnes : Au Bureau Princi- 
pal et aux Succursales. 

correspondants : Londres, Ang. : Le Credit Ly- 
onnais; LeComptoir National d'Escomptede Paris. 
Paris, France : Le Credit Lyonnais ; Le Comptoir 
National d'Escomptede Paris. Vew-York: National 
Bank of the Republic ; Bank of America. Boston, 
Mass. : National Bank of the Commonwealth ; 
National Bank of the Republie. Chicago : Bank of 
Montreal. Canada : The Merchants Bank of Ca- 
nada ; Bank of British North America. 

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FONDEE EN 1835 

CAPITAL $1,200,000 

RESERVE 600,000 

Jacques Grenier, Ecr., President, Wm. Richer, 
Assistant-Caissier, Arthur Gagnon, Inspecteur. 

CORRESPONDENTS : 

Londres, Ang., MM. Glyn, Mills, Currie & Co. 

" " The Alliance Bank (limited). 

New- York, The National Bank of the Republic. 
Hanover, National Bank. 
Boston, The National Revere Bank. 
Ontario, La Banque Molson. 
Nouveau-Brunswick, La Banque de Montreal. 
Nouvelle-Ecosse, Bank of Nova-Scotia. 
He du Prince- Edouard, Merchants Bank of Halifax 



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Avocats : MM. Greesshields & GKBENSHIELDS 

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DIRECTEURS : R. Audette, Ecr. President ; A. B. Do- 

puis, Ecr, Vice-President ; Hon. Juge Chauveau ; 

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V. Fortier, Ecr ; J. O. Villeneuve, M. P. P. 
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St-Roch; Montreal: Sherbrooke; St-Fran^ois N. E. Beauce ; 
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AGENTS : Angleterre : The National Bank of Scotland' 
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DIRECTEURS : 

G. C. DESSAULLES, - - - President, 
J. R. BRILLON, - - - Vice-President. 

J. B. BROUSSEAU. J. NAULT, 

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E. R. BLANCHARD, C. L. LEDOUX, 

Caissier. Inspecteur 

Succursales 

St. Cesaire, J. A. Bernier, gerant. 
Farnham, J. E. Campbell, gerant. 
Iberville, C. L. Ledoux, pro.-gerant. 
L'Assomption, M. N, Jarry. gerant. 

Correspondants : — Canada : Banque des Mar 
chands et ses branches. Etats-Unis : New- York, 
The National Bank of the Republic, Importers and 
Traders National Bank, Ladenbu.g, Thalmau fc 
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Profits non distribues $l,498,567.b2 
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J. H. R. Molson, - - - President. 

S. H. Ewinq, - - - Vice-President. 

W.M.Ramsay. Samuel Finley. Henry Arch bald. 

W. M. Macpherson. J. P. Cleghorn. 

F. Wolferstan Thomas, Gerant General. 
A. D. Durnfokd, Inspecteur. H. Lockwood, Asst.-Insp. 
Succursales ; Aylmer ; Brockville ; Calgary ; Clinton 
Exeter ; Hamilton ; London ; Meaford ; Montreal ; Mont- 
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(•Pa et la. 

Banque La banque Ville-Marie 
ViUe-aaarie vient d'ouvrir uue succur- 
sale sur la rue St-Laurent. D'au 
tres, avant elle, avaient ouvert sur 
la ineine rue, un bureau et apres uu 
essai peu productif dequelquesniois 
s'eu sout retirees. Cette rue tres 
rapprochee du centre des affaires et 
des bureaux principaux des insti- 
tutions tinancieres, avec des inoyens 
de transport iucomparables, ne te 
prete guere a l'etablissement de bu- 
reaux-succursales des bauques ; ['ex- 
perience l'a d'ailleurs deniontre. La 
banque Ville Marie reussira-telle 
la ou d'autres ont echoue, nous en 
doutons. Mais, si nous avious uu 
conseil a donuer a cette bauque, 
nous lui conseillerious non-seule- 
nient de ferine r cette nouvelle suc- 
cursale, mais aUssi toutes celles 
qu'elle possede ailleurs, de porter J 
sou capital au moutaut exactement 
paye et de se livrer exclusiveinent 
au comuierce de l'escoinpte daus 
son seul bureau principal. 

La Le sous comite charge 

future d'etudier les conditions 

exposition dang leSquelles pourrait 

avoir lieu, en 1897, une exposition 
a Montreal, a presente son rapport. 

Le sous-comite couiiuence par le 
commencement, il u'ignore pas que 
saus argent on ne fait rien. II re 
commande done, avant tout, de 
s'assurer d'une soinme de $500,000. 
pour mener a bien l'entreprise. C'est 
exactement le contraire de ce qu'a- 
vait fait le coinite de la British 
Empire Exposition dont le programme 
semblait etre de mettre la charrue 
avaut les boaufs. 

Du reste, pour etre certain de 
reussir, le comite qui sera finaleinent 
charge d'elaborer le programme de 
l'Exposition et d'en preparer les 
voies et moyens, n'aura qu'une seule 
chose a faire pour assurer le succes 



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L'abonnement ne ee«se que sur un ordre ecrit 
adresse au bureau meme du journal. 

II n'est pas donne suite a un ordro de disconti- 
nuer tant que les arrerages et l'annee en cours ne 
sont p is payes. 
Adresser toutes communications oonime suit : 

LE PRIX COURANT, 

Montreal, Canada. 



de l'entreprise ; ee sera de faire tres 
exactement le contraire de ce qu'ont 
fait les membres de l'Exposition de 
Montreal et du comite Stiles. 

Un comite pour etudier l'organi- 
sation de l'entreprise, son coiit pro- 
bable et les beuefices possibles, vient 
d'etre nomme, il devr.t faire rap- 
port au plus tot. 

Ce comite de cinq membres est 
compose de MM. E. P. Hannaford, 
J. O. Villeneuve, Graham, S. C. 
Stevenson et C. E. Hosmer. 

M chel Lefebvre C'est avec UU pro- 

& Co fond, regret que nous 

avons it noter aujourd'hui, l'acte in 
cousidere des directeurs de la Ban- 
que du Peuple qui semblent avoir 
perdu la tete et jure de jeter le 
trouble*dans nocre commerce deja si 
cruellement eprouv«, par la suspen- 
sion de cette banque. 

MM. Michel Lefebvre & Cie, les 
manufacturers bi houoiablemeut et 
avantageuseinent connus de tout le 
commerce cauadien, etaient, lors de 
la suspension de la banque du 
Peuple, endettes envers cette insti- 
tution pour une soinme de $400,000, 
plus ou moins, et pour laquelle ils 
ont consenti une hypotheque de 
$480,000, e'est-a-dire pour un mon- 
tant superieur a leur dette. 



Les directeurs de la Banque vien- 
nent d'assigner MM. M. Lefebvre & 
Cie en declaration de faillite ; la de- 
inande est contestee, cela va sans 
dire. 

MM. M. Lefebvre & Cie ontregu,de 
toutes les parties du Canada, des 
marques de sympathie de clients et 
de creanciers, auxquelles nous nous 
associons pleinement. Ils ont l'as- 
surauce de sortir promptement et 
honorablement des difficultes mala- 
droites qui leur sont suscitees ac- 
tuellement, et avec tout le com- 
merce, uous faisons des souhaits 
pour que rien ne vienne entraver 
plus longtemps la marche reguliere 
de leurs affaires. 



DEGEL ET FINANCES 

Voici venir le degel ; nous en avons 
eu deja un avant-gout avec la St- 
Patrice. Dire que nos rues et nos 
trottoirs presentent un bel aspect, 
avec la fonte des neiges et des gla- 
ces, serait trop peu dire. C'est ad- 
mirable, au contraire, de voir, de 
tous cotes, des lacs et des rivieres. 
Bientot, pour peu que cela continue 
nous n'aurons rien a envier a V6- 
nise et nous pourrons circuler en 
gondoles, avec ou saus accompagne- 
meut de guitare. Et celacontinuera, 
puisque le comite des finances a de- 
cide : d'abord, qu'on n'ouvrirait 
pas de fosses pour l'ecoulement des 
eaux ; ensuite, que les homines em- 
ployes a l'enlevement des neiges 
seraient remercies. Au Bresil, des 
oiseaux de proie, les urubus, font 
1 'office de vidaugeurs ; desormais, a 
Montreal, le soleil sera l'unique 
employe de la corporation pour 
l'enlevement de la neige. 

Et si le soleil est trop ardent a sa 
tache ? Les inondations des caves, 
de< magasins, se paient a Montreal, 
on en a plusieurs exemples. Est-il 
plus economique de payer des ou- 
vriers ou de payer des degats ? 



Le papier sur lequel est imprime " LE PRIX COURANT " est fabrique par la Canada Paper Co., Montreal 



92 



LE PRIX COURANT 



Pour nous, dans notre humble opi- 
nion, il vaudrait mieux donner du 
travail a de malheureux ouvriers 
sans argent et sans pain que de cou- 
rir le risque de depenser deux ou 
trois fois plus en indeninites d'inon- 
dations. 

La raisou alleguee est toujours la 
meme : pas d'argent. Or, il nous 
seinblait que le comite des finances 
etait arrive a 6quilibrer le budget 
et que meme il lui resterait quel- 
ques centaines de milliers de pias- 
tres — peu de chose, conime on le 
voit, — pour donner des contrats 
moins pressants que la salubrity de 
la ville. 

Est-ce que par hasard, l'enleve- 
nient des neiges, le creusage des 
fosses, le degageinent des ruisseaux 
et des bouches d'egout ne seraient 
pas compris dans le budget ordinai- 
re ? 

Si oui, le comite des finances a 
1 'argent necessaire, puisque son 
budget s'equilibre. 

Si non, il serait assez curieux de 
savoir comment on etablit un bud- 
get a l'Hotel de Ville. 

Tous les ans, il neige ; tous les 
ans, il faut dtidayer les rues. Une 
depense annuelle obligee ne peut 
s'inscrire que dans le budget ordi- 
naire Done, elle est inscrite ou elle 
devrait Tetre ; pour nous, e'est la 
meme chose. 

Si le budget ordinaire des depen- 
ses est couvert par le budget des 
recettes, il y a de l'argent ; il y a 
d'autant plus d'argent que deux 
emprunts ont ete autorises et peut- 
etre en partie encaisses. 

Y a-t-il de l'argent ou n'yena-t-il 
pas ? 

Le budget est-il muet ou non sur 
la question du bon entretien de nos 
rues et de la salubrite de la Ville ? 

Quel est l'echevin indiscret qui 
voudra bien, a la prochaine seance 
du Conseil de Ville, interroger les 
membres du Comite des Finances et 
obtenir une reponse satisfaisante ? 

MODES ET NOUVEAUTE8 



LA LAINE MOHAIR D 'ANGORA 

Le mohair ou tiftik est le poil 
d'une espece de chevreque l'on ren- 
contre dans les provinces d'Angora 
et de Castamboul, oii elle a ete in- 
troduce, parait-il, par les Arme- 
niens de Van. 

Le climat de ces deux provinces 
leur etant tres favorable, la race s'y 
est inodifiee et meme sensiblement 
amelioree, au point que le mohair 
d'Angora (Enguru-tiftik) est repute 
eoinine etant actuellementbeaucoup 
superieur au mohair de Van (Van- 
tiftik). 



Le tiftik est, depuis septante ans, 
le principal article de commerce 
d'Angora ; il a fait la fortune du 
pays, mais, par contre, il a 6t6 ulte- 
rieurement la cause desa decadence. 

Jadis, le tiftik ne s'exportait pas 
a l'etat brut ; il etait travaille sur 
place et servait a la fabrication des 
sophes et des files. Ces articles 
etaient exporters en Europe et les 
fabricants etaient des Armeniens 
possedant tous un secret de teinture 
ou de fabrication ; iis u'admettaient 
jamais d'etrangers dans leurs fila- 
tures et, aujourd'hui encore, les 
quelques filateurs qui existent a 
Angora sont Armeniens. 

Deja, en 1821, le commerce des 
etoffes en tiftik etait tres developpe ; 
de grandes quantites en etaient ex- 
portees en Smyrne, qui etait, pour 
ainsi dire, a cette epoque, le port 
d'embarquement d'Angora dans le 
bassin de la Mediterraneeet qui ser- 
vait d'entrepot aux negotiants en 
tiftiks ; ces derniers y avaient leurs 
representants et leurs correspon 
dants, et e'est de ce port que par- 
taient les commandes pour l'Europe, 
pour la Hollande principalement. 
En cette meme anuee de 1821, de 
grands stocks de tiftik avaient ete 
expedies a Smyrne, lorsque survint 
une forte crise commerciale en 
Orient, qui ruina nombre de nego 
ciants d'Angora. 

A cette epoque, les prix des tiftiks 
et des files etaient comme suit : 

Files pour la consommation locale 
7 a 12 piastres les 40 dirhems ; files 
pour l'exportation, 4 a 7 piastres les 
40 dirhems ; tiftik brut. 5 a 10 
piastres l'ocque. 

La production annuelle etait de 
300,000 a 350,000 ocques, dont un 
tiers environ servait a la confection 
des sophes, etoffes etc., et les deux 
autres tiers Etaient exportes sous 
forme de files. 

D'apres le Journal de la Ghambre 
de Commerce de Constantinople, ce 
n'est que vers 1830 que le tiftik 
brut commenca a etre exporte — jus- 
qu'a ce moment une loi severe en 
interdissait l'exportation — et des 
1834, l'exportation des files et des 
etoffes en tiftik etait devenu pres- 
que nulle, au grand prejudice de la 
population chretienne d'Angora, 
qui vivait de cette industrie. En 
effet, la presque totalite de la pro- 
duction de tiftik brut etait expedie 
a l'etranger, au lieu d'etre travaille 
sur place. 

Le prix du tiftik brut avait at- 
teint le chiffre de 22 piastres l'oc- 
que, et, fait digne de remarque, les 
prix haussaient en meme temps que 
la production augmentait. En 1836, 



cette derniere avait atteint un mil- 
lion d'ocques, mais, en 1837, les 
cours retomberent tres bas, 7 a 8 
piastres, la crise politique qui ve- 
nait d'eclater aux Etats Unis ayant 
fait diminuer fortement les envois 
vers ce pays, qui en importait aupa- 
ravant de grandes quantites. Cette 
depression dura jusqu'en 1840, epo- 
que a laquelle les tiftiks monterent 
graduellement de 3 a 4 piastres jus- 
qu'en 1848, ou ils atteignirent de 
nouveau le prix de 22 piastres ; 
toutefois, cette hausse ne se maintint 
pas longtemps car les evenements 
politiques de France amenerent de 
nouveau une baisse considerable des 
prix. 

De 1848 a 1855, les tiftiks d'An- 
gora hausserent graduellement de 
prix et les cours atteignirent succes- 
sivement 7, 12, 22, 25, 20 et 27 pias- 
tres l'ocque. C'est a partir d'alors 
que ce commerce prit uue grande 
extension et, s'il y eu par moments 
de legeres baisses dans les prix, 
elles etaient suivies imniediaternent 
de hausses considerables ; c'est ainsi 
que, de 1862 a 1863, les tiftiks cou- 
taient28, 30 et 32 piastres l'ocque ; 
de 1863 a 1866, ils atteignirent 40 et 
41 piastres. Mais, a ce moment, la 
guerre de la Prusse contre l'Autri- 
che produisit un veritable desastre 
et les prix retomberent a 17 et 18 
piastres l'ocque. Cette derniere 
crise, toutefois, ne dura guere que 
trois mois. 

C'est de 1857 a 1870 que le com- 
merce des mohairs atteignit son 
apogee a Angora ; la production 
annuelle s'etait elevee a 2 millions 
d'ocques et les prix atteignirent les 
chiffres enormes de 45, 50 et 52 
piastres l'ocque. Les prix snbirent 
ensuite une nouvelle baisse pendant 
la guerre franco-allemande ; les tif- 
tiks elait alorsa 36 piastres l'ocque, 
mais ils se releverent bientot et 
jusqu'en 1874, ils se maintinrent 
entre 50 et 52 piastres l'ocque. 

L'industrie et le commerce du 
tiftik avaient done ete, jusqu'en 
1874, une source de richesse et de 
prosperite pour les habitants d'An- 
gora ; il n'y avait pas de pauvres, 
tout le monde vivait a l'aise et plu- 
sieurs grands negotiants possedaient 
des fortunes qui se chiffraient par 
3, 4, 5 et 6 millions de francs. 

Mais, vers 1874, la decadence du 
commerce du tiftik commenga et 
fut bient6t suivie de la ruine des 
plus solides maisons. En voici som- 
mairement les causes principales : 
Tout, d'abord, la production de cet 
article diminua sensiblement dans 
plusieurs provinces, telles qu'An- 
gora, Castamboul, Konia et meme 
Brousse, par suite de 1 'automation 



LE PRIX COURANT 



93 



accordee par le Gouvernement otto- 
mau d'exporter des chevies a tiftik. 
D'importantes expeditions de che- 
vres a tiftik, pure race d 'Angora, 
avaient ete faites a diverses reprises 
au Cap de Bonne Esp^rance, de 
sorte que cette colonie fournissait, 
des 1865, de 40.000 a 50,000 balles 
de tiftik, c'est-a-dire 3 millions a 3i 
millions de kilogrammes. Puis vint 
la production de la laine merinos, 
qui fit nne grande concurrence au 
tiftik, de sorte que cet article, au- 
trefois si recherche^ baissa consid6- 
rablement de prix depuis 1875 et ne 
valait plus en 1*94 que 9, 10, 12 et 

17 piastres l'ocque. Cette baisse, 
maintenue pendant vingt annees, a 
6te desastreuse pour la province 
d'Angora, jadis si prospere. 

II s'est produit, cepeudant, une 
amelioration assez sensible dans le 
marche des tiftiks en 1895 ; de 17 et 

18 piastres cotes jusqu'en 1894, les 
prix out successivement monte, en 
1895, a 21, 22, 26, 28, 32 et meuie 35 
piastres l'ocque. Cette hausse consi- 
derable est attribute principale- 
ment aux fortes expeditions de tif- 
tik qui ont eu lieu depuis quelque 
temps vers les Etats-Unis, ou cet 
article est employe pour la fabrica- 
tion d'un nouveau genre de tapis — 
Chambre de commerce de Verviers. 



L'ACTK RELATIF A 
FAIL LITE 



LA 



Depuis notre dernier nuniero, nous 
avons recu le texte du projet de loi 
presente au Parlement federal sous 
le titre de : Acte relatif a la faillite. 

Ce projet de loi ne contient pas 
moins de 160 articles et comporte, 
avec ses annexes, 73 pages d'iin 
pression. 

A. ?ant qu'une loi definitive aitete 
votee et promulguee, nous ne fati- 
guerons pas uos lecteurs en mettant 
devant leurs yeux un texte long, in- 
digeste au possible et qui devra 
etre forcement remanie. 

Nous invitons les chambres de 
commerce a etudier et a discuter en 
assemblee le projet de loi souniis au 
Parlement et qui contient des uions- 
truosites. 

Nous u'en citerons qu'une en at- 
tendant que nous revenions d'une 
facon g6ueiale sur P Acte relatif a la 
faillite,, qui demande un examen 
serieux et une etude approfondie. 

Nous lisons, en effet, Particle 39 
comme suit : 

1. " La cour,aur la demande du liqui- 
dateur, et sur representation d'une rai- 
son speciale de le faire, pourra, a toute 
epoque, ordonner que, pendant tel 
temps, n'excedanb pas trois mois, qu'elle 
eatimera convenable, le maitre de poebe 



du lieu de la residence ou de tout autre 
lieu ou le failli exercaib son commerce, 
remette, adresse ou envoie au liquida- 
teur des affaires du failli, toutes lettres 
efc autres objets confl^s a la po-te eb 
recus par ce maitre de posbe, qui seront 
a l'adrfsse du failli. Les lettres ou cor- 
respondances ainsi venues par la poste 
au liquidateur, seront ouvertes et 
lues par lui, en la presence du failli, vu 
apres avis a lui donn6 par voie de lebbre 
mise a la poste. et si elles sont relatives 
aux affaires du failli ou a sesbiens, elles 
seront retenues par le liquidabeur ; au- 
trement, elles seront recachet6es et re- 
cevront au dos la mention qu'elles ont 
eb6 ouvertes dans les circonstances ci- 
dessm ; apres quoi elles seront remises 
ou exp6die>s par la voie de la poste au 
failli. Le liquidateur tiendra registre 
de toutes lettres et objets venus par la 
poste comme il est dit ci-dessus et de 
ce qu'il en aura fait ; et le failli pourra 
prendre communication du registre, 
aussi bien que de toutes les lettres et 
objets venus par la poste eb retenus. 

2 " II sera du devoir du failli, en tout 
temps, de remettre ou de bransmebbra 
par la posbe au liquidateur toubes l6bbres 
ou aubres objebs de correspondance, a lui 
venus par la posbe eb relabifs aux affaires 
de la faillite." 

Nos lecteurs comprendront a la 
seule lecture de Particle precedent, 
sans qu'il soit besoin de longs com 
mentaires, pourquoi nous avons 
employe le mot monstruosite. 

Le second paragraphe de Particle 
eut du seul etre inscrit dans la loi. 
II n'y a et il ne peut y avoir aucun 
motif valable pour violer la corres- 
pondance d'un failli qui, en soinrne, 
n'est pas un criminel, mais un mal- 
heureux. II ne peut pas y avoir de 
raison speciale ; d'ailleurs, Pauteur 
du projet s'est bien garde d'entrer 
dans quelque detail sur cette ex- 
pression et il est reste dans le vague 
qui seul suffirait a condamuer sa 
proposition que nous trouvons anti- 
morale au premier chef. 

Un coinmercant failli ne recoit 
plus que peu ou pas de correspon- 
dance commerciale, ce sont done 
pour la plupart des lettres privees, 
des lettres de famille, d'aniis, de 
courtoisie qui iraient entre les mains 
du liquidateur qui n'en a que faire. 
Le liquidateur u'a rien a voir dans 
la vie privee du failli et nous de- 
mandons qu'en toute justice et en 
toute equite le failli puisse au moins 
conserver pour lui-meme, sans les 
voir partager par un tiers qui sera 
peut-etre tente d'en user ou d'en 
abuser, ses secrets de famille, ses 
relations d'amitie etde camaraderie. 
Nous sommes absolument certains 
qu'un pareil article dans une loi de 
faillite n'a que de tres graves in- 
convenients et ne presente aucun 
avantage pour les creanciers. S'il 
venait a etre maintenu, il ne se pas- 
serait pas un temps bien long, avant 
qu'on soit oblige d'en demander la 
suppression. 



Nous estimons qu'il vaut mieux 
prevenir le mal que d'avoir a le 
guerir. 

Avec une clause semblable dans 
la loi, gare au failli qui aurait des 
ennemis — et qui n'en a pas 1 — ou 
des creanciers malhonnetes. 



MARQUES DU FROM AGE 

Nous dounons ci-dessous le texte 
complet du projet de loi relatif aux 
marques a appliquer sur le fromage 
et dont nous avons a plusieurs re- 
prises parie dans notre journal. 
Acte a Vejfet de modifier V Acte des 
produits de la laiterie. 

Sa Majeste, par et avec Pa vis et 
le consentement du S6nat et de la 
Chambre des Communes du Canada, 
decrete ce qui suit : 

1. Le present acte peut etre cite 
sous le titre : " Acte modifiant 
PActe des produits de la laiterie," 
1893. 

2. L'article quatre de P " Acte 
des produits de la laiterie," 1893, 
est par le present abroge et remplac6 
par le suivant : 

" 4. Personne n'appliquera ou 
n'etampera aucun des mots " Cana- 
dien," " Canadian," ou " Canada," 
comme indication, marque ou 
etampe descriptive sur aucun fro- 
mage, ni sur aucune boite ou aucun 
colis contenant du fromage ou du 
beurre, a moins que ce fromage ou 
ce beurre n'ait ete fabrique en Ca- 
nada. 

"2. Personne, sciemment, ne ven- 
dra, offrira on exposera en vente, ou 
n'aura en sa possession dans lebutde 
le vendre, aucun fromage ou beurre 
sur lequel, ou sur la boite ou le co- 
lis le contenant, Pun des mots " Ca- 
nadien," " Canadian," ou " Cana- 
da," sera applique comme indica- 
tion, marque ou etampe descriptive, 
a moins que ce fromage ou ce beurre 
n'ait ete fabrique en Canada. 

" 3. Personne, sciemment, ne ven- 
dra, offrira ou exposera en vente, ou 
n'aura en sa possession dans le but 
de le vendre, aucun fromage sur le- 
quel, ou sur la boite ou le colis le 
contenant, sera imprime, etampe ou 
marque le nom d'un mois autre que 
celui durant lequel ce fromage aura 
ete fait ou fabrique ; et personne, 
sciemment et dans Pintention de 
tromper ou de frauder, ne vendra, 
ou exposera en vente, ou n'aura en 
sa possession dans le but de le 
vendre, aucun fromage designe 
ou repi-esente en aucune maniere 
comme ayant ete fabrique pendant 
un mois autre que celui durant le- 
quel il aura ete reellement fait ou 
fabrique. 



94 



LE PRIX COURANT 



" 4. Chaque propri^taire de fro- 
magerie ou de beurrerie dans la- 
quelle se fera la fabrication du fro- 
mage ou du beurre pour l'exporta- 
tion, enverra, par lettreenregistree, 
au departement de F Agriculture, a 
Ottawa, les details indiques a l'an- 
nexe A du present acte pour l'ins- 
cription de cette fromagerie ou beur- 
rerie. 

" 5. Lecoinruissaire de l'industrie 
agricole et laitiere, ou tout autre 
employe du departement de 1' Agri- 
culture designe a cet effet par le 
Gouverneur en Conseil, expediera 
imruediatement au pioprietaire de 
cette fromagerie ou beurrerie, par 
lettre enregistree, un certificat d'en- 
registrement, indiquant le nuniero 
d'inscription assigne a cette froma- 
gerie ou beurrerie. 

" G. Personne, scieinment, neven- 
dra, offrira ou exposera en vente, 
ou n'aura en sa possession dans le 
but de le vendre, aucun fromage ou 
beurre destine a l'exportation et 
produit ou fait dans une fromagerie 
ou beurrerie canadienne, a moins 
que le mot " Canadien '' ou " Ca- 
nadian ", et le numero d'inscrip- 
tion de la fabrique dans lequel il a 
6te fait, ainsi que le mois durant 
lequel il a et6 fait, ne soient impri- 
mes, etampes ou marques d'uue 
maniere lisible et indelibile sur le 
dehors de chaque boite ou colis 
contenant ce fromage ou ce beurre, 
en chiffres et lettres de pas moins 
d'un pouce de hauteur et de trois 
quarts de pouce de largeur, ni a 
moins, dans le cas du fromage, que 
ce mot et ce numero ne soient lisi- 
blcment imprimes, etampes ou mar- 
ques sur le fromage rn6me avant sa 
sortie de la fromagerie. 

" 7. Personne ne devra, dans 
l'inteution de tromper ou de frau- 
der, enlever, ou en aucune maniere 
effacer, obliterer ou changer le mot 
u Canadien " ou " Canadian ", ni 
le chiffre ou les chiffres indiquant 
le numero d'inscription apposes sur 
ce fromage, ou sur la boite ou colis 
contenant le fromage ou le beurre. 

" 8. Toute chambre de commerce 
de laitiers pourra demander au de- 
partement de 1' Agriculture d'enre- 
gister une marque de commerce de 
district pour l'appliquer au fromage 
ou au beurre, ou sur les colis en 
contenant, fait ou fabrique dans le 
dictrict oii cette chambre de com- 
merce est etablie et pours uit ses 
operations, tel qu'indiqu6 a l'an- 
nexe B du present acte. 

(a) L'expression " district " si- 
gnifie la circonscription dans la- 
quelle et pour laquelleune chambre 
de commerce est etablie en vertu 
des dispositions du chapitre cent 



trente des Statuts revises, intitule : ! 
" Acte concernaut la constitution 
des chambres de commerce," tel 
que modifie par le premier article 
du chapitre dix sept des statuts de 
1895. 

" 9. Quand un certificat d'enre- 
gistrement d'une marque de com- 
merce de district aura ete delivr6, 
personne n'appliquera cette mar- 
que de commerce sur aucun froma- 
ge ou beurre, ou sur aucune boite 
ou colis contenant du fromage ou 
du beurre, sauf en conformity des 
reglements faits a son sujet, et apres 
avoir ete regulieretnent autorise par 
la chambre de commerce des laitiers 
a s'en servir et l'appliquer. 

(a) Une copie certifiee des regle- 
ments 6tablis par toute chambre de 
commerce des laitiers au sujet de 
1' usage de la marque de commerce 
de district, devra etre envoyee au 
departement de l'Agriculture en 
meme temps que la demande d'en- 
registrement de cette marque de 
commerce. 

" 10. Tout individu qui, par lui- 
meme ou par l'intermediaire de qui 
que ce soit a sa connaissance, en- 
freindra quelqu'uue des dispositions 
du present article, sera passible 
pour chaque infraction, sur convic- 
tion devant un ou des juges de paix, 
d'une amende de cinq piastres a 
vingt-cinq piastres pour chaque fro- 
mage ou chaque boite ou colis de 
beurre vendu, offert ou expose en 
vente, ou garde dans le but de le 
vendre, en contravention aux dis- 
positions du present article, ainsi 
que des frais de poursuite, et, a Ue- 
faut de paiementde l'amende et des 
frais, il sera passible d'uii empri- 
sonnement de trois mois au plus, 
avec ou sans travaux forces, a 
moins que l'amende et les frais ne 
soient plus tot payes." 



POUR LES AGENTS D'ASSU 
RANGES 



Comment il ne faut pas faire. — Com- 
ment il faut faire. — Le secret d'un 
agent d'assurances sur la vie pour 
arriver a, la fortune. 



Comment il ne faut pas faire. — Un 
agent d'assurance fut un jour appe 
16 aupres d'un personnage haut 
place pour lui fournir quelques 
renseignements. Jusque-la l'agent 
n'avait jamais eu de relations avec 
lui. Arrivaut a l'heure indiquee, il 
trouva ce Monsieur dans une pro- 
fonde tristesse, a cause d'une depe- 
che qui lui annougait a l'instant 
meme la mort subite de son pere. 



[1 est evident que l'agent aurait du 
se retirer sans parler d'affaires, et 
demander de remettre l'entrevue a 
un autre jour. II en jugea autre- 
ment, car il dit au Monsieur : 
" Cette fatale nouvelle vous prouve 
" la necessite de l'assurance sur la 
" vie. Vous ne pouvez pas savoir 
" si ce ne sera pas bientot votre 
" tour, et alors il sera trop tard 
" pour vous assurer." II aurait 
sans doute continue son discours si 
un regard significatif ne l'eut arr&te. 
" Mon domestique, dit le Monsieur, 
" n'aurait pas du vous introduire ; 
" je ne suis pas apte aux affaires 
" aujourd'hui." L'Agent comprit, 
mais trop tard, qu'il avait commis 
une maladresse et il eut hate de 
partir, se disant avec mortification 
qu'il ne fallait pas dix clients coin- 
me cela pour lui faire perdre sa 
reputation de bon assureur. 

Voici une autre histoire. 

Ayaut appris le prochain manage 
d'uue personne qu'il connaissait un 
peu, un agent se presenta chez elle. 
Reproduisons leur dialogue : 

L'agent. — J'ai appris que vous 
etes fianc6 et je saisis cette occasion 
pour vous en feliciter. Comme il 
est probable que vous contracterez 
une assurance sur la vie, je viens 
vous soumettre les tarifs de ma 
Societe et vous demander la pr6f6- 
rence. 

Monsieur A. — Aussitot que j'au- 
rai le desir de m'assurer, je vous 
ecrirai pour vous demander de 
venir. Pour le moment, je n'en ai 
pas envie. 

L'agent {insistani). — Je consi- 
dere l'assurance comme un devoir, 
surtout pour celui qui se marie. Du 
reste, je n'ai pas a precher un con- 
verti, car je sais que vous y serez 
amene par la force des choses. Je 
vous demande done ceci tout sini- 
plement : quand vous ferez votre 
assurance, me promettez-vous de 
vous adresser a moi 1 

MONSIEUK A. (avec intention)'. — 
Nou, je ne veux pas vous promettre 
de le faire par votre entremise. II 
est meme certain, que je ne le ferai 
pas par vous. 

L'agent, pour sou malheur, ne 
comprit pas encore qu'il avait ete 
indelicat, en faisant allusion a une 
situation finauciere que le client ne 
tenait pas a faire conuaitre. II se 
fermait ainsi une porte qui se serait 
ouverte a lui toute grande, s'il avait 
mieux pese ses paroles. II ne s'agit 
pas, en effet, de parler beaucoup, 
mais de bien parler ; il faut aussi 
savoir se taire aux bona moments, 
car on gagne le plus surement la 
confiance des gens en etant discret 
et plein de tact. C'est le tact, cette 



LE PRIX GOURANT 



95 



quality indefinissable, qui est sur- 
tout n^cessaire ! 



Comment il fautfaire. — Lorsqu'un 
de vos amis vous presente un futur 
client, ne commeucez pas iinmedia- 
tement a lui parler d'affaires, inais 
tachez tout d'abord de gagner sa 
sympathie. Inforruez vous des Gno- 
ses qui Pinteressent ; quand, a votre 
tour, vous entainerez la question des 
assurances, il vous ecoutera aussi 
avec attention. Peut-etre Poccasion 
se preseutera-t-elle d'insinuer deli- 
cateinent que Passurance convien- 
drait parfaiteuient a votre nouveau 
client, mais dans tous les cas, agis- 
sez de facon a pouvoir aller le re- 
voir • c'cst a cette seconde visite 
que vous pourrez traiter la question 
directement et a fond. Cependant, 
il est difficile d'6tablir une regie ge- 
nerate, car beaucoup depend du ca 
ractere du client. 

II y a une grande habilete de la 
part de Pagent a choisir des sen- 
tences qui font impression. Un mot 
qui frappe 1 'esprit produit plus 
d'effet que les plus longues disser- 
tations. 

Ainsi, demandez a un negociant 
dont les affaires seraient arretees 
net avec sa mort : " Contracteriez- 
vous une assurance si vous etiez 
certain d'etre mort d'ici un an 1 " 
II vous repondra. oui. Eh bieu, qui 
vous garantit la longevity ? Les ex- 
emples de morts subites abondent, 
et voyez alors les tristes consequen- 
ces de l'imprevoyance de tant de 
peres de fa mi lie ! 

Dites a celui qui veut epargner 
par lui-meme : " Assurez vous, et 
vous constituez d'emblee un capital 
important." Aussitot la premiere 
prime payee, vous vous trouvezpro- 
prietaire d'uue fortune, pour la- 
quelle vous devriez economiser pen- 
dant de longues annees et penible- 
ment, si vous n'aviez recours a Pas- 
surance. Cette fortune, les heri- 
tiers la recevront aussi surement 
demain que dans vingt ans, d'apres 
Pepoque du deces de Passure. 

Voici une autre parole, digue de 
servir comme embleine. " L'assu- 
rance est une epargne forcee." Tant 
de gens sont de bonne volonte ; ils 
veulent realiser des Economies, mais 
ils ne saveut pas ou commencer. Les 
depenses les attirent de toute part, 
etilsnese senteut pas le courage 
d'y resister. Ils mettront de cote, 
mais quand ? Le mois prochain. Ce 
mois ressemble au mirage des de- 
serts qui fuit a mesurequ'on avance. 
Ou bien; ils mettent de cote ; c'est 
la Caisse d 'Epargne qui r^colte les 
petites sommes epargnees, jusqu'a 
ce qu'on puisse acheter quelque 



titre de fond d'Etat ou de chemin 
de fer. Mais, arrive le moment de 
la tentation. L'argent se trouve la, 
et on succombe trop facilement. 
Demandez aux gens, arrives au 
terine de la vie, oombien ils sont 
parvenus a economiser ; ils repon- 
dront : peu de chose. 

Le contratd'assurancesur la vie a 
Pavantage de faire considerer la 
prime comme une sorte de dette ; 
unafois cette dette contracted, on 
tient a houneur d'y faire face. Lors- 
que la tentation arrive, on hesitede 
demolir ce bel edifice ; on sait qu'il 
suffit d'une pierre pour le faire 
crouler : faute d'une prime on pri- 
verait ses heritiers d'un capital ini 
portant. On s'impose done volon- 
tiers un sacrifice, dont vos descen- 
dants vous seront reconnaissants. 

Ajoutons que la police d'assu- 
rance sur la vie offre la facilite de 
Pemprunt ; ceux qui se trouvent 
vraiment en peine peuvent obtenir 
des avances, mais cela ne va pas 
sans quelques formalites qui suffi- 
seuta ecarter toutes les demandes a 
la legere. 

Lorsque vous avez devant vous un 
client refractaire, ne vous decoura- 
gez pas immediatement. Ceux qui 
n'ont jamais examine la question 
disent toujours : " Je ne veux pas 
m'assurer. " Ne vous arretez pas a 
cette repouse, et reservez vous de 
revenir a la charge au bon moment. 
Gaguez d'abord Pa untie" de ces per- 
sonnes, obteuez leur confiance par 
de bons conseils, par de petits ser- 
vices. Insensiblemeut, mettez la 
conversation sur Passurance sur la 
vie, et envisagez la du cote" qui in- 
te>esse particulierement votre inter 
locuteur. Vous finirez peut-etre par 
le convertir, au point qu'il vous re- 
comniaudeia et vous ameuera des 
affaires. Nous conuaissons plusieurs 
personnes, assurees niaintenant,dont 
la premiere parole avait He " Je 
ne m'assurerai jamais." 

Voici une reponse typique. 

Un homme d affaires, qui posse- 
dait une jolie foitune, objectaita un 
agent qu'il avaitassez d'argentpour 
pouvoir se passer d'assu ranee. La- 
dessus, Pagent de repondre : " Je 
ne vois pas la logique de votre rai- 
sonnement. Supposons qu'un de 
vos amis vous legue la propriety 
d'un bateau de transport qui vous 
rapporterait par an une somme de 
50,000 francs ; — ne vous empresse- 
riez-vous pas d'as:-urer ce bateau ? 
— " Sans aucun doute." " Eh bieu, 
votre vie est autrement precieuse 
que ce bateau, et vous voulez vous 
passer d 'assurance ! " 

En terminant, disons que lorsque 
la proposition est signee, tout n'est 



pas encore fait. Le candidat doit 
alors passer la visite medicale, et 
quelques uns ont une peur instinc- 
tive de cette formalite. Ils doivent 
cependant se dire, que s'ils ont un 
mal quelconque, il vaut mieux le 
savoir, pour pouvoir prendre ses 
precautions. L'agent, de son cote, 
quand il a des doutes sur la sante" 
d'un client, fait bien de s'informer, 
et si celui-ci n't- st pas assurable, il 
agit sagement de ne pas insister. 
On doit toujours epargner a quel- 
qu'uu le desagrement d'un refus. 
Pour que la visite se fasse prompte- 
ment, il est toujours desirable que 
Pagent conduise lui meme le candi- 
dat chez le docteur. Autrement, on 
risque de voir se produire des 
retards qui amenent parfois des 
changements dans les intentions du 
client. 



Et maintenant voici le secret d'un 
vieil inspecteur d'assurances sur la 
vie pour arriver a la fortune... 

La cause de mon succes fut Pa- 
doption des regies tres simples sui- 
vantes que je n'ai jamais omis d'ob- 
server : 

1. — Je commencai par bien etu- 
dier les prospectus de la Societe que 
je repr^sentais, de fagon a la bien 
connaitre et a en saisir les avantages 
particuliers. 

2. — Je m'y assurai et mon contrat 
que j'exhibais en toute occasion de- 
vint pour moi un excellent argu- 
ment pour recommander Passurance 
sur la vie aux autres. 

3.— Mes poches 6taient toujours 
rem plies de brochures sur les assu- 
rances, que je distribuais a tous 
ceux que je rencontrais. 

i. — Je ne lais*ais jamais passer un 
jour sans parler d'assurance a cinq 
ou six personnes et sans distribuer 
une demi-douzaine de prospectus. 

5. — Chaque semaine je visitais 
une douzaiue de personnes suscep- 
tibles de souscrire une assurance. 

(I. — Je resolus de ne pas envoyer 
moius de quatre propositions par 
mois a ma Compagnie et je fus assez 
heureux de parvenir a suivre exac- 
tement ma resolution. 

7. — Lorsque je parvenais a deci- 
der quelqu'un a s'assurer, je lui de- 
maudais immediatement un mot 
d 'introduction aupres de tous ses 
amis qui pourraient s'assurer. 

8. — J'assurais tous mes parents 
et beaucoup de leurs connaissances 
sur lesquelles ils avaient quelque 
influence, les uns pour de grandes, 
les autres pour de petites sommes. 

9. — Quand un de mes voisins se 
sentait un peu indispose, je lui par- 
lais de Pinstabilite" de la vie. S'il 
6tait age" je lui conseillais de consa- 



96 



LE PRIX COURANT 



crer une parbie de ses economies a 
l'assurance ; chaque circonstauce de 
la vie me donnait plus on moins un 
argument pour amener sur le tapis 
la question d 'assurance. 

10. — Lorsqu'un de mes assures ve- 
nait a mourir, je n'6pargnais aucun 
moyen pour en r^pandre le bruit et 
faire ainsi de la propagande en 
disant que c'etait grace a moi que 
telle ou telle famille avait 6t6 pre- 
served de la misere. 

11.— Finalenient, je me mariai 
avec la veuve d'un monsieur que 
j'avais assur6 pour cent mille francs. 
— L' Assurance Moderne. 



UNE 



LIGNE DIRECTE 
LE CANADA ET 
FRANCE 



ENTRE 
LA 



Ce n'est pas a l'initiative du gou- 
veruenient, mais a celle de simples 
particuliers que nous devrons la 
creation d'une ligne directe entre le 
Canada et la France. 

Si le gouvernement finit par ac- 
corder une subvention si longtemps 
promise et si longtemps differee a 
une compagnie de transports, ce 
qui ne nous surprendrait pas, car il 
semble y avoir des engagements 
pris dans ce sens — nous auronsdeux 
lignes plus ou moins directes et 
nous n'en serions pas fackes. La 
concurrence entre les deux lignes ne 
pourrait qu'etre profitable aux int6- 
rets du commerce. 

En attendant, parlous de celle qui 
existe, ou du moins qui est en voie 
d 'organisation. 

MM. Walbaum et Rosetti de la 
" Furness Line " feront partir de 
Dunkerque, le 11 avril prochain, le 
steamer Samia, bien connu dans 
notre port et qui appartenait autre- 
fois a la Dominion Line. 

Un second vapeur, V Oregon par 
tira quelque temps apres et, si les 
n6cessites du service l'exigent, un 
troisieme navire fera le trajet entre 
Dunkerque et le Havre. 

La nouvelle ligne a l'appui de la 
Okambre de Commerce de Dunker- 
que et elle ne saurait inanquer d'ob- 
tenir celui de la Chambre de Com- 
merce du District de Montreal. Les 
comuiercants francais sont disposes 
a l'encourager et les commergants 
canadiens, apres avoir lutte avec 
tant d'energie pour obtenir un trai- 
te de commerce avec la France, ne 
resteront pas en arriere. 

La creation d'une ligne directe 
entre le Canada et la France est le 
complement indispensable et inse 
parable du traite de commerce, 
puisque lesnavires qui touckeraient 
a un port elranger avant d'atterrir 



en France ne pourraient faire pro- 
fiter leurs cargaisons de tous les 
avantages conferees aux produits ca- 
nadiens par le traite franco-cana- 
dien. 

Les navires de la " Furness Line " 
feront escale a St-Pierre et Mique- 
lon, qui est colonie frangaise ; il y 
aura done, pour des commergants 
entreprenants, un element de plus 
pour 1 'exportation de certains de 
nos produits. Toute une population 
de 15,000 ames a, pendant la bonne 
saison, besoin de viandes, de beurre, 
de fromage, de farine, etc... car le 
groupe d'iles (St-Pierre, Miquelon 
et Anglade) n'est guere cultivable, 
il ne s'y fait point d'elevage et jus- 
qu'apresent devait tirer sa subsis- 
tance en grande partie, des Provin- 
ces Maritimes. 

Le point terminus de la ligne sera 
Montreal, tant que la navigation res- 
tera ouverte, et St-Jean, ST. B., pen- 
dant la saison d'kiver. 

Le service aura lieu deux fois par 
mois en 6t6, et une fois en liver. 

Nous detachons du Paris-Canada 
les lignes qui suivent et qui indi- 
quent les tarifs de passage et de 
fret. 



SERVICE DIRECT A GRANDE VITESSE 

entre la France et le Canada avec 
escale a St-Pierre Miquelon, en cor- 
respondance a Dunkerque avec trois 
trains express de la Compagnie du 
Ckemin de fer du Nord, partant a 8 
keures 5 matin, 1 keure 5 et 7 keures 
25 du soir, et a Quebec et Montreal 
avec les Compagnies du Grand- 
Tronc et du Canadian Pacifique 
Railway. 

Le steamer de premiere classe 
Samia de la ligne Furness, Cote 100 
Al., jaugeant 3728 tonneaux, partira 
de Dunkerque (tete de ligne) le 11 
avril 1896. Ameuagements speciaux 
pour passagers de premiere et de 
deuxieme classe et pour Emigrants 
Pour fret, passage et tous rensei- 
gnements s'adresser a 
Dunkerque, a MM. H. Walbaum & 
Tosetti, agents gen6raux, 32 rue 
du College. 
Paris, a MM. Wideben & Griffou- 
liere, 15, place de la Madeleine, 8, 
rue du Port Makon, et" 4(5, quai 
Jemmapes. 
Montreal, a MM. David Torrance 

& Cie. 
Quebec, a D. MacPkerson. 

Prix des passages de Dunkerque 
a Qu6bee et Montreal, comprenant 
nourriture et vin de table, lere 
classe, 265 et 365 fr. suivant posi- 
tion des cabines ; 2e classes, 165 et 
215 fr., suivant position des cabines, 
3e classe, emigrants, Quebec, 120 fr, 
Montreal, 130 fr. 



Prix du fret pour Quebec et 
Montreal, 30 fr. pour marckandises 
de premiere categorie, 20 fr. pour 
deuxieme et 15 fr. pour troisieme 
categorie. Plus primage 10 o^o. Mi- 
nimum du fret 22 fr. 

Tarif des especes, valeurs et pier- 
res pr^cieuses, f p.c. de la valeur ; 
au-dessus de 10,000 fraucs, J p.c. 
Bijouterie, orfevrerie, korlogerie et 
marckandises a la valeur, 1 p.c. 
Les cackets de colis-valeurs devront 
etre noyes dans le bois et apposes 
sur les jointures. 

Petits colis et §ckantillons au- 
dessous de 5 kil. et jusqu'a 5 deci- 
metres, 5 fr. de 5 a 25 kil. et jusqu'a 
25 decimetres, 10 fr., de 25 a 50 kil. 
et jusqu'a 50 decimetres, 15 fr, de 
50 a 100 kil. et jusqu'a 100 decime- 
tres, 20 fr. 

Composition du tonneau de la 
compagnie : marckandises solides 
de premiere et seconde categorie, 
700 kilos ; marckandises liquides en 
flits, 900 litres ; marckandises liqui- 
des en caisses ou pauiers, 324 bou- 
teilles ; marckandises de troisieme 
categorie, 1000 kilos. 

Les marckandises ne pesant pas 
250 kilos au metre cube seront ta- 
xees suivant le prix de ckaque 
categorie au metre cube. 



LE VERRE MALLEABLE 



On annonce qu'un jeune ingenieur 
vient de decouvrir un procede per- 
mettant d'obtenir du verre mal- 
leable. 

II s'agit, parait-il, d'une subs- 
tance vitreuse, transparente, ayant 
toute l'apparence du verre fragile 
que nous connaissons, mais presen- 
tant de plus la faculte de se petrir, 
de se modeler comme la terre glaise. 
Sous la seule pression des doigts, 
elle prend toutes les formes que l'on 
veut lui donner. 

Une telle substance est naturelle- 
ment incassable. Si un objet en 
verre malleable tombe sur le sol, il 
ne se brise pas, il se gondole, mais 
avec un peu d'kabilete, il est facile 
de reparer l'accident Une plaque 
de ce verre peut 6tre fixee a la mu- 
raille au moyen de clous traversant 
sa substance. 

On prevoit tous les usages aux- 
quels le verre malleable peut etre 
employe ; toute une serie d'objets 
domestiques iucassables, des carafes, 
des verres a boire, de la vaisselle 
pouvant tombersans se briser. 

On voit de plus, pour l'avenir, le 
verre malleable employe a la deco- 
ration interieure et exterieure des 
maisons, a la fabrication d'une foule 
d'objets auxquels la transparence 



LE PRIX COURANT 



97 



et le chatoienient de verre donnent 
plus de beaut6 et plus de richesse. 

Ce qui retient actuellenient Pu- 
sage du verre. c'est, en effet, sur- 
tout sa fragility. 

Quelle est la composition de ce 
verre malleable ? 

C'est encore le secret de Pinven- 

teur. 

«• 

PRODUCTION DU GRAPHITE 

Le graphite, appele aussi ploni- 
bagine, se rencontre sur un grand 
nombre de points du globe, mais ce 
n'est que dans quelques pays qu'on 
le trouve a l'etat assez pur et en 
quantity suffisantes pour que Pex- 
ploitation des gisements puisse faire 
l'objet d'une industrie permanente 
et lucrative. 

II sert principalement a la fabri- 
cation des crayons, de poudres a 
polir les poeles, de creusets refrac- 
taires et comme lubrifiant. Son 
usage principal est la fabrication 
des crayons ; pour les creusets des- 
tines a certains usages, il ne peut 
etre remplace par aucune autre 
matiere. D'un autre cote, son em- 
ploi dans la fabrication descouleurs 
pour enipecher Poxydation des me- 
taux, et comme lubrifiant pour ma- 
chines, commence a prendre une 
tres grande extension. 

La tableau suivant emprunte a 
Pouvrage intitule The Mineral Indus- 
try, indique la production du gra 
phite dans les divers pays pendant 
les cinq dernieres annees : 

o 

s Si 

■a g a 

Annees u a S r 

S >> " 

< O O < 

Tonnes Tonnes Tonnes Tonnes 

1890 29,728 159 32,225 4,355 

1891 21,316 236 21,026 3,824 

1892 20,978 151 21,300 4,036 

1893 23,807 20 21,900 3,140 

1894 — 350 • — 3,133 

Italie Japon Etats-Unis Total 
Tonnes Tonnes Tonnes Tonnes 

1890 1,735 4,573 272 67,047 

189 J 2,415 2,464 707 52,018 

1892 1,645 601 634 49,345 

1893 1,465 3 400 50,735 

1894 — 349 — 

Pour les Etats-Unis, les chiffres 
indiques s'entendent pour du gra 
phite raffine ou manufacture, les 
quelques compagnies y exploitant 
cette industrie ne livrant pas le 
graphite a l'etat brut. 

La production du graphite amor- 
phe, dans Pile de Rhodes, s'est 
elevee, en 1892, a 1,770,000 livres 
anglaises, evalu6es a $3,900, contre 
2,898,500 livres, valant $7,740, en 
1893, et 330,000 livres, valant $1,300, 



en 1894. Cette variete est surtout 
employee pour enduire Pinterieur 
des inoules dans les fonderies. 

Comme Pindiquent les chiffres ci- 
dessus, les deux principales sources 
de production du graphite dans le 
monde sont PAutriche-Hongrie et 
Pile de Ceylan. Les gisements de 
graphite de PAutriche-Hongrie se 
rencontrent en Boheme, en Moravie, 
en Styrie, en Carinthie et dans la 
Basse Autriche, mais les mines les 
plus importances sont celles de 
Schwarzbach et de Przinitz, dans le 
sud de la Boheme, qui fournissent a 
elles seules plus des trois quarts du 
graphite produit dans la monarchic 
Bien que tres etendus, les gisements 
de la Moravie et de la Basse Autri- 
che ne sont guere exploites, a cause 
de la difficulty qu'on eprouve a se- 
parer le graphite de cette prove 
nance des nombreuses impuretes 
qu'il reuferme. 

Le graphite de Ceylan est de qua- 
lit6 superieure a celui de toutes les 
autres provenances, de sorte que 
Pile peut etre considered comme la 
principale source de production de 
graphite dans le monde; Cette in 
dustrie est entierement aux mains 
des indigenes, qui extraient et net- 
toieut le mineral au moyen de me- 
thodes assez primitives, mais neau- 
moins profitables, grace a Pimpor- 
tance de la demaude et a la qualite 
du produit. L'introduction de me 
thodes perfectionnees pour l'extrac- 
tion du graphite dans Pile de Ceylan 
ne seinble pas preseuter beaucoup 
de chance de succes en ce moment, 
a cause du bas prix de la main- 
d'oeuvre indigene. 

II existe un grand nombre de 
petites exploitations, principale- 
ment dans la partie ouest et nord- 
ouest de Pile, et tout le graphite 
extrait est exports en Europe et 
aux Etats-Unis. 

Sous le rapport de Pimportance, 
c'est PAllemagne qui vient en troi- 
sieme lieu comme pays producteurde 
graphite. On en extrait de grandes 
quantites dans les mines de Passau, 
en Baviere, qui sont exploitees de- 
puis plusieurs siecles et ne sembleut 
pas encore pres des'epuiser. Comme 
il arrive souvent dans des cas sem 
blables, les methodes d'extractiou 
n'ont subi que des ameliorations 
relativement peu importantes. Bien 
qu'assez variable, la production du 
graphite en Allemagne tend cepen- 
dant a augmenter legerement. 



L'assemblee g6ne>ale annuelle des ac- 
tionnaires de la Banque du Peuple aura 
lieu le lundi, 23 mars courant, a 3 h. p.m., 
au bureau de la banque, 97 rue St-Jac- 
queR, a Montreal. 



LE PORT DE LONDRES 



La question de la profondeur des 
grands port de mer devient de jour 
en jour plus epineuse, en raison du 
progres de la navigation a vapeur 
et des dimensions de plus en plus 
grandes des navires. La profondeur 
de PEscaut, a Anvers, fait la supre- 
matie de ce beau port. Les ing6- 
nieurs anglais, en ont 6te frapp^s et 
ils ont fait des travaux considera 
bles pour ameliorer la Tyne, la 
Clyde et la Mersey. Mais le port de 
Londres, a la prosperity duquel est 
attache en quelque sorte le chauvi- 
nisme anglais est reste en arriere. 
Le peu de profondeur de la Tamise 
cause de s^rieuses preoccupations 
au commerce de la m^tropole. Voici 
ce que dit, a ce sujet, une note 
recente et bien documente du Bul- 
letin de la Society des ingenieurs 
civils de France, reproduite par la 
Geographic 

II y a quarante ans seulement, 
les plus grands navires qui remon- 
taient a Londres jaugeaient 600 ton- 
neaux et tiraient 9 pieds d'eau, 2m. 
75. 

On y voit aujourd'hui des paque- 
bots de la Compagnie peninsulaire 
et orientale de 7,000 tonneaux, cu- 
bant 26A pieds ou 8m. 08, et, comme 
il n'y a quelquefois au Gravesend- 
Beach que 23 pieds, il faut attendre 
des marges favorables ; la naviga- 
tion en est fort genee. 

La profondeur a diminue par en- 
droits : il n'y a plus que 25 a 27 
pieds a des places ou Pon avait ja- 
dis 31 a 35, il n'y a plus que 12 
pieds a la place du tunnel aux bas- 
ses mers de vive eau. Aujourd'hui, 
les cargo-boats de 4,000 tonneaux 
sont nombreux, ceux de 6,000 a 7,000 
tonneaux ne sont plus exception- 
nels et Pon s'occupe de Pameliora- 
tion des acces du port de Londres, 
d'apres ce que penseut les priuci- 
paux ingenieurs anglais. 

II faut dire que, jusqu'a une epo- 
que tres recente, le privilege de 
draguer dans la Tamise, apparte- 
nait a la corporation de Trinity- 
House, et ce, en vertu d'un acte 
d'Elisabeth. Cette corporation ne 
draguait pas pour approfoudir le 
fleuve, mais seulement pour obtenir 
du lest destine aux navires ; elle 
draguait la ou c'elait le plus com- 
mode et ou la matiere etait la plus 
apte a Pusage precite, elle respec- 
tait soigneusement les bancs de 
vase et de roc. Le dragage se faisait 
a bras, par des formats ; puis on le 
fit ensuite par des machines mues 
par des chevaux. C'est au commen- 
cement du siecle que les dragues a 



m 



LE PRIX COURANT 



vapeur furent introduites, par Tre- 
vithick d'abord, et apres lui par 
Reunie. 

Depuis que l'administration du 
Thames Conservancy a et6 institute, 
ell > a modified cet etat d^ choses, 
Ainsi, depuis 1878, elle a fait ex. 
traire pres de deux millions de me- 
tres cubes de deblais. Mais ces tra- 
vaux sont encore insuffisants. 

Un projet recent propose de creer 
entre le port de Loudres et le tunnel 
une passe de 200 pieds de large ur 
avec 18 pieds de tirant d'eau aux 
plus basses meis : du tunnel a Pen- 
tree d'Albert Dock, une passe de 
350 pieds avec la tneme profoudeur ; 
de cette entree a Crayford-Ness, 500 
pieds de largeur sur 22 de profon- 
deur ; enfin de la a Vautlet, en face 
de South End, 600 pieds sur 24 de 
tirant d'eau. Ce ne serait d'ailleurs 
qu'un premier travail destine a pa- 
rer aux besoinsles plus pressants. 



UNE MACHINE A CALOUI-KR 



Du Moniteur Francais : 

II parait queles resultats obtenus 
par cette machine sont tout simple- 
ment fabuleux et qu'ils depassent 
de ties loin tous ceux que les prece- 
dentes machines avaient fouruis 
jusqu'a ce jour. 

Un redacteur du Petit Journal, 
qui a vu de pros la merveille, essaie 
de nous en expliquer le mecanisme 
et le fonctionnement ; dans son 
enthousiasme, il entreprend de nous 
detainer les trois mille pieces, de 
cuivre et d'acier, qui la coinposent. 

Mais au milieu de sa demonstra- 
tion, s'etant relu, peut etre, il s'a- 
percoit qu'on ne comprendra goutte 
a ce qu'il ecrit: les chassis et les 
arbres, les axes paralleles et hori- 
zontaux, les pignous et les cadrans, 
les tiges d'acier dentees eu cremail- 
leres et les regies coulissees, les ma 
nipulateurs, calculateurs, manivel- 
les, plaques et boutons, tout cela 
glisse et s'engrene, avance et recule, 
monte et descend, tourne et roule 
avec une si prestigieuse rapidite 
que l'esprit s'y perd et que la seule 
idee qu'on pourrait essayer de com- 
prendre vous donne la migraine. 

Done, renongant a nous decrire 
l'invention de M. Bollee, le Petit 
Journal nous la fait connaitre a ses 
resultats. 

Deux exemples, deux faits ; M. 
Bollee a fait fonctionner son appa 
reil dans une tres grande adminis- 
tration financiere ; au bout de six 
heures, on a constate qu'il avait 
effectue une somme de calculs equi 
valente au travail de quatre em- 
ployes pendant un an. 



La machine Bollee a fait, devant 
le redacteur du Petit Journal, en 
trois seeondes la multiplication de 
6,222,333,4^4 'par 8,888,111,221. On 
nous dispensera de citeret nous dis- 
penserons nos lecteurs de verifier 
le produit de cette fantastique mul- 
tiplication : il se chiffre eu quelques 
quintillions L'etonnante machine 
avait mis trois secondes a le donuer. 

L'operation est tout a fait simple : 
on offre a la machine les nombres a 
multiplier; on tourne et le produit 
sort. 

La machine, d'ailleurs, ne se bor- 
ne pas aux multiplications : elle 
opere en tous genres et fait, en deux 
mots, tout ce qui concerne son etat ; 
elle n'hesite point, pour peu qu'on 
l'en prie, a extraire les racines car- 
ries. 

II y a mieux : si on lui demande 
une operation impossible, elle s'ar 
rete court ; elle se renferme dans 
un silence improbateur. 

Or, M. Bollee, le constructeur de 
cette machine, a 25 ans ; il a deja 
concu et realise trente-sept inven- 
tions ; il avait pris son premier bre- 
vet a treize ans. 



LA INHUME DE TERKE 



On savait que la culture de la 
pomme de terre existait bien avant 
que Parmentier Petit popularised. 
La Societe d'agriculture a regu de 
MM. Vilmorin et Heuze, sur les 
origines de ce preeieux tubercule, 
des communications interessantes 
qui ont etc resumees par Le Temps. 
La pomme de terre croit sponta- 
nement au Perou et au Chili, dans 
les Cordillieres meridionales et dans 
les iles voisines. C'est surtout au 
Chili qu'on Pa retrouve a l'etat 
sauvage. 

Des documents authentiques eta- 
blissent qu'elle 6tait cultivee dans 
l'Am^rique du Sud, sur le littoral 
de 1 'ocean Pacifique, bien avant la 
conquete de l'Amerique ( 1 1 92 ) par- 
ies Espagnols. 

Les premiers historiens du pays 
signalent la pomme de terre parini 
les produits alimentaires d'un usage 
commuu chez les Peruviens. lis 
coustatent l'existence de tubercules 
blancs, jaunes, rouges. 

Zarate Acosta, ecrivain castillau, 
tresorier au Perou en 1514, Pa de- 
crite vers cette 6poque. D'Amerique 
elle serait pass^e en Espagne, puis 
en Italic 

Certains auteurs affirment qu 'Oli- 
vier de Series, le patriarches de 
notre agriculture (1535-1619), Pa 
fait connaitre comme plante fourra- 
gere. 



D'autres se demandent si la plan- 
te qu'il designe sous le nom de car- 
toufle est la pomme de terre ou le 
topinambour. 

A la fin du XVIe siecle, elle 6tait 
conuue en Italie sons le nom de 
taratouffi (truffe de terre). 

Johii Hawkins passe pour l'avoir 
importee de Santa-Fe en Irlande en 
1586. 

Le naturaliste d'Arras, Charles 
de PEscluse (Clusius;, professeur a 
Pacademie de Leyde, en regut en 
1588 deux tubercules que le legat 
du Pape avait donnes a un de ses 
amis. II la cultiva et la decrivit 
dans une histoire des plantes rares 
en disant que deja on en recueillait 
assez en Italie pour en donner meme 
aux cochous. 

Ce vegetal parait, d 'autre part, 
avoir et6 directement apporte de 
Virginie a Londres par Pamiral 
Drake, qui Pavait d'abord introduit 
dans les colonies anglaises de l'A- 
merique septeutrionale. 

Enfin les Anglais se souviennent 
qu'en Pan 1623 il fut rapporte de 
nouveau de Virginie en Angleterre 
par sir Walter Raleigh, et qu'alors 
seulement il commenga a se propa- 
ger dans les Iles Britanniques. 

Suivant Humboldt, la culture s'en 
fait en grand depuis 1634 dans le 
Lancashire, depuis 1717 eu Saxe, 
depuis 1728 en Ecosse, depuis 1758 
en Prusse. Mais, d'apres Thaer, 
apres la famine de 1771, elle se g6- 
neralisa dans toute PAllemagne. 

Pr6couisee en France par Gaspard 
Bauhins, elle se propage rapidement, 
vers 1592, dans la Franche-Comte, 
les Vosges et la Bourgogne. Mais, 
bientot apres, elle subit, comme 
tant d'autres choses utiles, Pepreuve 
de la persecution. " Attendu, porte 
un arret du parlement de Besangon, 
que la pomme de terre est une 
substance pernicieuse et que son 
usage peut donner la lepre, defense 
est faite, sous peine d'une amende 
arbitraire, de la cultiver dans le 
territoire de Salins." 

En Lorraine, dans le ressort du 
parlement de Nancy, on voit que la 
pomme de terre est sonmise a la 
dime due en vertu d'une ordouuance 
du due Leopold, du 4 mars 1719. 

Bertram! de Rosiere, avocat au 
parlement demontra qu'avant 1740 
la communaute de Voultron-Haut 
(Meuse) cultivaitla pomme de terie 
et qu'elle fut dispensee de la dime. 
En 1761, Duhamel en conseilla 
vivement la culture, des plus utiles. 
Turgotse fait delivrer, par la Fa- 
culte de medecine, un certificate 
constatant que la pomme de terre 
est un aliment substantiel et sain. 
Grace aux encouragements de Pil- 



LE PRIX COURANT 



m 



lustre ministre, on se met a la cul- 
tiver en plein champ dansle Limou- 
sin et l'Anjou. 

En 1765, Mgr dn Barral, eveque 
de Castres, en distribue aux cures 
de son diocese et leur enseigne la 
maniere de la cultiver. 

Enfin, en 1778, Parmentier entre- 
prit son ceuvre de vulgarisation, que 
tout le monde connait. 



BATEAUX SOUS-MARINS 



Ce n'est pas d'aujourd'hui que 
Ton poursuit l'invention d'un ba- 
teau sous-marin permettant de na- 
viguer a telle profondeur que l'on 
veut, en gardant la securite de sa 
marche et la possibility de remonter 
quand on le desire. Ces tentatives 
se sont multipliers de nos jours ; 
tous nos lecteurs on entendu parler 
des experiences, en France, du 
Gymnote, du Zede, du Goubet. Ce 
dernier avait donne des resultats 
tres remarquables, mais que le Mi- 
nistere de la Marine avait encore 
juges insuffisants, et c'est pour cela 
que l'inventeur a repris sa premiere 
creation pour en produire une dont 
on parle beaucoup en ce moment et 
que nous allons decrire tres rapide- 
ment. 

Le nouveau Goubet, baptise com- 
me le premier du nom de son inven- 
teur, a sensiblement la forme d'un 
cigare : long de33 pieds avecSf pieds 
de diametre, il est bien entendu 
pointu des deux bouts, pour trouver 
moins de resistance quand il pro- 
gresse au milieu de l'eau. II pese 9 
tonnes et son volume est tel que, 
dans son etat normal, il fiottc en 
grande partie innnerge ; quand on 
veut le faire enfoncer, on ouvre un 
petit robinet et Ton fait entrer de 
l'eau dans ses reservoirs. Naturel- 
lement, pour supporter les fortes 
pressions auxquelles il est expose, il 
possede une coque tres solide, en 
bronze a canon, dont l'epaisseur 
maxima atteiut et depasse meme 
deux centimetres ; elle est soutenu 
interieurement par des nervures, 
espece d'osature en fonte. Elle est 
percee de bublots fermes par d'e- 
paisses plaques de cristal, et elle 
porte a sa partie superieure uu 
dome sous lequel se met le comman 
dant du bateau, qui surveille tout 
1 'horizon par les nombreuses fe- 
netres de ce dome ; il tient du reste 
en main la barre de direction qui 
fait incliner l'helice a droite ou a 
gauche, cette helice jouant le role de 
gouvernail en meme temps que le 
propulseur. En dehors du comman- 
dant, l'equipage comprend un me- 
canicien etun electricien. 

C'est qu'en effet, ce sont des piles 



qui fournissent la force motiice ; il y 
a de plus deux avirons qu'on peut 
manoeuvre! 1 de l'interieur, et qui 
remplacent l'helice si besoin est. 
L'air est renouvele par des reser- 
voirs d'oxygene, l'air vicie etant 
evacue par une pompe speciale. La 
Constance de l'enfoncement est re- 
gime par un dispositif hydro-elec- 
trique ; quand le bateau est ainsi 
sous l'eau, comme le commandant 
ne peut plus voir par les hublots, il 
a a sa disposition un tube metalli- 
qne montant a la surface de l'eau et 
contenant des prismes qui rectiflent 
les images. Enfin, et c'est la le but 
du Goubet, il porte exterieurement 
et lateralement deux torpilles auto- 
mobiles : au moyen d'un levier, on 
peut les mettre en liberte de l'inte- 
rieur ; ce mouvement fait agir leur 
mecanisme et elles vont assez sure- 
ment frapper le cuirasse aupres du 
quel le sous-marin a pu sournoise- 
ment s'approcher entre deux eaux. 
Ou procede en ce moment a des 
essais complets du Goubet. 

LIS HUITRES PERLIERES 



La peche des huitres perlieres 
constitue une Industrie assez impor- 
tante d'un point de la cote ealifor- 
nienne ; il s'agit specialement de la 
Basse-Californie, et, plus particu- 
lierement, du port de La Paz, dont 
les habitants se livrent a cette re- 
che. Les embarcations qu'on em- 
ploie sont de petites barques de 2 a 
3 tonnes et mo n tees par un equi- 
page de 5 ou 6 hommes. Au milieu 
de la nuit elles sortent du port, et 
generalement par groupes d'une 
vingtaine, pour pouvoir se porter 
secours dans le travail et en cas de 
inauvais temps ; elles arrivent sur 
le lieu de peche au point du jour. 
Un coup de canon annouce le com- 
mencement de la jouruee. 

Aussitot les plougeurs sejettent 
a l'eau. Jadis cela se passait sui- 
vant un mode primitif : les plon- 
geurs s'enduisaient le corps d'huile, 
se bouchaient les narrines et res- 
taient sous l'eau tant que la respi- 
ration ne venant pas a leur man- 
quer. lis recevaient le quart des 
huitres qu'ils pechaient ; mais dans 
ces conditions, le metier etait des 
plus fatigants, et, en outre, le plon- 
geur, toujours menace d'aspliyxie, 
ne pouvait pas efficacemeut exami- 
ner le fond etchercher les pintadmes. 
Aujourd'hui tout est bien change, 
et Ton se sert des instruments les 
plus perfectionnes. Le plougeur se 
revet d'un scaphandre, et son tra- 
vail n'est pas plus penibleque celui 
des scaphandriers ordinaires ; aussi 
u'est-il plus paye qu'a la journee. 



On estime qu'une equipe de 20 
barques peut recnillir 3 tonnes 
d'huitres perlieres par jour. Les 
pintadmes sont portees a terre, on 
les fait bouillir, on en 6crase la chair 
pour en tirer les perles. 

Les perles pechees entre le cap 
San Lucas et le 27e degre de lati- 
tude sont generalement ties claire 
et tres blanches; quant a celles 
qu'on p6che au nord de cette zone, 
elles ont souvent des taches qui en 
font sensiblement baisser la valeur. 
On cite une perle pecheesur la cote 
de la Basse-Californie qui s'est ven- 
due 10,000 dollars a Paris. Quant a 
la nacre des huitres, elle n'est point 
perdue : elle se vend de 10 a 12 
piastres la livre, et ce seul produit 
couvre les frais de la peche. 



COMPTBS RENDUS 



Chambre de Commerce du District 
de Montreal. 

L'assemblee rgguliere hebdomadaire 
du bureau de la Chambre de commerce 
a eu lieu, vendredi apres-midi, sous la 
presidence de M. Jos.Contant. Etaient 
egalement presents MM. Alph. Racine, 
G. Boivin, C. P. Chagnon, H.A.A.Brault, 
D. Parizeau, J. X. Perrault, D. Rolland, 
L. E. Morin, jr, L. J. A. Surveyor, J. O. 
Joseph, Q.C., P. X. Moisan. Jos. Fortier, 
Jos. Haynes, D. Masson et H. Laporte. 

Apres l'expedition des affaires cou- 
rantes, il est donn6 communication 
d'une lettre de l'assistant du Secretaire 
Provincial, informant la Chambre que 
le consul du Japon, a Vancouver, est 
sur le point de visiter la Province de 
Quebec et les autres provinces de l'Est, 
dans le but de coDferer avec les Cham- 
bres de Commerce et les principaux 
marchands et manufacturiers, eo de 
s'entendre avec eux sur les nioyens a 
employer pour augmenter les transac- 
tions commerciales entre le Canada et 
la Japon. 

Le president de la chambre est invito 
a s'occuper de la question. 

Le conseil passe une resolution ap- 
prouvant dans son entier le rapport 
adopte, lundi dernier, par le Comite des 
Citoyens au aujet de 1'Exposition Inter- 
nationale, qui devra avoir lieu en 1897. 
Par cette resolution on a demands' au 
Maire de presser le sous comit6 et de 
preparer son rapport sans retard, de 
sorte qu'il soit possible, pendant la pre- 
sente session du Parlement federal, 
d'obtenir l'appui du Gjuvernement. 

Le Comit6 de Legislation est pri6 
d'examiner les reglements de la Cham- 
bre et de voir s'il est necessaire d'y ap- 
porter des changements. 

MM. D. Torrance & Co., ont ecrit di- 
sant qu'ils ont obtenu l'agence de la 
ligne Fuines9 qui fe-ra un servicB direct 
entre Duukerque (France) et Montreal. 
L'examen de la question est remis a 
plus tard. 

Assemblee des Marchands de 
Nouveautes 

L'assembl^e ggn^rale annuelle dea 
membres de la soci€t5, a eu lieu le 11 
mars courant, a ses salles, au Monu- 
ment National, sous la presidence da M. 
C P. Chagnon. Parmi les membres pre"- 



100 



LE PRIX COURANT 



sents, on remarquait : Jos. Normandin, 
Jules Huot, J. H. Lemieux, R. A. Le- 
sage, B. Charbonneau, Arthur Gagnon, 
L. E. Beauchamp, F. X. Moisan, J. M. 
Marcotte, Z. Moisan, G. Labonte, P. La- 
frauce, O. Lemire, J R. Paquin, L. Des- 
jardinn, J. B. Letendre, Pascal Gagnon 
et autres. 

Les minutes de l'asBemblee du mois 
de mars 1895, sont lues et adoptees. 

Le president rappelle les services ren- 
dus par la societe, tant au commerce de 
nouveautes qu'a tous les commercants 
de la cite de Montreal, et cite en pre- 
mier lieu, le commerce fait par les col- 
porteurs sans licence, dont la ville est a 
peu pres debarrassee, et le moyen pour 
y arriver a ete de forcer la corporation 
de faire executer la loi passee en 1889. 
II a ete constate que durant trois annees 
la corporation a perdu plus de vingt 
mille piastres, en n'obligeant pas les 
colporteurs a payer le plein montant de 
leurs licences, et en ne surveillant pas 
les deiinquants. La societe s'est aussi 
occupe du detail fait par les marchands 
de gros. Quelques-uns de ces messieurs 
font le commerce dignement, mais un 
bon nombre ne sont, a proprement par- 
ler, que des magasins de detail, et 
comme ces maisons sont connues, il en- 
gage fortement les membres a, leur reti- 
rer leur encouragement. II a deja ete 
question d'afficher les noma de ces mai- 
sons dans les salles de la societe ; il es- 
pere que l'idee va etre mise a. execution. 
Une autre question a regler pour 
l'avenir est la suppression des magasins 
generaux dans la cite de Montreal. Un 
comite representanttous les commerces 
qui se font a Montreal a ete forme pour 
etudier le projet. Son travail est deja 
avanc6, et avant peu de semaines, il 
sera en mesure d'en faire part a une as- 
semble gen6rale pour le faire approu- 
ver. 

Le tr^sorier soumet le rapport finan- 
cier, qui est recu avec satisfaction et 
adopte a l'unanimite. 

Advenant l'election des officiers, M. 
Jos. Normandin est prie de presider. 
Sont elus ; President, Jos. Normandin ; 
ler vice-president, Jules Huot ; 2e vice- 
president, O. Lemire; secretaire, J. M. 
Marcotte ; assistant, P. Lafrance ; tre- 
sorier, G. Labonte ; assistant, B. Char- 
bonneau ; secretaire correspondant, R. 
A. Lesage ; commissaire ordonnateur, 
J. H. Lemieux. 

M. C. P. Chagnon,le president sortant 
de charge, remercie les membres du bu- 
reau de direction, pour l'aide qu'ils lui 
ont donnee durant l'annee, et remet au 
nouveau president les insignes de la so- 
ciete. 

La question de louer un local pour les 
reunions des membres est laissee au 
nouveau bureau de direction. 

M. Arthur Gagnon concourt pleine- 
ment dans les remarques faites par le 
president au debut de l'assemblee, et 
demontre que, si les marchands de 
Montreal veulent s'unir, ils rendront 
d'immenses services a toutes les classes 
de la societe. 

M. Chagnon rappelle la question des 
assurances et ne voit pas pourquoi les 
marchands ne font pas des efforts pour 
mener a bonne fin le mouvement qui 
est en marche, afin de conserver ici les 
sommes enormes qui nous sont enlevees 
chaque annee par les compagnies 6tran- 
geres. 

M. Gagnon profite de l'occasion pour 
faire part a l'assemblee d'un mouve- 



ment qui se fait a Toronto pour etablir 
des assurances municipales. La societe 
devrait etudier le projet et en faire part 
aux 6chevins. 

Sur l'a propos que la Societe devrait 
avoir un plus grand nombre de mem- 
bres, M. F. X. IVJoisan, demontre que ce 
n'est pas encore le nombre, mais la 
qualite des membres qu'il faut apprg- 
cier, et il cite comme exemble, laOham- 
bre de Commerce et le Board of Trade, 
oule travail se fait par une demi-dou- 
zaine d'hommes de bonne volonte, ce 
qui n'empeche pas que, ces corps deli- 
berants, ont une influence marquee dans 
la conduite des affaires du pays. Parmi 
les questions qui ont origine dans la 
societe des marchands, il cite la compa- 
gnie du Telephone, qui, a son debut, a 
eprouve toutes les contradictions, et a 
eu a soutenir toutes les bataillesque ses 
ennemis se sont imagines de lui faire su- 
bir ; mais, grace a, Dieu, elle est sortie 
victorieuse, et elle marche, aujour- 
d'hui de progres en progres. Les mar- 
chands ont montre de la bonne volonte 
pour mettre le telephone dans leurs 
maisons d'affaires, elle leur demande 
maintenant de le prendre a leurs mai- 
sons privees. 

Sur proposition de F. X. Moisan, se- 
conds par L. E. Beauchamp, des remer- 
ciements sont offerts aux ofliciers sor- 
tant de charge, et la bienvenue est sou- 
haitee aux nouveaux officiers, et la 
seance est levee. — {La Presse). 

COMMISSION DU HAVRE 

Le maitre du havre a presents hier, 
a l'assemblee des commissaires du havre 
son rapport concernant les demandes 
d'espaces sur les quais de la commis- 
sion pour la prochaine saison. 

Le rapport mensuel de l'ingenieur en 
chef a ete lu et depose sur la table pour 
l'information du public. 

L'ingenieur en chef informe, par let- 
tre, les commissaires qu'il est temps 
pour eux de retenir les services des 
officiers et de l'equipage des vaisseaux 
dragueurs. 

Ce rapport a et6 refere au comite" des 
ameliorations du port, qui devra agir 
en consequence. 

Le president du comite des pilotes de 
Montreal informe par lettre adressee 
de Deschambault, qu'une resolution a 
ete adoptee a l'effec d'amender le ser- 
vice des pilotes. Ceux-ci ont resolu de 
servir a, tour de role, durant la pro- 
chaine saison, au lieu de se lier, comme 
auparavant, par un engagement regu- 
lier et special. Les pilotes reunis en as- 
semble, le 12 courant, croient que cela 
donnera plus de satisfaction aux parties 
interessees. 

La lettre a ete referee au comite des 
pilotes de la commission. 

Demandes de remise a la retraite ont 
ete faites par les pilotes V. Gagnon et 
Aiex. Gauthier. 

Les 80umissions pour approvisionne- 
ments de charbon et autres, au nombre 
de 28, ont 6t6 ouvertes et referees a l'in- 
genieur en chef qui enfera rapport. 

Les preparatifs pour l'ouverturede la 
navigation sont deja commences et 
pousses avec activite. Tout indique que 
l'ouverture aura lieu plus t6t cette an- 
nee que les annees passees. Les pre- 
miers bateaux transatlantiques partent 
generalement vers le 15 avril d'Angle- 
terre. 

La date moyenne des premiers arri- 
vages a Montreal est le 2 mai ; mais on 
croit generalement, dans le monde ma- 



ritime, qne les premiers steamers ae- 
ront a Montreal une semaine plus t6t. 

Le tableau suivant indique les diver- 
ses date de l'ouverture dela navigation 
et les premiers arrivages de [steamers 
transatlantiques, depuis les dix dernie- 
res annees : 

. , Ouverture p remiers 

Annee. de la , r riva?p« 

navigation. arn\ages. 

1886 Avril 30 Avril 30 

1887 Mai 1 Mai 3 

1888..... Avril 29 Mai 4 

1889 Avril 14 Avril 27 

1890 Avril 14 Avril 30 

1891 Avril 17 Avril 27 

1892 Avril 13 Avril 23 

1893 Avril 24 Mai 3 

1894 Avril 12 Avril 27 

1895 : Avril 20 Avril 27 



NOTES INDUSTRIELLES. 

Rappelons un procede bien simple et 
souvent signale pour empecher les plu- 
mes de s'oxyder. II suffit de placer dans 
un recipient quelconque une eponge 
mouilJ6e sur un morceau de carbonate 
de potasse. Quand on a fini d'ecrire, on 
pique sa plume dans l'eponge, toujoura 
pleine d'une dissolution alcaline, grace 
a laquelle l'oxydation ne peut se pro- 
duire. On fait bien d'essuyer sa plume 
avant de la tremper dans l'encrier. 



M. R. Nelson Royal examine, dans un 
article public par The Colliery Guardian 
et partant un peu sujet a caution, la 
possibility de la substitution du p6trole 
au charbon comme combustible indus- 
triel. 

Apres avoir rappele les differenta 
essais faits, notamment sur le Great 
Eastern Railway, il conclut que le seul 
pays ou le petrole est employ! actuelle- 
ment dans de bonnes conditions econo- 
miques est la Russie meridionale, oii 
l'on utilise les residusdu petrole oonnus 
sous le nom d'astatki ou mazout. La 
production de cette contree est de 30 
millions de barils de petrole donnant 
de 3 a 4 millions de barils d'astatki pe- 
sant environ 500,000 tonnes et equiva- 
lant, comme puissance calorifique, a u'n 
million de tonnes de charbon. Cette 
production est actuellement suffieante 
pour le pays, mais partout ailleurs le 
prix eleve du petrole est un obstacle a 
son emploi, a moins que des considera- 
tions d'ordre different: volume, pro- 
prete, rapidite d'allumage et d'extinc- 
tion du foyer, etc, viennent contre- 
balancer ce dgsavantage. 

D'autre part, la production du petrole 
est insigniflante, comparee a celle du 
charbon. En effet, les Etats-Unis ont 
donne, en 1894, 2,000 millions de gallons ; 
la Russie environ 1,200 millions de gal- 
lons ; la Gallicie et l'Autriche, 50 mil- 
lions ; en y ajoutant la production dea 
autres pays pour lesquels la statistique 
n'a pas et6 dressee d'une facon exacte, 
on peut 6valuer a 5 000 millions de gal- 
lons la quantite de petrole recueillie 
annuellement sur la surface du globe, 
soit environ 20 millions de tonnes, equi- 
valant a 40 millions de tonnes de char- 
bon, chiffre bien fable en regard de la 
production de charbon qui oscille entre 
400 millions et 480 millions. 

L'emploi du petrole semble done limi- 
te encore pour bien longtemps, et, sauf 
quelques exceptions assez rares, a 1'6- 
clairage, au chauffage domestique et a 
l'alimentation des moteurs a petrole. 



LE PRIX COURANT 



101 



"Thistle Haddies" 



LA MARQUE BIEN CONNUE ~^^^^- 

HADDIES CHOISIS, MIS EN BOITES 

^sgfss, De beaucoup superieure au Saumon, au point de 
sK3» vue de la diete, et bien plus facilement digere... 

EN VENTE PAR LES MARCHANDS DE GROS DU DOMINION 



A. P. TIPPET & CO., Montreal 



REVUE COMMERCIALE 

ET FINANCIERE 



Montreal, 19 mars, 1896. 
FINANCES 

A Londres, on cote les capitaux dis- 
poniblea sur le marche libre a §. 

Le taux d'escompte de la Banque 
d'Angleterre est a 2 p.c. 

Les consolides etaient hier en cl6ture, 
a 109 5^16 au comptant et a terme. 

A Paris, la rente 3 p.c se cote a 101.85. 

A Montreal, les prets a demande sont 
sans changement et se cotent encore de 
5a5£ p.c; les billets de clients s'es- 
comptent toujours aux taux de 6 a 7 p.c 

Les banques vendent leurs traites 
entre elles : a 60 jours, a une prime de 
9 5/16 a 9 7?16 ; a demande, de 9f a 9 II7I6 
et par le cable a 9£. Sur le comptoir, la 
prime est : a 60 jours, de 9$ a 9f ; a vue 
de 9% a 10 et par cable a, 10J. 

Les traites a vue sur New-York paient 
entre banques un escompte de ]2l0a 1?16 
et font de 1?16 a J our le comptoir. 
i L'argent en barre vaut a New-York 
de 68| a 69| l'once pour les barres du 



commerce, et de 68| a 69$c pour celles 
provenant de la monnaie. 
A Londres, on le cote a 3l|d, l'once. 
Au debut de la semaine la Bourse a 
presents une certaine activity que la 
fete de St-Patrice est venue enrayer. 
Le ton etait ferme; aujourd'hui, il est 
lourd, et nous voyons bon nombre de 
valeurs de speculation en baisse sur les 
cotes r"ejeudi dernier. 

Nous enregistrons les prix des ventes 
pendant la semaine. les prix sont ceux 
dernidres ventes operees : 
Valeurs de banques : 

Banque de Montreal 219£ 

" Toronto 239 

" Commerce 135J 

" des Marchands 166 

" Molsons 177 

British 109£ 

" Hochelaga 122J 

Les banques canadiennes sont cotees 
en cl6ture comme suit : 

Banque du Peuple 6 2 

" Jacques-Oartier 90 

" Hochelaga 127 122 

" Nationale 75 70 

" Ville Marie 100 72$ 

Valeurs industrielles : 

Gaz de Montreal 200f 

Colored Cotton (bons) 99 

" " actions 



Montreal Cotton, ex-d 128J 

Dominion Cotton 

Royal Electric, ex-d 120 



Compagnies de transport 



56 

75 

218 



Can. Pac. Ry 

Toronto St. Ry 

Montreal St. Ry 

Duluth, pref 

Rich. & Ont 88 

Valeurs diverses : 

Montreal Telegraph 165 

Cable 158J- 

Postal Telegraph 

Loan & Mortgage 

Bell Teleph 

COMMERCE. 

La note dominante est le calme com- 
plet et il en sera forcement ainsijus- 
qu'a. l'ouverture de la navigation. Nous 
avons eu du degel qui a gat6 les che- 
mins de uouveau et voici revenir une 
avalanche de neige qui ne fera qu'em- 
pirer les choses, pendant quelques jours 
encore. 

A Montreal, par mesure d'6conomie, 
en n'enleve plus la neige, on ne d6gage 
pas les bouches d'egout et on laisse les 
ruisseaux charges de glace. A une si- 
tuation deja mauvaise nos echevins 
veulent encore ajouter en rendant nos 




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102 



LE PRIX COURANT 



rues ijLipraticables ; on paie cependant 
de lourdes taxes a la Ville pour l'entre- 
tien des rues, mais l'argent s'en va en 
contrato de toute nature qui rappor- 
tent plus aux interesses qu'ils ne ren- 
dent de services aux citoyens de notre 
bonne ville. 

Partout on se plaint du defaub de 
paiement des billets. On dit qu'il n'y a 
pas d'argent et que nos gens de la cam- 
pagne sont pauvres. 

II faut avec regret constater que beau- 
coup de cultivateurs sontendettes, trop 
endett^s, et que la vente des produits 
de la culture n'a pas rapporte de bons 
prlx ; pas plus d'ailleurs que le froma- 
ge. II leur est difficile de payer les mar- 
chands qui leur avaient fait credit jub- 
qu'au moment ou ils vendraient les re- 
coltts. II est vrai que le foin a obtenu 
de bons prix exceptionnels, mais tous 
n'ont pas de foin a vendre et ceux qui 
en avaient n'ont pas tous eu la sagesse 
de vendre au moment ou on leur faisait 
des offres serieuses. II rente encore dans 
les granges de grandes quantites defoin 
et nous craignons bien que les d6ten- 
teurs n'en obtiennent pas le prix qu'ils 
esperent 

Nous croyons done avec les commer- 
cants de gros, que la situation a lacam- 
pagne dtmande encore un certain 
temps avant de revenir a son 6tat nor- 
mal. 

Bois de construction — Aucun change- 
ruent a noter, ni risms le3 prix, ni dansle 
mouvement des affaires. II est encore 
un peu trop tot de songer a, commencer 
a. construire ; le temps vient cependant 
ou il faudra donner les specifications 
pour les nouvelles constructions et si, 
comme on l'annonce, nous devons avoir 
un printemps hatif, nous aurons bientot 
a changer la note triste que nous don- 
nons depuis trop longtempsa propos dt 
ce commerce. 

Cuirs et peaux — Nous avons rectifie 
nos prix courants dans le sens de notre 
derniere revue, depuis il n'y a pas eu 



de nouveaux changements. Les affaires 
sont bien tranquilles pour les cuirs a 
chaussures ; les manufactures de la 
ville ont tres peu d'ordres a remplir et 
n'ont pas grande activite. II y a eu 
quelques ventes a la campagne dans les 
cuirs a harnais ; l'approche des travaux 
de printemps fait qu'on jetteun dernier 
coup-d'ceil aux attelages, bient6t ce 
sera le tour des charretiers de la ville 
qui auront a se preparer pour les trans- 
ports. 

On se plaint toujours que l'argent ne 
rentre pas. 

Epiceries-Va courant d'affaires reduit 
aux commandes de r^assortiment, tel 
est le ton du marche d'Gpiceries. 

L'6tat des approvisionnements, un 
peu avant le retour de la navigation, 
fst toujours plus ou moins serre pour 
quelques articles d'importation. Quel- 
ques produits du pays commencent 
egalenient a se faire rares, a la fin de 
l'hiver, aussi est-il bon de suivre d'as- 
sez pres les cotes des divers articles. 

Ainsi les pois canadiens en boites se 
font rares et on ne peut plus en trouver 
a moins de $1 00. 

On ne trouve plus sur le marche de 
sirops ordinaires, les bonnes qualites 
sont assez rares ; le march6 n'est bien 
approvisionn<§ qu'en qualites supe- 
rieures. 

En fruits de conserves les pommes au 
gallon eten boites de 3 lbs sont un peu 
plus faciles aux prix cotes 

II en est de nieme du saumon en boite 
ronde que nous inscrivons de $1.10 a 
$1.40 au lieu de $1.20 a $1 40. 

En epices pures, nous avons a noter 
pour le gingembre en racines un prix 
en hausse de 20 a 25e. 

Les fruits evapores deCalifornie sont, 
par suite de la concurrence que se font 
les expediteurs du pays de productiou, 
un peu plus faibles pour les abricots 
que nous cotons de 13 a 15c la lb et les 
peches qui font de 9 a 10c. 

En raisins de Malaga il n'y a plus, sur 



le marche, des marques] Buckingham et 
Royal. Ceux de Valence montrent un 
peu plus de fermete\ Aucun change- 
ment dans les corinthe. 

II reste peu de vermouth Noilly-Prat 
sur le marche\ il faut le payer mainte- 
nant $6 75 au lieu de $6 60, a la caisse. 

LeB sucres et les melasaes sont tou- 
jours fermes aux prix anterieurs. 

Draps et nouveautes. — L'amelioration 
peu iraportante, il est vrai que nous 
signalions la pemaine derniere se main- 
tient difficihment avec la temperature 
variable du mois de mars. II y a quel- 
ques commandes par voyageurs dans 
les marchandises courantes principale- 
ment. 

Les paiements sont toujours difficiles. 

Fers, ferronneries, mitaux — Calme a 
peu pres complet; il faudra, comme 
pour les bois de construction attendre 
encore quelque temps avant de voir re- 
naitre l'activite\ Nous pouvons encore 
renter les memes plaintes du commerce 
de gros au sujet des echeances qui se 
reglent non par des paiements, mais par 
des renouvellements. 

Aucun changement dans les prix, 
cette semaine. 

Huilea. peintures, vernis — A signaler 
une augmentation l'huile de foie de 
morue de Terre-Neuve que nous cotons 
a $2 00 le gallon au lieu de $1.75. 

Produits chimiques — Me*mes prix que 
precedemment. marche tranquille. 

Poissons — La demande actuelle est a 
peu pres nulle ; on s'attend a, une sur- 
prise ^momentanee la semaine pro- 
chaine, a l'occasion de la semaine sainte 
tres proche maintenant. Pas de chan- 
gement dans les prix ; marche bien ap- 
provisionne pour le restant du caremc. 

Salaisons.— Memes prix et meme eal- 
me que la semaine derniere. 

Le Commissaire de l'Agriculture a au- 
to ris6 la formation d'un cercle agricole 
dans la paroisse de St Barnabe, comte 
de St Maurice. 



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LE PRIX COURANT 



103 



Revue des Marches 



Moatrfial, 19 mars 1896. 

MARCHES ETRANGERS 

Les importations, la semaine derniere 
dans le Royaume-Uni, ont et6 de 2,536,- 
000 minots de ble\ 2,768,000 miaots de 
ble-d'inde, et 284,000 barils de fariue. 

Les importations et les app >rts des 
fermiers ont form6 ua total de 4,534,000 
minots de ble pour les approvisioune- 
ments de la semaine, soit une augmen- 
tation de 34,000 minots sur le bl6 visible 
en Angleterre. 

Le travail des champs est tellement 
avance en Ecosse qae les fermiers ne 
redouterait pas et souhaiteraient meme 
un peu de froid. 

Les derniers avis recus par cable au 
Board of Trade, donnent ainsi la cote 
au marche des chargements : 

Londres : Chargements a la cofce: bl6, 
nominal, sans changement ; ble-d'inde 
tranquille ; chargements en route, bl6, 
soutenu ; ble-d'inde, tranquille et sou- 
tenu. Marches anglais de l'interieur, 
big, terne. Liverpool : bl6-d'inde dis- 
ponible, ferme. Farine premiere a bou- 
langer de Minneapolis, 17s 6d; livraisons 
futures, ble, terne ; mars, avril, mai, 
juin et juillet, 5s 5d ; bl6-d'inde, terne ; 
mars, 3s ; avril, 3$ £d ; mai, 3s fd ; juin, 
3s Id ; juillet, 3d l£d ; aout, 3s 2d. Paris : 
bl<§ 18.35 pour mars et 18.45 pour avril ; 
farine : mars, 40.60; avril, 40.70. Mar- 
ches frangais de l'interieur, traoquilles. 

Nous lisons dans le MarcM Francais: 

" Apres une peYiode de journ6es prin- 
tanieres, le temps s'est brusquement 
refroidi au commencement de cette se- 
maine. Le thermometre est descendu 
a 5 ou 6 degres au-dessous de et la 
neige, qu'on n'avait pas vue de tout 
l'hiver, est tombee dans l'Est et le Sud- 
Est, notamnienta, Chanibery, et Aix les 
Bains, et a Marseille, ou elle etait d'au- 
tant moins attendue que, la veille, la 
temperature 6tait de 12 a 13 degrgs. 

" Oes ge!6es ont momentan6ment ar- 
rets la vegetation, a peine suspendue 
par suite de la douceur de l'hiver, rnais 
cette interruption n'a et6 que de trop 
courte dur6e, et, depuis deux jours, le 
regime doux et pluvieux a succ6d6 au 
froid. 

" Malgr6 tout, les cereales d'hiver 
sont dans de tres bonnes conditions ; 
d'autre part, les labours sont tres avan- 
ces, et la preparation des terres pour 
les semailles de printemps est geu6rale- 
ment excellente. 



" Au marche des farines douze mar- 
ques, la situation ne s'est pas sensible- 
ment rnodifiee cette semaine ; les avis 
de hausse recus tout d'abord d'Ameri- 
que n'ont pas rgussi a influencer les 
cours, sur leaquels l'abondance de la 
marchandise continue a peser. 

" Aujourd'hui, les prix d'ouverture 
denotaient, sur la cldture de samedi 
dernier, une baisse de 10 centimes envi- 
ron pour le rapproche et de 15 a 30 cen- 
times pour l'eloigne. 

D'autre part, nous lisons, a, une date 
plus rapprochee, dans le Semaphore de 
Marseille: 

" Bigs indigenes. — Les froids n'ont pas 
ete de longue dur6e et maintenant que 
le degel est complet les travaux des 
champs ont recommence. Partout les 
labours sont presqu'eutierement ter- 
minees et deja dans les environs de Pa- 
ris, dans l'Ouest et dans l'Escon a com- 
mence les ensemencements d'orge3 et 
d'avoines. Sur les marches de provinces 
les affaires re.stent calmes en bles et les 
prix sont sans changements apprecia- 
tes quoique plutot lourds, par suite de 
la meventa des farines qui occasionne 
une grande reserve ch^z les meuniers. 
Aujourd'hui, au marche libre, l'assis- 
tance est tres modeVee : les offres de la 
culture sont un peu pins abondantes, 
car on a profite des derniers froids pour 
faire. des battages ; on cherche a, obte- 
nir les prix de ia semaine derniere, mais 
cela est bien difficile car les acheteurs 
sont toujours reserves et demande une 
nouvelle concession de 25 centimes. Eq 
somme, le marche est tre* calme, 
les affaires tres rgduites et les cours a 
peine soutenus et en legeres baisse dans 
quelques cas. On cote 18 fr 25 a 19, les 
100 kil. en gare de Paris. 

" Bles etrangers.— Sans affaires." 

En Suede, il paraltrait que la recolte 
en terre est bien protegee par la neige. 

L'agent da Broomhali, a Buenos- Ayres. 
reduit de 40,000,000 a 24,000,000 minots le 
ble disponible pour l'exportation, en 
1896, dans ia Republique Argentine. 

C'est ce que semblerait confirmer, du 
reste, non pour les chiffres, mais pour 
le pauvre rendement de la recolte, un 
cable recu ici qui annonce une recolte 
au-dessous de la moyenue avec un stock 
presque e ouis6. 

Un cable de la Californie dit que des 
pluies qui se sont fait sentir partout ont 
mis fin a la s^eheresse dout on se plai- 
gnait en Australie et la situation s'est 
beaucoup amelioree. 

En Nouvelle-Zelande la recolte a 
beaucoup souffert du vent et de la grele 



et le surplus sur lequel on comptait 
pour l'exportation a notamment dimi- 
nue 

Le Modern Miller dit de la situation 
de la recolte aux Etats Unis : " Les 
conditions de la rgcolte en terre ne se 
sont pas ameliorees pendant la semaine 
et on ne saura que dans une semaine ou 
deux s'ils sont tels qu'on les dit de diffe- 
rents Etats. Un certain nombre de rap- 
ports ont trait a l'effet de la sgeheresse 
I'automne dernier, qui. avait laisse la 
plante trop faible pour supporter les 
alternatives de gel et de degel. Les rap- 
ports des degats causes par l'hiver sont 
nombreux et on en r j coit actuellement 
de certaine.i contrees qu'on avait cru 
indemnes jusqu'alors." 

Une depeche recue mardi de Cleve- 
land, Ohio dit : " Les rapports sur la 
recolte du bl6 recus de n >s nombreux 
correspondants de la campagne, hier 
et aujourd'hui, sont rfiellement d6cou- 
rageants, specialement ceux qui pro- 
viennent des endroits ou on cultive le 
ble d'hiver sur une plu3 grande eten- 
due." 

Dans l'lllinois, on se prepare a ense- 
mencer de plus grandes superficies en 
bl6 par suite des bas prix du ble-d'inde 
et des avoines. 

On pretend que les brasseurs Alle- 
mands ont passe des contrat* pour 2,- 
500,000 minots d'orge de la future re- 
colte du Montana. Cet orge doit pro- 
venir de la celebre vallee de Galatin, a 
80 milles environ a l'est de Helena, ou, 
dans des terres irriguSes, on recolte 
d'immenses quantites d'orge de la meil- 
leure quality. 

Le Chicago Daily Trade Bulletin 
donne les chiffres suivants du mouve- 
ment, de la recolte et de laconsomma- 
tion du bl6 durant l'annee derniere, en 
se servant des chiffres du gouverne- 
ment pour la rgcolte et les exporta- 
tions : Au ler mars, les existants chez 
les fermiers 6taient de 125,000,000 mts., 
existants chez des tiers et annonces 124,- 
000,000, nonrapportgs 15,000,^00; recolte, 
467,000,000, soit un total de 731,000,000 
minots pour les approvisionnements^ La 
consommation pour les douze mois a 
6t6 de 312,000 000 minots, les exporta- 
tions de 136.000.000, les semailles en ont 
employ^ 52,000,000; en mains chez des 
tiers : rapporte 110,000 000, non rapports 
10,000,000, soit un total pour la consom- 
mation et les approvisionnements de 
620,000,000 minots, laissant entre les 
mains des fermiers, au ler mars, 111,- 
000,000 minots. 

D'apres Beerbohm le ble visible dans 



LES MATINEES 
DE FR1MAS 



Suggerent a la bonne menagere de faire de chaudesgalettesdesarrasin. Vous 
devez avoir — et meme vous avez— des demandes pour une fleur pr^pafee BONNE 
et sur laquelle on peut compter. (Self Raising) 

Nous faisons cet article depuis de longues annees. II a toujours donne satis- 
faction. Cette ann^e nous en avons vendu plus que jamais 

Vous ne regretterez jamais de commander une caisse de 



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22, rue De Bresoles, 



le monde entier, au ler mare, seraib de 
167,104,000 minots contre : 173,544,000 le 
mois prudent ; 173,352,000, le ler mars 
1895 ; 196,896,000, le ler mars 1894 ; et 
190.904,000 le ler mars 1893. 

Nous donnons les prix du bl6 dispo- 
nible sur les differents marches des 
Etats-Unis : 

New-York, No 2, roux d'hiver, 79£c 

Chicago, No 2, du prinbemps, 61|c 

Detroit, No 1, blanc 70|c 

Duluth, No 1, dur 61|c 

Les principaux march6s de specula- 
tion clSturent comme suit : 



Chicago, 
New- York, 
Detroit, 
Duluth, 



Mai 

63J 
70| 
70J 



Juillet 
63fc 
69fc 
66fc 
63c 



MARCHES CANADIBNS 

Au Manitoba, les chemins sont encore 
praticables, la meunerie continue ses 
achats et paie 50c pour le ble dur No 1. 

La derniere depdche de Toronto cote 
le marchfi de l'Ontario, comme suit : 

Le march6 est tranquille. Parine, 
tranquille ; straight roller nominale 
a, $3.50. Son, chars de son cot6s a 
l'Ouest de $10.75 a $11 00 at gru de 
$12.00 a. $12.50. B16, tranquille; bl6 
blanc vendu au dehors a 78c; bl6 rouge 
cot6 de 75 a 76c ; acheteurs et vendeurs 
ne s'entendent pas. A la clSbure, No 2 dur 
Manitoba offerb a 78c a livrer. North 
Bay ; char de No 3 dur vendu a 71c. 



North Bay ; No 1 du Nord offert a, 81c, 
sur rail, Sarnia ; et No 1 gele a 65c, Sar- 
nia, sans options. B16 pour volailles 
offert a 57c a l'Est, on opte pour 55c. 
Orge, terne, prix soutenus ; No 2 cot6e 
au dehors de 32 a 33c. Avoines soutenues; 
ventes d 'avoines blanches au dehors a 
22£c et un char offert a, 26J sur rail a To- 
ronto, option a 25J ; avoines melang6es 
offertes a 22c, au dehors, pas d'option. 
Pois soutenus ; ventes de 10 chars au- 
jourd'hui a 50c Nord. Sarrasin, terne ; 
prix nominal de 30 a 32c. Parines d'a- 
voines tranquilles ; prix lourd a $2 90 
sur rail. B16-d'inde, tranquille, prix 
sans changement ; jaune, offerb a 32| au 
dehors, option a 32J. Seigle, terne ; 
chars cotes a 43c au dehors. 

A Montreal, le bl6 arrive du Nord- 
Ouest pour la meunerie qui travaille 
toujours ferme pour les ordres donnes a 
livrer des le d6but de la hausse. 

La demande en farines de h\6 est tres 
faible< presque nulle ; on s'attendait a 
une reprise qui a g6neralement lieu 
vers cette epoque, d'autant plus que le 
grand calme dure cette ann6e depuis 
plusieurs semaines. II est vrai aussi 
que, des que les prix se sont accuses en 
hausse il y avait eu une demande inac- 
coutum6e. 

Les prix, malgre' l'absence d'affaires, 
sont bien tenues pour les fortes de bou- 
langer et du Manitoba, pour les autres, 
nous les inscrivons en baisse, comme on 
le verra a nos cotes ci-bas. 

Les farines d'avoine n'ont pas grand 



mouvement et sont faibles aux mSmes 
prix que pr6c6demment ; nos prix s'en- 
tendent pour les bonnes qualit6s, mais 
nous ferons remarquer qu'il esb possi- 
ble de s'en procurer actuellemenb a de 
meilleures conditions, la difference de 
qualit6 justifiant la difference du prix. 

L'avoine est plus facile de 28£ a 29£c, 
rendue au magasin ; le marchg est bien 
approvisionne\ 

Les pois, l'orge et le sarrasin sont 
sans changement avec un courant d'af- 
faires tres restreinb. 

En issues de bl6, il s'esb fait un peu 
plus d'affaires cette setnaine a des prix 
plus faciles. Nous cotons au char : son 
d'Ontario, $14 50 a $15.00 ; son du Mani- 
toba, $14.00 ; gru de Manitoba, $14.50 a 
$15 00 ; gru d'Ontario, $15.00. 

Nous cotons en groe : 

GRAINS 

Ble roux d'hiver, Can. No 2.$0 85 a 88 
Big blanc d'hiver " No 2. 88 a 90 
B16 du printemps " No 2. 00 a 00 
Ble du Maniboba No 1 dur... 82 a 84 
" No 2 dur... 75 a 76 

" No 3 dur... 00 a 00 

B16 du Nord No 1 76 a 78 

Avoine nouvelle No 2 28£a 29£ 

Ble d'inde, en douane 00 a 37$ 

Ble d'inde, droibs payes 44 a 45 

Pois, No 1 72 a 75 

Pois, No 2 par 60 lbs 58 a 59 

Orge, par minob 38 a 39 

Sarrasin, par 48 lbs 36 a 38 

Seigle, par 56 lbs 00 a 00 




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Patents d'hiver $4 10 a 4 25 

Patente du printemps 4 10 a 4 25 

Straight roller 3 85 a 4 10 

Extra 3 70 a 3 80 

Superfine 00 a 00 

Forte de boulanger (cit6) 00 a 4 00 

Forte du Manitoba 3 75 a 3 85 

EN SACS D'ONTARtO 

Medium $3 60 a 3 75 

Superfine 00 a 00 

PARING D'AVOINB 

Farine d'avoine standard, 

en barils 3 15 a 3 25 

Farine d'avoine granule, 

en barils 3 50 a 3 60 

Avoine roulSe en barils 3 15 a 3 25 

MARCHE DE DETAIL 

Le marche de mardi assez semblablea, 
celui de vendredi dernier, avait anient 
a la place Jacques Cartier un assez 
grand nombre de cultivateurs qui n'a- 
vaient pour la pluparb que des grains a 
offrir et, dans les grains, de l'avoine 
principalement puis du sarrasin. 

Mardi, l'avoiue s'esb vendue pour cer- 
tains lots a 70c le sac et les acheteurs 
qui dgsiraient la payer 68c, comme le 
vendredi pr6c6dent, n'ont pu trouver 
vendeurs a ce prix. Le sarrasin a garde 
son prix de la semaine precfidente et 
s'est vendu, au sac, de $1.00 a $1.10. 
BEURRE 

MARCHE ANGLAIS 

MM. Marples, Jones & Cie nous Con- 
vent de Liverpool, a la date du 29 fe- 
vrier : 



Le beurre Danois a baisse de 3 Kro- 
ner, soit environ 3*. 6d. par quintal, 
pendant la semaine derniere et toutes 
les sortes se vendent lentement. 

" Nous cotons : 

Cremeries canadiennes de choix, 
en boites (manque i 

Cremeries des E. U. d'ete" 70 a 75s 

" bonne imitation... 63 a 65s 

" d'Irlande, boites, (manque) 

Beurre Danois, en quarts 90 a 100s 

Importations: 2702 paquets. 

MARCHE DES ETATS-UNIS 

New-York, 16 mars. Beurre soutenu ; 
de l'Etat : beurre de ferme, de 10 a 20c ; 
beurre de crgmeries, de 13 a 18c ; de 
l'Ouest : beurre de ferme de 10 a 14c ; de 
cremeries de 12 a 22c ; de beurreries 9 a 
13c; Elgins, 22c. 

MARCHE DE MONTREAL 

Le beurre a un marche tranquille. On 
commence a voir sur notre place, du 
beurre de beurreriede nouvelle fabrica- 
tion qui se vend 22c ; les bons beurres 
de cremeries font tonjours de 21 a 22c et 
ceux des Townships se cotent de 18 a 
19c Le beurre en rouleaux en petite 
quantity d'ailleurs vaut de 14 a 15c sui- 
vant qualite. 

FROMAQB 

MARCHE ANGLAIS 

MM. Marples, Jones & Cie nous 6cri- 
vent de Liverpool, a la date du 29 £6- 
vrier : 



Le commerce actuel est extretnement 
r6duit, en consequence le desir de ven- 
dre est general et les prix, par suite, 
sont plus aises sur toute la cote. 

Nous cotons : 
D'6t§, blanc ou col. irrggulier.... 30 a 34s 
" " " net,mur 35 a 37s 

Juin, Ontario fin, pale ou blanc. 38 a 39s 

Juin, choix, de glacieres 39 a 40s 

Aout, choix, canadien, blanc ou 

pa'e 40 a 41s 

Sept., " " " 42 a 43s 

" " " colore 42a43Js 

" strictement choix, cand., 

tres colore 1 (nominal) 44s 

Importations : 20,257 boites 
MARCHE DE MONTREAL] 

Le prix pour le bon fromage d'au- 
tomne est nominal a 8|c, ; c'est a vrai 
dire, le seul qui reste et il en reste peu. 
CEUFS. 

Le march6 est d^barrasse des ceufs 
chaumes de qualite inferieure, ou il ei 
reste si peu qu'il est inutile d'en parler. 

Les ceufs frais sont maintenant de 16 
a 17c; les ceufs chaumes de Montreal de 
10 a lie et les chaum6s de l'ouest qui 
oat pre3que disparu du marche se co- 
tent encore de 9£ a 10c la douzaine. 

Avec la temperature douce dont nous 
jouissons actuellement, les ceufs frais 
vont arriver plus abondamment sur 
notre marche 1 et des prix plus aises 
sont esp6res. 

LEGUMES 

Nous cotons toujours de $1.00 a $1.10 
pour haricots blancs choisis a la main 



La Soeiete Artistipe Ganadienne 

Fondee dans le but de repandre et de developper 
le gout delamusique et d'encourager les artistes. 

Incorporee par Lettres Patentes le 24 Decembre 1894. 

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2851 PRIX DUNE VALEUR T0TALE DE $5,008 

Sont distributes les ler et 3me mercredis de chaque mois. 

PRIX DE SIOOO, 1 PRIX DE $400. 1 PRIX DE $150, 2848 PRIX 
VARIANT DE $1.00 A $50.00 

PRIX DU BILLET, 10 CTS 

Nous expedions nos billets dans toutes les parties du pays sur reception du 
prix et de trois cents en timbres 



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par lot de char eb de $1.10 a $1.20 pour 
quantity moindres, 

Lespois cuisants sont sans ohangement 
do 80 a 82c au char et a 85c au d6tail. 

Lss ponimtrB de terre se vendent au 
char, a Montrral, 35c lea 90 lbs ebde 40 
a 45; au detail. 

Les navets, carotbes et betteraves 
sont toujours a nos prix de la semaine 
derniere, ainsi que les oignons rouges 
et jauues. 

FRUITS VERTS 

On attend des oranges et des citrons a 
bref d61ai 

Bien que nous maiutenions nos cotes 
de la semaine derniere pour ces fruits, 
il est possible de les obtenir dans de 
meilleures conditions, surtout les ci- 
trons dont le prix moyen est de $2.00 
environ la caisse. 

Pour les autres fruits pas de change- 
ment et prix cotes dans notre liste de 
prix courants. 

VOLAILLES 

Les dindes font jusqu'a lie, les pou- 
lets de 10 a 12c pour belles pieces et les 
poulee sont a 7c la lb. 

PORCS ABATTUS 

On n'accepte que tres difficilement 
maintenant les pores gel6s ; on a refus6 
aujourd'hui meme de prendre livraisou 
d'un lot de char qu'on offrait ?, $4.80 les 
100 lbs. Les pores vivants ont commen- 
ced a arriver pour etre livres a l'ababboir 
de Montreal. 



FOIN PRESSE ET FOURRAGES 

MM. Hosmer, Robinson et Oi«, nous 
6crivent de Boston : 

Les arrivages de la semaine ont et6 de 
244 chars de foin et de 7 chars de paille 
pour le marche local, correspondant a 
218 chars de foin et 7 chars de paille, la 
meme semsine de l'annSe derniere. 

II n'y a pas de changement materiel 
dans l'etat du march6 depuis notre der- 
niere. L°s arrivages ont ete a peu pres 
egaux a la demande. Le foin de choix 
est difficile a se procurer et il est promp- 
tement enleve a de bons prix. 

Le marche 1 de la paille de seigle est 
sanschangement. Paille d'avoine terne. 

Nous cotons : 
Ohoix a fancy en grosses 

balles $18 00 a $19 CO 

Ohoix a fancy en petites 

balles 17 50 a 18 50 

Beau a bon 16 00 a 17 00 

Pauvre a ordinaire 13 00 a 15 00 

M§16 14 50 a 15 50 

Paille de seigle... 17 00 a 18 00 

" d'avoine 10 00 

" de seigle melee... 10 00 

Le marche' de Montreal est toujours 
aux memes prix avec tendance plu^ 
faible. 

Les cultivateurs a qui on offrait, il y 
a trois semaines, des prix assez 6 eves et 
qui fermaient l'oreille a toutes les pro- 
positions qui leur etaient faites, doi- 
vent maintenant regretter la rigueur 



avec laquelle lis traitaient les ache- 
teurs, car ils sont heureux maintenant 
quand ils peuvent traiter a $11 50 et 
$12.00 pour foin No 1, extra. 

La hausse sur laquelle ils comptaient, 
se traduit par une baisse ou du moins 
par une faiblesse qui n'a pas Pair d'etre 
seulemeut passagere. 

II reate encore de grandes quantites 
de foin dans les granges, d'autant plus 
grandes qu'un certain nombre de ven- 
tes a livrer faites a certaines maisons 
am6ricaines n'auront pas de suite ; ces 
maisons plus ou moicsbien cotees d'ail- 
leurs ne prendront pas livraison de la 
marchandise, ce qui, pour beaucoup de 
vendeurs, est encore le mieux qui puisie 
leur arriver. 

Nous cotons au detail : 

Foin presse No 1, la tonne 13 50 a 14 00 

do do No 2 do .... 12 60 a 13 00 

do do No 3, do .... 00 a 00 00 

Paille do 7 50 a 8 00 

Moulee. extra la tonue 18 00 a 21 00 

Gru blanc do 00 00 a 17 00 

do No 2, do 00 00 a 16 (0 

do No 3, do 00 00 a 00 00 

Son (Manitoba) do 15 00 a 16 00 

do (Ontario) do 15 50 a 17 00 

doau char 14 00 a 15 00 

Ble-d'inde janne moulu 00 00 a 24 00 

Farine de ble-d'inde, granulee 

lOOlbs ,, 1 00 a 1 25 

Failne de ble-d'inde commune 

lOOlbs 90 a 95 

Ble-d'inde broye. la tonne 00 00 a 23 00 



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do do No 2 12 00 a 13 00 

do do No 3 11 00 a. 11 50 

Faille vieille 175 a 7 00 



AU COMMERCE GRAIN ET PARINE.— 

Comme par le passe MM. les mar- 
chands trouveront toujours ce qui leur 
sera n^cessaire en farines, son, gru, 
moulee, pois a soupe du Haut-Canada, 
avoine, moulee de ble-d'inde americain 
au No 253, rue St. Paul, 

Chez 
Tel. Bell 2664 E. Durocher. 



Vous ne vous doutez sans doute pas 
de 1'iDfluence du port de la canne sur la 
sant6 : et cependaut un medecin vient 
de consacrer, dans un journal special, 
une grave etude a cette importante 
question. II parait bien etabli, d'apres 
cette autoritS, que ceux qui ne sacri 
fient point a la detestable habitude de 
porter une caor.e " ont le buste plus 
droit, la marche plus degagge, le pas 
plus leste, les bras moios ballants (sui- 
vant l'expression meme du savant hy- 
gieuiste) et peut-etre aussi plus de for- 
mete dans le caractere." Je ne porte 
jamais de canne et j'ea suis fort aise, 
mais est-ce que par hasard le port ha- 
bituel du parapluien'aurait pas la meme 
influence desastreuse ? ■ 



PROVINCE DE QUEBEC 



Cour Superieure. 

ACTIONS 
Defendeurs. Demandeurs. Montants. 
Beauport 

Giroux Hegesippe P. C. Fortin 700 

Bolton E. Tp. 

Green Horace S E. Eaves 100 

Crawford George etal A. Dumaine 175 

Chateau Richer 

Simard Sifroid L. Huot 350 

Cowansville. 

Purkia John C Boright, Sheldon et al 200 

Coteau Station 

Lefebvre Joseph.. Darne A lbertma Ladouc ur le el. 

Desch ambault 

Paqnet Herculd O. Naud 236 

Granby. 

Boire Alphonse T. Amyrauld 171 

Boire Alpho ise A Chceniere 2600 

Mongeau Philbert et al N . Char on 956 

Iberville 

Chevalier E. N V. McDonald 3500 

Lachine 

Belauger Samuel et al. . T. Trenholme 200 

Laurentides 

Kiopel Dauiel J. F. Gravel 304 

La Jeune Lorette 
Bedard Azarie E J. Blondeau 150 



Levis 

Carrier Helene et al F. Lemieux 107 

Laioe Damase et al..L. M. Lymburner et al 114 

Malmaison. 

Hauigan John et al..La Banq. Jacq.-Cartier 604 

Montreal. 

Allan J D. MacDonald et ux le cl. 

Anderson Dime M ,.G. A. Newmark 120 

Armstrong C. N. et al. .Hon T. C. Casgrain 

et esqual. 106 

Alexander T J. W. Brown 133 

Alexander T W. G Elliott 103 

BelangrS. etal T. A. Trenholme 200 

Bell A. etal W. H. Tapley 254 

Bellew H. C I. Comte 136 

Bouvier N J . Jackson 5e cl . 

Bourdnau J N. Jacobs 1000 

Brais Dame L. E. et vir The Greene & 

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De Vlllars Dame Carmen 

li. Prefontaine et al 
Sault aux Recollets 

I'iissi ran It l'h I. nu'-ne et vir G W.FoiKy 

et al. 

Dagenais Anthime J. Dagenais 

Sorel 

Mongi'ou Alex et al Hon. L. Tourville 

Sh rbrooke 

Fitzgerald M Corp. de Sherbraoke 

McCarthy Matthew M. et al rCas'ern 

Townships Bank 
South Stuktly 

Goddard Myron F et al H. H. Ryan 

Ste-Anne de Bellevue 

Pilou Isaie L\ Heneanlt 

St-Colomban 

Perland F. F. et al U. Crepaau 

Ste Cuncgonde 

Lalonde Alex H. Kenaud 

Rheauine Dame Eduiond • >. >t Denis 

St Eustacbe 

Blissctte I,. W W. Utid et al 

St Ferdinand d'Halii ax 

Metzler Noibeit .P. E. DeLorimiet 

Ste Flore 

Doiiutigny Ph : M Bourassa 

Ste-Gentvieve 

Laniel dit Desrosier Ba'.iste F. Lauzou 

St Henri. 

Parent O'mer J. Lamb 

Baibeau Frs. Xavier J. I'. P.che 

1'a'izeau Uldenc A. P. balande 

Rochon L'avi I F Cusson 

King Theodore ; A. Laver ii re 

St Hyacinthe. 

Dup'essis LlouiUl .1 . A. Labossiere et a] 

Lussicr Dame Chi istine L. Glailu 



66 
12 

35 

20 

17 
16 

26 



St Laurent 

Boyer B-nj 0. Belisle 50 

Lahaie Dame Emelie Dame D. Gohier 20 

St Louis 

Gascon Damase L. Charpentier 20 

Ar| in Pierre M . I ,adouceur 40 

Tern plier Ernest L. O. Dup:e 32 

St-Martin 

McCormack John M Hughes 47 

St Maurice 

Dufresne Thomas F. Thiro lean 20 

St-Paul d Abbotsford 

Koeheleau J. P I. A. Cote et al 57 

Ste. Rose. 
Nadon Jos G. Viau 67 

Ste-Scholasiique 

Payment Hernias P. P. Mailloux ] 1 

Ste-Therese 

Cyr Gedeon J. A. Diouin et al 65 

St-Timothe 
Durocher David er al..F. de S. O. T re tte 51 

Tres Saint-Redempteur 
Camj eau Nap • Banque Ville. Mane 49 

Trois-Rivieres 

Chagnon W B. Vanasse 66 

Mongrain Nap |). SfPierre 11 

Mongrain Nap J. Lambert 14 

Windsor 

Henderson Peter White, Cote & Wells 51 

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Charron L. A Lewis Bros & Cie 86 

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Bergeron.) M. Leblanc 14 

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les mesures a adopter pour ress rrer 
davantage les relations commerciales 
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'27 
40 

92 

5 

66 
23 
37 
13 

50 
25 

12 
25 

40 

67 

12 
11 
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112 



LE PRIX COURANT 



Rens&ianements Commerciaux 



PROVINCE DE QUEBEC 



DISSOLUTIONS DE 80CIETBS 

Chicoutimi— T. Boily & Fils, mag. gnl. 

Montreal— Central Printing Co. 

J. A. Leguerrier & Cie, bois. 

M. Ryan & Cie, tailleurs, Ferdinand 
Koehn continue seul. 

F. Carbonneau & Cie, Spiciers. 

Harris & Cie, agrnts. 

International Advertising and Pub. 
Co., 

Lafond & Goulet, entrep. 

National Cash Register Co., Alfred 
Blackwell, continue. 

Lanthier et FrSre, Spiciers. 

Portneuf—A. Marcotte & Frere, tan- 
neurs. 

St Armand Stn— Hill & Morse, mag. 
gnl. 

Valleyfiield— Dandurand & Durocher, 
voitures etc 

NOUVELLES SOCIETES 

Montreal— Beau champ & DSry, im 
meubles; Pierre E. Beauchamp & Jean 
B. DSry. 

F. X. Desnoyers & Cie, farines &c, 
Maria Sabourin, Spouse do Frs. X. Des- 
noyers, seule. 

Lalumiere & Lafontaine, tailleurs ; 
Chas. Lalumiere & Wilfrid Lafontaine. 

Leeming. Mills & Cie, drogues ; Tho<. 
Leeming. Henry Mills, Joseph Leeming 
& Thomas L. Le~m*pg. 

O. Parizeau & Cio, biscuits ; Cmer 
Parizeau et Alphonse I. Labelle. 

A. Paradis & Cie, tailleurs ; Dame 



Marie L. Dauphinais, Spouse de Arthur 
Paradis, seule. 

E. A. Whiteford, marchand a coram, ; 
Edgar & Richard A. P. Whiteford. 

Bridge Co, Coal Committee ; Elie Ad- 
ler, Wm. Brodie et Wm Bell. 

L M. JettS & fils, entrep. ; Marie L. 
Barrette Spouse de Louis M. JettS, 
seule. 

E Robert & Cie, bois et charbon ; 
German D. Robert, seul. 

O. A. Willie, fourrures ; Simon Harris 
senl. 

Montreal — American Art & f ortrait 
Co, Chas J. O'Brien, seul. 

J. U. Brunet & Cie, Spiciers, Joseph 
Urgel ec Francis Brunet. 

Duclos & Viau, peintres, Eugene Du- 
clos et Arthur Viau. 

Hachborn & Bisson, cuirs, Katherine 
Waelfle, Spouse de George Kube Hach- 
born et Elizabeth Beakbane, Spouse de 
George Bisson. 

Hunt, Barnes & Co, poissons, etc. 

P. A. Mallette & Cie, Spiciers 

Dominion Cord & Tassel Co, Abraham 
Levin, seul. 

Gray's Advertising Agency, Jennie 
Patterson Heron, Spouse de Geo. A. 
Gray, seule. 

A. Henrichon &Cie, foin,etc, Adolphe 
N. Henrichon, seul. 

W. Aubert De GaspS, nouv, Dlle A. 
Aubert De GaspS, seule. 

Geo. Henders & Son, gazsliera, etc , 
Geo & G. F. Henders. 

Lowenthal & Cie, tailleurs, Eva Cas- 
per, Spouse de Louis Lowenthal, seule. 

Pike River— L. A. H. Hogle & Son, 
mag. gnl ; Dame Nellie C. Fay, seule. 

Quebec— Pouliot & Dugal, corroyeurs ; 
Alfred Pouliot et Arthur Dugal. 



A. Pion & Cie, fabr. kid ; Auguste 
Pion, Alphonse Morel et Eli Depey. 

Sherbrooke—T. Allard & Cie,bouchers; 
Rose E. Beaulieu, Spouse de Jos. F. 
Allard et E. E. Beaulieu. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

Batiscan — Garneau & Pothier, embou- 
teilleurs. 

Fraserville — C. Dionne, mag. gnl. 

Georgeville — A. P. Somerville, mag. 
gnl. 

Grenville— Burns & Villeneuve, Spi- 
ders. 

La Baie—J. N. Duguay & Cie., mag. 
gnl. 

Lambton — Edmond Morin, sellier. 

Montreal. — A. & G. BSnard, modes. 

Dominion Soap Co. 

Joseph A. Faust, Scurie. 

Brodeur et Charbonneau, tailleurs. 

Dame O. A. Bourgeois, modes. 

Craig Piano Company. 

H. A Desparois & Cie, Spiciera. 

Abraham DuprS, buvette. 

Lawrence & Robitaille, bois. 

M. J. McKerley. Spicier. 

Damase Oorbeil, restaurant. 

Antoine Lorraine, restaurant. 

J. McDonald & Cie, fab. de chauss. 

Wolfe Saxe, hardes. 

Koenig & Stuffman, corset, etc. 

D. Cameron, lithographe. 

Lavigne, Low & Cie, nouv., succedent 
a E. Lepage & Cie. 

J. Gagnon, Spicier. 

Quibec — J. A, Couture, ferronnerie. 

Falardeau & Croteau, Spiciers. 

Adolphe Giroux, Spicier. 

H* M. A Lafontaine, Spicier 

Joseph Picard, Spicier. 

A. Rinfret. Spicier. 

Joseph Savard, Spicier. 






Si vous achetez, 
Achetez le Meilleur. 



POURQUOI? 



Plusieurs marques de 
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HLimeNTKiRes ne valent pas la peine d'etre 
placees sur la table. Elles sont quelquefois vieilles et 
fades. Si les menageres pouvaient avoir de bonnes 
conserves, elles en acheteraient plus; elles acheteraient 
de vous Les Meilleures Marques, si vous pouviez 
les lui fournir. 



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LOG CABIN, 

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PURE FOOD 2 lbs 
VICTORIA BRAND 3 lbs. 

BLUETS 1 lb tins. 

SARDINES i et i lbs tins. 



POIRES ET PECHES 

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LOG CABIN 3 lbs 

BOWLLEY 2 lbs 

PRUNES 

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113 



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Louis Deschenes, encanteur, etc. 

E. H Pelletier, Spicier. 
Pouliot & Filteau, boulangera. 
Roberval— Simon Cimon, Spicier. 
Sharbot Lake — Wm.Hammott. chauss. 
St-Hyacinthe — Jos. Bourbonnier, Spi- 
cier. 

Alfred Hebert, Frdre & Cie.. ferblan- 
tiers. 
St-Jovite — J. E. Chalifoux, scierie. 
Valley field— Victor Leger, bois. 

CESSIONS 

Montreal— P. Grace & Cie, Spiders en 
gros ; a Chas Desmarteau. 

J. C. Huttemeyer & Cie, Sditeurs 

Hains, Luedeckiug & Cie, peiatures. 

Actonvale—J . E. Mercil, mag. gal. 

Agnes — M. 8. Persons, mag. gnl. 

Hull—F. X. Martin, nouv. 

Montreal— Victor Lemay, hotel. 

Pigeon, Gendron & Cie, Spiciers. 

Henry Wilson, nouv.; a Kent et Tur- 
cotte. 

C. S. Thompson, Spicier. 

F. M. Sowdon, comm. 
J. A. Normand, tabacs. 
William Samuel, fourrures. 
A. Nelson & Cie, fourrures. 
Joseph Vineberg, hardes. 

North Hatley — James O'Leary, mag. 
gnl. 

Quibec— G. W. Budds, Scurie. 

Ste Cunigonde — P. Monette, Spicier a 
Charles Desmarteau. 

EN DIFFICULTIES 

Coatieooke— E. H. Paquette, nouv. 
Montreal — Joseph E. Bourdon, foin et 
charbon. 



Compagnie d'Imprimerie Desaulniers. 

Joseph Durand, bijoutier. 

G. Bertrand & Cie, Spiciers. 

G. C. Huttemeyer & Cie, Sditeurs. 

M. Auclair, commercant. 

P. HSbert, nouv. 

Victor Lemay, hotel. 

Haines & Cie, produits ehimiques. 

Michel Lefebvre & Cie, fabr. vinaigres 
etc. 

A. Nelson & Cie, fourrures en gros. 

Moses Perman, comm. 

New Glasgow — F. P. Carey, mag. gnl. 

N. D. des Anges—h. O. Touzin, bois 

Quibec — Robitaille & Laperriere, mag. 
gnl. 

H. Cloutier, Spicier etc. 

J Bissett & Cie, agents. 

Richmond — J. Alexander & Cie, mag. 
gnl. 

Ste- Cunigonde— P. Monette, Spicier. 

St Johns— E. McOonkey & Cie, tail- 
leurs. 

Ste-Thirdse—J. L. Desjardins, mag. 
gnl. 

Ste-The'cle— R. G. Frigon, mag. gnl. 

CUEATEURS 

Coatieooke— J . B. Gendreau, a Adelard 
Jolicceur, voiturier. 

Garthby— Miller & Griffith, a David 
Grenier, hotel. 

Hull— John Hyd?. a M. B. Boyd, mer- 
cerie. 

Chas. Desmarteau, a H. Larocque, 
chauss. 

Montreal — Lamarche & Benoit, a F. 
Duclos, plombier. 

Bilodeau & Renaud, a Andre Lefeb-. 
vre, prov. 



A. W. Rudolph, a H. M. Penfold & 
Co, fabr. boites en carton. 

J. M. O'Brien, a W. R. Cuthbert, fon- 
deur en cuivre. 

J. B Clarkson, a T. S. Tait, tailleur. 

F. W. Radford a Henry Walters & 
Cie, chapeliers. 

J. B. O.a.kson a Wm Farquharson, 
tailleur. 

Quibec— G. H. Burroughs a Bernard 
fila & Cie, piano', etc . 

Shawville — H. Hobbs a C.R. Morrison, 
voitures. 

St-Jacques VAchigan—Q. Pich4 a J. 
A. Dugas, mag. gnl. 

FONDS A VENDEE 

Hull— H. Larocque, chauss. par encan. 

Montreal— Jean Archambault, bijou- 
tier. 

Brahadi Fur Store. 

J. G. M. Prud'homme, comm., encan 
20 mars. 

O. A. Willie, fourrures, immeubles 14 
avril. 

Geo. Bertrand & Cie, Spiciers. 

Gagnon Freres, nouv., encan 23 mars. 

Emile Bourret, tabacs, encan 24 mars. 

L. P. Corbidre, Spicier. 

Arthur HStu, hotel. 

La Cie de l'Hotel Beau, 23 mars. 

Peerless Shoe Co., chauss. 

AndrS Lefebvre, prov., encan 26 mars. 

O. E. Bock & Cie, peintures. 

Canadian Fire Extinguisher Co. 

James White, fleuriste. 

New- Glasgow— J . P. Carey, mag. gnl.; 
23 mars. 

Quebec— Jos Morin, ferblantier, 23 
mars. 



114 



LE PRIX COURANT 



Ste Cunegonde— Orel Legault, bou- 
cher. 
St Denis -Stanislas Dion, mag. gal. 

PONDS VENDUS 

Baie des P&res.—M. Rothschild & Cie, 
mag. gnl., a Max Rothschild. 

Bedford. — Dominion Paint Works, a 
Gilmour Paint Works. 

Drummondville. — G. L. Lemire, mag. 
gnl. 

Oeorgeville—J. A. Taylor, mag. gnl. 

Hull.— Damase Corbeil, hotel, a A. 
Mercier. 

La Baie. — J. N. Duguay, mag. gnl. 

Louiseville.— J. A. Belanger, meubles 
a 62c. 

Marieville — Dlle V. Arpin, mag. gnl. 

Montreal— Alfred Blais, ferronnerie 

J. A. Guenette, entrep. 

Joseph LespSrance, Scurie. 

O. A. Willie, fourrures, a 50c. 

R. Valois, bijoutier. 

Jas McDougall & Cie, laines en gros, 
a 75c. 

Adelard Levesque, buvette, a 30c. 

J. N. Gravel, meubles, etc. 

Dame Nap. Tourneur, restaurant. 

Emile Lacroix, confiseur. 

Quebec— H. P. Whitney & Cie, meu- 
bles, a 53£c. 

E. A. Germain, epicier. 

St Casimir — J. D. Trottier, mag gnl. 

St Severin—D&me Boutet, mag, gnl., a 
71c. 

CONCORDATS. 

Ste Anne de Bellevue—J. E. Tremblay, 
mag. gnl. 

Cap St Ignace—G Carron, mag gnl. 

Hull—H. Charron, Spicier 

Montreal — Laurier & Verville, plom- 
biers, a 50c, Joseph Laurier continue 
seul. 

Pointe au Chene — Thos Mathews, 
mag. gnl , a 25c. 

Ste Luce — J. B. E Danjou, mag gnl. 

INCENDIES 

Montreal. — Moses Davis, agent, ass. 

Frank Magor & Cie, Spiciers, ass. 

J. & R. McLea, agents, ass. 

E. Fortier, Spicier. 

Globe Woolen Mills Co. 

Quebec.— Emond & CotS, prov. etc. 

D. Lapierre. hotel. 

Stanbridge East.—H. C. Hall, tanneur. 

DECES. 

HoK'ick— W. S. Cunningham, mag. gnl. 
Quebec— Jos. Alexis Parent, entrep. 
P. H. CummiDg, ra. v. s. 
St Augustin — Atnanase Cantin, inst. 
agricoles. 

PROVINCE D'ONTARIO 



DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Aylmer — Copeland, Huffman & Mon- 
teith, inst. agricoles ; Copeland & Huff- 
man continuent 

Brigden— Sterling & Vizard, meuniers. 

Brockville — Saunders & Wiggins, Ing 
civils 

Guelph— Royal Carpet Co ; H. H. Bur- 
rows, continue seul. 

Silverwater — Morris & Gray, scierie ; 
Geo. Morris, continue seul. 

Thorold — Dobbie & Stewart, fondeurs. 

Trenton— Barber & Broach, nouv. 

NOUVELLES SOCIETES 

Clinton — Cooper Bros, scierie, ci- 
devant S. S. Cooper. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

Alexandria — Dame Ida McKay, hotel, 
succede a L. McKay. 



Gait — Gait Lumber Co, bois, succe- 
dent Leichman, Maundrell & Co. 

Gananoque — Wilbur Gray, Srurie, 
succede Wm Gray 

F. Labfdle, chauss. 

Glen Robertson— Leon Richer, tailleur 

Guelph— Harding Bros, liqueurs, suc- 
cedent J. Hallett. 

Ingersoll — C B Perry, photo, succede 
J A Armstrong. 

Kingston— F. M. Campbell, chapelier, 
succ. James Galloway, jr. 

Manitowaning— D. McDonald, hotel, 
succede Neil McDougall. 

Mattawa—S. Layette, liqueurs en 
gros, succede K. C. McDonald. 

Ottawa — Creamery Biscuit Works, 
fabr. biscuits, sue ede Gibson Mfg. Co. 

Lang & Kemp, nouv, 

Powassen — Hadwia & Strong, hotel, 
succedent John Robertson. 

Seaforth -W. Sadlier, Spicier, succ. 
Fred. Davis. 

Schemberg.—W- J. Harris, hotel, suc- 
cede H. J. Gibson 

St Thomas. — M. L. McCormick, tail- 
leur. 

Tilsonburg. — N. Leach & Son, confi- 
seurs, 8U3C. 0. G. Snell. 

Uphill. — John McLachlan, hotel, D. 
Mclntyre. 

Woodstock. — James McGee, sellier, 
succ. M. R. Collins. 

Wyoming. — J. Danby, hotel, succ. 
William Jennings. 

EN DIFFICULTES 

Belleville — S A. Hyman fourrures. 

Mattawa — P. A. Ferguson, mag. gnl. 

J. A. Larochelle, bjulanger. 

Mount Brydges— John Clark, chauss. 

Ottawa— Batterton Bros ,libraires,etc. 

Ponty Pool. — T. H. Williamson, mag. 
gnl. 

SmiWs Falls — G. A. Torrance, fer- 
blantier. 

CESSIONS. 

Albion Tp— John Nunn a W.T. Bailey 

Carleton Place — J. F. Sibbitt, hotel, a 
John McPherson 

Ghesley—J. F. Elliott, Spicier a Wm 
Elliott. 

Gait — John Stevens, fabr. biscuits a 
W.J. Millican. 

Havelock — Laing Bros, Spiciers ; a W. 
A. T. Campbell. 

Howick Tp.—B. Young, a D. D. San 
derson. 

Ingersoll— I. Coyne & Cie, nouv ; a 
Geo. Hayes. 

Moore— J. & A Watson, a II. J. Lea- 
cock. 

Norwich S —P. M. Addison, a R. A 
Howe. 

Owen Sound— Daniel McKenzie, car- 
rosner ; a G. S. Kilboum. 

Ottawa— A.dann & Hemphill, tailleurs, 
a C. B. Taggart. 

Orangeville— The McMaster Mfg. Co. 
Ltd, int. agricoles. 

Pembroke— Wm Angus, peintre, a An- 
drew Johnston. 

Port Arthur — Port Arthur Military 
Gymnasium As^. a J. T. Emmerson. 

Pickering Tp— Jas. Salton, a W. R. 
Mowbray. 

Port Colborne — John Lyndew, meu- 
bles, a D. Blackley. 

Richmond Hill — A. G. Elliott, mag. 
gnl. a Harold McMahon. 

Simcoe— Frank J. Brown, sellier, a W. 
F. Mickerson. 

SI. Catharines — R. Stanley, nouv., a 
Henry Barber & Co. 

Thornbury — Wm Green, mag. gnl ; a 
Henry Barber & Cie. 



Toronto— James Fairhead, glace ; a 
G M Gardner. 

G. E Gibbard, drogues, a Henry Bar- 
ber & Cie. 

Robert Heat, entrep ; a G. M. Gard- 
ner. 

Jas Bain & Son, libraires. 

James Loggie, nouv., a R. Tew. 

Windsor— Joseph Maisonville, hotel ; 
a R F. Sutherland. 

Woodville. — Angus Grant, chaus. ; a 
A. E. Staback. 

PONDS A VENDRE 

Amherstburg— Ellen M.Healey, chauss. 

Belleville— John Nicholson, Scurie. 

Brantford—R. R. Harris, vaisselle. 

Cardinal — Ca«selman & Co, Spiciers. 

Deseronto— D. W. Dart, meubles etc, 
encan 24 mars. 

Gait — Elisabeth Porteous, chauss., 
encan 24 mars. 

Guelph— Marshall & Lyon, objets 
fant. 

Luton — W. A. Bothwell, mag gnl. 

Meaford — John McDonald, mag. gnl. 

Milton— J . J. Dean, hotel. 

Mount Brydges — Bartlett & Robinson, 
mag gnl , encan 25 mars. 

Ottawa— George Peacock, fourrures. 

McKay & Co, tailleurs. 

Peterboro— Chas Legros, cigares etc. 

Port Elgin~E. Raymond, nouv , encan 
21 mars. 

Thornbury— S J. Hunt, voiturier. 

Toronto— The J. T. B Lee Co, agents. 

The McCrea, Hane s Co, medectnes. 

Wm Pearson, hardes, encan 25 mars. 

Vankleek H>ll—F. Routhier & Sons, 
fonderie. 

FONDS VENDUS 

Baden — N. Cressmann & Co., mag. 
gnl.. a 74c 

Bhievale—J. Pugh, Spicier, a R. G. 
Caseman. 

Bognor — E. F. Hemming, mag. gnl. 

Brantford — E. A. Grace, epicier, a 
Fred. C. Harp. 

Chatsworth — S. Foster, mag. gni., a 
42Je. 

Dundas— H. W. Ralph, drogues, a E. 
Scarlett 

Dunnville— Helen Lockie, mag. gnl, a 
M. E. & A. F. Waters. 

Elgin -D. A. Coons, drogues, a H. S 
Davison. 

Elmvale — John Middleton, prov., a 
G. F. Gardner. 

George Stephenson, farine, a J. H. 
McGuire. 

Elmira — G- Hornbergher, chauss. 

Hyde Park— A. McMurphy, mag. gnl.; 
a J. F. Reeves 

Kingston— J . Galloway jr, chapelier ; 
a F. M. Campbell. 

Lindsay — Graham & Co, epiciers. 

London— Thos. Brenton, meublier, etc. 

Meaford— T. Turner, Spicier, a G. 
Hair. 

Newmarket— C. S. McCauley, boulan- 
ger. 

Orillia — Harkness & Co, nouv , a R. O. 
Smith. 

Oshawa— W. M. Wightman, epicier, a 
58ic. 

Ottawa— George Ashfleld & Go, vais- 
selle, a 27fc. 

A. Allan & Cie. nouv, a Lang. Kemp a 
55c. 

Ouvry—F. Hughson, mag. gnl, a Gill. 

Park Hill—W. H. Bradden, boulan- 
ger, a James Clark. 

Peterboro— George McWilliams, mou- 
lin a vanner, a G. W. Green. 

Port Hope—G. E. Caldwell, boucher, 
a Barrowclough et Austin. 



LE PRIX COURANT 



115 



Port Rowan — A. Bradt, ferronnerie, a 
Joseph Pierce. 

Rodney — J. C. Whitney, icnprimeur. 

Seaford—A. Crozitr & Co, epicier a J. 
S. Crozier. 

Straffordvilte -Charles Hubbard, h6- 
tel, a A. Bartleit. 

St- Thomas— Charles McCorkell, bou- 
cher, a, James Land. 

Tilsonburg— Thomas White, a. C M. 
Brookfield. 

Toronto. -Mary B. Hall, epicier. 

Robert Dixon, mercerie, a 59c. 

Toronto Shoe Co , a 40c 

Geo. Woolson & Cie, bijoutiers. 

The Dithl Mfg Co. Ltd, manteaux de 
cheminee. 

The Brough Printing Co., a Louise G. 
(Dame H. B.J Brough. 

Wallaceburg — Annie McLean, modes. 

Watford — Thomas Crane, meubles. 

Yarmouth Centre — P. Binder, hotel, a 
Ed. Holden. 

CONCORDATS 

Brantford — Win. Grant, nouv. 

Brockville — White & Co., tailleurs : a 
50c. 

Dwight—E J. Gouldie, mag. gnl.; a 
70c. 

Ottawa— Philip O'Reilly, hardes; a 40c. 

Owen Sound— A. M. Anderson, chains. ; 
a 70c. 

Stratford— Jefferey Bros, fer ; a 35c. 

LNCENDIES. 

Emsdale — Geo. Murphy, barbier. 

Dame H. Morton, hotel. 

James (Jraig & Son, scierie etc. 

J. A. Macdonald, boucher. 

J. Moth, boulanger. 

Melbourne— Jos Lang, boucher. 

Onondaga— E. Harrison & Sons, meu- 
niers. 

Ottawa— W. Cunningham, Spicier. 

A. Major & Lafleur, e jiciers. 

Slattery & Torrance, bouchers. 

Port Hope— Sarah J. Buckle, fabr. de 
dentelles. 

Toronto — T. J. Best, hdtel, ass. 

W. Harris & Co, fabr de colle. 

DECES. 

Ivanhoe— W. B. Tanner, mag. gnl. 

Port Lambton—'N. Hall, mag. gnl. 

Sault Ste- Marie— F. W. Brown, inst. 
agri coles. 

Toronto— Elizabeth J. MacFarlane, 
h6tel. 

W. H Green, cheveux etc. 

NOUVELLE ECOSSE 

DISSOLUTIONS DE SOCIETES. 

Clemensport — Shaffner Bros, mag. gnl. 
Oxford — Wells & Amos, carrossiers ; 
H. A. Amos coniiaue eeul. 
Halifax — Kane. Plett & Co., nouv. 

NOUVELLES SOCIETES. 

Baddeck— Campbell Bros, mag. gnl.; 
John E. & Archibald J. Campbell. 

Halifax— A. M. Bell & Co , ferronne- 
rie ; A. M Bell & Arthur B. Wiswell. 

Halifax Cycle Co., H. F. Burton, A. M. 
Hoare et R. C. Archibald. 

Halifax Typewriter Co., H. F. Burton 
et A. M. Hoare. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

■4fttigorws/i— Catherine Wilmot, tail- 
leur. 

Bridgetown — Louisa Chute, mag. gul. 

Halifax — A. M. Bell & Oo, ferronnerie. 

Sherbrooke—W . L. Tate, forgeron, 
succede a son pere. 



Westville — McKay & McDonald, 
liqueurs, etc., succedent a Harvey & 
Flynn. 

CESSIONS 

Lower Stewiaeke—A. Bigelow & Son, 
bois &c. 

Oxford— J. Harry Treen, manuf, a 
Gay Thompson. 

Wilmot— Nathaniel Churchill, mag. 
gnl. 

Yarmouth— Daniel Sullivan & Co, 
tailleurs a Harry R. Moody. 

PONDS A VENDRE 

Windsor — W. A. De Wolfe, voitures. 

SN DIFFICULTES. 

Berwick— J. G. Clark, ferronnerie. 

FONDS VENDUS 

Hantsport—Hantiport Foundry & Ma- 
chine Co., a Wm S. Whitman 

Sydney — A. E. Keefe, fabr. boisso.is 
gazeuses, a D. J. Mclsaac. 

Port Morien — David McArel, mag. 
gnl. 

INCENDIES 

Halifax — Gordon & Keith, meubles, 
etc, ass. 

Dlle M. T. Conroy, nouv. ass. 

Dame A. O'Connor, modes, ass. 

F. A. Marr, modes, ass. 

A. T. Bouthillier, confiseur, a s 

Jas Burves & Sous, imprimeurs, ass. 

S. C. Ruggles, tailleur, ass. 

J. W. Lewis, birbier, ass. 

James Croskill & Sou, fabr. sirops, ass 

Halpern Copying Co, portraits, etc, ass 

Frank Reardon, peinture, ass 

Digby — R. P. Saunders, restaurant. 

Westville— L. H. Cummings, morcerie, 
ass. 

Westville PrebS, editeur, ass. 

DECES. 

Antigonish.— Vaioutine Cfiish dm, sel- 
lier. 
River John —Geo. Gordon, encanteur 
Sherbrooke. — W. F. Tate, forgeron. 
Wm. F. Tate, forgeron. 
Halifax— Dame Mary Lowrie, Spicier. 
Puywash — Ohas Greed, medecin. 



NOUVEAU BRUNSWICK 



DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Hartland — Richardson & Keith, mag. 
gnl. et bois. 

Campbellton — McKenzie & Mowatt, 
mag. gul. 

NOUVELLES SOCIETES 

St John— Butt & McCarthy, tailleurs ; 
J. H. Buttet Florence McCarthy. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

St John— Butt & McCarthy, tailleurs. 

CESSIONS. 

Moncton — C. J. Butcher & Co, inst. 
agricoles. 

St John — J. W. Ramsdell, cheveux. 

EN DIFFICULTES 

Moncton — J. W. Kaye, chauss. 
St John— J. F. Dean, epicier. 
Peter Sharkey & Son, hardes. 

FONDS A VENDRE 

St-John — J. J. Munro & Son, fabr. de 
valises etc. 

FONDS VENDUS 

Butternut Ridge— Havelock Mineral 
Springs Co, eaux gazeuses, a J.C.Mahon. 



St- John— Alex. L. Law, teinturier, a 
Jas. McAllister. 

Edmunston— J ameB Murchie & Sons, 
mas:, gnl a Murchie & Burpee 

Fredericton, Jonction—P. A. Nason, 
mag. gul., a, A. W. Hay. 

INCENDIES 

Sussex — Huestis & White, nouv., ass. 

Geo. Suffren, bijoutier, ass. 

John Thompson, tailleur. 

C. H. Fairweather, drogues. 

W. B. McKay & Cie, mag. gul. 

G. D. Martiu, bijoutier. 

DECES 

Fredericton— David Colwell, epicier. 
Newcastle— Wm Mason, mag. gnl. 



ILE DU PRINCE EDOUARD. 

NOUVELLES SOCIETES 

Summerside — Kogers, Green & Mont- 
gomery, mag. gnl.; A. C. Rogers, W. S. 
Green et H. H. Montgomery. 



TERRENEUVE. 

NOUVELLES SOCIETES 

St John— White & Jocylan, voitu- 
riers ; T. M. White et W. Jocylan. 



COLOMBIE ANGLAISE 

DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Victoria— J Horner & Co, nouv. 

Esquimault — Fuller & Goodwin, mag. 
gnl.; W. S. Goodwin continue seul. 

Kelowna — Bailey & Monford, bou- 
chers ; Bailey continue seul. 

Victoria— H.a,\\ & Penouf, epiciers ; F. 
J. Hall continue 

Hutbtx- & Doxon, buvette ; Hutber 
continue. 

H.T.Cole, hotel, sucede Barrett & 
Simpson. 

Vernon — Vernon News Publishing Co; 
W. J. Harber se retire. 

Cody Creek — Thos. L^vi, hdtel. 

Fortsteel — A. Morin, hdtel. succeie R. 
D. Mathers. 

Grand Forks— Chas. Vanness, hotel. 

Vancouver — Kelly, Douglas & Cie, 
Epiciers en gros. 

Ramsay Bros Co Ltd, confiseur en 
gros. 

Dickenson & Brown, epiciers etc." 

J. B. Harris, h6tel. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS 

Karnloops— Dupout & Cornish, hott 1. 

Kaslo— E. Cummings, h6tel. 

Nelson -Geo. Bigelow & Cie, mag.gnl. 

Mallette & Peterson, hotel. 

Hyde, Titsworth & Co. , prov. etc. 

Ros land — Ward & Co, hotel, succe- 
dent Ward, O'Connell & Co. 

Thos. Hulme, nouv. 

Crescent Dry Goods Co. 

Trail— Wm. Hudam, billards. 

J. Reith & Cie epiciers etc. 

Victoria— Y ttea & Englehardt, cour- 
tiers, H M, Yates et A. F. Englehardt. 

CESSIONS. 

Vancouver— A. J. Sharp & Co, tail- 
leurs, a J. W. Weart. 
F. J. Paintou & Cie, inst. musique. 
Vernon— J. S. Donaldson, drogues. 

FONDS VENDUS 

Nanaimo—M. R. Counter, bijoutier ; 
a Wm. S Stewart. 

Rossland — John Keefer, tabacs. 

Wadds & Grant, libraires ; a J. E. 
Saucier. 



116 



LE PRIX COURANT 



Sandon— Currie & Clemes, bois. 

Vancouver— Leatherdale & Co., ven- 
tures ; a Rose Bros. _ 

J. G. Hutchinson & Co., gpiciers ; a 
B. C Supply Co. 

PONDS A VENDRE. 

Kamloops— Inland Sentinel Printing 
& Pub. Co., a Wm Baillie. 

A. H. Bain, fruits, a N. J. Xopkins. 
E. Fletcher, const, de nav. 
Vancouver.— V- Maeea, Spicier. 
Nicola Cattle Co, bouchers, a W. H. 

Victoria.— Perry & Turner, poeles. 

B. Rebuchie. fruits. 

Victoria— Wm McCurrach, forgeron, 
Wm Bendall. 

EN DIFFICULTIES 

Cocnichan— Dlle C. Ordano, nouv. 
Nanaimo— Sloan & Scott, nouv., etc. 
Vancouver— W. A. Grant, scierie. 

INCENDIES 

Hastings— McNair,raoulin a bardeaux. 

DECES. 

Victoria— Wm Sills, hotel. 



MANITOBA ET TERRITOIRES 

DISSOLUTIONS DE SOCIETES 

Brandon.— McKenzie & Russell, car- 
rossiers. 

McKenzie & Russell, forgerons. 

Calgary— Van Wnrt & Livingstone, 
bos, J. S. G. Van Wart continue seul. 

Edmonton.— Fraspr et McKeman, bois; 
James McKeman, continue seul. 

South Edmonton.— Moen & Anderson, 
mag. gnl. 

NOUVEAUX ETABLISSEMENTS. 

Brandon— J. S. Andrews, march, tail- 
leu r. 
Phillips & McKenzie, carrossiers. 
Hartney— Geo. Hartley, boucher. 
Oak Lane— W. A. Clow, boueher. 
Pitot Mount- Hunter & Moore, mag. 

Regina— H. C Lawson, ecurie. 

D. J. McKenzie, chauss. 

Reston-Q. S. Munroe, mag. gnl. 

Tre/ter?ie-Fred. Rockett, confiseur. 

Virden— Ed. Landton, farines, etc. 

Winnipeg— Walker & Templeton, fer- 
ronnerie. 

Arden—B. Vanblaricon, ferronnerie. 

Carroll— Isaiah Stiuson, nouv. 

Holland— McLachlan & Burton, mug. 
gnl. 

Miami— Blanch ard & Cie, banquiers. 

Regina— D. J. McKenzie, chauss. 

Winnipeg— Chester Seed Co. 

FONDS VENDUS. 

Brandon— Brandon Machine Works 
Co, a T. S. Matheson. 

Hartney— J. W. Barter, boucher. 

J. H pkins & Co, mag. gnl., a H. C. 
Hamelin Lander. 

Rcston— Wilcox & Ramsay, mag. gnl. 

Minnedosa— James Murphq, forgeron, 
a Hngh Steele. 

Whitcwood— Hunter & Malonck, 6cu- 
rie. 

Winnipeg— 3. P. Keeler, barbier. 

J. P. Keeler, tabacs, etc, a S. G. Gi- 
roux. 

CESSIONS. 

Regina— Mowatt Bros & Baxter, mag. 
gnl. 

FONDS A VENDEE 

Fort Qu'Appclle— Albert Iredalf, mag 
gnl. 16 mars. 



Minnedosa— Succ. G. A. Hogarth, 
nouv. 

Edmonton— John Cameron, mag gnl. 

Manitou— J O Saunders, frnits, etc. 

Minnedosa — R. J. Spratt & Co, mag. 
gnl. 

Winnipeg — John Woodcutter, buan- 
derie. 

INCENDIES. 

Brandon— T. M. Percival, Spicier, ass. 
Parish & Lindsay, prov., as->. 
Prince Albert— T. E. Baker, entrep. 
Anthracite.— Garratt Keefe, hotel. 
Belmont— J. Lyons' boncher. 
F. H. Joslyn, confiseur. 

DECES 

Winnipeg— H. G. L Pulford, meubles. 
Morley— Jas. Scott de Leeson & Scott, 
mag. gnl. 

CONCORDATS 

Minnedosa— Geo. A. Hogarth, mag. 
gnl, a 40c. 

M. Charles McKercher, commis-voya- 
geur de Montreal, vieut de prendre 
deux poursuites contre la Banque du 
Peuple, l'une au montant de $397,982.35 
et l'autre au montant de $150,000. 

Le demandeur est l'un des crSanciers 
de la maison Michel Lefebvre et Cie et 
il reclame Pannulation des hypotheques 
consenties par cette derniere a la de- 
fenderesse. 



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Marchand de tabac, No 2335 rue Ste-Catherine, 
Montreal, Failli. 



Les soussignes vendront a l'encan public en BLOC 

Mardi, le 24 Mars 1896, a 11 hrs. a.m , 

a leur salle d'encan. No 69 rue St-Jacques, tout 
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Le magasin sera ouvert pour l'inspection du 
stock, Lundi, le 23 mars courant. 
Pour autres informations, s'adresser a 

CHS. DESMARTEAU, Curateur, 

1598 rue Notre-Dame, Montrea 1 . 
MARCOTTE FRERE3, encanteurs. 



A VIS DE FAILLITE 
f\ Dans l'affaire de 

MELASIPPE ATJCLAIR, 

Cultivateur ct commereant du village de Saint- 
Vincent de Paul, comte de Laval, P.Q. 

X AILLI. 



Les soussignes vendront a l'encan public, en de- 
tail, sur les lieux, en baut du village, pres de la 
barri6re, 

Vendredi, le 27 mars 1896, a 10 hrs A.M. 

Tout le roulant appartenant a la faillite du susdit 
constant en un moulin a battre (Il^ier) Moulin 
afauchcr, Rateau, Crib, Semeuse, Herses, Char- 
rues Express Tombereau, Berlot Suisse Traines, 
Bobsleighs, Voitures de promenade, Attelages 
fines et de travail, 1 chaudron a Sucre, 2 beaux 
noulins noirs, 12 vaches et genisses, cochons, etc. 

Pour plus amplcs informations et conditions de 
la vente, s'adresser a 

CHARLES DESMARTEAU. 
Curateur . 
1598, rue Notre-Dame, Montreal. 

MARCOTTE FRERES. Encanteurs. 



LE PRIX COURANT 



117 



NOTES SPECIALES 

Voici le moment de s'approvisionner 
en catsup de la Pure Gold Mfg Co. Avec 
le printemps, l'appetit est endormi, il 
faut la rSveiller. 



Le cafe" parisieu en pots a cafe" mis sur 
notre marche par la Pure Gold Mfg Co , 
la semaine derniere, se vend tr£s rapi- 
dement. On le trouve chez tous les 6pi- 
ciers de gros. 

MM. Rom6o Provost & Cie, comp- 
tables, auditeurs, curateurs, commis- 
saires, font une sp6cialit6 de liquida- 
tion de faillites. Argent a. preter. 

Ghambres Nos 6 et 7, batisse " New- 
York Life," Montreal. 



La Sunlight Soap Co. n'emploie pas 
moins de 2,000 ouvriers pour fabriquer 
son savon. Toutes les 15 minutes, il est 
fabrique plus d'un mille en longueur de 
barres de savon dans les ateliers de la 
"Sunlight." Evidemment, ce ne peut 
etre un savon commun qui ait pu ac- 
qugrir une telle demande de la part du 
public. Cependant nos lecteurs peuvent 
acheter ce savon au prix du savon com- 
mun. La vente incroyable du " Sun- 
light " est egalement due a son bon 
marche et a son excellente quality. 



NOTES COMMERCIALES 

On se prepare, a la campagne, a la 
rficolte du Sucre durable, que tout fait 
espfirer devoir etre considerable, on 
a deja commence a entailler les arbres 
et il paraitrait mgme qu'on a commence 
a rgcolter a St-Joachim. 



M. Emile Galibert, marchand de cuirs 
et peaux, de Montreal, et ancien presi- 
dent de la Chambre.de commerce fran- 
caise de notre ville, part par le steamer 
■' La Touraine " et va passer quatre 
mois en France. Nous lui souhaitons un 
excellent voyage et un bon retour par- 
mi nous. 

Depuis lundi de cette semaine, la 
vente des fourrures de laBaied'Hudson 
a commenc6e. Le renard argents, le 
renard croise" et le renard rouge ont de- 
cling de 30 p.c. ; le renard bleu de 40 p.c 
et le renard blanc de 50 p c. sur les prix 
pratiques en 1895. Les fourrures de 
martre ont augmente de 10 p.c , de lou- 
tre de 7£ p.c. et le p6can egalement de 
7J p.c. sur les prix de l'annee derniere. 



Nous lipons dans Le Phosphate : 

Le port de Dunkerque sera prochai- 
nement dote d'une ligne directe et re- 
guliere de vapeurs entre Dunkerque et 
le Canada avec escales a Saint Pierre - 
Miquelon. 

C'est a la maison Walbaum et Tosetti 
que nous devons cette heureuse inno- 
vation. 

Les vapeurs de cette ligne navigue- 
ront " sous pavilion francais." En at- 
tendant que les formalites necessaires 
soient ac:«.omplies, le premier depart, 
qui, sauf empechement iinpr6vu, est 
fix6 au 11 avril prochain, aura lieu par 
le vapeur de premiere classe Sarnia, 
jaugeant 3,728 tx, de la Furness Line. 

Ce paquebot de premiere marche est 
instalie pour le transport des voyageurs 
de ire, 2e classe et emigrants. 



L'assembiee annuelle de la Canadian 
Canned Goods Association a eu lieu 
jeudi dernier a Toronto, sous la pr6si- 
dence de M. Boulter. Les membres de 
l'Association etaient venus en grand 
nombre. Parlant des affaires de l'annee 
expiree, M. Boulter dit que les vente3 
ont et6 tres fortes, mais que les prix ont 
6te bas ; neanmoins il n'y avait pas trop 
lieu de se plaindre en egard a la forte 
concurrence. Toutes les conserves cou- 
rantes, telles que bie-d'inde, pois et to- 
mates sont vendues, il reste encore 
quelques conserves de fruits ; mais si 
peu, qu'il est inutile d'en parler. La 
perspective pour l'annee nouvelle, con- 
tinue M. Boulter, est brillante et il est 
une chose que nous pouvons dire avec 
une certaine assurance : " Nous n'atten- 
dons aucune avance dans les prix." 



PETITES NOTES 

La long6vite des oiseaux : Le roitelet 
vit trois ans ; la grive et la poule do- 
mestique, une dizaine d'annees ; le 
rouge gorge, i'alouette et le merle, 
douze ans ; le rossignol, dix-huit ans ; 
le pigeon, de vingt- a vingt-trois ans ; 
le serin, la grue et le paon, vingt-quatre 
ans ; l'oie, cinquante ans ; le perroquet, 
soixante ; enfin l'aigle, le corbeau et le 
cygne peuvent devenir centenaires. 



Bien souvent il arrive que l'on est tres 
embarra8se pour reconnaitre dans un 
couple de pigeons le male de la femelle. 

II est employe le moyen suivant pour 
pigeons, tourterelles et autres de meme 
espece. 

II s'agit de prendre le volatile par les 
deux pattes et dans cette position lui 
tirerle bee; s'il met la queue en bas, 
c'est le male ; la queue en Pair, c'est la 
femelle. Ce moyen a toujours reuesi. 



Lorsqu'on veut conserver en bon etat 
des chaussures que l'on ne porte pas 
d'une facon frequente ou que l'on i*e 
porte pas du tout, les chaussures de 
reserve, on peut les huiler ou les grais- 
ser. Mais on obtientun resultat meilleur 
encore et plus propre en les enduisant 
de glycerine : non seulement la glyc 6- 
rine conserve le cuir, mais encore elle 
l'ameiiore lorsque cuir et glycerine sont 
de bonne qualite. 

Un recueil contenant cent cinquante- 
trois mille quatre cent trente et une 
chan&ons est une chose assez rare pour 
qu'on la signale. II parait qu'on vient 
d'entreprendre en Russie, a Mitau, la 
publication de toutes les chansons na- 
tionales de la Lithuaiye ; ce travail sera 
colossal, car il comprendra le nombre 
fantastique de chansons que nous avons 
cite plus haut. On dit que la publica- 
tion en demandera plusieurs anneea ■. il 
n'y a rien la qui puise etonner. 



Le lait absorbe les odeurs avec une 
rapidite extraordinaire : c'est une chose 
bonne a signaler aux menageres et une 
particularite curieuse a connaitre pour 
tous- Si l'on place une tasse de lait 
aupres d'un recipient contenant de la 
terebenthine, immediatement il prend 
cette odeur caracteristique ; il en est 
de meme pour le tabac, la paraffiae, le 
camphre, et en general, toutes les subs- 
tances medicales. On comprend des 
lore pourquoi il doit etre interdit de 
boire du lait qui ait sejourne dans une 
chambre de malade. 



D'aprSs le British Museum de Lon- 
dres, une soci6te anonyme au capital 
de 10,000 livres sterling, a ete formee 
dernierement a Brisbane (Queensland] 
dans le but d'installer, dans cette ville, 
une exposition internal ionale, indus- 
trielle, scientifique et artistique. 

Cette exposition, dont l'ouverture de- 
vait avoir lieu en 1896, ne se fera qu en 
1897 ; l'entreprise a pour principal pro- 
moteur M. Jules Joubert, qui a deja 
organise l'exposition de Tasmanie. 

Pour tous renseignernents, s'adresser 
aux bureaux de la Compagnie, Courier- 
Buildings, rue Queen, a Brisbane. 

Voulez-vous fabriquer un papier qui 
s'enflamme a, la moindre etincelle, au- 
trement dit un papier amadou : cela 
vous permettra de jouer uu tour a un 
ami et de jouir de sa surprise, oud'allu- 
mer du feu en plein air sans difficuke. 
Rien n'est plus simple. Vous faite chauf- 
fer dans une pinte d'eau une livre d'a- 
cetate de plonib et 2 ozs. de salpetre, et 
quaud ce bain est bien chaud, en le 
maintenant toujours a cette meme tem- 
perature, vous y faites baigner, une 
heure durant, des bandes de papier non 
colie. Une fois retirees, on les fait s6- 
cher sur des cordes tendues et on les 
garde en lieu sec : on a aintii d'excel- 
lent papier amadou. Bien entendu, il 
ne faut pas oublier que l'acetate de 
plomb est un poison, et que le salpetre 
s'enflamme aisemeut. 



On rappelle souvent le tour de presti- 
digitation des fainrs indiens, qui con- 
siste a faire pousser devant les yeux des 
spectateurs, une plaute qu'on a semee 
a l'instant meme; il s'agit la simple- 
ment d'une supercherie fort habilement 
presentee. Mais on peut obtenir un re- 
sultat bien etonnant dans le mgme ordre 
d'idees, quoique moins merveilleux na- 
turellement, au moyen d'une recette 
qu'on recommande pour faire pousser 
presque instantanement des graines de 
salade. 

Prenez deux parties d'unebonce terre 
riche et aj mtez-y une partie de chaux 
teinte ; puis deposez dans ce melange 
des graiuts de salade que vous aurez 
pr6alablement bien fdit tremper dans 
de l'alcool. Si vous venez ensuite a ar- 
roser ce sol artificiel, les graines germe- 
ront pour ainsi dire instantanement et 
la plante sortira bientot. 

Le cab, on ne sait trop pourquoi, est 
la voiture favorite ; il est pourtant as- 
sez disgracieux, il est peu facile d'y 
monter sans ee salir aux roues, on y est 
un peu emprisonn6 corume dans une 
boiie. N'empeche que l'on ne pourrait 
comprendre Londres sans cabs : aussi 
ne faut-il pas s'etonner si l'on vient de 
lancer dans les rues de la cite une va- 
ried nouvelle de ce genre de vehicule ; 
c'est le cab tricycle. 

Supposez un tricycle robuste plus al- 
longe que d'ordinaire ; la selle est trds 
sur l'avant et sur lesessieux del'arridre 
repose une caisse de cib, avec sa forme 
caracteristique en chaise a porteurs de- 
form6e. Eu outre, derriere la caisse, est 
disposee une autre selle surelevee, avec 
des pedales agissaut sur les essieux. Le 
promeneur, l'heureux possesseur de ce 
v6hicule rnonte dans sa caisse noire, 
tandis que sur chacune des selles un 
domestique s'assied et se met a. pedaler, 
le domestique de devant gouvernant 
l'equipage. 

On ne nous dit pas a quelle vitesse 
marche le cab-tricycle ? 



] IS 



LE PRIX COURANT 



Ohronique de Quebec 

Mercredi, 18 mars 1896. 

II se fait deja un remue-menage con- 
siderable en vue de l'gtablissement de 
nouvelles maisons d'affaires pour le 
printemps. Le changement dans la nou- 
veaut6 ne sera pas sensible. Nous aimons 
mienx eela. Sans douti, l'ambitioa legi- 
time de prosperer et de devenir patron, 
apre9 avoir 6te de longues aanees sous 
un autre, est de nature a faire naitre 
chez juelques-uus le desir de tentsr la 
fortune pour leur cooapte. 

Maid la nouveaute est; un genre d'af- 
faires^ la concurrence est aujourd'hui 
tres forte, le benefice tres petit, et le ca- 
pital investi doit eire tres eleve : toutes 
ces choses murement pes^es, joiutes a 
l'6tat pr6caire du commerce, auront 
pour etfet d'euapecher des hommes de 
m6rite, du reste, de se lancer a la tete 
d'entreprise trop risque s. Nous la-* en 
felicitous tout en depioraut qu'il n'y ait 
pas lieu, pour le moment d'agrandir de 
ce cote le cercle des operations. II y a 
tant de malbeureux jeune gens qui out 
perdu leur avenir pour avoir trop 
compte sur leur courage et sur le credit. 

D'un autre cote, nous constatons que 
l'gpicerie comptera quelques patrons de 
plus daus les divers quartiers de la ville 
Nous ne voulons certes pas decourager 
les nouveau venus qui, eu definitive, ont 
droit comme tout le monde a leur part 
de patronage, nous leur dirons seule- 
ment de ne pas e faire d'lllusi >n, d'etre 
prudents dans leurs achats, soigneux 
dans leurd 6talages, economes et vigi- 
lents et surtout defiants dans le choix 
de la clientele et daus l'ouverture des 



comptesa credit. Le credit est l'ecueil 
des commercauts : qu'ils sachent l'6vi- 
ter s'ils ne veulent s'y briser a jamais. 

Le commerce de la semaine a 6t6 ga- 
che par les exces de neige qu'a rendu 
les chemins a peu pres impraticables. 
Le mois de mars aura et6, a ce point de 
vue, le plus d6*avantageux de la saison 
Daus les eoiceries les nrix ont peu 
change. 

BPICERIES 

Sucres : Bruu, 3|c ; jaunes, 4 a 4£c; 
Powdered, 5£c ; extra ground, 6}c ; gra- 
nule qrt, 4£ a 5 i ; " Paris lump" qrt, 6^c 

Sirops: ' Barbados, "34 a 35c ;" Porto - 
Rico," 33 a 34c ; " Neuvitor," 40 J ; Nou- 
velle-Orlgans, 25 a 30c. 

Conserves en boites : Saumon, $1 50 a 
$1.60; Homard, $2 00 a $2.25 ; Pois, 95c 
a $1 ; Ble-d'inde, 85 a 95 ; Sardines do- 
mestiques, \ boite, 5c ; do, impjrtees, h 
baite 10 a 12c. 

Soda a laver, de 80 a 90c; do a pate, 
$2 40 ; Empois No 1, 4£c ; do, sa tin, 7£c ; 
caustique casse, $2.50 a $2 75 ; Gros 
Drums, 2 a 2Jc. 

Allumettes: Cartes, $3 00; Telegraph, 
$3.75; Telephone, $3 50 ; Domini a i, Levis 
et R >yal, $2.00; Dominion Extra, $2.50; 
Phconix, $2.75. 

Huile de charbon : Canadienn ■, 14i a 
15c; Arn6ricaiue, 21c gal.; HuHe noire, 
S£c gal ; Coal Tar, $3 le qrt ; Huile a 
machine, 20c gal ; Huile de morue 32\ a 
33o gal ; Huile de Loup-Marin 324 a 33e. 

Raisins : Valence, '' fine off stalk" 5 
a5sc ; do, Selected, 5^c ; do, Layers, 6c ; 
Currants, 4c ; do, extra, 5c, Caiifornie, 
3 couronnes, 5 a 5|c ; Caiifornie, 2 cou- 
ronues, 4£c. 



FAKINES, GRAINS ET PROVISIONS. 

Farines (en poche) : Patente, $1.90 a 
$2.20 ; Porte de boulanger, $2.00 a $2.10 ; 
S. Roller, $1 90 a $2.00 ; Extra, $1.65 a 
$1.75; ^uperfiue, $1.40 a $145; Com- 
mune, $1.35 a $1.40. 

Farines en baril : Farine (patente,) 
$3 90 a $4.50 ; Farine de cylindre, $3.90 a 
$4.10; Extra, $3 60 a $3.70; Superfine, 
$3 00 a $3 10 

Lard : Short Cut, $15.00 a $16.00. Lard 
en c irca^se 5 a 5^c 

Saindoux : Pur, $1.90 a 2700 le seau. 
Compose, $1 30 a $1.40. 

Beurre : de cremerie 18 a 19c ; de la 
ferme No 1, 12 a 13c ; do marchand, lie. 

Poisson : Morue No 1, $4 75 a $5 00 ; 
do No 2 $3 50 a $3.75; saumon No 1 
$18.00; No 2 $15.50; Hareng No 1, $4 75 
a $5.00 ; aiguille 5c a5|c ; truite $8 a $9. 

Grains : Avoine Ontario par 34 lbs 34 a 
35c; avoine de province, 32 a 34c; gru, 
$1.10 a $1.20; bl6 d'lnde jaune, 50o ; 
do moulu, $1.00 a $1.10; orge, 60 a 70c 
Pot Barley, $1.65 a $1.75 ; son, 75 a 8 >c 

Ce n'est pas un mystere pour persoDne 
que la construction a et6 a peu pres 
nulle a Quebec cet hiver. En revanche, 
quelques entreprises sont deja e i cours 
d'execution et l'on en signals plusieurs 
autres qui vont prochainement etre 
poussees avec rapidite. Le reveil se fait 
deja. 11 y a a espgrer que les batiments 
ngcessaires aux refrige>ateurs seront 
bientot localises et coustruits pjur etre 
utilises des la saison d'ete\ 

C'est une amelioration qui s'impose. 
Des exporta eurs de beurre du comte 
de l'Islet, bien en baa de Quebec, se 
plaignent qu'ils sont obliges d'expgdier 
leurs produits a Montreal pour les fins 




DE DEMENAGEMENT 



= ? 



Ill 

Hi 
fli 

iHH 



Vu l'espace retreci que nous avons pour repondre d'une 
maniere satisfaisante, aux affaires toujours croissantes ; nous 
avons ete force de louer un local plus vaste que celui que 
nous avons oecupe depuis les cinq dernieres annees. 

Nous avons, en consequence, transpbrte notre magasin 



AU 



113, COTE De la MONTAGNE || 



COIN DE LA RUE NOTRE-DAME 



oil nous an runs un espace sufrisant pour repondre a nos 
affaires d'une maniere plus satisfaisante que par le passe, 
et oil nous esperons avoir l'lionneur d'une visite de nos 
nombreux clients. 



Campbell & Brodie, - Quebec 



LE PRIX COURANT 



119 



de leur commerce europeen, parcequ'il 
n'existe pas d'entrepdts convenables 
dans notre ville. Maintenant que la 
compagnie r£cemment form6e a cet 
efifet, a obtenu une exemption de dix 
annees de taxes, rien n'empechequ'elle 
se mette a l'o3uvre sans retard. L'indus- 
trie seule du beurre et du fromage don- 
nera un appoint considerable, car elle 
va se devveloppant de plus en plus dans 
toute notre region. 

Pour n'en citer qu'un exemple, la 
beurrerie de Sainte-Foye — l'une des 
plus renommees duvoisinage de Quebec 
ou elle vend ses produits— a fabrique' 
113,500 livres de beurre et rapport6 a ses 
patrons $20,484.20, soit une moyenne de 
19 2/10 centins la livre, et 16 p. c. sur le 
capital investi dans l'entreprise 

A la suite d'une entente, la compagnie 
du Grand Tronc exp6die tout son fret 
sur Montreal par voie du C. P. R.; c'est 
un supplement de travail pour nos ma- 
noeuvres et cela doit se continuer, dit- 
on, duraut toute la prochaine saison. 

L'audace de certaines gens semble ne 
pas avoir de limite. L'annee derniere, 
c'6tait un sergent de Police, qu'un acci- 
dent r€v61ait etre un fabricant de whis- 
key en plein centre de la ville. Cette 
semaine, c'est un citoyen repute" hono- 
rable qui est surpris en flagrant delit de 
distillation illicite, ggalement dans un 
quartier populeux. Voila des faits plus 
graves qu'on ne le pense, car ils suppo- 
sent la complicity des marchands sous 
lesquels I'ficoulement serait impossible. 
Cet 6tat de choses n'est pas tolerable, 
en ce sens qu'il est une cause de ruine 
pour le8 particuliers et pour la ville. 



C'est le temps de dire Honesty is the 
best policy. 

Les eDtreprises publiques semblent 
tirer un peu de l'aile. Les travaux de 
l'H6tel-de-Ville,par exemple, ont €prou- 
v6 certains retards ; il y a m§me eu des 
protets signifies a la corporation de la 
part de quelques-uns des entrepreneurs. 
Avec la meilleure volonte du monde ces 
contre temps arrivent, mai 3 ils n'en 
sont pas moins a regretter dans l'int<5- 
r§t des ouvriers. 

Quant a l'Electrique, la presse locale 
prepare officieusement l'opinion, ce 
semble, a une extension de d61ai en fa- 
vour de la compagnie contractante. 

On donne pour cause les bruits de 
guerre aux Etats-Unis,la crue des eaux, 
la maladie d'un ing6nieur, etc. Pour 
n'etre pas tax6 d'exageration, nous ex- 
trayons d'un journal quotidien de cette 
ville, le texte mgme qui suit : 

" Lfs travaux de construction de l'E- 
lectrique commenceront-ils ce prin- 
temps ? C'est la question que tout le 
monde se pose. 

Une personne bien renseign6e avec 
qui nous en parlions ce matin, nous dit 
savoir que les n6gociations i. cette fin, 
ont les plus grandes chances de r^ussite 
et que If 8 bruits de guerre seuls ont 
tant retarde - la conclut-ion de l'affaire 

La corporation, dit on. serait dispo- 
see a accorder un dejlai de quelques se- 
mainea, pourvu qu'on lui donne la cer- 
titude que les travaux seront ensuite 
pousses vigoureusement. 

Les sp^culateurs escompte deja l'aug- 
mentation que donnerait un Electrique 
a la propriety Plusieurs proprietaires 
avoisinant les usines de la compagnie 



de lumiejre Electrique ont recu des offree 
fort allechantes." Encore une foisnous 
prions le conseil de ville de donner a 
cette question son attention immediate. 

II a 6teS decide apres mure delibera- 
tion, que l'Electrique etait une des 
ameliorations urgentes, les contrats 
sont signes et les travaux doivent com- 
mender en avril. Les ouvriers de Que- 
bec attendent avec anxi6t£. 

Le conseil et-t tenu de donner des ex- 
plications qui aient un caractere officiel 
et dissipent les bruits facheux qui cir- 
culent. Le nouveau et actif president 
du comity des cheminj, M. l'^chevin 
Roy, verra sans doute a saisir le conseil 
de cette question qui est la plus actuelle 
et la plus passionnante pour Quebec. 

L. D 

Ventes enregistrees 
de Quebec. 

Pendant la semaine terminee le 
14 mars 1896. 

QUARTIER ST LOUIS 

RueSte-Ursule. Lot 2665, avec batis- 
ses, terrain 72 x 23. Percy Gilmour Mc- 
Donnell et al a Francois-Xavier Drouin; 
$1910 [95823]. 

QUARTIER ST-ROCH 

Rue de la Reine. Lots 723 et 723 a, 
avec maison a deux Stages, etc., ter- 
rains, le ler 79 4 x 49 et le 2d 51.8 x 62. 
William Simons a William Murphy ; 
$1250 [95828]. 

Rue de la Reine. Lot 671 E, avec ba- 
tisses, terrain 2622 pieds en superficie. 



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colporte par les villes et les canipagnes, se servant de notre nom 

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pas vous laisser tromper par cet intrus qui sera bientot en prison . . 



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David Marier ; $880 [95849]. 

QUARTIER MONTCALM 

Rue Scott. Lot 4395, avec maison, etc, 
terrain, 35 x T4. Richard Turner a Ben- 
jamin A. Turner ; $900 [95844]. 

ST-SAUVEUR 

Lots 2398-1 et 2399-1, avec batisses, 
terrain, 2 arp. x 30 arp. James McCaf- 
frey, esqual a Joseph O'Neil ; $3751 
[95856]. 

Rue Morin. Lot 921, avec maison, etc, 
terrain, 23 x 60. L'Hotel-Dieu du Sacr6- 
Cceur et al a Remi Fortin ; $200 [95870]. 

BEAUPORT 

Partie du lot 697, avec maison, etc, 
terrain, 40 x 60. Alfred Pepin a Joseph 
Poulin ; $50 [95816]. 

Lot 107, avec maison, etc., terrain, 2 
pchs 12 pieds x 4 pchs 12 pds. Napoleen 
MercieraTheophile Clauch; $325. [9584'i] 

8T-GABRIEL 

Lot 146 et partie du lot 145, avec ba- 
tisses, terrains, le ler 5 arp. en super- 
ficie et le 2e 1\ arp. en supercie. George 
M. Fairchild. senior, a James Goodfel- 
low et al. ; $1,500. [95821] 

CHARLESBOURG 

Lots 745b, 746b et partiedu lot 822, 
avec batisses. Mme Vve Joseph Pris- 
que Bouret et al. a Ferdinand Bouret ; 
$2313.51 [95861] 

ST-AMBROISE 

Lot 363 (terre a bois), 7i pchs x 9 arp. 
Jean-Baptiste Duchesneau a Jules Fa- 
lardeau $22 [95865]. 

Partie du lot 195, avec batisses, ter- 
rain 1 arp., 5 pchs 9 pds x 30 arp. Felix 
Daigle a Jean Magnan ; $150 [95871]. 



La semaine dernierea eulieu l'assem- 
bl6e annuelle de la Consumer's Cordage 
Coy, l'ancien bureau des Directeurs a 
ete r6elu pour l'annee courante. Les rap- 
ports pr6sent6s montrent un 6tat satis- 
faisant des affaires. 



VENTES PAR LE SHERIF 

Semaine du 23 au 28 mars 1896. 

DISTRICT D'ARTHABASKA 

H. M. Price vs Alf. Daigle et al. 

St MSdard de Warwick. — lo Lot No 
13 du ler rang du canton de Tingwick, 
partie de la subd. du No Off. 55 du ca- 
dastre du dit canton 

2o Lot off No 48 du cadastre du mgme 
canton avec batisses et moulin a farine 
etc., avec meubles, machineries et ou- 
tils du moulin, le pouvoir d'eau et la 
chaussee. 

3o Partie du lot off. No 58 du cadastre 
du meme canton. 

Vente le 26 mars a 10 h. a. m., a la 
porte de l'eglise de St-Medard de War- 
wick. 

Geo* Jer. Pacaud vs David Beaudoin 
pere et al. 

St Eusebe de Stan fold. — Terre 6tant 
le tiers sud-ouest du No 23 du 9e rang 
de Stanfold avec batisses. 

Vente, le 27 mars, a 1 h p. m., a la 
porte de l'eglise de St-Busebe de Stan- 
fold. 

DISTRICT DE BEDFORD 

W. O. Smith vs Hyac. Trudeau 

Ste- Pudentienne. — lo. Morcean de 
terre, partie du No 3 du livre offl. de 
Ste-Pudentienne. 

2o. Partie dn lot No 2 et 3o. partie du 
No 5. 

Vente, le 26 mars, a 10 h. a.m. a la 
porte de l'eglise de Ste-Pudentienne. 

DISTRICT DE CHICOUTIMI 

Dme Flavie Racine vs Wm. Grant 

Ghicoutimi. — Jouissance.et usufruit, la 
vie durant de Wm Grant d'une terre du 
lie rang sud-ouest du chemin Syden- 
ham mesurant environ 6 arpents et 9 
perches de front sur environ 35 arpents 
de profondeur. 

Vente. le 23 mars, a 11 h. a.m., au pa- 
lais de justice, a Chicoutimi. 



DISTRICT DE MONTREAL. 

Philomene Lortie vs Max. Prud'homme 

Montreal. — lo. Lot de terre faisant 
partie du lot off. No 180 de la mun. de 
la paroisse de Montreal, avenue Pru- 
d'homme, 200 pds, 7 pees sur 93 pds, 6 
pees, avec maison et autres batisses. 

2o. Moitie indivise dun lot de terre 
faisant partie du lot off. ci-dessas, No 
180 de la mun. de la paroisse de Mont- 
real. 

Vente, le 23 mars, a 10 h. a.m. au bu- 
reau du Sharif de Montreal 

DISTRICT DE PONTIAC 

Bque des Marchands du Canada 
vs Cam. Turpain. 

Bryson. — Morceau de terre connu 
sous le No 3. dans le 2e rang du canton 
de l'lle au Calumet contenant environ 
136 acres, avec maison, grange et autres 
batisses. 

Vente, le 24 mars, a 11 h. a. m., au bu- 
reau du Sh6rif a Bryson. 

Cath. McDonnell vs Ann Strutt. 

Bryson. — lo Moitie N. E. du lot No 4 ; 
environ 108 acres et 8 vergees. 2o r6sidu 
S. E. du lot No 5 ; environ 248 acres. 3o 
partie N. E. du lot No 5 ; environ 100 
acres. 4o moitie' S. O. du lot No 4 ; en- 
viron 100 acres. 

Toutes ces terres situ6es dans le pre- 
mier rang du canton de Litchfield. 

Vente, le 24 mars, a 10 h. a m., au bu- 
reau du Sh6rif de Bryson. 



TOUR DU MONDE. -" Journal des voyages et 
desVoyageurs"— Sommaire du No 10 (7 mars 1896). 

lo Une expedition avec leNegousMenelik(Vingt 
mois en Abyssinie), par M. J, Gaston Vanderheym, 
aveo douze gravurej d'apres les photographies de 
l'auteur. 

2o A Travers le Monde.— La Presqu'ile du La- 
brador : Voyage de M. Robert Bell ; Expedition de 
MM. Low et Katon ; Lettre de M. Ch.-E. Bonin ; 
Le Dr Nanscn au Pole ; Le gen6r il Walker ; Mort 
de M . d'Albeca ; Bibliographic ; Sept gravures 
d'apres des dessins ou photographies. 

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les qualites et les quantites qui ont cours ordinaire dfins les transactions entre le marchand de gros et le marchand de detail, aux termeb et a\ec 
l'escompte ordinaire. Lorsqu'il y a un escompte special, il en eot fait menti m. On peut geaeralement acheter a meilleur marche en prenant de tortes, 

Tousles^rVxsont^uxdu^wche, en general et aucune maison ou manufacture n'ale pou voir deles, changer a son avantage, sauf pourses propres 
marchandisea qui sont alors cotees sous son propre nom et sa propre respon.-abilite. La Redaction se reserve le droit de refuser ce privilege a 
quiconque en abuserait pour tromper le public. 



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Telegraph, la caisse $3 5( 

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Telephone " 3 30 

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Louiseville " .. $2 50 a 2 65 

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Tiger "2 "5 00 

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Briques a couteaux. doz. $0 35 374 

Bouchons communs gr.. 18 30 

Bleu Parisien 11 13 

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No 1, doz 00 1 00 

No 2. " " " 00 75 

No 3. " " " 00 70 

Bougie Parafflne, lb 11 11} 

" London Sperm 10 10} 

Cable coton i pee., lb ... . 13} 14 

" Manilla, lb 12 14 

" Sisal, lb 071 08J 

'• Jute, lb 08} 09 

Chandelles suif , lb 00 09} 

Cartes a jouer, doz 25 3 50 

Epingles a linge, bt. 5 gr 00 60 

3 fits, i fils. 

Picelles 30 pieds. . . .0 40 70 

40 " ...0 50 90 

48 " ....0 60 1 20 

60 " ....0 75 1 35 

72 " ....0 90 1 60 

100 " ....1 25 2 10 

Graine de canari, lb 04 05 

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No. 2.. 13 15 

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Standard Java 36c 

Old Gov. " 34}c 

Imperial " 31}c 

Arabian Mocha 36c 

Pure " 33c 

Standard Java et Mocha . . 36c 

Old Gov. Java et Mocha . . 35}c 

Java Sittings 31 jc 

Jamaique 28c 

Maracaibo 30c 

Rio 25 a 27c 



Chocolats et Cacaos. 

Cacaos Cowan. 

Hygienique, en tins de } lb dz . 3 75 

i lb " .. 3 25 

" 51b lb.. 55 

Essence cacao, non sucre, p. dz 1 40 

" " sucre, tins J lb dz 2 25 

Chocolats Cowan : 

Queen's dessert, i et } la lb 40 

6div. " .... 42 

Mexican Vanilla, \ et }, la lb. . 35 

Fry's Diamond, Jet J, la lb.... 24 

6div.,lalb... 24 

Parisien, more, a 5c la lb 30 

Royal Navy, \ et }, la lb 30 

Chocolate icing paq. 1 lb. la dz. 2 25 

" } " " 1 25 

Pearl Pink Icing " 1 " " 1 75 

White Icing •' 1 " " 1 75 

Cacao Rowntrec's Elect. 

Robert Oreig & Co. , agents. 

Petites boites doz, 1 65 

} lbs doz. 2 40 

ilos " 4 60 

Chocolat " Diamond " lb 24 

Queen lb 40 

Felix Potin : 

Chocolat, qualite No 1, lb 27} 

" 3, lb 35 

Cacao, boite Jib 27} 

Chocolat Fry. 

Caracas \ boite de 6 lbs — la lb 42 

Vanille j " ....la lb (I 42 

Gold Medal (sucre) " . . la lb 29 

Pur non sucre } " la lb 42 

Diamond i " ...la lb 24 

Monogram} " — la lb 24 

Cacao Fry. 

Concentre J } 1 lb boite de 1 doz 2 40 

Homeopathique £bte 14 lbs la lb 33 

T ' }btel21bslalb 33 

Confitures et Gelees 

Confitures : 

Crosse et Blackwell, doz. . . 1.90 a 2.50 

De Michel Lefebvre et Cie : 

Canistres de 1 et 2 lbs .... la lb. 13 

do 3, 4et51bs. " 12 

do 6, 7 et 10 lbs. " 11 

Seaux de 7 lbs la lb. 12 

do 14 " " Hi 

do 28 " " 11 

Tumblers de Sonces. . .la douz. $1 25 

do del lb " 2 25 

D A. C. Dionne : 

Canistres de 1 lb douz 1 50 

do de21b douz 2 60 






Gelees 

Michel Lejebvre & Cie. 
Canistres de 1 et 2 lbs. . . .la lb. 11 
do 3; 4 et 5 lbs. " 10 

do 6, 7 et 10 lbs. " 09} 

Seauxde71bs lalb. 10 

do 14 " " 09} 

do 28 " " 09 

Tumblers de 8 onces. . .la douz. %\ 25 

do del lb " 2 25 

Lazenby. 
Tablettes de Gel., 13variet. pts 1 20 
Conserves allmentalres. 
Legumes. 

Bled'Inde doz. 75 90 

" Yarmouth 2 lbs " 00 1 50 
" Windsor " " 80 85 

Hoegg Baked Beans 1 2C 1 25 

Windsor " 1 20 1 25 

Haricots de Boston. ..." 2 10 2 25 
Pois canadiens 2 lbs... " 1 00 1 10 
Petits pois francais . .boite 10 11 
Petils pois extra fins. boite 15 16 
" extra surfins 17 18 

Tomates doz. 75 90 

Haricots verts 80 90 

Champignons la boite 14 24 

Truffes la douz 4 80 5 00 

Olives 4 00 4 50 

Citrouilles, 3 lbs 9) 95 

Asperges 4 03 4 50 

Fruits : 

Ananas, 2 et 3 lbs doz. 2 25 3 00 

Bluets,21bs " 00 80 

" 3 lbs " 00 1 05 

Fraises, 2 lbs " 2 00 2 10 

Peches, 2 lbs " 2 00 2 10 

3 lbs " 2 75 3 00 

Poires,21bs " 175 2 10 

3 lbs " 2 30 3 10 

Pommes, gal " 190 2 20 

31bs " 85 1 00 

Prunes, 2 lbs ' 1 50 2 00 

Poissons : 

Clams, lib doz. 1 50 2 0() 

Homards boite ronde. . " 00 2 00 
" boite plate. . " 2 50 2 60 

Hultres, lib dz 130 140 

2"... " 00 2 40 

Maquereau " 130 40 

Sardines i francaiees . " C6 25 

ifrancaises. " 16 35 

Smelts (Eperlans).... doz. 50 00 

Saumon boite ronde.. " 130 140 

plate.. " 1 5) 1 60 

Hareng marine 1 60 1 65 

Anchois 3 25 00 

Union Jardiniere. 

Sardines a l'huile i caisse 00 9 50 

£ " 00 13 00 

" salee, quarts 3 min. 00 8 00 

" 1 " 00 3 50 

Viandes en conserve : 

Corned Beef, lib doz. 1 40 1 45 

" 21bs " 00 2 55 

" 4 lbs " 00 00 

" 6 lbs " 00 8 25 

" 141bs " 17 50 00 



Dinde.llb " 00 2 30 

Langue, 1 lb " 3 25 3 35 

ff 21bs " 6 65 6 75 

Langue de bceuf, 1} lb. " 7 00 7 10 

2 1b.. " 00 8 50 

English Brawn ". 00 1 65 

Bceuf emiette sec " 00 2 65 

Pates de foie gras " 6 00 8 00 

Pieds de cochon, 1} lb. " 00 2 30 

Po;ilets,llb " 00 

Lazenby's. 

Soupes Real Turtle doz TO 9 

assorties " 3 00 3 75 

" boites carrees CO 1 65 

Johnston's. 

Fluid Beef No 1. bts 2 onces doz 3 00 

" No 2 " 4 " " 5 00 

" No 3 " 8 " " 8 75 

" No 4 " 1 livre " 14 25 

" No 5 " 2 " " 27 00 

Staminal, bouteille 2 onces " 3 10 

4 " " 6 00 

8 " " 9 00 

16 " " 12 75 

Fluid Beef Cordial, bt. 20 on. " 15 00 

Milk granules, caisse de 4 douz 6 00 

" avec cereales " " 5 55 

Wethey's. 
Condensed mince meat, grosse 12 00 

So<nete " La tilia." 

Poudre de viande, le flacon .... 1 25 

Chocolat a la viande, lb 1 50 

Cacao k la viande. la boite 1 25 

Sauces et Marinades. 

Marinades Morton ...doz. 2 30 2 70 
" Crosse & Blackwell, 

doz. 00 3 25 

" Suffolk, 20 oz doz. 00 2 10 

Marinad. Suffolk, 16 oz. dz. 00 1 80 

Essence d'anchois, dz. . . . 00 3 25 

Catsup de champignons dz 00 2 15 

Sauce Worcester,} chop.. 3 50 3 75 

" " chop . . 6 25 6 50 

" Harvey, }chop.. 3 25 3 50 

Catsup de tomates 1 00 4 00 

" de champignons... 1 90 3 40 

Sauce aux anchois 3 25 3 50 

Sauce Chili 3 75 i 00 

Catsup de Robert Greig & Co. 
B. B. bouteille grosse 7 20 

B. " " 10 20 

En flute " " 12 00 

Couvercle visse " 21 00 

St L. high grade doz. 3 2o 

Pepper sauce grosse 15 00 

Marinades de L.A.Dansereau & Cie 
Horse Head Brand No. 1 20 oz dozl 60 
2 " "1 40 
Gladstone " " " 1 05 

Ketchup .... No 2 20 oz doz 90 

A. C. Dionne. 
Cornichons arom doz. 00 1 50 



La Compagnie (Jenerale (importation dii Canada, 



(LIMITEE) 



REPRESENTATIONS, MDNDPDLES DE MAISONS FRANCISES ET ETRANGERES, IMPORTATIONS EN EROS, 

La Cie Generale d'Importation du Canada assure aux importateurs de gros, des 
relations directes aupres des maisons representees par elle et aupres de toutes 
celles dont les produits s'importent au Canada sous leurs marques personnelles. 

FRANCE- PARIS-20 rue Richer. 
ALLEMAGNE- NUREM BERG - 15 Theresientrasse. 
II BELGIQUE- ANVERS-20 Quai Jordaens. 

Monopsle pour Parfumerie, Produits Pharniacentiqucs, Produits Alimentaires, Articles de Paris, Produits de grosse fabrication, Etc., Etc. 

5 et 7 rue de Bresolles, MONTREAL. 



SUCCURSALES DE LA COMPAGNIE GENERALE D'IMPORTATION 



L22 



LE PRIX COURANT 



PRIX CO U RANTS.— Montreal, 19 Mars 1896 



Cir ages. Mines et Vernis. 
Cirages franeais doz. 2.5 70 
canadiens " 20 60 
Mine Royal Dome g. ... 1 70 00 

" James g 2 40 00 

■' Rising Sun large doz 01 70 
" small doz... 03 40 

" Sumbeam large doz. 00 70 
" small doz. 00 35 

Silverine grande, doz 00 75 

Vernis a harnais, gal — 00 1 80 

doz 1 10 1 20 

atuyaux, gal.... 00 90 
Parisien, doz.... 70 75 
Royal polish, doz 00 1 25 
Drogues et Prodults Chlmlques 
Acide carbolique 30 40 

" citrique 50 55 

oxalique 10 12 

tartrique la lb. 33 35 

Aloes du Cap 14 15 

Alun lb. 01| 03 

Bicarbonate de Soude.brl. 2 3) 2 75 

Bichrom. de Potasse lb. 10 12 

Bleu (carre) 10 16 

Borax rafflne 06* 09 

Bromure de Potass 55 60 

Camphre americain 80 90 

Camphre anglais lb. 85 95 

Cendres de soude Oli 02 

Chlorure de chaux 021 05 

Chlor. de Potasse 23 25 

Couperose. 100 lbs 75 1 00 

Creme de tartre.. 30 35 

Extrait de Campeche lb. 10 11 
Extraitdo en paquetslb.. 12 14 

Glycerine lb. 22 26 

Gomme arabiquo lb. 50 1 25 

Gomme epinette lb. 00 25 

Indigo Bengal lb. 1 50 1 75 

Indigo Madras lb. 60 80 

Iodure de potasae lb. 4 00 4 25 

Opium lb. 4 50 4 75 

Phosphore lb. 60 75 

Salpetre lb. 06 71 

Sels d'Epsom 100 lbs 1 50 3 00 

Selde soude.... ...1U0 lbs 90 95 

Soda caustique 60° 100 lbs 1 75 2 00 
Soda caustique 70° 100 lbs 2 00 2 40 
Soda a laver par 100 lbs.. . . 75 85 

Soda a pate par baril 00 2 50 

Soufre poudre lb 01} 03 

SoufreWtms " 0110 03 

Sonfre en sac (rock) pur 

lOOlbs 1 50 2 00 

Strychnine oz. 90 1 00 

Sulfate de cuivre lb. If 06 

Sulfate de morphine .. lb.. 1 9C 2 0o 

Sulfate de quinine oz. 40 45 

Sumac la tonne65 00 70 00 

Vert de Paris lb. 14 15 

Vitriol " 05 08 

Empols et Fecules. 

EMPOIS 

De la Brantford Starch Co. ltd. 

Empois de buanderie : 
Canada Laundry, btes de 40 lbs. 04J 

White Laundry, qualite extra : 
Cartons, 3 lbs., caisses 36 lbs. ... 051 

Barils, 175 lbs 01 * 

Quarts, 10) " 04J 

Lily White Gloss : 
Quarts, cristaux extra grands. . 061 
Cartons, fantaisie, 1 lb., caisses 

36 lbs 07 

Boit.es a couvercle mobile, 8 a 

la boite de 48 lbs 07 

Canistres defer blanc emaille, 8 

a la caisse de 48 livres 07 



Cartons de fantaisie, 6 livres 

caisses 36 livres 07 

Brantford Gloss : 
Boitos fantaisie, 1 lb, cais. 36 lbs. 07J 
Brantford Cold Water Rice 
Starch : 
Boites fantaisie, 1 lb, cais. 36 lbs. 09 
Canadian Electric Starch, boi- 
tes de 40 paq. font 3 00 

fecules (pour la cuisine) 
Challenge Preparep Corn Starch 

paq. 1 lb., boites 40 lbs 06| 

No. 1 Pure Prcpired Corn, paq. 

1 lb*, boites 40 lbs 071 

Fret paye en lot de 10 boites pour 
toute localite de Quebec, d'Ontario 
a Test de North Bay. 

Epices pares. 

Poivre blanc, lb 15 20 

" noir.lb 10 15 

Cannelle, lb. 15 18 

Clous de girofle, lb 18 20 

" ronds,lb 13 15 

Cassia en nattes 12 13 

Gingembre Jam. moulu.. 25 30 
" " racines.. 2) 25 

Muscade blanchie 00 60 

" non blanchie.. . 75 80 

Macis'moulu lb. 00 9) 

Piment. 10 00 

Anis 09 10 

Essences et v xtraits. 

Crown Brand 

Robert Greig & Co. 

1 once London grosse 6 00 

2 " Anchor " 12 CO 
I " " " 20 00 

1 " plate crown " 10 80 

2 " " " " 18 00 
2 " carre " " 21 00 
21 " ronde " " 24 00 
4 " bouchee doz. 3 00 
4 " bouchon verre " 3 50 
8 " bouchee " 6 00 
8 " bouchon verrc " 7 00 

Fruits Sees. 

Abricots Calif la lb. 12 1.5 

Amandes 1 molles " 10 11 

molles. " 114 121 

Dattes, en boites " 01* 05 

" ensacset paillons " 03j 04 

Figues, sechesenbts.. " 08 20 

" en sacs . " 03| 04 

Noisettes (Avelines)... " 08 09 

Noix Marbot " f 9V 11 

" Grenoble ' 111 13 

" duBresil " (>9t 101 

" Pecan " 09* 10 

" . do polies. ... '■ 10 15 
Peanuts r<5tis(arachd.) " 071 08 

Peches Californie " C9 10 

Pommes sechees " 05 051 

Pommes evapnrees... " 061 07 
Pruneaux Rordeaux.. " Oii (61 

Bosnie " 061 08 

Californie .. " 00 00 
Raisins Caif. 3cour.. " 05 051 

" 4 " . . " 06 07 
Corinthe Provincials.. " 041 041 

Filiatras " 041 05 

Patras " 05 0.51 

" Vostizzas " 06 Owl 

Malaga Loose Mu8catbte 1 35 1 40 
" London Layers. .. " 1 65 1 80 
Malaga Black Baskets " 2 15 2 25 
Connoisseurs] 

Clusters 2 15 2 25 

" Buckingham do " 00 (0 



Malaga Royal Cluster, bte^O 00 

Snltana lb. 06 

Valence off stalk " 04 

fine off stalk . . " 04} 

" selected " t 051 

Fruits Verts 

Attoca«, baril $6 1 a 

Bananes en baril, regime 00 a 

Ultrons Messine, (360). . . 2 00 a 

(300).. 2 50 a 

Pommes Greenings, brl. 2 5'i a 

Baldwins 3 (0 a 

Spies 3 00 a 

Oranges Valence (420) esc 5 CO a 

(714) " 5 5) a 

Calif. >96) " 2 00 a 

(126) " 2 50 a 

(176) " 3 00 a 

(200) " 3 50 a 

Oignons rouges, baril. . 2 25 a 

" "en *acs. ' a 

" iaunes, baril. 2 00 a 

Prunes Cal. bte 25 lbs, lb Si a 

" autres, lb. 51 a 

Raisins Aim., ptes gr. qt 00 a 

" " grses " 6 75 a 

Gomme a Macher 

Adams Sons & Co. 

Tutti Frutti, 36 more, de 5c bte 

Pepsin Tutti Frutti, 23 m. de5 " 

" " boite vitree 

de 5c bte 

Horehound Tutti Frutti. boite 

vitree 36 more de 5c bte 

Task Register, 390 m. a 5c etpq. 

Vitrine Tutti Frutti, 180 more. 

a 5c et paq. 

Jarre en verre Pepsin Tutti 

Frutti, 115 paq. a 5c 
Boite a la Jeune Fille, Tutti 

Frutti, 160 more, et paq. a 5c 
Boite a argent Tutti Frutti, 160 
more, et paq. a 5c 
Gomme Variete(nouvelle)150 

more, a lc 
Fleur d'Oranger, 150 more, a lc 
Gomme Flirtation, 150 morc.a lc 
Monte Christo, 180 more, a lc . 
Mexican Fruit, 36 more, a 5c. . . 

Sappota, 150 more ale 

Sappota Orange, 100 more, a lc. 

Block Jack, Ii5 more., a lc 

Rose Rouge, 115 more, a lc ... 
Magic Trick, 115 more, a lc — 
Red Spruce Chico, 200 more, a lc 
Grains et Farines 

GRAINS 

Ble roux d'hiver Can. No 2 85 
Ble blanc d'hiver Can. No 2 88 
Ble du printemps " *' 00 
B1A du Manitoba No 1 dnr. 82 
No 2 " 75 

Ble du Nord No 1 76 

Avoine 29 

Ble d'inde, en douane 00 

Ble d'inde, droits pay es.. . . 14 

Pois, Nol 72 

Pois No 2,ordinaire p.60 lb. 58 
Orge a malter, par 48 lbs. . 50 
Urge a moulee par 48 lbs.. 38 

Sarrasin, par 48 lbs 36 

Seig'e, par 56 lbs 00 

FARINEH 

Patente d'hiver 4 19 

Petentedu printemps 4 10 

Straight roller 3 8 i 

Extra 3 70 



CO 


07 


04 .V 


05 


06 


7 00 


3 00 


2 50 


3 00 


3 00 


3 50 


3 50 


5 5 ) 


6 00 


2 50 


3 00 


3 -0 


4 00 


2 50 


2 00 


2 50 


9* 


06 


5 50 


7 00 


1 20 


75 


80 


1 20 


15 00 



6 50 



6 00 
6 00 



1 00 


1 (0 


05 


1 30 


1 20 


90 


75 


75 


75 


75 


1 0) 


88 


90 


.0 10 


84 


76 


78 


30 


371 


45 


75 


59 


52 


39 


3S 


00 


4 25 


4 25 


4 10 


3 80 



Superfine 00 00 

Forte de boulanger, cite. . . 00 4 00 
Forte du Manitoba 3 75 3 85 

EN SACS D'ONTARIO 

Medium 3 60 3 75 

Superfine 00 00 

FARINES D' AVOINE 

Farine d'avoine standard, 

en barils 3 15 3 25 

do en sacs 1 50 1 55 

do granulee en barils 3 50 3 60 
do en sacs 1 70 1 75 

Avoine roul6e en barils 3 15 3 25 

do do en sacs 1 50 1 55 

ISSUES DE BLE 

Son d'Ontario au char, t 14 50 15 00 

" de Manitoba " .. CO 00 1-i 00 
Gru de Manitoba, char. ..14 50 15 00 
Gru d'Ontario char. 00 00 15 00 
Moulee " .. 18 00 20 00 

Farines prepari.es. 
Farine preparee, Brodie 

XXX, 6 lbs.. . . 2 70 

" 3 " .... 1 40 

superb 6 " .... 1 5« 

3 " . 1 30 

Orge mondee (pot) 175 2 00 

" perlee 3 75 4 00 

Ireland's National Foods : 

Par paq. No de dz 

No de lbs a la cse 

Dessicatcd Rolled oats. 2 2 $1 20 

"..321 45 

" wheat 2 2 1 20 

•'"321 45 

" wheat (granul) 3 2 1 45 

" rolled barley.. 2 2 1 20 

Breakfast Hominy. .3 2 1 45 

Buckwheat fir 'self rsg.) 21 2 1 20 

•'•'512 20 

Farina 1 2 100 

" 11 1 1 25 

Gluten Flour sic 50 .. lb. 05 

" paquets... 4 1 3 00 

biscuits 25 ..lb. 121 

Fleur de pois preparee. .21 11 45 

Orge perlee XXX 2 1 120 

Haravcna Milk Food.... 1 1 2 25 

Patent Prepared barley. 1 1 1 45 

" " groats. 1 1 1 15 

Hulles et graisses. 

HUILES. 

Huile d.niorue T.N .gal.$0 40 a $0 15 

" loup-marinraffl." 421 45 

" paifle " 35 37 

HuileJe lard, extra gal 65 75 

" No.l," 60 70 

'• d'olive p. mach. " 80 100 

" a salade, " 70 00 

" d'olive a lampion" 1 20 2 60 

" de spermaceti " 1 35 1 60 

•' de marsouin " 50 60 

Huile de petrole, par char. . . 151 

" p. 20qrt 16 

delal9qrt 161 
" Americaine, par char 19 a 22j 
par qrt. 20 a 231 
" olive Barton et 

Guestier, caisse qrts 8 50 

" " pints 9 50 

Huile defoiedem. Nor. g. 2 50 2 75 

Ter. g. 00 2 00 

Huile a salade Lazenby. 

4pt doz. 00 1 40 

i pt doz. 00 2 15 



Registers® 
Trass 




Li L 




Confitures, Gelees et Marmelades de Fruits 

GARANTIES FRUITS ET SUCRE 

Pour Menages et pour le Commerce. 

Specialement preparees pour l'usage des Patissiers, Boulangers, Confisenrs, etc. pour Menagep. 

Pensions, Hotels, Clubs, Lycees, Couvents, HOpitaux, etc.. etc. 
PRIX SPECIAUX pour commandos excedant 1 tonne (2,000 lbs). 
Aussi VINAIGRES PURS, garantis sans addition d'acide. Conserves au vinaigre, etc. 



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ANDRE LEFEBVRE 

Marchand de Produits, Failli. 

Les soussignes vendront a l'encan public, a la 
place d'affaires du failli. No 247 rue Marie-Anne, 
coin d^ la rue Breboeuf, 

Jeudi, le 26 de Mars 1896, a 11 hrs a. m . 

l'actif mobiu'er cede, commc suit : 

Stock d'epiceries et roulant, se composant 
de chevaux, voilures, harnais, et un 
piano, le tout au montant de $192 00 

Dettes de livres par liste 700 00 



1892 00 



La plus grande usine du genre dans la Puissance. 

nxxoscxax. a 

MONTREAL. 



Ac CO., 

Negociants Industrials. 



Le stock et roulant seront vendus en detail, et 
les dettes de livres en bloc, la li-te des det es peut 
etre vue a nos bureaux, le stock pourra etre exa- 
mine le 25 du couiant. 

Pour autres informations s'adresser a 

BILODEAU & RENAUD, 
Curateurs, 
15 rue St Jacques, Montreal 
MARCOTTE FRERES, 

Eucanteurs. 



LE PRIX COURANT 



I 28 



PRIX COURANTS.-Montreal 19 Mars 18EU. 



Huilc a salads pints dz. 00 3 75 

quarts dz. 00 6 50 

Creme a sal. petits. dz. 00 2 00 

" grands dz. 00 3 75 

Robert Greig £• Co., agents. 
Huile Oiive £ pints.. caisse l dz 1 25 
Huile " pints. . .. '• 2 50 

Union Sardiniere. 
Huile d'olive extra No I 

i bouteille, donzaine |2 00 

£ " - 3 2) 

1 " " 6 00 

Oanistre A gallon 1 60 

1 " 3 00 

5 " le gallon — 2 5 J 
Liqueurs et splritueux. 
Brandies. {droits payis.) 

Hennessy * caisse 12 50 a 12 75 

Hennessy * V O caisse. . . 00 16 25 

gallon 00 6 75 

Martel* caisse 12 25 12 50 

gallon 00 6 6i 

Jockey Club * * * caisse. 00 7 .'0 

V.O. 8 75 o 00 

V.S.O. " 00 10 00 

V.S.O.P. " 00 12 00 

" W. V.S.O.P. " 00 17 30 

P. Richard carte blanche 12 qrts 8 50 

" 24 pts 9 50 

48i pts 10 50 

carte d'or 12 qrts 12 CO 

" 24 pts 13 H9 

48* pts 14 HO 

Imp. flasks 16 a la c. 10 i (t 

Riviere-Gardrat, caisse... 00 00 10 00 

gallon . . 00 04 15 

"Optima," caisse 00 17 00 

Derby, caisse 00 6 00 

gall 0J 3 25 

Bisquit Dubouche, caisse. 9 00 9 00 
gall... 4 15 4 40 

Renault & Cie, caisse 00 12 25 

gall 4 10 4 30 

Laurier fils, caisse CO 7 00 

J. Aubeville et Cie, caisse i 6 00 
Brunier fils & Cie " 00 5 5) 
National " 00 5 00 

Rhums. 

Jamaique gallon 4 25a6 15 

St. Georges " 12 lit. 00 12 25 

" " 24 £ pts imp. 14 25 

Diamant " 12 bout .... 7 50 

White Ball, gal., 12 bout 7 50 

des Lys. " 12 " 11 5u 

" " " 12 lit 13 75 

St. John, caisse 00 00 7 75 

St. Jos' ph. Jamaique, caisse.. 11 59 

St Felix, Martinique, caisse.. 10 50 

Caisse 

Gins verte. rouge. 

Jno. De ICuyper 1 o. a 21. 5 85 11 25 

Jno. D»- Kuyper 35 a 19 c. 5 8') 11 zO 

50 c. etplus 5 75 11 13 

MelchersetEagle I c. a &i. 5 05 10 2 i 

« 25 a 49 c. 5 00 10 10 

" 50cetplus4 95 10 00 

Visser la 24c. 5 60 10 75 

" 25c etplus 5 20 10 35 



Bull's Head 


4 5) 8 50 


Star 


121 8 00 


Jno. De Kuyper caisse bl.. 


3 6) 


Gins en fiats. 




DeKuyper, barriques, le g 


ill.. 2 81 


" quarts 


2 85 


DeKuyper, octaves et £ " 


2 91 


" au gallon 


2 95 


Tons autres gins : 5c. de moins. 


Whiskeys Imporlts. 




H.Fairman&Co." 


7 50 8 50 


" gallon 3 9) 4 00 


Royal Eagle " caisse 9 25 9 50 


Sheriffs 


9 50 18 00 


" gallor 


4 50 4 7 i 


Mackie'sR.O sp Scotch c'se 


10 25 10 25 


" Islay ) , ii 
Brand 1 


8 25 8 50 


Glentalloch > ■< .< 
Higl'd r 


8 73 8 80 


gallon 3 55 3 7' 


Glenlivet * caisse 


9 00 9 25 


Glcnivet * * * caisse 


10 HO 10 25 


old gall 


1 15 6 15 


Watson old scotch, caisse 


qts pts. 




8 50 9 5) 


J Jameson & Son * Ir. " 


0J 9 50 


" •<*«*<• M 


00 11 50 


Geo Roe & Co 


9 00 00 00 


K * * •< «i 


9 75 10 50 


Banagher lr gal 


9 75 10 25 


"gal 


3 90 4 15 


Spiritueuz Canadiens 


gal. imp. 


Esprit de vin, 65 O. P. . . . 


4 25 4 40 


50O. P.... 


3 76 3 85 


Rye 25 U P. ... 


2 05 2 15 


Rye Imperial gall 


2 75 2 90 


•' Club " 


3 45 3 65 


Toddy 


1 95 2 10 


Malt 


2 00 2 10 


Vieux Rye, 4 ans 


2 20 2 35 


5 ans 


2 40 2 65 


" 6 ans 


2 50 2 75 


" 7 ans 


2 60 2 80 


Corby I. X. L. caisse 


00 8 50 


X. T. C, 


00 6 50 


Imperial 1889 qts., 


00 7 65 


" " flasks, " 


00 8 15 


" ' £ flasks " 


00 8 65 


Club 1889 qts., caisse 

" fla8K8, 


00 9 15 


00 9 65 


" ' £ flasks " 


00 10 15 


Par 5 caisses, 25c. de moins. 


Dominion Rye Whiskey . 


6 85 


Columbian ■' " 


6 25 


Rock & Rye 






6 75 7 00 


Aperitifs. 




Angostura, caisse 2 doz . . 


00 00 15 00 


Orange Bernard, caisse. . . 


6 75 00 


Vermouth Noilly Prat.c. 


00 6 75 


Vermouth Italien, caisse. 


6 35 6 75 


Liqueurs Cusenier. 




Creme de Menthe glaciate 






10 75 11 00 




00 00 10 75 


Cherry Brandy " 


00 0) 11 25 



Curacao Orange ... " 00 00 10 75 

Prunelle " 13 00 13 50 

Kummel doux — " 00 00 12 2 i 
Creme de Cacao. . . " 00 00 14 75 

Anisette " 00 00 10 75 

Marasquin caisse 00 00 12 25 

Kirsch " 00 00 10 25 

Kirsch fin caisse 00 00 11 25 

Kirsch rassis " 00 00 13 25 

Absinthe, 12 bout. " 01 00 12 00 
Absinthe, 12 litres. " 00 00 13 50 

Amer Cusenier caisse 00 00 11 00 

Bitter " .... " 00 00 11 00 
Sirops de Gommes, d 'Orgeat, 

de Groseilles.de Limon, 

de Grenadine .... caisse 00 00 8 5o 

Produits de la Grande Chartreuse. 
12 lit. 24 £ lit. 
Chartreuse Blanche, c'se 17 00 18 25 
" Jaune, " 22 00 23 25 
Verte, " 26 60 27 75 
Elixir Vegetal, flaconde7onces 1 50 
5.4 " 1 20 
4.2 " 90 
2.8 " 60 
Specifique dentifrice 4.2 " 90 
2.1 " 45 
Abbaye de la Chaise Dieu. 
Chartreuse jaune caisse 24£. . 15 50 
verte " 24J... 18 50 
Liqueurs A. Marspoil. 
Marc, Kirsch, Menthe, la cais- 
se assortie 12 lit 1 2 50 

Autres liqueurs, caisse 11 50 

Sirops divers, caisse r. — 8 50 

Liqueurs Simon Aine. 

Kola-Kofi*, caisse 10 00 

Prunelle, " 13 50 

Kirsh, " 13 00 

Maraschino " 14 00 

Creme Cacao ' 14 00 

Anisette " 13 50 

Kummel " 12 75 

Sue Jaune " 15 75 

Sue Vert " 17 75 

Stower's 

Lime Juice Cordial, pts 2 doz. 4 70 

qts 1 " 4 20 

Dou) le refined lime juice 1 " 3 95 

Lime syrup bout. can. 1 " 4 20 

Melasses. No 1 No 2 

Karbades tonne ...gal. 37 ?4 

tierce et quart. l"£ 37J 

" auchar.tonne. . 36 ?3 

an char, tierce . 39i 36J 

Trinidad .. 00 00 

Porto Rico, tonne 00 35 

" auchar 00 34 
Moutardes 

Boites. 
Coleman ou Keen Rondes Carreer 
Boites i lb la lb. 27 A 45 

" £ " .... " 2a 42 

" i " . . . . " .... 5 in 

Jarresl "... par jarre 25 

" 4 " .... " 75 

Durham " II 6) 



Robert Greig & Co., manuf. 
Moutardes Francahes Crown Brand 

Pony la grosse 9 U0 

Petile moyenne la grosse 7 80 

Moyenne " 10 80 

Grande " 12 00 

Spoon " 8 00 

Mug " 20 

Tumbler " 12 00 

Cream jug " 2100 

Au gallon 75 

A. C Dionne 
Moutarde Superfine, 

Pots deilb 00 60 

£\b 00 1 00 

Marque Chs Albert 8 oz 00 1 00 

Pates et denrees alimentalres 

Macaroni imports, lb.... 09 10 
Vermicelle " " . . 09 10 
Muison S. Gosselin rf- Cie, (Ju<bcc. 

Macaroni 00 04 J 

Vermicelle 00 04J 

bolte de 5 lbs 00 25 
10 lbs 00 50 

Lait concentre, doz 00 1 90 

Pois fendus, qrt. 196 lbs.. 3 10 3 50 

Poudre a pate 

Snow Drift. 
Boites Jib., 4 doz p. doz. $0.75 

Boites £ lb 3 doz " 1 2o 

1 " 2 " " 2.00 

3 " 1 " " 6.50 

5 " £ " " 10.00 

Boites de 10 lbs la lb. .16 

Seauxde 30 " " .16 

Poudre a, pate Cook's Friend : 

No. 1, 4 doz. paq. & £ caisses $2 40 

"26 " " .... 80 

" 3, 4 " " .... 40 

" 10, 4 doz. £ caisses 2 10 

"12,6 " " 70 

1 lb.— 2 doz. en boite ferblanc, ch 3 10 

J " 3 " " .... 1 75 

J " 4 " " .... I 10 

Polssone. 

Harengs Shore brl. 00 3 75 

£ brl. 00 2 25 

Labrador brl. 00 4 50 

....£ b. 2 50 2 75 

Harengs Cap Breton.. brl. 1 00 I 25 

I brl. 2 25 2 50 

Morne seche cwt. 00 5 no 

" verte No 1 enquart lb. 00 2£ 
" No 1 large quart, lb. to 3 

" Nol Draft lb 00 3; 

Morue desossee lb. 05J 

PoissonblanclacSup.Jbrl 00 (o 

Truite des lacs £ brl 4 50 4 75 

Maquereau No 1 brl. 00 u to 

Saumon Colombie A.J brl 00 6 75 

do do baril 00 12 5U 

Saumon Labrador A " II DO 7 50 

1 ' to 14 10 

^n^uillo lb, 16 07 



AND. BRISSET & FILS 



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VINS, LIQUEURS ET PRODUITS FRANQAIS 

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Bue comme eau de table, previent et guerit la gravelle, la goutte, le diabete et les maladies des 

voies urinaires. 

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Les Sucres Jaunes et les Sirops 



St. Lawrence Sugar Refining Co. 



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Le llliiinie,Lii Toiix.La Broniliite. 25c le fliicon de 16 oses 

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LE PRIX OOURANT 



PRIX COURA.NTS.— Montrhai.. 19 Mars 18! 6 



Prodults de la ferine. 
( I'rts. nnyts par les (piciers.) 
Reurre. 

Townships frais " 18 19 

2de qual.. " 14 15 

De l'Ouest " 12 U 

Rouleaux " 15 154 

Beurre de beurreries 

d'automne " 1 22 '_':! 

do d'hivw. " 20J 21 
Frontage. 

De l'Ouest la lb. 00 09 

De Quebec " 08 09 

Petites meules " 094 10 

Chaum^S, Montreal, oaispe 11 12 

Ouest, " 10 11 

Frais 16 17 

Itrov et, *ucre d'ernhle. 
Sirop d'erable en qrtsla'b. fli 07 
" en canistrc. 1 75 
Sucre " lalb. 11 11 

Miel et. aire 
Miel rouge coule . . la lb. 05 06 

Miel blanc " 09 10 

Miel en gateaux ... ' 12 13 
Cire vierge " 25 26 

Prodults Pharmaceutlques. 

Doz. Gros 

Gra'nede lin, lb 03 

Graine de lin nioulue. lb 01 

Sirop du Dr Coderre, grosse. ... 60 
Sirop de Mme Winslow, grosse 0U 

Special ites d» Robert Oreig & Co. 
Glycerine, bout. 1 once, grosse. 5 00 
' 2 " ' . 8 00 

Huile de ricin (Castor) 

1 once .la grosse 4 20 

H •' " 5 40 

2 " " 6 fO 

9j " " 7 80 

T i •• "......." 8 »0 

I .«■■■" " 10 0) 

plT* J 'l00 
Specialites de Piazuttde ';>i.i-t:. 

Doz. Gros. 

Elixir Pulmon. Balsami. $1 75 «18 00 

Doz. Gros. 

Biscuit Purgat. Parisien 1 20 12 00 

Pastille a vers 150 15 Oo 

Poudrede condition Jib. $) 80 7 20 

4 lb. 1 25 13 00 

1 lb. 1 80 18 00 

H uile d. f oie d. morue 8 oz 18 00 

'• 6oz 15 00 

Emulsion" " .... * 00 

Huile Veterinaire 1 50 

Essence d'epinette 80 

A. C. Dionne. 

Sirop de merisier compose doz. $1 20 
Reglisse. 
Young & Smylie. 
Y. & S. en batons (sticks) : 

Bte de 5 lbs, bois ou papier, lb. 40 
" fantaisie (36 ou 50 batons) 

laboite 1 25 

' Ringed," boite de 5 lbs., la lb. 40 
" Acme- " Pellets, boite de 5 

lbs., la boite (can) 2 00 



" Acme " Pellets, boite fantai- 
sie (30m. a U boite) 1 50 

" Acme " Pellets, boite fantai- 
sie papier, la boite (40m.). ... 1 25 
Reglisse au goudron et gaufres 
de Tolu, boites de 5 lbs, la 

boite (can) 2 0) 

Pastilles de reglisse, jarre en 

verre, 5 lbs 1 75 

Pastilles de eglisse, boite de 

5 lbs (cam 1 50 

" Purity " reglisse, 200 batons. 1 45 
100 " 721 

Rlz. 
Sac. 4 Sac. Pcb. iPch. 
3 45 3 50 3 55 3 60 
3 40 3 45 3 50 3 55 
3 35 
3 30 
3 20 
3 15 
3 10 
3 05 



3 40 
3 35 
3 25 

3 20 
3 15 
3 10 



3 45 

3 40 
3 30 
3 25 
3 20 
3 15 



3 50 
3 45 
3 35 
3 30 
3 25 
3 2) 



B. 1 a 4 sacs. 
5 9 
10 24 

25 ft plus.. 
CC 1 a 4 sacs 
5a 9 
10 a 24 
25 et plus 
English, style. 

En sacs de 250 lbs. 

1 a 4 sacs 3 30 

5 a 9 sacs 3 25 

10 24 3 20 

25 et plus 3 15 

Riz " Crystal " 

En sacs de 25 lbs le sac, 1 35 

50 " • " 2 60 

Riz Patna imp., sacs 224 lbs 44 

Salalsons, Salndoux. etc. 
Lard Canada Short Cut Mess 

le quart... 15 .51 00 00 

" lei quart. 8 mi 08 25 

" S. C. Cleirleqt 15 50 00 00 

le i " 8 01 8 25 

LardS.C.de l'Ouest leqrt 16 5) 17 50 
Lard Mess de l'Ouest, 15 5n 16 50 

Jambons, lalb 08A 94 

Lard fume, la lb C 08 10 

daindoux : 

Pur de panne en seaux 1 60 2 00 

Canistres de 10 lbs 08 10 

" o " 81 10$ 

" 3 " 08i 10i 

Compose, en seaux 1 20 1 'i~\ 

Canistre de 10 lbs 6Jc 

" 5 " 6|c 

" 3 " OO 3 , 

Fairbank, en seaux 1 374 1 40 

Globe, " 1 25 1 30 

Jos. Quevillon & Cie. 

Saucissesau pore frais.. lb. 07 08 

de Bologne. . lb. 064 07 

au poulet...doz. 00 100 

Sapolio. 

En caisses de J a 4 grosse, la gr. 11.30 

Savons. 

Eclipse, 100 barres, caisse 4 15 

do do par 5 caisses 4 05 

Diamond do 3 30 

Savon de Marseille (Cas- 

tille) lb 07J 09 

" Sunlight " 

1 caisse, 100 barres 4 85 

5 " " " 4 75 

Francs de port pour 5 c. ct au dessua 



Sel. 

Sel fln, quart, 3 lbs. . . . |2 70 a $2 75 
5 lbs.... 2 60 2 65 
7 lbs.... 2 35 2 45 

Sel gros livre, sac 50 00 

Sir ops. 

Amber 4 qts 00 00 

Extra V. B 42 45 

Sirop canadien tins 2 lbs. uo 09 
" 8 lbs 34 36 
Snores. 
Brut boucautset quarts.. 03J 034 

Jaunes raffines 03J fi4j 

Extra ground qts 051 00 

bte0 05»0 00 

Cut loaf qts 05g 00 

" J qts 053 00 

bte 052 00 

4 '" 05} 00 

Powdered qts 05 J 00 

bte 054 00 

Extra granule qts 04? 00 

JqtsOOS 00 

" No 2 qts l)i| 00 

Tabacs. 
Tabacs, maison Jos. Cote, Quebec 
Coupe : 

Rouge 1/10 5 lbs. 35 

Quesnel 44- '■ " 60 

Escompte 10 o/o par 100 lbs ass. 
En palettes : 

Coteaehiquerl/12 10 lbs. 40 

Cote a fumer 1/5 12 " 40 

En feuilles : 

Rouge 15 

Quesnel 30 

Petit Havana 20 

XXXX Naturel 12 

XXX " 10 

No. 2 08 

3 o/o escompte commandes de 500 lbs 
J. M. Fortier. 
Cou2)e. 

Comfort ,'. bn'tes5 lbs lalb 22 

Champion 1/10 " " 38 

J. O. F. 1710 " " 284 

SohmefljlO " " 324 

Quesnel J et boites " 60" 

Crown Cut Plug boites 4 lb 50 

" lib " 47 

En palettes. 

Navy, 3,4, 6, 7, 12, 4 lb a 1 lb " 35 

" 1 lb 6,8,10 et 12 plug mark " 33 

" en boites de 3 livres " 35 

Honey, encaddiesde5,10a201b " 43 

Cigarettes. 

Sonadora par mille paq 10 00 

Royal Turkish Egypt " 10 00 

Creme de la Creme " 7 50 

hi Fayette " 4 00 

Marquise, canadien " 7 00 

Imperial " " 3 50 

Cigares. 

La Sonadora Reine Vict. 1 20 85 00 

Bouquet.... 1 10 55 00 

Creme d.l. Creme R.V.ext 1 20 55 00 

special. 1 20 50 00 

Honeymoon Regalia 1 40 55 00 

El Caza ( ulebras 1 40 55 00 

La Fayette R. V 1 20 32 50 



Noisy Boys Blue line. . . . 1 20 25 00 

Princess of Wales 1 10 25 00 

Low Grades 13 50 a2l) 00 

American Tobacco Co.of Canada. 

Old Chum 1/9 lalb 68 

Seal of N, Carol., Je & 1/10 " 78 

" 1/s blagues " 88 

Old Gold, Js& 1/10 " 78 

Old Virginia, 1/12 & 1/6. . " 53 

lb. boites.,... " 56 

4 1b. " " 57 

Puritan Cut Plug 1/10. ..." 71 

" i lb. boiies. " 71 

" lb. " " 69 

Miranda, 1/9 " 65 

Rit. Smok'g Mix. 1/9 " 65 

i lb boites " 80 

Navy cut " 80 

Unique 112 " 52 

lb. paquets... " 46 
41b " ..." 47 

O.K. 1/12 " 48 

Hdcut Virginia, i lb bolt. " 80 

Lord Stanlev, 4 " " 85 

Perique Mix., 4&i " " 95 

Athlete Sm. Mix i& J " " 110 

Pure Perique J & i " " 150 

St. Leger, 1 & 4 lb " " 1 00 

P. XXX, 41b. " " 83 

lb. " " 78 

Old Fashioned, 110 " " 80 

Rex Perique Mix, 4 lb." " 80 
Handv Cut Plug, 1/5 blagues" 74 

" 41b. jarres " 80 

Beau Ideal, 1/9 " 68 

AthleteCigaretTob. 1/10 " 103 

Sweet Caporal, 1/12 " 98 

Southern Cigaret Tob, 1/12 " 95 

Old Judge " " 1 20 

B. C. " 83 

Puritan " 63 

Fne Cut Chewing 1,16... " 90 

Derby Plug 3, 7 & 1/12... *■ 8 504 

Old Virginia, 3. torquette " 58 

O'd Chum Chewg. pal'te, " 9 58 
Thes 
Noirs. 

Congous J caisses, la lb. . 12 60 

caddies "... 18 50 

De I'Inde. 

Darjeelings lalb.. 35 42 

Assam Pekoe " .. 20 40 

Pekoe Souchong " . . 17 35 

Verts de Chine. 
G npowfier, extra, cais- 
ses, la lb 42 .50 

Gunpowder, ordinaire, i 

caisse, la lb 22 38 

Young Hyson, extra, cais. 

la lb 42 50 

Young Hy.-on,lerc qualite 

caisse, lalb 35 40 

Young Hyson, ordina., 4 

eaisse, lalb 22 28 

Young Hyson, 2 me qual. 

4 cais e, lalb 17 19 

Young Hyson, 3eme qual. 

4 caisse, la lb 15 17 

Japon. 

4 caisses, Finest May,la lb 38 10 



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LE PRIX COURANT 



125 



PRIX CDURANTS.-Montreai. 19 Mars 1886 



.'. cais-es fin a choix la lb. 25 36 

Moyen a bon " 19 21 

Commun " 13* 18 

" Nagasaki Pekoe " 16 '.-' 

Oolong " 14 (l 15 

P. a can. " 16 o 19 

" ,' Poussiere " 07J o 11 

Vlnalgres. 
De MM. M. Lefebvre & Cie. 
Imperial triple (en flits) gal. imp. 38 
Cdted'Or, Bordeaux gal. in. p. 2i 
Extra Crystal Pickling '■ 28 

Ordinary " " " 23 

Vin blanc XXX " 25 

XX " 20 

X "0 17 

Cidre clarifie XXX " 27 

Ex. Pure Eng. Malt, trip. " 45 

" " " " doub. " 35 

Special X, 15 

Specialites de Rose & Laftamme. 
Thes pubs de l'Inde 
Ram Lal's 
Etiquette dor. 
60 lbs a la caisse, paq. 1 lb.. 35 
30 lbs ou 60$ lbs " assortis .. 30 

60* lbs 37 

Etiquette Lavende. 
60 lbs a la caisse. paq. 1 lb.. 42* 
30 lbs ou 60* lbs " assortis .. 4 1 

60* lbs 45 

Etiquette verte. 
60 lbs a la caisse, paq. 1 lb.. 52* 
30 lbs ou 60* lbs " assortis .. 54 

60* lbs. 55 

R. Paterson, & Sons, Olasglow. 

Sauce Worchester, petite. . ..dz. 90 

grande. . " 1 75 

Ess.de cafe decamp.bout. Son." 2 00 

lOon. " 3 25 

Mar. Eureka India Cbutnee. " 2 40 

Vinaigre dore de grain " 1 75 

Lemon squash " 3 00 

Snidcr's. 
Soupe tomates, tins de 3 lbs .dz 3 10 
Catsup de tomates, quarts... " 4 25 
pints.... " 3 10 
* pint... " 1 85 
Sauce Chili pints.. . . " 4 25 

Petitjohn's Breakfast food. 

paq. de 2 lbs, 3 dz a la cse.. cse 4 10 
Gruau Quaker, 

paq. de 2 lbs, 3 dz a la cse " 3 80 
Fould's wheat germ meal, 
p. de 2 lbs, I doz a la cse. . cse 2 65 
Fromage Imperial de McLaren. 
Grands pots, * dz a la caisse. .dz 9 00 
Moyens '" 1 dz " .. " 4 50 

Petits " 1 dz " .. ' 2 40 

Individual 1 00 

Fruit. Puddine. 

varictes, p.* lb. 2dza la cse dz 1 00 

Fruit saline de Dum " 4 50 

Savon de toilet, aulaitde beur " 1 00 
Empois de buanderie Rubber. 
32 cartons a la caisse. ..caisse 2 75 
Batger & Co. 

Gelees solidifiees, nonpareil. 

13 varietes 1 doz. cartons, qts dz 2 20 

13 •' 1 " " pints '• 1 20 

13 " 1 " " i p. " 65 

Compotes, pots fantaisie, pet " 2 25 

" " " grands " 3 50 

Gelee de gadelles, * lb verre " 1 90 

cassis } lb " " 1 to 

Marmelade d'or, Seville 1 lb v " 1 50 

7 lb le tin 70 

" d'or. Universite 1 lb v.dz 2 00 

" '• " 2 " " " 3 75 



Gelee de f aises, 1 lb verre. . " 
de framboises 1 lb verr '' 
" d'aoricots 1 lb " " 
" de cassis 1 lb " " 

" de gadelles 1 lb ' 
" de prunes 1 lb " " 

Vlns. 
Nnn Mousseux : 
Bordeaux ord., caisse. .. 2 6) 

" gall 99 

Bordeaux Medoc caisse. 4 65 
" St Julien, " 5 65 
" Chateaux, " 4 25 

Bourgogne, caisse 7 00 

"' ordinaire gall. 90 

Sicile, gallon 1 35 

Sherry, caisse i 50 

gallon 00 95 

Porto, caisse 6 00 

" Gordon & Cie 3 75 

Porto gallon 2 10 

Moselle, caisse 15 00 

Sauternes, caisse 5 65 

Oraves, caisse 5 50 

Malaga Gordon & Cie esc 4 00 

Mousseux 
Bourgogne Mousseux, c. 00 00 
Moselle Mousseux, c — 12 5) 
Hock Mousseux, caisse. 12 51 
Saumur, Tessier & Co., c 13 00 
" Nerea Raphael, c 13 00 
Champagnes, 

qrts. 

J. Mumm, caisse 82? 00 

G H. Mumm caisse 28 00 

Arthur Rcederer, caisse. 22 00 

Vve Cliquot. caisse 28 00 

Eug. Cliquot, caisse 24 00 

Pommery, caisse 28 00 

Freminet, caisse 23 00 

Morizet, caisse 2i 00 

Louis Rosderer, caisse.. 28 00 
Gold Lack Sec, caisse. . . 27 00 
Piper Heidsick, caisse . . 27 00 
Perrier-Jouet, caisse — 28 00 
E. Mercier & Cie., carte 

d'or, caisse 28 00 

Gd vindea Ambassades.c 12 50 
Vin des Princes, caisse. . 22 00 

Vin d'ete, caisse 16 00 

E. Cazanove " 22 00 

Tessier caisse 14 00 

Vins toniques. 
Vin de Chevrier, la douz.,12 50 
Stimulant au vin de Ran- 

cio, la douz, 00 

Cuirs et peaux. 
Cuirs a semelles. 
Spanish No 1 181bsenmoy.O 22 
" " 25 " et au-des.O 22 

Spanish No 1 leger 21 

No 2 " 20 

" 181bsenmoy.O 21 

Zanzibar 19 

Slaughter sole No 1 steers.O 2i 

" p. ord.O 22 

'• No 2 " 21 

" union crop No 1.0 28 

" No 2.0 26 

Harnaisfinisalamainp.lb.O 26 

No. 2 24 

" finis a la rouep.lb.O 25 

HarnaisNo. 2 21 

" taureau p. lb.O 2 1 

Vache ciree mince p. lb.O 3D 

forte No. 1 p. lb.O 2S 
Vache grain, pesaote p. ib. 30 

" ecossaise .lb. 31 

Taure francaise p. " 75 

" anglaise p. " 80 

" canadienne. Lion " 60 



2 15 
2 15 
1 90 
1 90 
1 90 
1 75 



3 50 
1 10 

5 65 

6 65 
21 00 

20 00 
1 10 
1 60 

11 HO 
01 00 
15 00 
00 00 

4 00 

21 00 
6 65 
6 50 
00 

00 00 
18 5} 
11 00 
11 50 

14 50 

pes. 
25 00 
30 00 
24 00 
3i 00 
00 00 
30 00 
24 00 
24 00 
30 00 
29 00 

29 00 

30 00 

30 00 
13 75 
23 00 
17 00 
00 00 

15 50 

13 00 
9 00 



24 
21 
23 
22 
22 
W 
25 
24 
23 
30 
28 
2< 
26 
27 
26 
21 
35 
33 
35 
35 
85 
90 
70 



Veau can. 25 a 30 lbs p. lb. 65 70 
36 a 45 " p. lb. 50 60 
45 et plus p. lb. 50 55 

Vache f endue Ont H 20 22 

'• Hm....O 18 20 
" Med...O 18 20 

' iunior..O 17 19 

" " Que.sen.ham0 16 IS 

" jun. m.alightO 15 18 

Vache vernie le pied.O 14 16 

" d'Ontario " 14 16 
Cuirverni "Enamel' " 14 16 

Mouton mince la doz.3 00 6 00 

epaia " 10 00 00 

Dongola glace, ord. le pied.O 15 25 

Kid Chevrette " 25 30 

Chevredeslndesglacee" 09 11 

Kangourou " 40 60 

Dongola dull " 15 22 

Buff d'Ontario H. 13 14 

M. 12 13 

H. M. 110 12 

L. M. 10 11 

Buff d'Ontario No 2 10 11 

Buff de Quebec H. 13 00 00 
M. 12i 12 11 

BuffdeQuebecNo2 10 12 

Glove Grain Ontario 11 12 

" Quebec 11 12 

Pebble " Ontario 11 13 

" Quebec 11 13 

Cuir a bourrure No 1. 20 No 2 18 

" flni francais .0 20 

" " russe 20 25 

Peaux.. Prix piyes aux bouchers. 

Peaux vertes.100 lbs. No. 1 $0 00 00 

do do No. 2 5 03 00 

do do No. 3 4 00 00 

Veaux, lalivre 06 00 

Agneaux et moutons, la 

piece 60 a 90 

Steers, par 100 lbs 7 00 a 7 50 

I 'our peaux assorties et inspectees. 

Peaux de l'Ouest No. 1 00 

do do do ...No. 2 00 

Lalnes. 
Toisondu Canada, la lb. 22 a 25 
Arrachee, non assort. " 21 a 22 

A, extra superieure, " 23 a 26 

B, superieure, " 20 a 21 
Noire, " 00 a 18 
Cap de B. B. en suint, " 14 a 16 
Australie, lavee, " 00 a 00 
Buenos Ayres, " " 30 a 33 
Natal, en suint, " 15 a 16 

Pelleteries brutes. 
Prix payis a Montreal. 

Vison, la piece $1 50 a $2 00 

Rat musque (autonme). 08 12 

Marte. No. 1 150 2 00 

Renard roux 130 150 

Pecan 5 00 8 00 

Bete puante 50 70 

Ours 8 00 20 00 

Loutre 8 00 15 50 

Castor, la livre 4 00 5 00 

Chat sauvage 25 75 

Fers et Metaux. 
Ferronnerie et quincallerie. 
Fers a cheval : 

Ordinaires, au baril 3 75 00 

do par char .. 3 50 00 

En acier 5 00 5 75 

Fers a repasser... par lb 031 03* 
Fiches: Coupees, toutes 

dimensions. ..par 100 lbs 3 15 3 75 

Pressees, do ... * Esc. 20 p.c3 90 00 

7-16 " 3 90 00 

..$ " 4 25 00 

5-16 " 4 50 00 

...i " 4 75 00 



Fil defer : 




Poli, de No a No 8, par 


100 lbs 2 


50 00 
00 3 25 


Galvanise Nos 9 a 12 3 


Ruile et brule Nos 10 a 12. 2 to 2 75 


Brule No 14 00 3 00 


Esc. 20 p.c. 


Brule; pour tuyau, la lb . 06 07 


Harbele pour cl6tures.... 00 03 


Crampes 00 03i 


Pit de laiton, a collets 


par lb 35 40 


Fontes Malltables " 09 10 




Hhamieres : 


T et "Strap" par lb 05 05 


Strap et Gonds flletes 031 03 


CLOUS. ETC. 


Olous coupes a chaud : 


Au char, 10c de moins 


De 5* a 6 pes, par 100 $2 60 


pes. " 2 65 


4 a 4* " 2 75 


3J a 4 


2 75 


3 pes. " 


2 80 


2* a 21 


2 85 


2 a 2J 


3 00 


1* a 1| 


3 20 


11 pouce " 


3 60 


lous coupes a froid s 


p- 


De 1} a If pes, par 100 lbs 


|" 3 10 


11 pouce " 


•0 3 50 


Clous d ftnir par 100 lbs : 







? 4 85 


1J " 


4 35 




3 95 


2et2i 


3 75 


2* a } 


3 60 


3a6 


3 45 


inus A quarts par 100 lbs 






4 35 


1 " 


4 10 


14 " 


3 85 


Clous A river par 100 lbs : 




11 " 4 09 


Hal} " 1 B 4 05 


2 a 21 " 15 3 75 

2*a2| " 1 2. s fill 


3 a6 " 


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Clous galvanises, par 100 lbs. . $9 25 


Clous a ardoise " .. 4 25 


Clous a cheval No 7 " ..2 70 


8 " .. 2 59 


9etl0 " .. 2 48 


BoiUsdellb, *c net extra. 


Clous de broche 




11 *' No 15 " 4 50 


1* " No 14 " 4 CO 


1} " No 13 " 4 00 




2* " No 11 


. " 3 55 
. " 3 25 




5a 6 " No3a5 


" 3 00 



Limes, rdpes et tiers-points : 
lerequalite, escompte. .. 50 p.c. 
2me qualite, . . 60 etlO p. c. 

Meches de tariere, esc 60 et 10 p.c. 

Tarieres escompte 45 p.c. 

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Boulons a liases 

Metaux. 

Cuivre. 

Lingots par lb 

En feuille 

Etain. 

Lingots 

Barres 



i) 
. 60 
. 70 

$ c. 

13 
15 



17 



p.c. 
p.c. 
p.c. 
p.c. 

* c. 

13* 

o 2i i; 

17 
18 



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" double, de travail - - - - de 

double, de Buggy - - - - de 

double, de Coach - - - de 




$ 6 00 a 


$ 15.00 


18 01a 


75.00 


8.00 a 


22.00 


18.C0 a 


50.00 


15.00 a 


75.00 


30.00 a 


150.00 



126 



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Saumons par lb 031 03i 

Barrea 04 04* 

Feuilles 04i 04| 

Dechasse Oli 0GJ 

Tuyau par 100 lbs 5 00 5 25 

Zinc. 
Lingots, Spelter. par lb 41 OtJ 
Feuilles, No. 8.. 4j 05 

Acier. 

A resssort ... .par 100 lbs 2 SO 3 00 

Alisse 1 90 2 00 

Americain 5 00 6 00 

A bandage 2 00 2 10 

Apince 2 £0 2 55 

Fondu par lb 10 11 

Poule, ordinaire. 00 07 

De mecanicien. . 02i 03 

Fontes. 

Siemens par tonne 17 50 18 00 

Coltness 00 00 00 00 

Calder 00 00 00 00 

Langloan 00 00 00 00 

Summerlee 20 50 21 50 

Eglinton 18 CO 19 00 

Glengarnock .... 00 00 00 00 

Carnbroe 19 00 19 50 

FerronaNol.... 17 50 18 00 
Des Trois Rivier. 

au charb. de bois 26 50 28 00 

Fer en barres. 

Canadien par 100 lbs 1 60 1 70 

Anglais 2 10 2 25 

Afflne 2 25 2 50 

DeSuede 3 10 3 00 

De Norvege 3 25 3 25 

Lowmoor 5 00 5 50 

Fcren verge.. . 09 10 

Feuillard. 

A cercler par 100 lbs 2 15 2 25 

Double 2 10 00 

Tdles. 

Noire, Nos 10 a 20, p. 100 lbs 2 00 2 25 

" 22 a 24, " 00 2 3) 

26 par 100 lbs . 00 2 Hi 

28 par 100 lbs.. 00 2 5 ) 

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Canada, par bolte 2 25 

Ferblanc. 

Coke I C par boite 2 85 

Charbon de bois I C par bolte. . 3 25 

IX " .. 4 50 

Pourchaq. X additionnel extra 1 00 

Charbon de bois DC 

I C Bradley 5 50a5 75 

Ferblanc terne 5 75 6 50 

Tuyaux de poeles. 
Tuyaux No. 7, les 100 feuilles. .. .$5 75 
6, " .... 5 50 

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Ciment de Portland 1 90 2 25 

Platre calcine 1 80 2 00 

Chaux, maconne p. 100 lbs 40 50 

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BRIQUES 

De Montreal 7 50 8 fO 

Du bord de l'eau 00 00 

Refractaires 18 00 22 00 

Brique presses 25 00 35 00 

PEINTURE8 

Blanc de plomb pur, 100 lbs.4 75 5 00 

Nol . 4 50 4 7a 

1 4 00 4 25 

1 3 75 4 00 

sec 5 00 5 50 

Rouge de Paris, Red Lead 4 25 5 00 

Rouge de Venise, Anglais 1 50 2 00 

Ocre jaune 1 50 3 J 

Ocre rouge 1 50 2 50 

Blanc de Ceruse 45 60 

Peintures preparees, gal.. . 1 00 1 20 

Huile de lin crue 54 55 

bouillie. 57 58 

Ess. de Terebenthine C 45 Hi 

Mastic par 100 lbs 2 00 2 50 

Papier goudronne, la lb... 01$ 02 

Papier f eutre, le rouleau . 00 5o 

Papier goud., le rouleau. . 00 (!) 



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26 
41 
51 
61 
71 
81 
86 
91 



40.. 1 35 

50.. 2 85 

60.. 3 30 

70.. 3 55 

80.. 4 10 



85. 

90. 
95. 



4 60 
6 10 



1 40 

3 00 100 pds. 

3 50 

3 75 

4 25 
4 75 
6 25 



TUYAUX ET CONDUITS. 

Tuyaux enfei — liste : 
i pouce de diametre 



12 
17 
24 
30 
43 
50 
62 
74 

88 

1 06 
1 b 
1 65 



Escompte 65 a 70 p. c. 
Gros tuyau pour egouts, eau, 
etc, la tonne net $33 00 $34 00 

7 uyaux en gres — liste, esc. \bp.c. 
4 pes. par longueur de 3pd — $0 45 
6 " " " .... 60 

90 

1 26 

2 10 
L8 ' " " .... 2 70 

Coudes ronds : 

4 pouces chacun 75 

6 " " 100 

9 " " 175 

12 " " 2 50 

Tuyaux de rlduc.tion : 

6x4 pouces chacun 1 40 

9x6 " " 1 90 

2x9 " •' 2 75 

Connection carrte oufausse 
tquerre : 

simple doub. 
4x4 pouces chacun — 90 1 40 
6x4 " " .... 1 50 1 90 

6x6 " " .... 1 50 1 90 



9x6 " " .... 2 10 2 75 

9x9 " " .... 2 10 2 75 

12x 9 " " .... 3 00 4 00 

12 x 12 " " .... 3 00 00 

Syphon : simple, double. 

4pouces 1 40 2 00 

6 " 1 90 2 75 

9 " 2 75 3 30 

12 " 4 00 6 00 

Tuyaux a chemtnSe : 

92pouces, par pied 25 

40 

Charbons. 

PRIX DE DETAIL. 

Grate par tonne de 2000 lbs . . $5 50 
Furnace do .. 5 50 

Egg do . . 5 50 

Stove do .. 5 75 

Chestnut do .. 5 75 

Peanut do . . 00 

Screenings do 2240 lbs.. 1.80 

Scotch Grate * do 2000 "0.00 6.00 
Scotch Steam * do 2240 " 3.90 4.50 
Vale Grate do 2000".. 5 25 

Welsch Anthracite do 2000 "6 45 7 00 
Pictou S a.* do 2240 " ^ 

Cape Breton -~Q do " " 4 00 
Glace Bay V a_ do " -' V a 
Sydney 1 1 do " •' i 50 

Reserve Jflo do " "J 
Charbon de forge do 2000 " 00 6.00 
Lehigh pour fond, do " " 6.50 6.75 
Coke " par chaldron 6.75 7.00 

" usage domestique 3.20 

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Merisier do 4 50 a 4 75 

Bouleau, &c. do 4 1 a 00 

Epinette do 4 Ola o 00 

Slabs par chars 26 00 a 28 00 

Rognures, le voyage . . 2 00 a 2 25 



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Prix en gros. 



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Cobourgs COO 110 65 90 

Split Balmorals 90 120 100 120 

Kip " 1 20 1 10 1 00 1 20 

Buff " 125 2 00 110 125 

Veau " 2 00 3 85 

BuffCongress 135 2 00 

Veau " 2 25 3 10 

Split boots 1 10 2 15 1 25 1 60 

Kip " 2 00 2 90 1 60 2 00 

Veau " 2 15 3 90 

Bottes en feutre 160 2 00 

1 75 2 50 

Wigwams 65 90 

Mocassins 1 50 2 15 



Split Boots. 



A CHEVILLE. 



Femmes. 
70a0 80 



Split Balmorals 

Kip " 110 

Buff 90 

Pebble •' 90 

Buff Bals clous en cuivre 1 10 

A COUTURE. 

Pebbles Boutonnees 1 15 

Bufflustre " 120 

Pebble " 1 20 

Lustre " 1 35 

Chevre " 175 

Veau poli 1 10 

Chevreau francais 1 90 

" canadien 150 

Bols dura. 

Prix de detail. 
Acajou de 1 a 3 pouces 
Cedre rouge ± pouce 
Noyer noir 1 a 4 pouces 
Noyer noir 6x6, 7x7, 8x8 
Cerisier 1 a 4 pouces 
Frene 1 a 3 pouces 
Merisier 1 a 4 pouces 
Merisier 5x5, 6x6, 7x7, 8x8 
Erable 1 a 2 pouces 
Orme 1 a 2 pouces 
Noyer t endre 1 a 2 pouces 
Cotonnier 1 a 4 pouces 
Bois blanc 1 a 4 pouces 
Chene 1 a 2 pouces rouge 
Chene 1 a 2 pouces blanc 
Chene scie sur grain 

Plaquage (veneers): 
Uni 
Francais 



95 

1 20 
1 30 
1 3) 
1 25 

1 10 
1 30 
1 60 

1 60 

2 00 

2 00 

3 60 
2 85 



Filles. 
10 70 a 85 
70 80 



80 
90 
95 
95 

95 
95 
85 

80 

1 25 
1 25 
1 90 
1 20 



1 05 
1 05 
1 10 
1 10 

1 05 
1 05 
1 00 
1 10 
1 10 

1 50 

2 50 
00 



Enfants. 
$0 60 a (15 
65 70 
55 60 
80 90 
90 .... 



25 1 50 



Enfants 
$0 45a0 6 
50 62 



65 
60 
50 
50 

65 

70 
65 
70 
90 

85 

1 40 
1 00 



80 
7° 

00 

80 
80 
80 

80 

1 15 
1 00 
1 70 
00 



le pied 

do "!!!!!.'!!.'!.'.'!'"!.'!! 

do 

do 

le M 21 



22 a 
10 a 
10 a 
14 a 
9a 



do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 



24 
12 
14 
16 
11 

00 a 25 00 
00 a 25 00 
00 a 25 00 
00 a 30 00 
00 a 25 00 
00 a 50 00 
CO a 45 00 
0C a 22 00 
00 a 50 00 
00 a 50 00 
00 a 70 00 



par 100 pieds. 
la feuille . . . 



60 a 
50 a 



1 00 
125 



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le pied, 
do . 
do . 



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1 pouce shipping cull sidings do 

H, 1J et 2 pouces do do 

1 pouce qualite inarchande do 

H, 1J et 2 pees. do do 

1 pouce null cull, strip, etc. No. 2 do 

1J, 1^ et 2 pees, do do 

1 pouce mill cull No. 1 do 

1, 1J et 2 pees, do do 

3 pees. do do 

do do. No 2 do 

Epinette. 
1 pouce mill cull 5 a 9 pouces 

li, 1J et 2 pees, mill cull do 

3 pouces mill cull do 

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do XX do 

do X do 

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do XX do 

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de25a30 do do do 
de 31 a 35 do do do 
de 16 a 24 do —3 x 12 a 3 x 11 
de 25 a 30 do do do 
de 31 a 35 do do do 

Bois carre—pin. 
de 16 a 24 pieds— de Sail pouces carr6s 
de 25 a 30 do do do 

de 31 a 35 do do do 

de 16 a 21 do — de 12 a 14 pouces carres 
de 25 a 30 do do do 

de 31 a 35 do do do 

Charpente en pruche. 
de 17 a 30 pieds jusqu'a 12 pouces 
Charpente en epinette 

do en epinette rouee 



25 a 

04 a 

04 a 

8 a 



50 
06 
05 



le M $12 00 

do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
do 
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Prix en gros 



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do 
do 
do 
do 
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do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 
do 
do 
do 
do 
do 

do 

do 
do 



12 00 

14 00 

15 00 
20 00 
20 00 
10 00 
10 00 
12 00 
12 00 
10 00 

6 50 



15 00 

15 00 

16 OC 
18 00 
30 00 
30 00 
10 50 
10 50 
15 00 
15 00 
12 00 

8 5C 



9 00 10 00 

10 00 11 00 

9 00 10 00 

12 00 13 50 



9 00 
10 00 
1 60 

1 3> 

2 90 

2 40 
1 50 

3 00 

1 75 

2 90 
2 10 
1 50 
1 75 

16 00 
18 00 
21 00 

18 00 

20 00 
23 00 

17 00 

19 00 

21 UO 
19 00 
21 00 
23 00 



10 00 

11 00 
1 75 

1 50 
3 00 

2 50 



3 00 
2 



17 00 

18 50 
22 5u 

19 00 

21 00 
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pierre et brique ; terrain irregulier, su- 
perficie 2300 pds. Annie Aurelie Fran- 
chere, 6pse Osw Chaput, a Pierre A. 
Garon ; $4500 [41093] 

Avenue Tarra Hall, No 17. Lot 101-10, 
avec maison en pierre et brique, terrain 
19.6 x 48.3, supr 940 pds. The Montreal 
Loan and Mortgage Co a Agnes. Ann. 
Mclnnis, Spouse de O. W. Barwick ; 
$2,800 [41057]. 

QUARTIER ST-LOUIS. 

Rue St-Dominique, No 357. Lot 859-e, 
avec maison en brique, terrain 20 x 67.6, 
supr. 1350. George Dixon et al. a Rosy 
Goldenberg, Spouse de Sam Rosenthal ; 
$2,250 [41102] 

Rue Lagauchetiere, Nos 394 et 394a. 
Lot 168-7, avec maison en brique, ter- 
rain 20.6 x 75, supr. 1537 pds Marie P. 
Poitras et al a E. Corinne Senegal, Spse 
de A. L. Brault ; $2,150 [41116]. 

Rue Dorchester, Nos 507 a 511a. lot 
342, avec maison en brique, terrain 40 x 
87 supr. 3480 pds. Alphorse Robillard a 
Albina Poupart, epse de Jean Julien 
Closset ; $6,200 [41123]. 

QUARTIER STE-MARIE 

Rue Logan, Nos 258 et 260. Lot pt. N.- 
E. 838, avec maison en brique, terrain 
24 x 80. Odilon Lafreniere a S6vere La- 
fleur ; $2400 [41059J. 

Rue Champlain. Lot 1136-224 ferme 
Logan N.-E. de la rue Champlain, ter- 
rain 25 x 125 vacant. Gouvernement de 
la Puissance a P. G. Martineau ; $317.62 
[41066] 

Rue Frontenac, Nos 92 a 96. Lot 1598- 
50 et 51, avec maison en brique, terrain 
irreg. 3680 pds. Nathalie Lafranchise 
a AmSlie Savaria, 6pse de Ferd. Lasonde 
et Auguste Carriere ; $3,400 [41113]. 

Rue Panet, No 234. Lot pt. N. O. 772 
avec maison en bois, terrain 22 x 77.3, 
sup. 1700 pds. Jos C. Trtfflg alias C. 
Treffley et al. a Raphael Paquin ; $300 
[41082]. 

Rue Panet, Nos. 345 a 341. Lot 993 
avec maison en brique, terrain 40 x 101. 
Gust. Gravel a JosGiroux; $2,500 [41105]. 



Rue Parthenais, Nos 228 a 264. Lots 
1495-25, 26,27, 28, 29, 30 et 32 a 36, 51 a 56, 
60 a 71 moins pt. 32 et 51, avec maisocs en 
brique, terrain irr6g., super. 51206 pds. 
Richard Lamb a George B. Burland ; 
$19,500 [41118]. 

HOOHELAGA ET JACQUES-CARTIER 

WESTMOUNT 

Avenue Somerville. Lot 208-36c, 37a 
et 37b, avec maison en brique, terrain 
100 x 110. Frederh k Tuck a Mary L. 
Vict. Alice Maude Shorey, Spse de Ja- 
mes B. Stevenson ; $2,587 50 [60870]. 

Rue Dorchester, No 1360. Lot 284-18, 
avec maison en pierre et brique, ter- 
rain 27 x 115. David Yuile a Henry 
Birks ; $2,910 [60851]. 

Avenue Victoria. Lot No 215-50, part. 
215-51, avec maison en brique, terrain 
75 x 125 pds. Richard Warminton a 
Cleophas Roussin, $6,500. [60833] 

Coin des ruesSte-Catherineet Greene 
Ave. Partie N. E., 355-8-2, N. E. 355a 2, 
part. 384-1 et 4 et parr. 384-2. A. P. Wil- 
lis a John Smith ; $2864.95. [60892] 

ST-HENRI. 

Rue Delinelle Nos 192 a 194. Lot 1705- 
105, avec maison en bois, terrain supr. 
1752 pds. Cheri Raymond a F. X. Phili- 
bert Demers : $1,178.18 [60922] 

Rue Gareau, Nos 107 et 109. Lot 1705- 
48, avec maison en bois, terrain supr. 
1752. Wilf. Labreche a Louis Bolduc ; 
$1 300 [60873]. 

Terrace du Park, No 19 a 29. Lot £ 
S. O. 1146 et 1147 avec maison en brique 
terrain sup. 3680. Louis Deneau a L. P. 
Hubert ; $9,400 [60^38] 

Avenue Green, Nos 3 a 23a. Lot 385-46 
a 49 avec maison en pierre et brique, ter- 
rain 25 x 120 chacun, sup. 8793. Moise 
Rochon a J. B. Seers ; $15 000 [60846]. 

Avenue Green. Lot 385-8 k 12, avec 
maison en pierre et brique, terrain, 110 
x 98 supr. 12698 Alex Walker a Moise 
Rochon ; $6299 [60907]. 

STE-CUNEGONDE. 

Rue Levis, Nos 73 a 85. Lot pt. 2367 et 
2368, avec maison en brique, terrain 
supr. 7800. HonorS Plante a Adolpre 
Leveque ; $4000 [60910]. 

Rue St-Aiitoine, No 497 a 501. Lot 386- 
130, avec maison en brique, terrain sup. 
2640. Herminie Pateuaude Veuve A. Du- 
puis a Alex. Dupuis et al. ; $5600 [60899]. 

Rue Atwater, No 175 a 191. Lot 386- 
221 et 122, avec maison en brique, ter- 
rain 9359 pds. Wm. John Munro a 
Alexander Salomon ; $12,500 [60898]. 

QUARTIER HOCHELAGA 

Rues Chambly et Ontario. Lots 23-115 
a 118, 148 a 152, terrains sup. 24582 pds, 
vacants. Raym. Prefontaine a Anasta- 
sie Poissant, epse de A. Duperraut ; 
$6000 [60843]. 

Rue Frontenac, Nos 92 a 96. Lots 166- 
630 et 631, avec maison en brique, ter- 
rain 23 x 80 chacun, sup. 3680 pds, Ana- 
thalie Lafranchise a Amelia Savaria, 
epse de Ferd. Lasonde et al ; $3100 
[60906]. 

Rue Frontenac, No 82. Lot 166 634, 
avec maison en brique, terrain 23 x 80 
pds. Bridget Murray, Vve. de Tha. 
Sarsfield Donahue et al a Ths Guille- 
mette ; $1,400 [60871]. 

Rue Ste Catherine, Nos 636 et 638. Lot 
pt. 166-27, avec maison en brique-, ter- 
rain 23.8 x 75 supr. 1775 pds. Andre' La- 
mothe a Joseph Racette ; $4,700 [60811]. 

QUARTIER ST DENIS 

Rue St-Denis. Lots 196-120 et £ S. E. 
209-22, terrain 25 x 52 et 25 x 75, supr. 



PERRAULT & MESNARD 

Architectes et Iigenieurs Civils 
97, RUE ST-JACQUES, BANQUE DU P£UPLE> 



Phone 696 



MONTREAL. 



Boite 2382 



Speciality : Edifices Religieux et Publics. 

Joseph Perrault. Simon Lesagc. 

PERTfcATJLT & LE8AGE 

Architectes et Ingenieurs 

17, Cote de la Place d'Armes. 

Telephone Bell, 1869. 

Speciality : Evaluation pour Expropriation. 



L. R. MONTBRIAND, 

ARCHITECTE et MESUREUR 
230 - RUB ST. ANDRE — 230 

MONTREAL. 



V. ROY & L. Z. GAUTHIER, 

Architectes et Evaluateurs, 

162, Rue St- Jacques 



E Levateur. 



Bloc Barron. 

Telephone 2113. 



G. DE G. LANGUEDOC 

Ingenieur Civil et Architecte 

BUREAU : 180 rue St- Jacques, Montreal. 

Telephone No. 1723. | Cham bre 7. 3e Etage. 

Chemins de fer, Fonts, Canaux, Constructions 

Civiles, etc. Brevets d'invention, Marques 

de Commerce, Evaluations. 



]. B. RESTHER & F1LS 

ARCHITECTES, 
Chambre 13 | Batisse "Imperial 

107 rae ST-JACQUES, - Montreal 

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ALBERT SINGENNES 

Architecte : et : Mesureur 

951 RUE ST-LAURENT, coin ouluth 

MONTREAL 



C E. FOXJFtlMIEFt 

Architecte, Evaluateuret Mesureur 

Se chargera aussi de tout dessin 
mecanique qui lui sera confie. 
Chambre No 4 rtrt . ~ , . __ . . . 

MechanioB institute 204, St-Jacques, Montreal 



J. EMILE VANIER, 

Ancien eleve de I'Ecole Polytechnique. Ingenieur Civil et 
Arpenteur -•- No 107 rue St-Jacques 
En facedu Carre de la Place d'Armes, Montreal. 
Se charge de plans de ponts, aqueducs, egouts, de 
traces de chemins de fer et routes, d'arpentages 
publics et particuliers, de demandes de brevets 
d'invention, etc. Telephone No. 1800. 



(Ci-devant de Brodeur & Lessard) 

CONTRACTED RS-PLOMBIERS,COUVREURS 

Et Poseurs d'Appareils de Chauffage. 
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357 Rue Berri, Montreal. 

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Entrepreneur s-Menuisiers, 
37 RUE LLE ST- ANDRE, MONTREAL 

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LE PRIX COUKANT 



3175 pds. Michel Theod. Lf febvre ft John 
Judson Ryan ; $793 [60915], 

QUARTIER ST GABRIEL 

Rue Centre, Nos 388 a 392. Lot 2744, 
avec maison en brique, terrain 48 x 117. 
Dan ase Perreault a Alphonse Denis ; 
$3,000 [60875]. 

QUARTIER ST-JEAN-BAPTISTE. 

Rue Rachel, No 1U et 129. Lot No 6- 
7 et 8, avec magasin, terrain 25 x 100 
chacun. J H. Leroux & Oscar Ttssier 
a Che. LaDglois ; $16,0U0 [60894] 

Avenue Laval, No 596 Plus grande 
partie du lot No 16-10, avec maison en 
btiqce, terrain 25 x 65 pds. Athanase 
Prigun a Ed. Larin ; $1,400. [t0863] 

Rue Droit t, Nos 515 et 517. Lot 15-635 
avec maison en brique, terrain 20 x 72 
Aug. Robert et al a Anna Chartrand 
eps« de Jos Proulx ; $1,900 [60839]. 

Rues Cbambord, Panet et Gilford. Lots 
6 26, 116, 117, 133 a 136, 171 et 330-39, 40, 
41, 71 a 74, 84, So, 115 a 118, 120, 121, 122 
et 154, terrains, sup 45966 variants. L. A 
Cadieux a Ed. Roy ; $6000 [60829]. 

MILE END 

Rue Cadieux. Lot 137-138 avec mai- 
son en brique, terrain 42 x 88 Napoleon 
Guilbault ft Alderic Guibault ; $4 000 
[60903]. 

Rue St-Hypolite, Nos 5 a 11. Lot 137- 
26, 27 et 79 avec maison en brique, ter- 
rain 43 x 90 chacun. Joseph Prevost ft 
Jos. Quentin dit Dubois ; $1,450 [608861 

Rue Stuart. Lots 137-169 et 170 avec 
maison en bois, terrain 85 x ^8. Leandre 
Valliere a Eugene Alix ; $5,500 [60849]. 

MONTREAL ANNEXE. 

Rue Clark. Lot 11-432, terrain 47 x 88 
pds. vacant. The Mont. Inv & Freehold 
Co. aN.ph Lapieire; $460 [6'i840]. 

Rue Clark. Lot \ S. 11-417, terrain 25 
x 44 pd<-. The Mont. Invest. Frethold 
Co a Aimand Gascon ; $374 [60887]. 

Rue Clark Lot £ N. de 452, terrain, 
25 x 88 vacant Montreal Investment & 
Freehold Co ft Ovide Galarneau ; $425. 

Rue Clark Lot h N. de 451, terrain, 25 
x 88, vacant. Montreal Investment & 
Freehold Co a Donald McLea ; $220. 

Rue Clarke. Lot k S. de 453, terrain 
25 x 88 vacant. Montreal Investment & 
Freehold Co. a J A. Dupras ; $425. 

Rue Clarke. Lot 450, ten aiu 50 x 88 
Montreal Investment & Freehold Co. ft 
Ouesirne B'ienne ; $850. 

Rue Claike. Lot 12-1076, terraiu 25 x 
88. Montrtal Investment & Freehold 
Co. ft Gregoiie Cyr; $220. 

COTE ST. PAUL 

Lot 4406-4413, terrain 50 x 115 chacun. 
John H. Tiinmis ft A. ArchiDald Welsh ; 
$450 [60858]. 

COTE DES NEIGES 

Lot 28-7-8. Flavien Filiatraulta Dame 
Veuve Audr6 Trudeau ; $400 [60862]. 

POINTE CLAIRE 

Lot 127, avec batisse, terrain 3 x 24 
arpents. Succ. L6ou Viau ft Marcel Bru- 
nei; $27070 [60826]. 

JSAULT-AUX-RECOLLETS 

BOULEVARD. ST-DIiNIS 

Rue Labelle. Lot 489-220, terrain 25 x 
87 pds. H. V. M. ridith ft Trtffl6 Duro- 
chor ; $55 [60908]. 

ST-LAMBERT 

Lot 612. Elm. Talon dit Lesperance 
6ps. de P. J. Crevier ft, Eiienne Aubry ; 

$3418.38 [60854]. 



Lot p. 409. Joseph Arth. Goyer a Jos 
Vaillancourt; $200 [60919]. 

Lot No 59. Marcelline Gascon, Vve 
de Frs Lapointe a Ovila Crevier ; $800 
[60918]. 

Lots 35-43, 45, 67, 69. Bordeau. Lot No 
17-71 a 72 ft 100, 102 ft 131. Suraphin D. 
Marquis, failli ft Jos Hilaire, Chasles ; 
$4640 [60831] 

Grand bonlevard St-Germain. Lot No 
454-102, 103 et 104, terrain 25 x 118 pds 
chacun. L. Cousineau et Ed. Gohier a 
Philippe Blain ; $450. [60909] 

Chemin des Ormes. Lot No 465 335, 
terrain 27 x 104. L. Cousineau & Ed 
Gohier a Ed. Franeceur ; $200. [60861] 

STE GENEVIEVE 

Lot 148 avec batisse, terrain 3 arpents 
x 3^ arpents. Succ. Leon Viau ft Sgra- 
phin Prgzeau ; $605 [60825]. 

MONTREAL OUEST 

QUARTIER STE-ANNE 

Rue Bourgeois, No 298. Lot 162-D, 
avec maison en brique, terrain, 33 x 86.6, 
sup. 2920 pds. Jarnts E. Somerville a 
Dame Anna O'Brien, veuve de Geo. 
Bailey ; $2,000 [128049]. 

QUARTIER ST-ANTOINE 

Rue Shuter, No 75. Lot 1842, avec 
maison en pierre et brique, terrain irr. 
supr. 4121 pds. Sharif de Montreal ft Ed- 
win Hanson et al. ; $2,526 [128050]. 

Rue Aylmer, r- o 78. Lot 1208, terrain 
21-1J x 77 pds. supr. 1521 pds. vacant. 
Dame C. McDonnell gpouse de Patrick 
McCaffrey ft Charles Henderson ; $1000 
[128051]. 

La Construction 

Contrats donnes pendant la semaine ter- 
minee le 18 mars 1896. 

Chez A, C. Hutchison, architecte, rue 
St-Jacques, No 181 : maison Ave. Mount 
Pleasent ft 2 stages, formaut un loge- 
ment. 

Maconnerie, W. Oman. 

Charpente et menuiserie, James Shea- 
rer. 

Couverture, Montreal Roofing Co. 

Plombage, R. Mitchell. 

Brique, W. Lavers. 
Euduits, James Morrison. 

Peinture et vitrerie, G. S. Kimber. 

Ouvrage en fer, Donaldson & Sons. 

Proprietaire, H. Watson. 

Chez W. McLea Walbank, architecte, 
rue St Jacques, No 214. Facade de ba- 
tisse 2336 rue Ste Catheriue, formant 
un restaurant, Simpson et Peel, le tout 
ft l'exception de la peinture et vitrerie, 
G. S. Kimber, et ouvrage en fer, Domi- 
nion Bridge Co. 

Propri6taire, succ. Lyman. 



Rue Amherst ; une maison, 2 Stages, 
pierre et brique ; cout probable $2,600. 
Proprietaires, Rheaume & B61anger ; 
entrepreneurs, Lambert & Fils. 



NOTE 

M. C. E. Morrissette, entrepreneur de 
Quebec, a obteuu le contrat pour la 
construction d'un presbytere et d'un 
clocher ft l'eglise Ste Catherine, comte 
de Portneuf. 

PERMIS DE CONSTRUIRE A MONTREAL 

Rue St-Amable, No 15 ; un entrepot a 
3 etages en pierre et brique ; cout $5,000. 
Proprietaire, Succ. Chenier ; architecte, 
Cox & Ames ; entrepreneurs, Heggte & 
Slewart. 

Rue Hutchison ; un bureau ft 1 etage, 
en bois et brique; cout probable $800. 
Proprietaires, Paquin & Bellefroid ; ma- 
con, Rateau ; charpentier, Trepanier. 



Rue Dufresne, No 80 ; une batisse a 2 
etages. en pierre; couc probable $1,000 
Proprietaires, Revdes. Sceurs de la Pro- 
vidence. 

NOTES FINANCIERES 

L'assemblSe g6ne>ale annuelle des ac- 
tionnaires de la Banque du Peuple,aura 
lieu, comme nous l'avons deja annonc6. 
lundi, le 23 courant, ft 3h. p. m. II sera 
certainement pris des mesures trds im- 
portantes ft cette assemblee; les interes- 
sgs ft- ront done bien de s'y rendi e. 



La cite de Hull a decide" de consolider 
sa dette flottante. Elle emet des obli- 
gations (debentures) au montant de 
$108,000, portant interet ft 5 p. c. etrem- 
boursables dans 40 ana. L'intSret est 
payable tous les six mois. O . demande 
des soumissions pour cetemprunt. 



Nous trouvons dans un rapport recent 
du Directeur g6n6ral de la dette publi- 
que d'ltalie des details interessanta sur 
la proportion dans laquelle sont repar- 
tis les titres de la Dette dans lea diver- 
8fs provinces italiennes et a l'etranger. 

II existe dans le royaume pour 153,- 
864,000 lire ou francs divisSs en 586 635 
coupures Voici comment ce total se 
decompose : 

nombre 

de titres rentes 

France 271.233 43,599,255 

Allemagne 213,843 32 853 170 

Angleterre 53,395 10,069,425 

Autri'he 17.940 3,332,405 

Ho.laude 21,023 2,462,405 

Autres Etats 9,201 1,133,865 



Le Directeur dela Monnaieaux Etats- 
Unis M Preoton, evalue aux chiffres 
suivants la production d'or du globe 
pendant les deux dernieres ann6es. 

1895 1894 

Dollars 

Etats-Unis 49.000,000 39,500,000 

Transvaal 46,t 00,000 39,693,330 

Australie 45,000,(00 41.760,600 

Russie 30,000,000 27,656,000 

Mexique 7,000.000 4,500 000 

Divers 30,000,000 86,853,570 

Ensemble... 205,000,000 179,962,900 

On remarquera que les " divers " 
presentent en moios ur.e d'fference de 
56,850,000 dollars. Cela peut tenir a de3 
renseignements incomplets ; il est a pr6- 
sumer que ce chiffre se relevera lors- 
qu'on sera en possession de donn6es 
plus exactes. 

Or, malgr6 cela, l'augmentation est 
de 26,037,000 dollars dans l'ensemble. 
On doit done penser qu'on arrivera, 
comme resultat definitif, ft. une produc- 
tion totale superieure de pres de 83 mil- 
lions de dollars soit 415 millions de 
francs a celle du precedent exercice. 

On atteindrait ainsi pour l'annee, le 
chiffre global de 262 millions de dollars. 

Cette production peut durer bien dea 
anneee avant que quelques-unes des 
vieilles nations de l'Europe et les na- 
tions jeunes de l'Amerique du Nord, de 
PAmerique du Sud ou de l'Australie 
aient l'approvisionnement de metal 
jaune qui leur est n6cessaire. 



LA BANQU EJACQUE S-CARTIER 

BUREAU CHEF, MONTREAL. 



CAPITAL PAYE $500,000 

FONDS DE RESERVE- - ■ - 235,000 

(Rabais d'Escompte) 25,000 

directeurs : L'Hon. ALPH. DESJARDINS, 
President ; MM. A. S. HAMELIN, Vice-President ; 
DUMONT LAVIOLETTE, JOEL LEDUC, A. L. 
De MARTIGNY ; A. L. De Martigny, Directeur- 
Gerant ; Tancrede Bienvenu, Assistant-Gerant ; 
E. G. St. Jean Inspecteur. 

succursales: St-Hyacinthe, A. Clement, ge- 
rant; Beauharnois, J. Leduc, gerant; Hull, P.Q., 
J. P. de Martigny. gerant ; St. Sauveur, (Que) N. 
Dion, gerant ; Quebec, rue St-Jean, C. S. Powell, 
gerant ; Fraserville, J. O. Leblanc, gerant ; Valley- 
field, Ls. deMartigny, gerant; Victoria ville, A. 
Marchand, gerant ; Ste-Anne de la Perade, J. A. 
Rousseau, gerant ; Rldmonton, Alberta, N. W. T., 
J. E. Laurencelle, gerant. 

branches a Montreal : St-J.-Baptiste, A. Boyer, 
gerant; Ste-Cunegonde, H. Bourbeau, gerant ; St- 
Henri, H. Dorion, gerant; Hue Ontario.G. Leclere, 
jr. gerant. 

departement d'epargnes : Au Bureau Princi- 
pal et aux Succursales. 

CORrespondants : Londres, Ang. : Le Credit Ly- 
onnais ; Le Comptoir National d'Escompte de Paris. 
Paris, France : Le Credit Lyonnais ; Le Comptoir 
Rational d'Escompte de Paris. Mew-York: National 
Bank of the Republic ; Bank of America. Boston 
Mass. : National Bank of the Commonwealth ; 
Rational Bank of the Republic Chicago : Bank of 
Montreal. Canada : The Merchants Bank of Ca- 
nada ; Bank of British North America. 

Emet des credits commerciaux et des lettres cir- 
onlaires, payab les dans to utes les parties du monde. 

Provident Savings Life Assurance Society 

DE NEW YORK ( Etablie en 1875) 

CHAS. E. WILLARD, - - President 
SHEPPARU HOMANS, President du Vomitc des 

Directeurset Actuaire Consultant 
Nouvelles affaires inscrites en 1895 . . . $23,000,000 

Revenu en 1895 2 246 859 

Risques payes en 1895 1,491,412 

Actif j 981*355 

Depdt entier dans les Caisses du Gouv'er- ' 
nement du Dominion. 

Agents demandes dans les Districts non renre- 
sentes. 

Bureau principal pour le Canada, 

37, rue Yonge, TORONTO, Ont. 

R. H. MATSON, Gerant General. 



La Banque du Peuple 

FONDEE EN 1835 

CAPITAL $1,200,00C 

RESERVE 600. OOr 

Jacques Grenier, Ecr., President, Wm. Richer, 
A8sistant-Caissier, Arthur Gagnon, Inspecteur. 

CORRESPONDANTS : 

Londres, Ang., MM. Glyn, Mills, Currie & Co. 

" " The Alliance Bank (limited). 

New- York, The National Bank of the Republic 
Hanover, National Bank. 
Boston, The National Revere Bank. 
Ontario, La Banque Molson. 
Nouveau-Brunswick, La Banque de Montreal. 
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Avocats : MM. Greenshields & Gkeenshields 

Banquiers : The Merchants Bank of. Canada 

Cette Compagnie agit comrae administrateur, executeur, 

fidei-commissaire, receveur, conseild'interdits, gardien, liqui- 

dateur, etc., etc., et aussi comme agent pour les bureaux des 

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Canada. Pour informations s'adresser au gerant. 

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Trois-Rivieres, Joliette, Sorel, Valley field Loui- 
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puis, Ecr, Vice-President ; Hon. Jucie Chauveau ; 

V. Chateauvert, Ecr, M. P. P. ; N. Rioux, Ecr ; 

V. Fortier, Ecr ; J. O. Villeneuve, M. P. P. 
Georqe Creeassa, P. Lafrance. 
Gerant General. Gerant Bureau de Quebec. 
Inspecteur. 

SUCCURSALES : Quebec, Faubourg St-Jean ; Quebec, 
St-Roch ; Montreal ; Sherbrooke ; St-Fraiicois N. E. Beauce ; 
Ste Marie, Beauce ; Cbicoutimi ; Roberval ; Ottawa, Ont. ; 
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AGENTS : Angleterre : The National Bank of Scotland' 
Londres ; France : Credit Lyonnais, Paris et Succursales ; 
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National Bank of the Republic, New-York ; Nat. Revere 
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DIRECTEURS : 

G. C. DESSAULLES, - - - President, 
J. R. BRILLON, - - - Vice-President. 

J. B. BROUSSEAU. J. NAULT, 

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E. R. BLANCHARD, C. L. LEDOUX, 

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St. Cesaire, J. A. Bernier, gerant. 
Farnham, J. E. Campbell, gerant. 
Iberville, C. L. Ledoux, pro.-gerant. 
L'Assomption, M. N, Jarry, gerant. 

Correspondants : — Canada : Banque des Mar 
chands et ses branches. Etats-Unis : New- York, 
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J. H. R. Molson, - - - President. 

S. H. Ewinq, - - - Vice-President. 

W. M. Ramsay. Samuel Flnley. Henry Arehbald. 

W. M. Macphersou. J. P. Cleghorn. 

F. Wolferstan Thomas, Gerant General. 

A. D. Durnfokd, Inspecteur. H. Lockwood, Asst.-Insp. 

Succursales : Aylmer ; Brockville ; Calgary ; Clinton 
Exeter ; Hamilton ; London ; Meaford : Montreal ; Mont- 
real, rue Ste-Catherine ; Morrisburg ; Norwich t ! 
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Vol. XVIII, No 4. 



Montreal, Vendkedi, 27 Mars 1896. 



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<JA ET LA 



La Loi 
Remediatrice 



La loi de Dieu est contenue dans dix 
commandements et elle regit toute l'hu- 



manite. 

La loi de l'Eglise regit la catholicite de tous les lieux 
et dans tous les temps aumoyen de sept commandements. 

Le gouverntment federal pour regler un seul point de 
justice envers la minorite manitobaine a presente une loi 
qui ne contient pas moins de 120 articles. Nous ne vou- 
lons point critiquer cette loi, car tout irrrparfaite qu'elle 
semble a beaucoupdes notres, elleredresse des torts reels, 
elle consacre l'idee de justice qui doit presider a tous les 
actes des gouvernants et elle aura pour effet de mettre fin 
a une agitation des esprits qui entravait tout progres. 

Mais nous croyous qu'elle eut gagne beaucoup a plus 
de clarte et a moins de longueur. II est remarquable 
que plus on veut expliquer, plus on s'embrouille ; les 
actes les plus longs, qui croient prevoir davantage, sont 
toujours ceux qui offrent le plus matiere a. proces. 

Maintenant que la seconde lecture de la loi remedia- 
trice a obtenu une majorite, treve de discussion steriles 
et mettons-nous hardiment aux affaires ; le changement 
de saison nous y invite, d'ailleurs. 



Notre Num6ro 
Special 



Pour feter le retour du printemps, nous 

offrons a nos abonnes et a nos annonceurs 

le present numero. 

II ne nous appartient pas de nous juger nous-memeset 

de dire tout le bien que nous en pouvons peuser. En 

general, on a assez bonne opinion de soi-meme et de ses 

enfants. 



Nous vous presentons notre enfant, nous le croyons 
assez bien venu et nous souhaitons que vous ratifiiez 
notre jugement. 

Ce que nous avons tente de faire. a ete de mettre sous 
les yeux de nos lecteurs, en dehors de la matiere ordi- 
naire de notre journal, quelques pages pratiques egayees 
ca et la par des articles qui ne rentrent pas absolument 
dans le cadre ordinaire d'un journal commercial. Nous 
esperons que nos lecteurs seront satisfaits de cette inno- 
vation qui les reposera de leurs occupations et de leurs 
pensees habituelles. 

Nous avons de place en place donne quelques illustra- 
tions qui expliquent ou agrementent le texte de quelques 
articles. 

Enfin, nous avons, grace a l'esprit d'entreprise dont 
sont auimes bon nombre de commercants, un plus grand 
nombre de maisons qui ont tenu a presenter, sous forme 
d'annonce, leur carte de visite aux lecteurs du Prix 
Courant. Quelques-uns d'entre eux, meme, ont voulu, 
pour cette visite, faire une toilette speciale ; c'est ainsi 
que quelques pages imprimees en deux couleurs com- 
pleteut la belle apparence que nous avons cherche a 
donner a ce num£ro de printemps. 



Qu'allez-vous 
faire? 



II y avait une fois a Seattle un journa. 
liste et un opulent commercant (oh ! il n'y 
a pas longtemps), le journaliste essayait en 
vain de decider 1' opulent commercant a signer un traite 
de publicite, ce dernier se contentait de repondre en 
haussant les epaules : "Jamais je ne lis les annonces 
d'un journal, monsieur, et tout le monde agit de meme, 
oui certes je crois a la publicite, mais acelle qui creveles 
yeux du public. Oh ! celle-la rapporte, mais dans les 
journaux (ici un geste de mepris tres caracteristique) , 
tous ceux qui les lisent tournent avec dedain les pages 
d' annonces. " 

Le journaliste qui en avait vu bien d'autres dans sa 



136 



LE PRIX COURANT 



vie, ne se laissa pas desarconner pour si peu et, esquis- 
sant son plus gracieux sourire, posa a 1' opulent conimer- 
cant la question suivante : " Si je puis vous convaincre 
que les pages d'annonces sont lues, au moins avec autant 
d' attention que les autres, signerez-vous mon traite ? — 
Oui, bieu eertainement, repondit 1' opulent conimercant, je 
fais de la publicite partout ou je crois qu'elle me sera utile. 

Le jour suivant, le journaliste mit a l'endroit le moins 
apparent de son journal, entre deux annonces de pilules 
et de pommade contre la chute des cheveux, la ligne sui- 
vante : 

" Que diable va done faire Lewis ? " 



Le leudemain tant de moude vint tracasser 1' opulent 
conimercant Lewis, pour savoir ce que signifiait cette 
ligne enigmatique, que ce dernier fit immediateinent 
appeler le journaliste et lui demauda d'en donner l'expli- 
catiou dans le nutnero suivant. 

— J'accepte, repondit celui-ci, mais a la condition que 
vous vous conformerez a l'explication donnee par mon 
journal. — All right, repondit 1' opulent conimercant. — Et 
le leudemain on put lire cette reponse a la question : 
" Parbleu, il va faire une annouce ! " 

Le plus drole de l'histoire, dit la Halle aux cuirs, e'est 
qu'elle est veridique. 




LE CREDIT DU MARCHAND 



ES divers elements du credit pour un marchand 
sont la solvabilite, l'exactitude dans les paiements, 
l'activite, la connaissauce des affaires et la 
moralite. 

Quand un fournisseur lui demande le montaut de sou 
capital, le chiffredeses affaires et celui de ses benefices, 
le marchand sefait parfois tirer l'oreille pour repondre et, 
parfois nieme, il lui arrive de se facher, de regler son 
compte et d'aller ailleurs. II est tout surpris qu'ailleurs 
on lui pose les memes questions. 

Le marchand de gros se passerait tres volontiers de 
faire subir un interrogatoire verbal ou par ecrit a sou 
client s'il pouvait obtenir ailleurs les renseignemeutsdont 
il a besoin pour etablir le chiffre du credit qu'il peut 
accorder au detailleur. 

Ce n'est done que dans certains cas qu'un fournisseur 
est indiscret avec intention, le detailleur de'yrait le com- 
prendre et s'expliquer franchement avec celui qui lui ou- 
vre un compte et lui vend ses marchandises a credit. 

Quand, dans un moment de crise comme celui que 
nous traversons depuis tantot trois ans, tant de billets 
echus sont impayes, soit en totalite, soit en partie, la 
situation du marchand de gros n'est pas toujours envia- 
ble. II n'est pas banquier ; lui aussi est marchand etce 
qu'il vend a credit il doit le payer ; lui aussi, en un mot, 
a ses echeances a reucontrer, il n'a pas la facilite de 
reuouvellemeut qu'il aecordea ses debiteurs et s'il n'avait 
pas de credit aupres des banques, il serait maintes fois 
embarrasse. 

Mais les banques n'accordent de credit, est-il besoin de 
le dire, que contre une remise de garanties. Ces garan- 
ties sont plus ou moins aleatoires, puisque, pour le com- 
merce et 1 'Industrie, ce sont des billets de clients qui, 
escomptes, servent de garantie. 

Les banques cherchent a courir le moins de risques 
possible et, si le marchand, qui vient escompter les billets 
de ses clients, ne possede pas personnellement des pro- 
prietes ou un capital qui commandent un haut credit, elles 



examinent de tres pres les signatures au bas des billets, 
font un triage et n'acceptent que les valeurs qu'elles con- 
sidered ne devoir leur faire courir qu'un minimum de 
risques. 

Tous les marchands connaissent, du moins de nom, les 
agences mercantiles et savent que ces agences, moyennant 
remuneration, fouruissent a leurs abonnes des renseigne- 
ments sur la solvabilite et la moralite des commercants 
et des industriels. En outre, elles publient deux fois par an 
un livre dans lequelsout censes figurer tous les commer- 
eants et les industriels du Canada. En regard des noms 
portes au livre figurent des signes conventiounels qui 
indiquent le credit ou la valeur de chacun d'eux. 

C'est ce livre que consultent les banques pour accep- 
ter ou refuser les billets qui leur sont presentes a l'es- 
compte. Le nom d'un souscripteur de billet est-il absent 
des livres de renseignements des agences, le billet est im- 
pitoyablement refuse. 

II y aurait beaucoup a dire sur ce mode d'operer qui 
ne peut, comme nous le verrous dans un instant, offrir 
toutes les garanties d'equiteeuvers les marchands. Nean- 
moins les banques ont besoin de s'appuyer sur une base 
quelconque pour leurs operations d'escompte et, jusqu'a 
ce qu'on en ait trouve une plus solide, ce seront toujours 
les livres des agences mercantiles qui seront cette base. 

Un marchand de gros nous disait, ces jours derniers, 
que ses trois meilleurs clients, ceux avec lesquels il fait 
le plus fort chiffre d'affaires et qui le paient le mieux, ne 
figurent pas dans les livres des agences et cependant ces 
marchands sont en affaires depuis nombre d'anuees. 
Heureusement pour ce marchand, sa situation person- 
nels est telle que tout le papier qu'il presente a l'es- 
compte est accepte sans exameu des noms des souscrip- 
teurs, mais combien peu nombreux sont ceux quijouis- 
seut d'un pareil credit aupres des banques. 

Nous ne voulons pas faire le proces des agences mer 
cantiles pour ces absences de noms a leurs livres ni pour 
d' autres erreurs plus ou moins graves qu'on y rencontre, 
car nous savons qu'il est impossible de faire un travail 
d'une telle importance avec toute la perfection qu'exige- 
rait cependant une chose aussi grave que celle du credit 
du marchand. 



LE PRIX COURANT 



137 



Nous nous demanderons plutot s'il n'y a pas parfois 
negligence et parfois mauvais vouloir de la part de cer- 
tains marchands. Les agences mercantiles sont souvent 
dans l'impossibilite de fournir des renseiguements parce 
qu'on refuse d'en donner a. leurs agents. Nous compre- 
nonsjusqu 'a un certain point que le marchand embar- 
rasse ou gen£ n'airae pas a raconter ses affaires a un 
representant de ces agences, mais pourquoi un homme a 
l'aise, faisant de bonnes transactions, realisant des bene- 
fices ou possedant un capital suffisant refuserait-il de 
donner les eclaircissements qui permettront a ses four- 
nisseurs de lui faire le credit, tout le credit, dont un jour 
ou l'autre, il aura besoin ? Voila. ce qu'il est difficile 
d'expliquer. 

II en est d'autres qui ne refuseraient pas aux agences 
tous les renseignements dont elles pourraient avoir besoin, 
mais on ne les leur demande pas et ils ne s'occupent pas 
de savoir si oui ou non ils sont cotes dans les livres ; et, 
s' ils sont cotes, ils ne s'inquietent pas de connaitre si la 
valeur du credit qu'on leur attribue est plus ou moins 
exacte. 



Tout marchand doit avoir le plus grand souci de son 
credit ; celui-ci est-il bon, il peut avec le travail, l'ordre 
et l'economie le conduire au succes, mais un credit mau- 
vais ou douteux sera pour lui comme un boulet rive au 
pied qui entraverasa marche s'il ne l'arrete pas coniple- 
tement. 

II est done necessaire que chacun se renseigne et sache 
s'il est cote dans les livres des agences mercantiles et s'il 
Test pour sa valeur reelle ; en cas d' omission ou d'er- 
reur qui pourrait lui etre prejudiciable, le marchand ne 
doit pas hesiter a. s'adresser aux agences et a leur 
demander soit l'inscription soit une rectification qu'elles 
ne peuveut refuser sans s'exposer a. des dommages envers 
les interesses. 

Nous savons que dans le haut commerce et dans 1' In- 
dustrie on s'estemu des erreurs et des omissions que nous 
venons de signaler ; on cherche une solution a. cet etat 
de choses prejudiciables a. un grand nombre, nouscroyons 
que la meilleure est celle que nous venons d'indiquer : 
faire exercer par les marchands eux-memes une surveil- 
lance des livres des agences mercantiles. 



LA SOIE ARTIFICIELLE 




A soie artificielle a ete, pendant de longues annees, 
regardee comme un mythe ou une de ces choses 
qui s'enfantent dans le laboratoire et n'en 
sortent jamais. Aujourd'hui, cependant, 
l'industrie s'emeutde cette tentative grandiose en voyant 
chaquejour apparaitre de nouveaux resultats, qui per- 
mettent de croire que le mythe enchanteur a passe de la 
theorie a la pratique. 

Lhdee de la reproduction du fil du ver a. soie est 
vieille, mais le produit estnouveau, et avant 1884, on ne 
savait que peu de chose sur les moyens a mettre en ceu- 
vre pour obtenir ce que 1' imagination coucevait. C'est 
au comte de Chardonnet que Ton peut attribuer tout ce 
que Ton connait aujourd'hui sur les moyens de fabrica- 
tion de la soie artificielle. C'est a. l'activite incessante 
de ce laborieux chercheur que sont dues les connaissan- 
ces que nous avons sur les difficultes techniques de cette 
fabrication. Avant lui, bien des chercheurs dans l'om- 
bre de leur laboratoire, ont englouti leurs esperances ; 
mais sans s'arreter aux entraves que la pratique seule 
fait naitre dans cette question, le comte de Chardonnet, 
ce savant pionnier du travail, entreprit une suite de 
recherches auxquelles il a consacre une quinzaines d' an- 
nees de sa vie, en etudiant le filage du collodion. II a 
jete en un mot, les premieres bases d'un travail gigan- 
tesque qui depasse toute idee, si Ton y reflechit quelque 
peu. 

De tout temps, Ton a cherche des succedan^s de la 
soie, et tour a tour Ton a vu essayer la ramie, le char- 



don, le liber du murier, etc., voire meme le verre file, mais 
sans atteindre le resultat cherche. On s'est alors adresse 
aux substances colloidales animales, analogues a la soie 
par leur composition chimique : la proteine, la fibrine, 
ralbumine, la gelatine, etc., mais les produits obtenus 
sont cassants, sans texture etne peuvent, parcela meme, 
etre utilises dans l'industrie. 

On cherche alors divers autres moyens. On a tente, 
!-ans but, la dissolution de la cellulose dans le reactif de 
Schweitzer, liqueur cupro-ammoniacale que Ton obtient 
par Taction de l'ammoniaque liquide sur la tournure de 
cuivre, et plus recemment dans une solution chlorydrique 
de chlorure de zinc. Tous ces moyens ont echoue dans 
les essais entrepris sur leur filage. 

Tant l'interet est grand de trouver a. la soie un succe- 
dane, Ton a vu encore des inventeurs chercher la ma- 
niere de donner au coton, au lin, au chanvre ou a la 
ramie en fils, un brillant special, soit en les deroulant 
dans une solution d'un vernis special, soit en les faisant 
passer dans du collodion. C'etaient la des teutatives 
simples, sur lesquelles beaucoup d' inventeurs ont es- 
compte par trop a l'avance, et qui sont tombees dans le 
secret de l'oubli. Parmi toutes les methodes proposees 
pour l'obtention d'un fil de soie artificielle pouvant sup- 
plier a. celui de la soie, une seule a fait ses preuves ; nous 
voulons parler du procede du comte de Chardonnet. 
L/on fabrique aujourd'hui a. Besancon de la soie artifi- 
cielle ; la pratique a consacre la theorie, et tout permet 
d'esperer par ce premier essai industriel, qu' avant peu 
l'industrie de la soie agrandira son champ de production, 
en ayant comme conjointe la soie reproduite par les 
moyens de l'art. 

Une critique severe s'eleve contre cenouveau produit, 



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LE PRIX COURANT 



139 



auquel les fabricants reprochent mille defauts. Que Ton 
songe un instant que la fabrique de Besancon est le pre- 
mier modele d'essai industriel, et que les resultats deja 
acquis sont vraiment prodigieux. II reste certainement 
des perfectionnements nombreux a apporter pour donner 
satisfaction, mais tout permet d'esperer que les nouvelles 
tentatives apporteront uu progres en faveur de la soie 
artificielle. 

Kst-ce a dire par la que les magnaueries peuvent etre 
quelque peu menacees ? Loin de tous doit etre une sem- 
blable pensee. La soie artificielle ne prendra pas, d'ici 
de longues annees du moius, le meine rang industriel que 
la soie produite par les moyens de la nature, mais la nou- 
velle industrie naissante semble appelee a un grand 
avenir. 

Et pourquoi n'en serait-il pas ainsi ? 

En nous rangeant du cote des detracteurs de la nou- 
velle invention, qui lui opposent qu'elle est sans valeur, 
ne nous est-il pas permi de leur objecter que, puisque 
Ton trouve moyen d'allier a la soie naturelle d'autres fi- 
bres textiles, telles que le coton, la laine, le chinagrass, 
etc., dans des proportions notables, la soie artificielle ne 
pourra pas remplacer ces dernieres substances ? Nous 
croyons a 1' affirmative et nous voyons toutes sortes 
d'avantages dans cette substitution. Que le fil que Ton 
presente au commerce ne remplisse pas encore le deside- 
ratum voulu, nous ne contestons pas la chose, mais n'est- 
il pas deja applicable pour les travaux de la tapissie et 
de la passementerie? Nous le croyons. 

Pour 1' operation du tissage, du reste, il faut deux 
varietes de fils : l'un plus resistant, devant former la 
chaine, et l'autre.pouvant etre plus inegal dans sa struc- 
ture avec un peu moins de finesse et de tenacite, pour 
confectionner la trame. Cette derniere soie ne pourrait- 
elle pas etre faite avec de la soie artificielle ? 

II est une crainte qui nous donne l'esperance de voir 
un jour des pieces de tissus confectionnees de soie artifi- 



cielle, c'est la critique terrible qui s'attache de la part 
des interesses, contre ce nouveau produit. 

Si Ton parcourt les centres de soieries, Ton est frappe 
de voir avec quelle indifference la nouvelle invention est 
accueillie. Chacun desire voir la soie artificielle, mais a 
peine l'a-t-on en mains, qu'elle subit une disappreciation 
incroyable. La soie artificielle n'est done qu'un leurre? 
Pourquoi cet accueil si defavorable a un produit qui, ne 
d'hier, surpasse deja l'imagination par les moyens inge- 
nieux mis en ceuvre pourle produire, et qui vient eveil- 
ler l'attentiou du chercheur, lequel le perfectionnera, 
sans aucun doute, pour le conduire a sa perfection ! Que 
Ton se penetre un instant des difficultes techniques par 
les lignes qui suivent : 

Dans une production courante individuelle, il faut pro- 
duire rapidement et economiquement des millions de 
kilometres de fil ; quand on saura qu'un gramme desoie 
represente de 3,000 a. 5,000 metres de fil, et que son 
epaisseur est moindre d'un dixieme a un vingtieme de 
millimetre, on aura de suite une idee des difficultes pra- 
tiques qui peuvent surgir ! 

Nous devons maintenant faire connaitre les moyens 
que l'industrie met en jeu pour obtenir la soie artificielle. 

A l'heure actuelle, trois procedes sont particuliere- 
ment connus du public, et semblentmeriter le plus grand 
interet ; aussi devons-nous donner ici les bases sur les- 
quelles ils reposent. 

Le plus ancien et le plus counu est celui du Comte de 
Chardonnet, dont l'origine remonte a l'annee 1884 : 
l'ensemble de son procede comprend quatre phases, sa- 
voir : 

1. Transformation de la cellulose en cellulose nitrique. 

2. Dissolution de la cellulose. 
3- Filage de la dissolution. 

4. Denitrification des fils. 

{A sm'vre.) 



L'EXPORTATION DE NOS ANIMAUX 




ANS tous les pays, 1' agriculture a plus ou 
moins souffert, depuis quelques annees, par 
suite de l'avilissement des prix des 
principales denrees de consommation 
et des produits de la ferme. 

Chaque pays adopte des mesures de protection franche- 
ment avouee ou deguisee pour soulager autant qu'il est 
necessaire les populations agricoles souvent reduites a. un 
etat voisin de la misere. 

Le Canada, pays essentiellement agricole, a, plus que 
tout autre peut -etre, interet a voir s'abaisser les barrieres 
qui, de tous cotes s'elevent contre la fibre entree de ses 
produits au dehors. 

L'Angleterre qui, cependant, ne peut que desirer la 



prosperite de ses colonies, l'Angleterre elle-meme, a pris 
contre 1' entree de 110s animaux sur le sol de la Grande- 
Bretagne des mesures qui ne peuvent que tourner au 
detriment de nos eleveurs et de nos exportateurs. 

Depuis plusieurs annees deja, notre betail ne peut etre 
vendu vivant dans les iles britanniques ; des son entree 
au port de debarquement, il doit etre abattu. 

On comprend facilement que la quantite de viande 
ainsi abattueal'arrivee d'un navire est plus considerable 
que les uecessites immediates du march e et qu'il faut 
prendre, pour la conservation de ces viandes jusqu'au 
moment de leur ecoulement, des mesures de conservation 
qui sont onereuses. 

On les met done dans des entrepots frigorifiques d'ou 
elles sortent a un prix amoindri ; on sait en effet que 
toute viande fraiche a une valeur plus grande sur tous 
les marches que celle conservee dans les glaceres. 



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Augmentation des frais d'un cote, diminution dans le 
prix de vente de 1' autre, tels sons les resultats les plus 
clairs des mesures coercitives prises contre le betail eana- 
dien a son entree en Angleterre. 

La Grande-Bretague est, comme chaeun le sait, un 
pays essentiellement libre-echangiste, cependant des ten- 
dances de protection s'y sont deja fait sentir, surtout en ce 
qui concerne l'elevage. Ne voulaut pas abandonner le 
systeme du libre-echange qui fait de l'Angleterre, grace 
a sa situation exceptionnelle, le pays le plus commercant 
et le plus riche du monde, le gouvernement, sous la pres- 
sion du conseil d'agriculture, s'est cru oblige de proteger 
les eleveurs nationaux. 

II ne l'a pas fait par l'etablissemetit d'un droit d'entree 
— ce qui eiit fait hurler toute la population manufactu- 
riere — mais par la mesure que nous ne connaissons que 
trop, et que nous avons indiquee plus haut. 

Le pretexte invoque pour empecher 1' entree de notre 
betail vivant dans le Royaume-Uni est que plusieurs ani- 
maux venant du Canada, sont arrives atteiuts de pleuro 
pneumonic Or, nous savons tous que les experts du 
gouvernement d' Ottawa qui ont parcouru les divers 
rajichos du pays n'ont pu en decouvrir un seul cas. 

Jamais, non plus, le Canada n'a pu obtenir que des 
experts fussent envoyes d'Angleterre pour etudier sur 
place, concurremment avec les veterinaires canadiens, 
l'etat sanitaire de nos troupeaux. 

Toutes les protestations, toutes les representations de 
nos ministres sont restees sans resultat et nous doutous 
que les demarches faites a Londres, ces jours derniers, 



par 1' honorable Dr Montague amene un changement en 
notre faveur. 

Allons-nous done cesser l'elevage du betail pour cela ? 
Non, certes. La seule chose a faire est d'abattre, comme 
d'ailleurs nous serous peut-etre forces de le faire, les 
animaux avant leur embarquement et de n'envoyer plus, 
en Angleterre, que des viandes en carcasse. Nous aurons 
au moins pour nous la main-d'eeuvre d'abatage ; e'est 
uue industrie nouvelle a creer qui en amenera d'autres a 
sa suite. 

En effet, les dechets : cornes, sabots, crins, peaux et 
poils sont l'objet de nombreuses industries qui amene- 
rorit autour d'elles l'abondance et la prosperite. 

Notre pays, bien que ne jouissant pas des avantages 
climateriques del'Australie pour l'elevage, est neanmoins 
mieux situe qu'elle pour la distance qui separe les deux 
colonies de l'Angleterre. Non-seulement nous aurons 
l'avantage du fret, mais surtout aussi celui du prix de 
vente, car une viande abattue depuis huit a dix jours 
seulement se vendra certaitiement mieux que celle tuee 
depuis au moins un mois. 

Nos viandes obtiendront forcement la preference sur 
celles de la colonie-sceur, et comme celle -ci envoie a 
l'Angleterre d'immeuses et de nombreuses cargaisons de 
carcasses de bceuf, nous pouvons nous rendre compte de 
1' importance que pourront prendre nos exportations de 
viandes abattues. Nous devons, pour obtenir les rneil- 
leurs resultats, elever une partie de notre betail au point 
de vue special de la boucherie et de l'exportation des 
viandes en carcasses, sans cependant sacrifier les qualit6s 
laitieres de notre troupeau. 



POUR LES EPICIERS 




UAND, par la tempete, vous ne voyez pas un 
client dans votre magasin, vous vous lamentez 
et vous avez tort. Ce que vous ne 
vendez pas sur le moment, vous le ven- 
drez plus tard. Vos voisins et vos confreres ne vendent 
pas davantage par les jours d'affreuses tempetes que 
nous traversons, au lieu de vous depiter faites done cette 
reflexion que e'est un repit que le ciel vous envoie pour 
vaquer a d'autres travaux que vous ne pouvez pasaccom- 
plir pendaut que votre magasin regorge de monde et que 
vous et vos commis vous etes sur les dents. 

Debarrassez cette tablette de tout ce qu'elle contient, 
prenez un seau d'eau dans laquelle vous verserez de 
l'ammoniaque, puis, la brosse a la main, lavez la tablette, 
epoussetez les paquets, les boites que vous aviez enleves 
tout-a-1'heure, remettez-les en place en leur donnant la 
meilleure disposition possible. Passez a uue autre tablette 
et faites-en autant jusqu'a ce que tout soit en parfait 
ordre. Ne laissez pas un coin sans l'avoir lave, nettoye 



et visite etlesoir, malgre 1' absence des ventes, vous vous 
coucherez le cceur content. 

Le lendemain vos peines seront recompensees, car rien 
n'inspireconfiance a l'acheteur comme un magasin d'epi- 
ceries propre et bien tenu. 



Decorez vos vitrines pour les fetes de Paques. Apres 
le careme on aime quelques douceurs. C'est done le mo- 
ment de pousser la vente des desserts et des liqueurs dout 
beaucoup de personnes se privent pendant les jours de 
penitence. Disposez votre etalage de maniere a attirer 
les regards sur les fruits les plus beaux et les plus ten- 
tants, sur les sucreries les plus recherchees, mais cachez 
vite la morue et autres produits du careme dout tout le 
monde est rassasie. 

Un marchand qui entend bien son affaire n'est jamais 
en retard pour installer avec gout, dans sa vitrine et sur 
le comptoir, les marchandises de saisou. II rafraichit 
ainsi, sans parler, la memoire de ses clients, lui donne 
des tentations et il vend, c'est tout ce qu'il lui faut. 
Gardez-vous cependant de trop de hate, car si vous faites 



142 LE PRIX COURANT 



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votre etalage quelques jours trop tot, vos clients habitues 
a voir, avant le temps, des articles qu'ils ue peuvent pas 
acheter, n'auront plus le meme desir ardent de se les 
procurer quand le moment sera venu. 



Nos voisins out deja commence a nous envoyer des 
fraises, elles sont encore un peu cheres pour le commun 
des mortels. Un de nos confreres de Boston, fait re- 
marquer que les boites, cette annee, sont plus petites que 
jamais. Quand l'epicier fera ses achats, il ne devra pas 
payer pour les petites boites le prix qu'il payait, les an- 
nees precedentes, pour des boites plus grandes ; ils ne 



doivent pas s'en laisser imposer. Leurs clients qui pen- 
sent toujours payer trop cher ne voudraient pas donner 
le meme prix. L'epicier devrait supporter la difference 
sur ses benefices deja restreints sur ce fruit, qui se dete- 
riore facilement, cela ne doit pas etre. Ouvrir l'oeil en 
tout et pour tout, voila ce que doit faire l'epicier. 



Un moyen de faire durer plus longtemps les sacs en 
tissus, c'est de les faire tremper dans une decoction 
d'ecorces de chene. II n'y a pas de petites economies, 
toutes concourent a procurer l'aisance, voire meme la 
fortune. 



LE PITCHPINE, OU PIN DU SUD DE 
L'AMERIQUE 




ET arbre est le Finns A us traits de Michaux, 
autrement dit le pin du Sud des Etats-Unis 
d'Amerique. Comme c'est un arbre bien connu 
et tres utile, il a une quautite de noms divers. Dans les 
Etats du Sud, on le connait sous le nom de pin aux 
longues feuilles, pin jaune, pitchpiue et pin a genet; dans 
les Etats du Centre, on le connait sous le nom de pin 
jaune et pitchpine, et dans ceux du nord on l'appelle pin 
du sud et pin rouge. En Europe il est connu sous le nom 
de pitchpine, et on yajoute le nom du port d'exportation, 
comme Darien, Pensacola, Mobile, Savannah, etc. Nous 
n'avons pas besoin d'ajouter que comme son nom l'iu- 
dique, le pitchpine (pin a. resiue) fournit des produits 
resineux qui n'ont pas leurs pareilsdans le regne vegetal. 
Le Pinus Australis, ou pitchpine croit dans les Etats-Unis 
de la Caroline du nord a Floride ; on le trouve en quan- 
tites enormes dans les forets immenses pres de la cote. 
Vers le Nord, on le trouve pres de Norfolk, en Virginie, 
ou le pin commence a etre rare. 

II semble bien adapte aux terres sech.es et sablon- 
neuses, et on le trouve, presque sans interruption dans 
les parties basses de la Caroline, de la Georgie et de la 
Floride, sur une etendue de plus de 600 milles, du Nord- 
ouest au Sud-ouest, et d'une largeur de plus de 100 milles 
de la mer vers les montagnes de la Caroline et de la 
Georgie, ou il commence a se montrer, vers la riviere 
Nuse, on trouve aussi d'autres arbres d'une espece diffe- 
rente, mais immediatement au-dela. de Raleigh, il prend 
presqu'exclusivement possession du terrain. 

Avec quelques rares exceptions, principaleinent en ce 
qui concerne le chene, le pitchpine forme une masse non 
interrompue de forets qui couvrent cette grande etendue 
de pays, et c'est le seul arbre capable de croitre sur ce 
sol aride et sablonueux. 

Dans une description de son voyage au Canada et aux 
Etats-Unis, le capitaine Hall ecrit ce qui suit : Sur une 



longueur de plus de 500 milles nous eumes a. passer sur 
notre route, a. travers ces forets desolees. De temps a. 
autre nous arrivions a de petits villages, comme des oasis 
dans le desert, et lorsque nous passions pres d'un cours 
d'eau, la fertilite des terrains avoisinauts reposait la vue 
et nous faisait un bien impossible a decrire. En passant 
au travers de l'Etat de Georgie nous avons fait 1' ascen- 
sion de plusieurs colliues du haut des quelles on pouvait 
dominer ce yaste ocean d'arbres s'etendaut sans inter- 
ruption a. perte de vue ; avant cela je n'avais pas l'idee 
de ce que voulait dire ce mot de foret. Les plus beaux 
specimens de ce pin se trouvent dans l'Est de la Floride. 

Le pitchpine est un arbre d'une hauteur de 60 a. 100 
pieds ; il a un tronc d'une dimension considerable, presque 
avec le meme diametre sur les deux-tiers de sa hauteur. 
L'ecorce en est quelque peu rayee, et l'epiderme, ou 
couche exterieure, se detache d'elle-meme en feuilles 
minces et trausparentes. Les feuilles de cet arbre out 
environ un pied de long ; elles sont d'un vert brillant, on 
les ramasse et on les place par trois dans des sortes 
d'etuis. II contient moins de seve que les autres especes 
de pins. Les cercles concentriques, dans un tronc bien 
developpe, sont tres serres et a egales distances ; et la 
matiere resineuse, qui est abondante, est plus uniforme- 
ment repandue que dans les autres especes. C'est pour- 
quoi son bois est plus fort, plus compacte et plus durable ; 
en outre, il a un grain fin, et peut recevoir un beau poli. 
Ces avantages lui donuent une preference, comme arbre 
a bois, sur tous les autres pins de l'Amerique, mais la 
qualite varie suivant la nature du terrain dans lequel il 
pousse. 

Dans le voisinage de la mer, ou il n'y a seulement 
qu'uue couche tres mince de terre sur le sable, il est plus 
resineux que lorsque cette couche aquatre ou cinq pouces 
d'epaisseur, et les arbres qui croissent sur cette premiere 
couche sont appeles pitchpines, comme s'ils etaient d'une 
espece differente des autres. Dans de certaines terres le 
bois du pitchpine a une couleur rougeatre et c'est pour- 
quoi on l'appelle dans de certains chantiers des Etats- 
Unis du Nord, le pitchpine rouge, on pense generalement 
que le bois de cette teinte est meilleur que 1' autre et les 



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coustructeurs de vaisseaux affirment qu'il est plus durable 
sur les cotes des vaisseaux, et moins sujet que le chene 
aux degats causes par les vers. 

En general ce bois est d'uue couleur rouge clair, dur, 
rigide, resineux, et tres regulier, de grain ; en compari- 
son avec les autres pins et sapins il est plus difficile a 
travailler ; il est d'une bonne qualite et tres durable. 
Cette question de durability n'est cependant pas admise 
par tout le rnonde. II y a de nombreux architectes et 
ingenieurs qui s'en tiennent a 1'emploi des sapins de 
Memel et de Danzig, et qui ue veulent pas permettre 
celui du pitchpine, tandis que d' autres s'en servent pour 
toutes sortes de travaux. On peut aussi entendre dire 
par des koinmes experimented qu'il se pourrit lorsqu'on 
s'en sert dans les souterrains, dans les murs de soutene- 
ment, les piles, etc., tandis que d'autres maintiennent 
qu'il occupe le meme rang que le chene, et affirment que 
pour les travaux en pilotis, les jetees, etc. ; il n'y a pas 
de meilleur bois que le pitchpine expose aux marees et 
mars houleuses, il dure deux ou trois fois aussi longtemps 
que le sapin de Menel et de Dantzig. 

On emploi beaucoup le bois de pitchpine dans la fabri- 
cation des mats et espars pour navires, quoique son poids 
ne soit pas en sa faveur pour cet emploi, qui est nean- 
moins si general qu'il a presque arrete le commerce des 
bois de cette espece, de Riga et de Dantzig. Les grumes 
les plus longues, les plus droites et les plus propres sont 



choisies dans les ports d'exportatious pour mature, et 
sont vendues a des prix eleves. Us contiennent une 
moyenne de ioo a 130 pieds cubes. L'emploi du fer etde 
l'acier pour les mats a tant soit peu empeche le pitchpine 
d'etre adopte generalement pour ce commerce ; mais 
cependant, on emploie encore une grande quantite de 
grumes de pitchpine a. cet efFet dans les ports de la Grande- 
Bretagne. 

Apres le chene, c'est le bois dont on se sert le plus 
pour l'agencement des eglises, desecoles et des interieurs 
de maisons, ceux qui sont bien rayes avec de beaux des- 
sins s'emploient aussi beaucoup dans l'ebenisterie. Dans 
les travaux plus grossiers, on 1' emploie beaucoup comme 
poutre, et planches dans la construction des vaisseaux, 
les constructions de maisons, les tiges de pompe, la char- 
pente a. l'eutree des mines, le pavage des rues, etc. 

En Amerique, on l'emploieen grand pour toutes sortes 
de travaux ; les quatre-cinquiemes des maisons de la 
Georgie et de la Floride, excepte les toits sont construits 
en bois de pitchpine. 

En ce qui concerne la fourniture des produits resineux 
le pitchpin est un des arbres les plus importantsdumonde 
entier. Des pins de l'Europe, si longtemps celebres a. 
cause de leur pouvoir de production dans cette partie du 
commerce out du faire place an pitchpine du Sud des Etats- 
Unis d' Amerique. 



SCIENCE ET TANNERIE 



SOUS ce titre, M. Wood, de la maison bien 
connue Turney Brothers a Nottingham, a fait, 
a l'ouverture de l'ecole des tanneurs de Lon- 
dres, l'interessante conference suivante : 

" Lorsqu'on me pria d'ouvrir les cours et de faire une 
conference, j'hesitai beaucoup devant cette tache, parce 
que je crois qu'il m'est difficile de la remplir avec fruit, 
et moins facile encore de vous offrir quelque chose de 
nouveau. 

Je presume que la plupart desmembres de notre indus- 
trie se sont convaincus de l'utilite des recherches scien- 
tifiques, surtout de la difficulte de leur donner une bonne 
et juste application. 

Quelques-uns de nos vieux tanneurs assimilaient la 
chimie a. la sorcellerie et a la magie, et ils pensaient que 
dans les laboratoires on agisssait d'une facon myste- 
rieuse. 

Aujourd'hui, il n'eu est plus aiusi ; chacun sait que la 
chimie est une science aussi bien que la medeciue, etc., 
et que le chimiste procede d' apres des principes scienti- 
fiques. 

Or, 1' application de ces problemes scientifiques pre- 
sente dans la tannerie de tres grandes difficultes, attendu 



que les corps qui entrent ici en consideration ne sont pas 
encore exactement connus, ce qui explique que le tan- 
nage scientifique n'a fait que peu de progres. 

Je ferai remarquer d'abord, pour ecarter toute fausse 
supposition de l'esprit des jeunes tanneurs ici presents 
que je tiens pour un tanneur intelligent, meme celui qui 
ne se doute pas de ce que c'est que la chimie, pourvu 
qu'il s'efforce toutefois de trouver par l'experience la 
bonne methode. 

Un tanneur qui est enkueme temps chimiste, economi- 
sera souvent beaucoup de temps, parce qu'il sait dans la 
plupart des cas ce qu'il doit faire, tandis qne le tanneur 
non scieutifiquement instruit, risque aujourd'hui decom- 
mettre facilement des erreurs, de suivre sans s'en douter 
une fausse piste et de se tourmenter pendant des mois 
sur des solutions qui lui paraitront impossibles. 

J'ose soutenir que dans la tannerie on n'a fait de reels 
progres que par l'application des principes scientifiques, 
il est bien rare que des decouvertes importantes aient ete 
faites sans leur secours. 

Toute decouverte ne peut etre faite par un paresseux, 
elle est toujours le resultat d'un travail comportant des 
efforts considerables et il est hors de doute que les inven- 
teurs d' autrefois feraient aujourd'hui des inventions plus 
grandes, puisque le champ est prepare. 

Ces remarques me portent naturellement a vous dire 
d'abord ce qui, jusqu'ici, a ete realise dans la tannerie. 



146 LE PRIX COURANT 



Maison de G^os en 



IIR 



1 

jjf Importations directes des lieux de 

jit 

Z provenance, de tous les articles 

-N 

M qui font l'objet de son commerce . 

M 

m ▲ 

-in ^f 

l 

m 
m 



EPICERIES m 

VINS ^ 



# 



ET 



LIQUEURS 



I Assortment Gomplet en Marchandises de Premiere Necessite 

I ■ ~ " 

jjj TELLES QUE : 



Sucres ^ Sirops 
Melasses I Fruits Sees 



f 



Thes 1 Poissons 

Cafes # Etc. 

GRANDE VARIETE DE PINES DENREES 

GHoix Considerable de Vius et Liqueurs des Meilleures Marques 



DONT ELLE A LE MONOPOLE DE PLUS1EURS- 



Hudon, Hebert & Cie 



l T 



41, RUE ST=SULPICE 
22, RUE de BRESOLES 



©^ ^^JVIONTREAL 



LE PRIX COURANT 



147 



Je suis stir que tous vous avez deja eutendu parler de 
la station d'essai de Viemie fondee par le gouvernement 
autrichien en 1875. 

C'est le premier etablissement public qui se soit mele 
de l'industrie des cuirs, et les choses bonnes et utiles 
qu'il a realisees sont incontestables. 

Pour 1'introduetion de la nouvelle analyse des matieres 
taunantes, la station d'essai de Vienne a essentiellement 
contribue a. perfeetionner l'epuisement de ees matieres ; 
par 1' analyse exacte de toutes les matieres taunantes, 110s 
connaissanees ont ete considerablement elargies. 

Depuis la fondation de la station d'essai de Vienne, 
1' importation des divers noirs et lustres a largement 
diminue, et la haute situation actuelle de l'industrie 
autrichienne des gants, ainsi que le kid glace, est egale- 
ment un merite de cet etablissement. 

II y a vingt ans, 81 pour 100 de nos gants importes 
venaient de France ; ils representaient une valeur de 
1,254,000 livres sterling ; aujourd'hui, notre importation 
a presque double, et pourtant nous n'avons, l'annee der- 
niere, tire de France qu'environ 30 pour 100 d'une valeur 
de 636,000 livres sterling. 

Je ne suis pas a meme de vous donner des chiffres 
exacts; mais je sais qu' aujourd'hui l'Autriche participe 
a cette importation dans une large mesure. 

Ici, je voudrais attirer votre attention sur ce que 1' An- 
gleterre n'a pas fait de tels progres, et que la valeur des 
cuirs tires par nous del'etranger s'est elevee d'une facon 
extraordinaire. 

En 1874, nous avons importe des cuirs de cette espece 
d'une valeur totale de 254,833 livres sterling ; en 1894, 
le total s'est eleve a 7,094,335 livres sterling ; done, tan- 
dis que la population s'est accrue de 17 pour 100, nous 
achetons mainteuant vingt-huit fois plus de ces cuirs. 

II faut attribuer encore a la station d'essai de Vienne, 
ou mieux a. son directeur, Eitner, l'introduction du sul- 
fure de sodium. 

La connaissauce exacte des qualites de l'eau necessaire 
pour le tannage, du role que jouent dans nos jus les 
acides, nous la devons a la station d'essai de Vienne. 

C'est en particulier pour la fabrication des extraits que 
le directeur Eitner a bien merite ; les fabriques d' extraits 
qui fonctionnent aujourd'hui en vSlavonie en sont le meil- 
leur temoignage. 

Par le relevement de l'industrie autrichienne des cuirs, 
l'importation des cuirs d'Angleterre et d'Amerique a, elle 
aussi, largement diminue. 

L' utilisation des huiles minerales et d'autres graisses 
est egalement un merite du directeur Eitner. 

Je dois a son obligeauce de pouvoir vous montrer des 
vues photographiques de la station d'essai de Vienne, et 
je suis heureux de constater qu'elle ouvre ses portes aux 
etrangers. 

La station d'essai etablie en Angleterre et dirigee par 
le professeurs Procter, a Leeds, elle aussi, a deja. beau- 
coup fait. 

La peiu brute titre, suivant provenance, 17,5 p. 100 
d' azote ; le tannin n'en titre pas du tout. II est done 



clair qu'au fur et a mesure que le tannage se fait, le titre 
d'azote doit diminuer : dans une peau de vache tannee, 
le docteur Rideal a trouve 7^2 p. 100 d'azote. 

II est done aujourd'hui possible de determiner exaete- 
ment le titre de peau et le titre de substances tannante 
du cuir. 

Souvent deja on s'est plaint de ce que nous utilisions 
toujours la crotte pour la maceration, et que jusqu'ici il 
ne hit pas possible d'y substituer une autre matiere pou- 
vant la remplacer. 

L'actiou extraordinairement compliquee de la macera- 
tion n'a ete exposee que tout recemment. 

Depuis bien des annees, on s'est efforce de trouver 
d'autres moyens de maceration ; mais la plupart de ces 
moyeus ne remplissent qu'en partie les conditions essen- 
tielles. 

A cette occasion, il faut mentionner aussi que ces 
inventions ont ete faites pour la plupart par des per- 
sonnes qui ne se font pas une idee de ce que c'est que le 
cuir. 

A la maceration, on peut distinguer ait moins trois 
phases differentes : 

1 o Une action purement chimique des sels solubles du 
jus sur la chaux renfermee dans les peaux ; 

2 o Une action provoquee par les ferments organiques. 

3 o Une action provoquee par les ferments inorgani- 
ques. 

A fl'action chimique des combinaisons ammoniacales 
sur la chaux restee dans la peau, le simple ecartement 
de la chaux Ijn'est cependant pas sufhsant ; celle-ci doit 
plutot " etre tuee ", comme diseut les vieux tauneurs. 

Les ferments organiques ou bacteries, dont il y a quel- 
ques varietes dans la maceration, agissent sur la peau, si 
je puis m'expriiner ainsi, d'une mauiere dissolvante. 

Tousceux, parmi vous, qui se sont pratiquement me- 
lesde la maceration savent que, si les peaux demeurent 
trop longtemps dans le confit, la fleur est endommagee ; 
il se produit des taches, qui ne sont autre chose que des 
ainas de bacteries qui ont dissous la fleur. 

Le premier de ces deux champignons est conuu sous le 
110111 de Proteus vulgaris et se multiplie tres rapidement, 
meme sur une peau settlement humide. 

Pour vous donner une idee de la petitesse de ce cham- 
pignon, je dois vous faire remarqtter que 40,000 de ces 
organismes places l'ttn a cote de 1' autre occupent un 
espacene mesurant qu'un pouce. 

L' autre champignon porte le nom de Bacilhis subtilis : 
il est tin peu plus grand que le premier. 

Si peu que nous sachions sur ces deux champignons, 
il est hors de doute qtt'ils jouent un grand role a. la ma- 
ceration. 

La recherche est tres difficile, car il y a plus de cent 
especes de champignons dans la maceration dont peut- 
etre quelques-uns seulement jouent tin role important ; 
mais nous sommes encore loin de eomprendre toute leur 
action. 

(.-/ suivre.) 



148 



LE PRIX COURANT 



ETAT DE SITUATION DES BANQUES a fonds social au 29 Fevrier 1896 
PASSIF 



NOM DE LA BAN QUE. 



Ontario. 

Bank of Toronto Toronto. 

Canadian Bank of Commerce.. do 

Dominion Bank do 

Ontario Bank do 

Standard Bank do 

Imperial Bank of Canada do 

Traders do do 

Bank of Hamilton Hamilton. 

Bank of Ottawa Ottawa. 

Western Bank of Canada Oshawa. 

Quebec. 

Bank of Montreal Montreal. 

Bank of British North America do 

Banque du Peuple do 

Banque Jacques-Cartier do 

Banque Ville- Marie do 

Banque d'Hochelaga do 

Molson's Bank do 

Merchants' Bank of Canada. .. do 

Banque Nationale Quebec. 

Quebec Bank do 

Union Bank of Canada do 

Banque de St. Jean St. Jean. 

Banque de St. Hyacinthe St. Hyacinthe. 

Eastern Townships Bank Sherbrooke. 

NOUVELLE ECOSSE. 

Bank of Nova Scotia Halifax. 

Merchants' Bank of Halifax.. do 

People's Bank do do 

Union Bank do do 

Halifax Banking Company do 

Bank of Yarmouth Yarmouth. 

Exchange Bank of Yarmouth. do 

Commercial Bank of Windsor. Windsor. 

Nouveau Brunswick. 

Bink of New Brunswick St. John. 

People's Bank do Fredericton. 

St. Stephen's Bank St. Stephen. 

Grand Total y compris Manitoba et Col. Brit 
et lTle du P. E. 



Capital 
souscrit. 



2,000,000 
6,000.000 
1,500,000 
1,500,000 
1,000,000 
1,903,600 

700,000 
1,250,000 
1,500,000 

500,000 



12,000,000 

4,866,666 

1,2.10.000 

500,000 

500,000 

800,0(0 

2,000,000 

6,000,000 

1 200,000 

2,500,000 

1,200,000 

500,200 

504,600 

1, 509,000 



1,500,000 
1,500,000 
700,000 
500,000 
500,000 
300,000 
280,000 
500,000 



500,000 
180,000 
200,000 

63,013,752 



Capital verse. 



2,000,000 
6,000,000 
1,500,000 
1,500.000 
1,000,000 
1,963,601 

700,000 
1,250,000 
1,500,000 

375,626 



12,000,000 

4,866,666 

1,200,000 

500,000 

479 620 

8d0,i 00 

2,000,000 

6,000,000 

1,200,000 

2.500.000 

1,200.000 

261.217 

311.865 

1,500,000 



1,500,000 
1,500,000 
700,000 
500 000 
500,000 
300,000 
219 788 
289,428 



500,000 
180 000 
200,000 



62,196,496 



Fonds 
de reserve. 



1,800,000 

1,200,000 

1,500,000 

40.000 

600,000 

1,156,800 

85,000 

675,000 
1,000,000 

100,000 



6,000,000 
1,338,333 



235.000 
10,000 

320,000 
1,375,000 
3,000,000 



500,000 
280,000 



60,000 
720,000 



1,375,000 
975,000 
175,000 
185,000 
300,000 
70,000 
30,000 
UO.OOO 



55",000 
120,000 
45,000 



20,458,799 



Dividende 

dtSclar6. 

Taux annuel. 



Billets 



10 
7 
12 



1,332,659 

2,467 501 
9i>3.931 
799 348 
666,791 

1,258.344 
682,035 
877 672 

1 018,615 
220,455 



4,496.652 

8t>8,222 

51,461 

467.862 

277,561 

736 902 

1 431,773 

2,409,263 

757,872 

857 423 

979,157 

98.111 

295,589 

771,225 



1,200,206 

937,590 

461,536 

316,637 

421,027 

69,518 

33,096 

86,799 



426,569 
111,237 

80,457 



29,819,536 



Balance due au 
gouvernement fe- 
deral. Deduction 
faite des avances 
sur credits ouverts 
bordereaux de 
paie, etc. 



Balance 

due aux 

gouvernements 

provir.ciaux. 



29,842 
24,117 
24,377 
17,851 
20,328 
21,599 



19,876 
32,297 



1,916.710 
7,310 



18,534 
4,983 

19,626 

21.070 

200 871 

4,86 1 

14,990 
3,146 



21,652 



274,514 
97,358 
7,229 
5,024 
19 995 
16,167 



670 



48,933 
7,503 
7,394 



3,120,680 



373,705 
165 

9,168 

161 

688 685 

150 928 

178.465 

41,491 



313,305 



179.000 
50,000 

' 21,035' 

6,822 

82,825 

17 667 

5,060 

505,317 



7,023 
11,536 



16,155 



3,296,705 



Depots 

du public 

remboursable 



4,243,582 
4,711.513 
2 509,8$1 
I 290,159 
1,409.017 
2,570,278 

957,9 3 
1,529,964 
1,004,1 31 

225,876 



15.671,804 
2,215.194 



221 619 

148,292 

763,315 

4,127,9"1 

3 436 013 

797,674 

2,444,561 

903,589 

13,705 

52,267 

65), 133 



1 012.219 

1,022,534 

549 306 

249,175 

432,509 

50 ln6 

22,015 

55,218 



516,437 

50,284 
73,510 



60,119,199 



NOM DE LA BANQUE. 



Ontario. 

Bank of Toronto Toronto. 

Canadian Bank of Commerce.. do 

Dominion Bank do 

Ontario Bank do 

Standard Bank do 

Imperial Bankof Canada do 

Traders do do 

Bank of Hamilton Hamilton. 

Bank of Ottawa Ottawa. 

Western Bank of Canada Oshawa. 

Quebec. 

Bank of Montreal Montreal. 

Bank of British North America do 

Banque du Peuple do 

Banque Jacques-Cartier do 

Banque Ville-Marie do 

Banque d'Hochelaga do 

Molson's Bank do 

Merchants' Bank of Canada. . . do 

Banque Nationale Quebec. 

Quebec Bank do 

Union Bank of Canada do 

Banque de St. Jean St. Jean. 

Banque de St. Hyacinthe St. Hyacinthe 

Eastern Townships Bank Sherbrooke. 

NOUVELLE ECOSSE. 

Bank of Nova Scotia Halifax. 

Merchants' Bank of Halifax ... do 

People's Bank do ... do 

Union Bank do ... do 

Halifax Banking Company — do 

Bank of Yarmouth Yarmouth. 

Exchange Bank of Yarmouth. do 

Commercial Bank of Windsor. Windsor. 

Nouveau Brunswick. 

Bank of New Brunswick St. Jean. 

People's Bank do Fredericton. 

St. Stephen's Bank St. Stephen. 

Grand Total y compris Manitoba et Col. Brit. 



Depots 

du public 

reuiboursables 

ipres avis ou a 

uue date fixe. 



4,624 
12,826 

7 679. 
2,953 
3,640 
6,525 
2,955 
1,017 
3,591 
1,021 



9X0 
411 
179 
667 
682 
529 
S71 
840 
375 
131 



13,256. 

5,785, 
3,350, 
2,048, 

783, 
2,8i6, 
5,054, 
7.107. 
1,665, 
4 242. 
3,532 
86. 

818. 
2,675. 



953 
180 
llli 
399 
,278 
349 
735 
170 
,715 
,067 
.992 
5i7 
618 
795 



6,113.177 

3,938,991 

1,021,622 

1,186 655 

1,931,207 

1^7 13) 

104,690 

402,406 



1,158,200 
185,182 
126,840 



121,4 6,870 



Emprunts faits 
a d'autres ban- 
ques ou depots 
faits par d'au- 
tres banques 
en Canada, 
garantis. 



Depots rembour- 
sables surdeman- 
de cu apres avis, 
ou a une date fixe 
faits par d'autres 
banques 
en Canada. 



5,000 



9,050 



88,100 
133,516 



33,812 



15,975 



1,442 
150,000 



350,274 
15,264 



308,716 
622,331 



281,194 
1,053 



35,660 

77,522 

2,352 

16,858 

20,000 



1,448 



46.326 
19,712 



2,539,592 



D ."l a d'autres 

Lanques 
en Canada. 



DO a des agence 

de la banque 

ou a 

d'autres banques 

on agences dans 

les 
pays Strangers. 



973 
3,004 



615 
1.713 



2,170 
195 



6,601 



2,755 
16,632 



1 

613 

100 

2.971 

38.231 



2,471 



5,961 



4.651 



947 



90,997 



1 714 

22,574 



30,900 

248 

9,534 



5,788 
9,090 



79,458 
2.455 



4,646 



177,187 



D a des age 
es de la ban 
ue ou a d'au 

,1 es banques 
ou ageuces 

Royaume-Uni. 
dans le 



610 353 
182,137 
113 659 



594,085 

103,500 

315,712 

24, 154 



7,401 
44,672 



600,301 
115.581 
220.931 
354,546 



45,270 



157.740 
147.104 



143.761 
122,748 



227 



1,265,396 



Engagement 

non compris 

dans les items 

qui 

I r£cedent. 



1,935 
1.573 



14,383 



82,988 



12.998 
47,621 



15,8.58 
1,749 
3,477 



2,097 
'6.897' 



80 

1,734 

21.743 

45,671 

1.668 



2,504 
9,027 



135 



672.912 



Total 

du 
passif. 



10,323,788 
21,504,300 
11,419 621 
5,247.666 
5,736.985 
11,087 028 
5,342,567 
7.058.762 
6,155,993 
1,506,196 



36,12i,293 

8,921,970 

3,6 '3,981 

2 924 905 

1,214.113 

4.378,9 16 

10,962.071 

14,762,367 

3,362,376 

8,104 458 

6,279 019 

206,967 

1,173,499 

4,182,510 



9.779,319 

6,825.291 

2.063,789 

1,963 783 

2.919.235 

6-3.127 

166,958 

555,800 



2,212,621 
373.9.0 
299,231 



225,858,217 



LK PRIX COITRANT 



119 



d'aprds lea rapports fournis au Miniature des Finances. 



AOTIF. 



NOM DE LA BANQUE. 



Ontario. 

Bk. of Toronto 

Can. Bk. of Uom'ce. 

Dominion Bank 

Ontario Bank 

Standard Bank 

Imper'l Bk. of Can.. 
Traders do 
Bk. of Hamilton — 

Bk. of Ottawa 

Weat'n Bk. of Can. 

Quebec. 

Bk. of Montreal 

Bk. of B. N. Am'ca 
Banque du Peuple . . 
Banque J.-Cartier. . 
Banque Ville-Marie 
B'que d'Hochelaga.. 

Molson's Bank 

Merch'ts Bk. of Can. 
Banque Nationale. . 

Quebec Bank 

Union Bk.of Can. . . 
B'que de St. Jean. . . 

St-Hyaointhe 

E. Townships 

Nouv. Ecosse. 

Nova Scotia 

Merchants 

People's Bank 

Union 

Halifax Bk. Co 

Yarmouth 

Exch. Bk. Yarmo'th 
C. B. of Windsor... 

New Brunswick. 

New Brunswick . . 

People's Bank 

St. Stephen's Bk 

Grand Total y com- 
pris Man. et C. Ang. 



Especes. 



Billets 
federaux. 



626,597 
442,873 
44 >,9 .9 
179,9;9 
145 765 
43 ,3i2 
101.5(5 
146.759 
146,687 
25,0j7 



2,203,229 

379,719 

724 

21,253 

18,706 

95,74, 

223 028 

473 815 

22,411 

127,889 

61.426 

5,69.: 

12,1151 

113,452 



278,729 
31 .,39 
41.442 
33,006 
54, li 7 
33,236 
2,636 
14,871 



ni7, on:; 

15,063 
12,032 



Depot fait 
au gouver- 

nement 

federal en 

garantie 

de la 

circulation 

des 

billets 



1,021,697 
770,y63 
169.546 
325,9 3 
323,569 

1,139 346 

222,7 iO 

307,820 

170,071 

23,234 



1,835,192 

494,853 

205 

193,595 

41.422 

322,813 

628, 186 

733.439 

274,4 8 

582,140 

2j4,226 

7.001 

14,792 

115,814 



513,419 
467,268 

190,277 
123 5.'6 
12 1 333 

28,372 
4,811 
18 178 



132,795 
12,391 

9,9.8 



12,752,147 



Billets 
d'autres 
Banque et 
Cheques 

sur 
d'autres 
banques. 



Prets faits 

a d'autres 

banques en 

Cadada 

garantis. 



74,215 
155,530 
75,000 
55,469 
35,050 
80,0 
31,469 
60,000 
53,000 
17,094 



265,000 
63,781 
41,08 i 
20,288 
20,000 
31,040 
90,000 

159.312 
51,000 
40,0 
4i,000 
3,119 
13,735 
44,111 



61,380 
48 00 i 
26,023 
25,000 
25,000 
4,697 
3,267 
4,503 



22 822 
6,20 
6,015 



1,814,624 



251,262 
662,066 
325,269 
2 4,633 
118, 8: 
220,400. 
111,121 
126,954 
73,213 
15,928 



937,656 
177, VS.. 

11,797 
140,806 

65,7Qii 
178,479 
336,566 
530.841 
138,919 
222 735 
167.730 
2,937 

25 035 

25,73' 



105.1)15 

133.361 

47,726 

41.666 

60 7)3 

9,769 

1.336 

8 71 



39 704 
4,790 
10,4e3 



5,833,170 



4,05 



4,050 






Depots 
rembour- 
sables sur 
demaude 

ou 

ipres avis, 

etc. 



86,452 
106,75' 

82,598 
117, lis 
194.7V2 
131,784 

72,319 

94,069 
271.854 



9,028 
5.653 

297,808 



4.84 

8,858 

68,993 

99. .-.35 

38,361 

149 

60 000 

18,184 

56,514 

415,143 



50,115 
85,777 
44 702 
63,322 
34 20 
119,63 
30,436 
.-{1,419 



65,757 

0'3 

18,408 



3,312,812 






601 
5,213 



250 



18,545 



4,351 



47,416 



12,493 

2,776 

3,124 

641 

4,921 

19,928 



507 
3,118 



19.0C6 



6,069 



149,695 



must 



264 

3,961 

1, '71 

117 

35 

332. 

69 

in; 

352 



8,614 

757, 

I, 

15, 

32, 

133. 

319 

1,013 

til 

81 

37, 

60, 

82, 



211 217 
66,888 
£0,680 
23 lf2 

156,484 
74,191 
8,758 
27,026 



69.666 
17,643 

17.812 



18,662,882 



^•'O 3 m a - 

a" v S-o H 


Obliga- 
tions ou 


«g5?«3 


effetsdu 




gouvern 


federal. 


xja*ig» 





=f u -1 



22,577 



161,892 



'OB, 



19,416 
475,396 



2,751,805 



80,039 
3.728 
20,701 
58,663 



4,331 



10,892 



21,820 

3,910 

159 



4,710 922 



118.666 
112.466 
302,560 
195,1 00 
172,300 
25,250 



91,574 



268,307 
104 375 

927,526 



148,433 
35,000 



13,000 



15,000 
' 1,000 
19,200 



2,991,549 



223 

1,396 

308. 

05 

1,504 

974 

237, 

361 

18. 

372 



88,111 



16 500 

95.3 2 

449.396 

3 2,526 

5.050 

289.326 



86,166 



761,862 
756,483 

20,988 
249,962 

323,000 
75,000 
13.500 



7,639 
3,000 



9,042,521 



Effets de 
cberains 
de fer ca- 
nadiens, 
britan. 
et autres. 



1,350,700 

2,070 237 

139,125 

756,057 

659,606 



Prets rem- 
boursables 

sur 
demande, 

sur 
obligations 
et actions. 



471, 2r0 
057,731 
418,686 
240.049 
390,359 
967,875 
,087 2 7 
009,635 
278,853 



Prets 
courants. 



2,6 9,529 
233,016 



735,906 
113 537 
120,1 00 

297,266 



1,278,063 
311,217 



391,342 



11,176,222 



217, 

394, 

16. 

236, 

66, 

456, 

483. 

1,195 

441 

1,274 

6 



11,326,183 
16,498,943 

7,884 323 
5,129,394 
4,131.346 
8,151 4 8 
3.718,170 
5,59 ',417 
6,933,461 
1.179,857 



33 103 



441 474 
643,458 



28,235 



225,386 



14,083,576 



522,956 
528,681 
246,408 
578,750 
008.329 
766,237 
697,564 
403,275 
153,601 
783,747 
851,338 
330,391 
248,352 
361,079 



8.527 797 

6.118,190 

2,377 708 

2,035,159 

2,9:8,341 

624 362 

360,768 

70S. 730 



2,210.049 
606,687 

1 17.565 



207,484,016 



ROM HE I, A BANQUE. 



Ontario. 



Toronto 

Commerce 

Dominion 

Ontario 

Standard 

Imperial 

Traders 

Hamilton 

Ottawa 

Western Bk. of C. . 

Quebec. 

Montreal 

British N. Amer. . 

Du Peuple 

Jacques-Cartier . . . 

Ville-Marie 

Hochelaga 

Molson 

Merchants 

Nationale 

Quebec 

Union 

St-Jean 

St-Hyacinthe 

E. Townships 

Nouv.-ECOSSE. 

Nova Scotia 

Merchants 

People's Bank 

Union 

Halifax Bk. C 

Yarmouth 

Exchange 

C. B. Windsor 

New Brunswick. 

New Brunswick . . 

People's 

St. Stephens 



Grand Total y com 
ris Man. et C. Ang, 



<a> 3 t 
a* S ' 



3,72; 



239 510 



39,067 
43,903 



14,753 



382,073 



Creances 

en 
souffrance. 



35.444 

305,703 
82,137 
31,2.7 
30.327 
74,332 
11,9 5 
62 484 
65,681 
23,927 



232,216 

134,425 
1,684,728 
59 196 
56,7i '5 
124,342 
116,505 
218 712 
196 619 
104,374 
75,943 
23 695 
44.459 
50,754 



15,571 
15.619 
26,617 
14,101 
1 8,425 
2.185 
6,603 
35,311 



378 
5,257 
12,208 



s-*SS3 



at; a oj 
5 rt a a <d 

M ft-o CO 



203 
41.525 
12.23' 
57,342 



62 974 

19,070 



to 

3 

5 ° 3 

r* a 

/a c ?S 

J3 S.D 

o 5 a 
W-c p. 



133,420 
' 25,100 



17,022 
13,975 



111,610 
42,000 

298,362 
93,319 
33,630 
44 711 
59,074 
40,761 

124,242 

132,. 2 . 
15,129 



86.391 

815 

18,418 

1,590 



18,185 
45,146 



16,909 
10,500 
67,610 



4,073,863 



7,096 
4,693 



12,478 



9.0(10 
5,700 



1,417,906 



6.0".2 

4.380 

80,718 

43,492 

27 S9I 

10.443 

4 337 

35.556 

2.0 2 

5,826 

92 

8,573 

3,607 

£4,511 



4 841 

1,000 



Edifices de 
la banque. 



200,000 
766.526 
263,203 
172,727 
110 852 
320.379 
124,715 
273,087 
128,058 



■e a *■£ 

0> 0^ tO ~ 

h >. S a 



Total 
de l'actif. 



567,634 



600,000 

350.000 

336 525 

109.746 

37.048 

36,842 

190,000 

553,014 

2< 2 043 

168.130 

124 404 

12,001 

17,665 

116,538 



57,4501 

60,000 

64 242 

52.000 

1.800 

8,000 1 

23,521 

2,500 



30,000 

8,500 

12,000 



103,470 
6,221 
32,544 
21,254 

37,278 
18.040 
73 918 

293,700 
7,208 



487,619 

24,332 

109,f04 

122,114 

281 752 

47,267 

72.502 

254,044 

3,734 

74,500 

27,2' 1 

8,995 

10.799 

4,192 



4,130 

11,328 

697 



1 «^ = i 

sUa-= : 



6,245 

'285 

3.370 



5,661,382 2,167,606 



14,518,611 
28.9' 0,340 
14,539.60' 
6 859,589 
7,161,561 
14,424,585 
6,188.393 
9,069,901 
8,799,596 
2,001,823 



55 738.333 

11,829,881 

5,125,827 

3,762 049 

1,712,418 

5,663.551 

14.641 197 

24,087,889 

7,838,885 

11.337 388 

4,732,938 

481,393 

1,581,649 

0,531,464 



12,690,701 
9,431,429 
2.993.' 47 
2,676,681 
3,823,197 
1,020,310 
455,644 
957,050' 



3,329,236 
693,128 
552,324 



as 

-O a 
u ft a 



347,902 
180,8 3 
426.575 
165,918 
114,978 
104, 63 
210,593 

1.731 
133,954 

6,000 



1.633.000 

11,000! 

90,962 
135,6 6 

81,215' 

147,038 

138,138 

1,328,457 

241,780 

2 11.094 

513,000 

18.265: 

33 27t> 

246,978; 



627,500 
550, 0C0 
441,0110 
478,900 
146 321 
438,670 

101.000 

164,'(0 
110.191 
21,994 



2,191/00 

381,827 

4«3 

22.690 

19,635 

100.927 

223,788 

465,000 

21.650 

121,628 

60,690 

5,450 

13.075 

113,263 



v v o .2 

£2 d a 
* " £ 

(£.0 [g-O so 

3 tS'Svg S 



168 095 


272,815 


345,629 


308,000 


30,157 


39,218 


190,512 


33,073 


26,246 


56,8'6 


46,203 


33,033 


43,778 


2,533 


127,824 


11,931 



314,273,808 



181,971 
84,367 
16,430 



7,888,462 



117,554 
14953 

11,218 



8.028,175 



1/36,400 
796, 
17o,O00 
284,500 
384,75' 

1,085,270 

195.540 

306,000 

191.932 

23,514 



1.802,000 

565,855 

1,184 

198 844 

25 722 

397,: 68 

611,775 

78",000 

195,0 Ir. 

609 636 

97,920 

7, 

17,063 
116,676 



659,035 
463,000 
225,466 
118.620 
148,372 

27,755 
5,039 

18,320 



132,092 
13,999 
9,572 



12,920,153 



Chiffre le plus 
eleve des billets 
en circulation 

en aucun 

temps durant 

le mois. 



1,380,800 

2,499,(00 
963 934 
799,348 
066 794 

1,302,280 
6S9.20O 
883,001 

1,037,975 
225,620 



4 496,652 

9(1,471 

57 045 

467,862 

310,845 

740,450 

1.476,7i8 

2 4 4,000 

987,497 

914,742 

809,400 

98,111 

297,624 

816,962 



1,209,354 

937,590 

513,795 

335,942 

434,662 

71,058 

36,617 

86,874 



426,569 
113 636 
83,490 



30,471,786 



150 



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151 




LES NAVIRES RAPIDES 



NOS exportations prennent, d'annee en annee, 
tin rapide developpement, et le gouvernement 
ne peut ajourner davantage ses promesses de 
subvention a une ligne rapide reliant le Canada a l'An- 
gleterre. 

De tous les pays d'outremer, l'Angleterre est celui 
avee lequel nos rapports sont et seront longtemps encore 
le plus developpes. Parmi les produits que nous y expor- 
tons, plusieurs sont perissables et d'autres ne peuvent 
que gagner a arriver rapidement sur les grands marches 
de consommation ; nous n'en citerons que quelques-uns : 
le beurre, les ceufs, la volaille, le poisson frais et les 
pommes, sans compter les viandes abattues dont l'indus- 
trie est a creer. 

Nous ne nous 
etendrons pas da- ^"— g : . ^^^^ g ^ ^ :J" " - 
vantage sur la ne- j grg 
cessite d'un service [MB 
rapide, necessite =sg 
tellement reconnue ^gj 
qu'elle s'est impo- 1S1 
see a 1' attention BE 
du gouvernement. mi 
Pour le moment, H|g 
nous nous conten- 
terons de jeter un 
coup d'oeil rapide jpjjj 
sur les navires a - 
grande vitesse ou, 
mieux encore, sur 
les progres realises 
dans la vitesse des 
navires et ceux 
qu'un avenir pro- 
chain nous reserve 
de voir sans doute. 

II y a quatre on cinq ans seulement, on s'extasiait 
d'une traversee de l'Atlantique en six jours ; le sixieme 
jour, du train dont vout les progres en matiere de 
construction, sera bientot de trop, il est deja fortement 
entatne. Les deux paquebots de la ligne Cunard : le 
Campania d'abord, et le Lucania ensuite, ont battu le 
record des vitesses obtenues avant eux ; le Campania 
faisant la traversee de Queenstown en 5 jours, 9 heures 
et 6 minutes et le Lucania en 5 jours, 7 heures et 48 
minutes. 

Le premier a parcouru dans une seule journee 542 
milles et le second 552 dounant une vitesse moyenne a 
l'heure, respectivement de 22.58 et 23 milles. 

Quand on songe aux progres accomplis pendant ces 




dernieres annees, il est permis de se demander jusqu'a 
quelles vitesses il est possible d'attehidre, surtout quand 
on se figure la masse imposante des deux bateaux dont 
nous venous de parler. 

Sans pouvoir fixer un chiffre, nous pouvons deja, a 
l'aide des resultats acquis en 1895, affirmer que la vitesse 
de 23 milles a l'heure, sera surpassee de quelques milles 
dans de prochaines constructions. 

L'Angleterre vient de lancer un torpilleur filant 29 
milles et la France possede un torpilleur de haute mer 
qui a donne aux essais une vitesse de 31 miles. 

Nous voici deja. loin des 23 milles du Lncania, mais 
n'oublions pas, non plus, que les torpilleurs ont l'avan- 
tage de dimensions beaucoup moindres et que, meme 
comparativement aux dimensions, ils n'ont pas a 
transporter un poids enorme de fret et de combustible, 
comme les navires marchauds. 

Car, pour ces derniers, c'est la qu'est le grand obstacle, 
mais il n'est pas irremediable. 

M. J. Bills, professeur d' architecture navale a l'Uni- 
versite de Glasgow, dans une etude sur les vitesses des 
navires dit ceci : 

' Un des obsta- 
^zl: __ '-' ' '.-'-: "-;_-j£- ;!:" -'=■ cks principaux a 

une vitesse plus 
grande que celle 
jusqu'ici obtenue 
est le poids qu'un 
grand navire est 
contraint de porter, 
tant en fret qu'en 
combustible. La 
premiere reforme a 
realiser consistera 
done dans le retour 
aux batiments de 
faible vitesse du 
transport des car- 
gaisons courantes. 
Supposons mainte- 
naut qu'au lieu de 
parcourir la distan- 
ce de New- York a 
Liverpool, une li- 
gne de navires parte d' Halifax pour aboutir a. Galway, 
raccourcissant ainsi la route de huit cents milles. A la 
vitesse de vingt nceuds a l'heure, que realisent actuelle- 
ment les navires du type Parts et New-York, la depense 
de combustible ainsi evitee ne sera pas moindre de cinq 
cents tonnes de charbon d'ou cinq cents tonnes de charbon 
de moins a emporter, allegement du navire et naturelle- 
ment augmentation de sa vitesse. Ces deux causes reu- 
nies : diminution du poids de la cargaison, diminution 
du poids du combustible emmagasine, avec remplacement 
par une augmentation proportionnelle du pouvoir mo- 
teur, nous permettront d'ajouter un mille et demi ou deux 
milles a la vitesse presente." 

Mais d'ailleurs, il n'est pas indispensable de bruler du 



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153 



charbon. On a obtenu, eu Russie, des resultats heureux 
de l'emploi du petrole qui, a. poids egal, a un pouvoir 
calorifique de pres du double. Ou arrivera, quelque jour 
a generaliser l'emploi du petrole soit sous sa forme 
liquide, soit sous forme de briquettes — puisqu'on est 
arrive a le solidifier — et ainsi on obtiendra une diminu- 
tion de poids d' environ 50 op dans le combustible, d'ou 
un gain dans la vitesse. 

L,e progres accompli est du en grande partie a l'emploi 
de l'acier remplacant le fer dans la construction. L'acier 
de nickel qui ne coute pas plus aujourd'hui que ne cou- 
tait l'acier ordinaire en 1875, est, a poids egal, de 40 a 
50 0/0 plus resistant que ce dernier qui etait deja de 30 
a 40 0/0 plu? resistant que le fer. L'acier de nickel 
substitue a l'acier ordinaire, dit M. Bills, nous ferait 
gagner un mille de vitesse a. l'heure. 

" La machine, dit encore le professeur, en elle-meme 
ne comporte pas beaucoup de perfectionnements. Cepen- 
dant nous ne pouvons pas oublier que les soixante tours 
d'helice d'il y a dix ans sont deja. montes a quatre- 
vingt-dix. Ce chiffre pourra encore etre depasse et nous 
fournir une acceleration appreciable.'' 

Oui, ce chiffre a ete depasse depuis et on est arrive a. 
faire tourner les helices a plus de 200 tours a la minute 
pour les navires du type qui nousoccupe ; ce n'est certes 
pas le dernier mot, puisqu'on atteint 400 tours sur les 
torpilleurs. 

Mais c'est surtout sur les chaudieres qu'il reste des 
progres a accomplir ; il faudra arriver a. les faire plus 
legeres et en s'inspirant encore des progres accomplis 
sur les torpilleurs ou arrivera a gagner de la vitesse. 
Sur ces derniers on a adopte le type des chaudieres de 
locomotive, c'est une chaudiere tubulaire du modele le 
plus leger qui a donne des resultats surprenants. 



Sans sortir des types de navires actuellement en 
service, on voit la possibility d'acquerir une vitesse de 30 
milles a l'heure, a l'aide des diminutions de poids a 
transporter, fret et combustible, de l'emploi d'autres 
materiaux de construction et de perfectionnements a 
apporter aux chaudieres et aux machines. 

Mais ce n'est pas une raison pour ne pas arriver, au 
moyen de modifications dans la structure des bailments 
de mer, a. atteindre des vitesses plus grandes encore. 

Deja. on s'est mis a l'oeuvre : un Americain a pris un 
brevet, il pretend faire la traversee de l'Atlantique en 
trois jours. Son bateau serait mu par deux systemes 
combines de propulseurs : d'une part, six vis sans fin, 
d'un systeme particulier ; d'aiitre part, quatre roues a 
aubes sur les flancs. 

Un ingenieur francais, M. Bazin, est l'inventeur d'un 
bateau rouleur. Son bateau n'a pas de coque, il est 
constitue par une plate-forme elevee a une certaine hau- 
teur, environ 22 pieds au-dessus de l'eau. et portant les 
cabines, les chaufferies, les machines ; elle est supportee 
elle-meme par d'enormes roues creuses. Celles-ci tour- 
nent en adherant a la masse liquide, et, par suite, en 
prenant appui sur cette masse. Plus le diametre des 
roues sera grand, plus sera grande la vitesse. Quant au 
gouvernail, il est remplace par une puissante colonne 
d'eau qu'on refoule a. droite ou a. gauche, et qui reagit 
elle-meme sur l'eau environnante. 

On parle de construire un navire de cette espece pour 
faire des essais dans la traversee de la Manche ; le fait 
est qu'on a deja mis en service un petit bateau de ce 
systeme ayant 17 pieds de long, et qu'il a file 32 milles. 

Esperons tous que pour nous rendre a 1' exposition en 
1900, trois jours de mer seront suffisants. 



LE SECHAGE DES BOIS 



NOUS appreuons ^installation, dit Y Echo Fores- 
tier, au Pre-Saint-Gervais, pres Paris, d'une 
usine destinee specialement au sechage des 
bois. Ce nouveau sechoir fonctionne mainteuant, et 
nous pouvons affirmer que le probleme si important du 
sechage des bois a ete resolu victorieusement. 

En presence de la rarete toujours si grande de bois 
sees, de uombreuses methodes ont ete mises en usage 
pour provoquer le sechage artificiel ; mais toutes n'ont 
donne que des resultats defectueux. L'air chaud, la 
vapeur, l'etuvage, la fumee, n'ont produit que des effets 
deleteres sur les bois, soit en leur enlevaut leur couleur 
naturelle, soit en les rendant graveleux, cassants ou en 
occasionnant des fentes, gondolages ou autres defauts, 
les rendant souvent impropres a tout service. 

Apres des experiences et des essais multiples, MM. A. 



Henon et Crabbe ont recounu cette verite que, pour 
arriver a une dessication complete et uormale, il importe 
de se conformer absolument aux lois qui president au 
sechage naturel a l'air libre ou sous hangars. 

Partant de ce principe, et au moyen de ventilateurs 
puissants, ils sont parvenus a mettre les bois en contact 
avec d'enormes volumes d'at'r see, d'autant plus avide 
d'humidite que son degre hygrometrique est plus bas. 
Le deplacement de ces grands volumes d'air traversant 
les empilages permet de n'operer qu'a des temperatures 
tres peu elevees, ne depassant jamais la chaleur des beaux 
jours d'ete. 

Ce systeme est done la reproduction absolue du travail 
de la nature. II s'en suit qu'apres dessication complete, 
les bois ont conserve toutes leurs qualites de force et de 
resistance, et, comme ils n'ont pas ete surchauffes ni 
saisis, ils sortent du sechoir parfaitement intacts, droits, 
sans crevasses, gercures, ni aucune deterioration" prove- 
nant de l'operation. Enfin, au moyen de dispositions 
speciales, Pair sec que Ton fait circuler a des tempera- 



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tures et a des vitesses rigoureusetnent constantes, se 
trouve distribue dans le seehoir d'une maniere uniforme 
et reglee, de facon que tous les bois, quelle que soit leur 
position, sont completement seches et prets a etre 
employes. 

Mais si ee systeme procure tous les avantages du 
seehage naturel, il presente en outre eelui d'agir avee 
une rapidite infiniment plus grande. En effet, il ne faut 
guere qu'un mois pour amener a siecite les gros eehan- 



tillons de chene ; les planches et les petites epaisseurs 
exigent beaucoup moins de temps, et quant aux bois 
blancs, quelques jours suffisent pour en determiner le 
sechage. 

Les resultats pratiques de 1' application de cette 
methode sont de toute evidence. La realisation imme- 
diate des bois au fur et a mesure de leurs debits, la 
diminution des capitaux immobilises ne sont pas les 
moindres. 



UNE NOUVELLE CAPITALE 




E Bresil ne veut plus de sa vieille capitale Rio-de- 
Janei-ro. II va se construire une nouvelle capitale, 
une cite federale ideale sur le plateau cen- 
tral de Goyaz, au cceur nieme de 1' Union, 
loin du littoral insalubre et expose aux attaques de 
l'exterieur. Corame la Republique des Etats-Unis de 
l'Amerique du Nord, sur laquelle elle est calquee, la 
Federation du Bresil aura son Washington et son district 
de Colombie ; 1' antique Rio-de-Janeiro, politiquement 
detronee, restera le New- York bresilien, et de par sa 
position maritime, le centre des affaires et le grand entre- 
pot de la jeune republique. 

Ainsi le veut la Constitulion republicaine de 1891, qui 
n'a fait d'ailleurs que consacrer et mettre en voie d'exe- 
cution une idee qui remonte au commencement du siecle, 
c'est-a-dire a l'epoque ou le Bresil n'etait encore que 
colonie du Portugal et ou Pedro Ier n'avait pas encore 
jete a Ypiranga le fameux cri : " L'independance ou la 
mort ! " 

D' accord avec la nouvelle Constitution, le Congres 
bresilien de 1891 votait les credits necessaires pour pra- 
tiquer les etudes de la region des plateaux intefieurs de 
Goyaz, et y demarquer la zone la mieux appropriee, par 
ses conditions physiques, hygieniques et raemt esthe- 
tiques, a devenir le digne siege des autorites federates. 

Ces etudes furent confiees a une commissioa de vingt- 
deux membres ayant a sa tete M. Louis Cruls, directeur 
de l'observatoire de Rio-de-Janeiro. Celui-ci vient, dit le 
Temps, de Paris, de nous adresser son rapport sur son 
expedition au plateau central, qui a dure huit mois. 
Ce volumineux document est accompagne d'un enorme 
atlas et embelli d' heliogravures qui donnent une idee de 
l'aspect pittoresque de la region aujourd'hui pour ainsi 
dire deserte 011 viendra se concentrer la vie politique de 
1' Union bresilienne. 

M. Cruls et ses collaborateurs out demarque au pied 
des sommets des Pyrenees bresiliennes une zone de 
14,400 kilometres carres, reservee au futur district fede- 
ral, et situee entre 15 ° 20 et 16 ° 8 de latitude et entre 
les meridiens 3 h. 18 m. et 3 h. 24 m. de longitude, a. 
une altitude de plus de 3,000 pieds, oil regne une tempe- 



rature semblable a celle du midi de la France, et ou 
l'impaludisme et les maladies endemiques du littoral, 
comme la fievre jaune, les acces pernicieux et le beri- 
beri, ne sont pas a redouter. 

1'n approvisionnement surahondant d'eaux les plus 
pures et les plus saines est assure a la future cite par les 
nombreuses rivieres de la region, dont les chutes foil mi i- 
ront aussi la force motrice industrielle a bon marche. Le 
sol de la region est tres productif, la faune abondante, la 
flore exuberante, le sous-sol riche en mines et materiaux 
de construction. 

A premiere vue, il semblerait que le choix de cette 
region pyreneenne pour etablir le district federal pre- 
sente 1111 grave inconvenient. Dans 1'imniense Bresil, 
seize fois grand comme la France, les distances prennent 
des proportions enormes. 

L'Eden d'011 doit sortir de terre la capitale revee ne sera 
pas, en effet, a moins de dix-huit ou vingt heures de 
chemin de fer du littoral quand les communications fer- 
rees auront ete completement etablies. Mais la distance 
est precisement 1111 des principaux points de vue aux- 
quels les legislateurs bresiliens se sont places en decidant 
le transfert de la ville federale sur le plateau central. On 
a songe d'abord, dans l'interet de la defense nationale 
et de la securite du gouvernement, a eloigner le plus 
possible la capitale de ce vaste littoral bresilien tout grand 
ouvert aux agressions de l'exterieur, si expose aux atta- 
ques de flottes enneinies ou d'une escadre rebelle. 

On a voulu ensuite hater la penetration de la civilisa- 
tion dans les grandes solitudes interieures du Bresil en 
placant au centre de rUnioii le siege des pouvoirs fede- 
raux. Les voies de communication de toutes sortes con- 
vergeant vers ce centre etendront dans ces immensites 
vierges la colonisation et l'activite materielle qui se sont 
jusqu'a present localisees sur le littoral. La fortune du 
Bresil recevra une impulsion extraordinaire de cette 
extension du peuplement et des forces productrices vers 
de vaste's reserves territoriales plus grandes que 1 'Europe 
centrale et occidentale reunies. 

La future capitale bresilienne sera la seconde cite 
moderne improvisee de toutes pieces sur le sol sud-ame- 
ricain. II y a quelque douze ans, la Confederation 
argentine s'etant approprie pour en faire sa capitale la 
ville de Buenos-Ayres, les autorites de la province du 



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truisirent tine eapitale provineiale : la Plata. La pro- 
vince s'est presque ruinee a elever eette cite. On a fait 
a la Plata (!es folies. Les ministeres, les ecoles et autres 
edifices publics sont de veritables palais. Les construc- 
tions privees qui bordeut les avenues et les larges rues 
perpendiculaires ou diagonales qui font de cette ville un 
parfait damierne sont pas moins luxueuses, et cependant 
la ville est pour ainsi dire morte et inhabitee. Sittiee a 
14 lieues cle Buenos- Ayres, la Plata e^t desertee tous les 
soirs par les fonctionnaires de la province. lis s'en retour- 
nent dans la eapitale federale, ou ils out conserve leur 
demeure et dont l'animation et les plaisirs les seduisent 
davantage que les splendeurs architecturales de la froide 
ville administrative de la Plata. Le congres provincial 
a meme du reeemment, par une loi dite de residence, 
forcer les fonctionnaires de la province a habiter la Plata. 



La nouvelle eapitale du Bresil n'aura pas, grace a son 
eloignement de la rue de Ouvidor, le centre le plus 
curieux et le plusmouvemente de Rio-de-Jaueiro, a. redou- 
ter une telle desertion. Elle parait au contraire appelee 
par la temperature favorable du plateau permettant un 
acclimatement facile, a voir sa population s'augmenter 
de tous les nationaux et etrangers fuyant les miasmes 
morbides et deleteres dont est ehargee l'atmosphere du 
littoral. 

Cette question de climat semblerait devoir suffire a elle 
seule a. determiner, au profit de la nouvelle eapitale, un 
deplaeement non pas settlement theorique, mais pratique 
du centre de gravitation politico-social de 1' Union bresi- 
lienne. Elle pottrrait done etre destinee a devenir plus 
qtt'une ville administrative, une vaste et riche cite, a la 
genese de laquelle plusiettrs Francais faisant partie de la 
mission de M. Cruls ont attache leur nom. 



L'ELEVAQE DES LAPINS 




ES lapins donnent plusieurs sortes de produits : 
d'abord leur chair, qui constitue le profit le plus 
important, puis leur poil, employe dans la 
bonneterie et la chapellerie, puis leur peau, 
employee pour faire de la colle, et enfin leur fumier, qui 
a une assez grande valeur pour les terres calcaires et que 
les jardiniers achetent, en certains pays, souvent a un 
prix eleve. 

Pour que les lapins puissent prosperer, ils doivent'etre 
eleves dans d'excellentes conditions d'hygiene, de pro- 
prete, de secheresse, de lumiere, d'aeration. On installe 
souvent les lapins dans tin mauvais tonueau, dans une 
caisse a savons, dans le dessous d'un escalier, dans une 
cave meme. La le fumier s'entasse, l'air est vicie, la 
famille vit dans la plus facheuse promiscuite, et les pro- 
duits sont rapidement tres defecttteux. 

On doit preferer des cases construites expres, d'ou le 
bois sera exclus, car le lapin, qui est un rongeur, ne tar- 
derait guere a le detruire. On emploiera la brique ou le 
ciment pour la construction des loges, le fer pour les 
rateliers, la pierre creusee pour les augettes. Chaqtte case 
doit avoir environ neuf pieds carres ; soit qu'on la fasse 
exactement carree, soit qu'on la prefere rectangulaire. 

Le sol sera incline et recouvert d'un plancher en bois 
perce de trous. Sur ce plancher Ton mettra la litiere 
(paille ou feuilles seehes), et on enlevera cette litiere 
tous les 8 jours en hiver, tous les 2 ou 3 jours en ele. 
L' urine traverse la litiere et le plancher peree de trous ; 
elle s'ecoule par une rigole dans un seau ou on la re- 
cueille pour en arroser le fumier. Les jours de nettoyage 
il faut enlever le plancher, pour laver le sol et la rigole 
souilles par 1' urine. 

Le grand avantage de l'elevage des lapins provient de 



leur fecondite. Suivant les races, une lapine a de 5 a 6 
petits, jusqu'a 10, 12, et meme davantage. On a vtt une 
lapine avoir "dix-sept petits. Les males ne doivent pas 
fonctionner avant 15 ou 18 mois, les femelles avant 1 an. 
Employes plus jeunes a la reproduction, ces auimaux 
donnent des petits chetifs et degeneres. Chaque femelle 
doit avoir une case pour elle seule et ses petits. Quant 
attx males, chacuu d'eux est egalement seul dans sa case 
Un male suffit pour la feeondation de 10 femelles. Pour 
l'accouplement, on porte la femelle dans la case du male, 
le soir ; on va la rechercher le lendemain matin. 

La duree de la gestation est de 30 jours. L'allaitement 
doit durer un mois et meme 2 mois de preference. A la 
rigtteur, le nombre des portees pourrait etre de 12 par 
an ; mais on les reduit toujours a 6, et beaucoup d'ele- 
veurs ne veulent pas plus de 4 portees par an ; ils disent 
que l'on empeche ainsi les meres de s'epuiser, et qu'en 
outre les lapereaux, sevres a deux mois pltttot qu'a tin 
mois, sont beaucoup plus vigoureux ; les meilleurs, parmi 
les jeunes, sont gardes pour remplacer leurs parents, 
lorsque ceux-ci ont termine leur role e'est-a-dire vers 
l'age de 6 a 7 ans. Quant aux autres lapereaux, on les 
livre a. la consommation a l'age de 4 ou 5 mois. 

La nourritttre des lapins doit etre tres variee. Leur 
boisson, une eau claire et pure, doit etre renouvelee tous 
les jours dans une petite auge en pierre placee pres de 
la porte. On distribue la nourriture deux fois par jour, 
le matin et le soir, en enlevant, ehaque fois, les restes du 
repas precedent. II faut eviter de mettre dans le ratelier 
des herbes mouillees : elles causent aux lapins des mala- 
dies souvent mortelles. On eonseille pour relever le gout 
de la chair, de donner de preference des herbes aroma- 
tiques et des legumes d'une saveur relevee et parfumee, 
tels que : serpolet, thym, marjolaine, fenottil, persil, 
celeri, laiteron, carottes, l)etteraves, sainfoin, luzerne, 
trefle sec ou vert, sou, avoine, grains de toute espece. 



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et meme la porarae de terre crue. On peut aussi donner 
aux lapins les jeunes pousses qui proviennent de la taille 
des arbres fruitiers (excepte le pecher), les pampres de 
la vigne, les feuilles d'orme, de peuplier, de tilleui, de 
noisetier, de saule. 

Les prineipales races de lapins domestiques sont : le 
lapin geant ou lapin belier, le lapin commun, le lapin 
russe, le lapin argente, le lapin angora. 

L'elevage du lapin commun est le plus profitable de 
tous. Le lapin commun ou lapin normand, est le plus 
precoce, le plus prolifique, le moins delicat. Son elevage, 
en vue de la production de la viande, est le pluslucratif, 
on pourrait dire le seul avautageux. II est bon a mettre 
en vente des l'age de 4 mois. 

Le lapin russe (tout blanc, avec le nez et le bout des 
pattes noirs) est tout petit, mais il a une chair des plus 
dedicates. Sa fourrure, d'un blanc magnifique, sert a la 
fabrication de la fausse hermiue, pour les fourrures a bon 
marche. 

Le lapin argente, a fourrure de blaireau (poils noirs avec 
l'extremite blanche), sert a imiter la fourrure de petit-gris. 

Le lapin angora, dont le poil est long, soyeux, fin et 
touffu, comme celui des chats de meme nom, presente 



plusieurs couleurs : noire, grise, blanche. C'est la 
variete blanche qui est la plus estimee. Le produit de 
ce lapin consiste dans le duvet tres fin, long, brillant, 
qui est mele aux poils et qui se separe assez facilement 
de la peau pendant l'ete et au printemps. On le recolte 
a l'aide d'un peigne fin passe sur le dos, le cou, les cotes, 
la croupe et les cuisses. Certaines personnes peignent 
quatre fois par an ; il est preferable de ne faire que deux 
recoltes, en aotit et en mars. 

II serait quelquefois plus juste de dire oh.' on plume les 
lapins, car on leur tire le poil par petites pincees entre 
les doigts comme si Ton plumait un poulet, et la recolte 
du poil est tres lucrative. Aux environs de Caen, en 
France, cette industrie est tres developpee, et les paysans 
tirent grand profit de l'elevage du lapin angora. 

Les lapins angoras sont conserves jttsqu'a l'age de 7 
ou 8 ans, et parfois plus longtemps, parce que le produit 
en soie augmente avec l'age dans certaines limites. Mais 
aussi il en est resulte une defaveur bien naturelle sur la 
viande de ces animaux ages, defaveur qu'on a fait a tort 
retomber sur la race entiere. La production du poil s'ob- 
tient done alors au detriment de la production de la 
viande, et ne compense pas d'un cote ce qu'elle fait 
perdre de 1' autre. 



LES ANIMAUX FARCES 




L n'est plus settlement question de 1' instinct chez les 
animaux ; on s'est plu, uu peu tard, il est vrai, a. leur 
reconnaitre quelque intelligence. Si nous observions 
davantage les betes qui vivent pres de nous, avec nous, 
11011 settlement nous decouvririons chez elles des qualites 
que nous ignorons mais encore nous tirerions un meillettr 
parti de leur adresse, de leur force, de toutes les qualites 
qu'elles possedent en un mot. 

A ceux qui douteraient de 1' intelligence de la race 
animale ou du moins de quelques-uus de ses represeutants 
nottsconseillons de lire les lignes suivantesde V Aviculteur; 
elles feront une agreable diversion avec les pages serieuses 
de notre journal : 

II n't st pas ici question d' animaux auxquels ou a 
appris quelques dioleries. Ce ne serait alors qu'une 
affaire de dressage, et les farceurs seraient alors les maitres; 
non, il s'agit de quadrupedes executant d'eux memes, 
pour l'amour de l'art, des droleries iuattendues telles 
qu'en concevrait un cerveau htimain, qui serait folatre. 

Le plus souvent c'est chez le chien que cette bizarrerie 
d'humeur peut se manifester, car etant donuee sa grande 
intimite avec l'homme, sa gaite se trouve moins reprimee 
et, pour peu que son maitre ait un caractere enjoue, cette 
gaite du compagnon a. quatre pattes se trouve encouragee 
et se donne tin libre essor. 

J'ai raconte dans " Mes Animaux," dit M. J. Rousseau, 



comment un terre-neuve dresse a se rendre chaque matin 
a. la boite aux lettres, a l'ouvrir, a. en retirer la malle eta 
repousser la porte de la dite boite, avait imagine un jour, 
pour en faire une bien bonne, d'ouvrir la boite en question, 
de la refermer sans prendre ce qu'elle contenait et de 
revenir a moi — j'allais dire les mains vides. La plaisau- 
terie aurait pu prendre si vStop, fievreux de savourer son 
triomphe — febrilite d'artiste — n'avait en marchant, affecte 
un air inusite, fait de rosserie et d'impatience, de ne pas 
voir autrement se manifester raon desappointement que 
la boite fut vide ! 

C'est le meme Stop qui, de temps en temps, s'offrait la 
petite distraction suivante : 

Avisant dans la rue une menagere qui portait un 
panier de provisions, il la suivait et profitant d'un 
moment ou elle s'arretait a une devanture de magasin, 
enlevait delicatement du panier un des paquets, puis, au 
grand desespoir de la dame, faisait au loin mille et une 
gambades et, finalement, reyeiiait poser doucement l'ob- 
jet chipe a deux pas de sa proprietaire et s'eloignait ! 

Le dauois Tigre avait invente le sommeil et les ronfle- 
ments sonores pour arriver a sortir quand il ne me plai- 
sait pas de 1'eramener promener. 

Enerve de ce bruit, j'abandonnais la besogne en train, 
puis cveillant Tigre (non mais etais-je naif ! ), je l'em- 
menais sur le boulevard sans songer que le pendard se 
payait ma tete d'une facon outrageante. 

Je me rappelle egalement un chat qui pechait comme 
le meilleur des maraudeurs de peche a la main . 



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Voici en quoi consistait sa petite plaisanterie : 

Couche sur un enorme boeal a l'interieur duquel quel- 
ques ablettes ou goujons faisaient mille et mille tours, se 
retenant d'une pate a l'orifice il plongeait 1' autre patte 
jusqu'a l'epaule daus l'eau, saisissait un des habitants de 
la inaison de verre, le sortait de l'eau, puis, apres 1' avoir 
regarde une seconde, le laissait retomber ; on entendait 
floe, une gouttelette jaillissait mettant une perle au bout 
du museau rose de Raminagrobis, qui, d'un petit geste 
de la patte droite, secouait la gouttelette, — tel un marquis 
coquet qui, d'une ehiquenaude, disperse un grain de 
tabac a la rose egare sur sa dentelle — et le jeu reprenait. 

Pendant des mois et des mois j'ai vu ce manege sans 
que jamais le pecheur ait tente de manger sa friture. 

II y avait chez mon pere un eheval de promenade qui 
jouissait d'une faveurexceptionnelle : toujoursen liberte, 
toujours trainant dans tous les coins du jardin, mais sans 
se permettre toutefois de suivre un autre chemin que les 
allees tracees. 

Un jour, pourtant, il traversa tranquillement une 
pelouse fraichement labouree. 

Furieux, le jardinier chercha autour de lui un projectile 
— il le trouva — e'etait une vieille casserole que le hasard 
avait mise la. 

Le eheval recut la casserole dans un endroit ou le dos 
n'a plus sa raison d'etre et... se retournant, il saisit l'in- 
forme morceau de fer battu et l'emporta j usque dans sa 
mangeoire. 

Le plus penaud ce fut encore le jardinier de mon pere. 

On a beaucoup parle il y a quinze ans environ, d'un 
fait qui s'est produit a Paris. 

On jouait a ce moment la, au Chatelet, une feerie dans 
laquelle paraissaient deux elephants nains. 

Chaque jour au moment voulu les artistes a trompe 
arrivaieut au theatre par le boulevard de Sebastopol. 

Depuis quelque temps deja nos deux compagnons 
effectuaient leur petit voyage, quand un soir l'un d'eux 



s'arreta devant une brasserie, traversa le trottoir et satis 
faeon s'emparant du verre de biere d'un honnete bour- 
geois, avala son contenu avec un petit grognement de 
joie — exemple suivi en tous points par son collegue au 
detriment d'un autre consommateur. 

Vous pensez si Ton riait ! 

Le gerant, homme aimable — ou roublard — flairant une 
bonne reclame — declara que cette actiou meritait une 
recompense ; et, sur son ordre, on app >rta un baril de 
biere que Ton placa devant les deux elephants. 

Quelques aspirations puissautes et la biere habitait 
maintenant deux estomacs asiatiques. 

On applaudit au trait de munificence du gerant, les 
elephants se rendirent au Chatelet, le gosier plus frais et 
tout fut tres bien. 

Tout fut tres bien pour ce soir la. Mais le surlende- 
main, mais les jours suivants. . . 

Les elephants passerent, s'arreterent et ne repartirent 
qu'apres avoir absorbe le contenu d'un baril de nectar de 
Gambrinus. 

Au bout de deux ou trois loumees, le gerant la trouva 
mauvaise et fit comprendre au cornac qu'il eut par la 
suite a faire prendre un autre chemin a ses bestioles. 

C'etait bien simple, n'est-ce pas, il n'y avait qu'a 
suivre une autre route. 

Oui, mais voila, les deux comperes' ne furent pas 
dupes ; trouvant que la Nature les avait trompes suffi- 
samment deja, ils ne voulurent pas l'etre davantage et se 
refuscrcnt absolnment a se rendre au Chatelet par un 
autre chemin que celui le long duquel se trouvait la 
brasserie ou on leur faisait si boa accueil. 

L'histoire se termina galammmt. Les directeurs du 
Chatelet, auxquels fut contee l'aventure s'entendirent 
avec le gerant de la brasserie et chaque soir, aux frais du 
theatre, les deux elephants purent boire leur bock en 
toute quietude ! 



LE SECHAGE DES FRUITS 




E tous les procedes auxquels on peut avoir 
recours pour conserver les fruits, celui sur 
lequel nous appelons l'attention de 
nos lecteurs est sans contredit le plus 
pratique en meme temps qu'il peut s'appliquer a tous les 
fruits. Le sechage, en effot, u'exige pa>, pour etre mis 
ea ceuvre, de connaissauces speciales, et ne reclame pas 
de bien couteuses ni encombrantes installations. C'est 
done un procede economique et cependant absolument 
sur, car tout produit prepare par cette methode se con- 
serve pour ainsi dire indefiniment sans que son gout soit 
altere. Des quartiers de peches et de pommes desseches 
depuis un an, par ce procede, avaient encore, a la degus- 



tation, toute leur saveur et constituaient un dessert tres 
agreable et capable de faire assez bonne figure sur une 
table, meme a cote de fruits frais. 

La dessication a encore un avantage sur les procedes 
de conservation en boites ou en flacons dans des jus 
sucres, procedes qui reclament tout un materiel d'acces- 
soires en meme temps que l'emploi de matieres etran- 
geres telles que le sucre ou l'alcool qui modifient plus ou 
moins le gout du fruit. Cet avantage, c'est la diminution 
de poids, la reduction de volume que le sechage fait subir 
aux fruits. Au point de vue des transports, cette consi- 
deration est des plus importantes. Arrivons maintenant 
aux divers moyens que Ton peut employer pour desse- 
cher les fruits. 

io Dessication au soldi . — De tous temps ou a eu recours 
a Taction du soleil, mais la chaleur solaire ne peut evi- 



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clemment suffire a secher completement les fruits, sauf 
dans les pays meridionaux tres chauds et tres sees. Par- 
tout ou les pluies sont a redouter pendant la duree de 
1 'operation, on ue pourra done se eontenter de ce mode 
de dessieation ; e'est pourquoi dans tous les pays tem- 
pered on a assoeie depuis lougtemps a la dessieation an 
soleil la dessieation au four ou a l'etuve. On donne a ee 
second moyen la denomination de : 

2. Dessieation mixte au soldi et par la chaleur artiji- 
cielle. — lei, les fruits frais sont d'abord exposes au soleil 
puis portes dans un four ehauffe a une temperature plus 
ou moins elevee. Apres une premiere ehauffe, ils sont 
de nouveau exposes a l'air ; et ainsi de suite, jusqu'a 
complete dessieation. Trois ou quatre passages au four 
alternent avec uu nombre egal d'expositious au soleil. 

Ce procede a des inconvenients nombreux : en pre- 
mier lieu il est trop lent. En admettaut, en effet, que 
l'operation soit bien menee et favorisee par le temps, elle 
ne dure pas moins d'une quiuzaine de jours. Or, on a 
remarque que pour que le fruit conserve bien sa saveur 
propre, il faut que l'eau qu'il contient disparaisse rapi- 
demeut. II arrive d'ailleurs parfois que par la dessieation 
mixte les fruits subissent un commencement de fermen- 
tation. Ils prennent ainsi un mauvais gout. 

D'autre part, le seehage au four de boulanger qui fait 
presque toujours partie integrante du seehage mixte 
n'est pas sans presenter aussi quelques inconvenients. 
Si Ton ehauffe trop le four on racornit la surface des 
fruits : l'humidite ue pourra plus s'eehapper de l'inte- 
rieur ; si Ton ne ehauffe que faiblement le four, le 
seehage se prolongera indefiniment. 

Bufin le proeede en question est coiiteux ; aussi, sauf 
pour les preparations domestiques, doit-on recourir a 
l'emploi de la chaleur artifieielle seule, au seehage a. 
l'aide d'appareils speciaux, tel que les Americaius l'ont 
compris. 

3. Dessieation par la ehaleur artifieielle seule. — Ce 
dernier moyen permet de proceder a une dessieation 
rapide et parfaite. Elle se fait dans des Etuves ou des 
Evaporateurs. Les Evaporateurs possedent tous en 
prineipe une chambre de seehage, ou l'on place les fruits 
a dessecher et que traverse un courant d'air chaud. 

Ce courant d'air doit avoir une temperature toujours 
inferieure a 212 degres, si Ton veut que les fruits ne 
soient pas cuits et ne prennent pas consequemment le 
gout parti'culier que donne la cuisson. En general, les 
fruits sont introduits dans la chambre de seehage par 
l'extremite opposee a celle par ou entre le courant d'air 
chaud. Progressivement, au fur et a mesure qu'ils se 
dessechent, on les deplaee en les faisaut de plus en plus 
avancer vers l'extremite ou le courant d'air est admis, 
de telle maniere que les fruits recoivent uu air d'autant 
moins chaud et moins see qu'ils sont depuis peu de temps 
dans la chambre de seehage. 

En d'autres termes, les fruits frais rencontrent une 
atmosphere relativement temperee et legerement humide; 



a mesure qu'ils approchent de l'extremite par ou ils 
doivent sortir de l'appareil, ils trouvent, au contraire, un 
air plus sec et plus chaud. Ainsi se produit un seehage 
methodique : les inconvenients du four de boulanger sont 
evites, le fruit n'est pas saisi par une chaleur trop elevee 
qui racornirait son epiderme et le transformerait en une 
croute s'opposant a l'evaporation de l'eau que le fruit 
contient interieuremeut. 

Dans quelques appareils cependaut, les fruits avancent 
dans la chambrede sech?ge en suivant la menie direction 
que celle du courant ; il semble que cette facon d'operer 
ne vaut pas la combiuaison inverse. 

Nous avons dit que les resultats de la dessieation 
seront d'autant meilleurs que l'operation aura ete plus 
prompte. Pour que le seehage soit rapide la tempera- 
ture du courant d'air devra, sans atteindre 212 degres, 
st- rapprocher de cette temperature le plus possible, a son 
entree dans la chambre de seehage. 

I'n autre facteur a une influence considerable sur la 
rapidite de la dessieation ; nous voulons designer la 
vitesse du courant d'air. Plus cette vitesse sera grande^ 
plus le volume d'air chaul traversant l'appareil sera 
eleve. 

Or, comme e'est l'air chaud qui en se chargeant de 
leur humidite amene les fruits a l'etat sec, il est facile de 
comprendre que plus la quantite d'air passant sur eux 
dans un temps donne sea grande, plus le seehage sera 
vite determine. 

Dans les Evaporateurs on fait en general circuler l'air 
a une vitesse de 12 a 15 pieds par seconde. 

Examinons maiutenant les conditions que doit remplir 
uu bon appareil de seehage. 

Ces conditions sont nombreuses. En premier lieu, il 
est necessaire, pour que la dessieation soit bonne, que 
toutes les parties de l'appareil soient egalement chauffees, 
e'est-a-dire que le courant soit partout uuiformement 
distribue. S'il en etait autrement, on aurait ici des fruits 
encore trop humides alors que la. on en retirerait de bi tiles. 
II faut aussi que dans tout appareil on puisse faire varier 
a son gre le degre de chaleur du courant comme sa 
vitesse, car tous les fruits pour secher convenablement 
reclameront, par exemple, une temperature plus ou moins 
elevee et plus ou moins seche. Puis, une fois regie et 
mis en marehe, nous devons demander a l'appareil de 
fonetionner d'une facon invariable : ni la vitesse du cou- 
rant, ni le degre de temperature ne devront varier sans 
notre intervention. D'autre part, l'air doit circuler d'une 
facon continue, sans soubresauts ni remous. 

Si nous ajoutons en fin que l'appareil devra etre econo- 
mique, e'est-a-dire muni d'un calorifere utilisant le plus 
grand nombre possible de calories degagees par la com- 
bustion simple, facile a eonduire et muni de thermometres 
bien visibles a l'exterieur, a l'entree et a. la sortie du 
couraut d'air, nous aurons a. peu pres resume toutes les 
conditions qu'un appareil de seehage doit remplir pour 
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RECIT D'UN COLPORTEUR 



tout prendre, la vie d'un colporteur 6tait jadi.s 
en Amerique une des plus dangereuses et des 
plus dures que Ton put imaginer. 
Quand j'etais plus jeune, plus ro- 
buste, plus ambitieux aussi que je ne le suis mainte- 
nant, j'allais mon chemin par tous les temps tt par 
toutes les routes ; aujourd'hui, je comprends que, sous 
un climat eomme eelui de 1' Amerique, les loups et les 
ours montrent plus de bon sens que nous quand ils se 
claquemurent dans leurs tanieres pour y passer l'hiver. 
De 1830 a. 1850, j'ai visite 1' Amerique d'un bout a 
l'autre, ete comme hiver ; des novembre, je faisais ins- 
taller mon cabriolet sur des patins. D'ailleurs, il faut 
avouer que la mauvaise saison devenait pour moi la 
meilleure ; mes affaires n'en marchaient que mieux dans 
ces pays perdus, car tous les braves gens enfouis dans 
leurs trous souhaitaient ma venue avec impatience. 
Outre mon ballot de colporteur, j'apportais un ballot de 
nouvelles fraiches — ou vieilles ! — Aussi, la oil je des- 
cendais pour passei la nuit, le voisinage entier s'empres- 
sait d'accourir. 

Je n'ai pas besoin de dire que j'essuyais de fameux 
grains ! Parfois, en hiver, mon cabriolet glissait sur 
quatre, six ou meme huit pieds de neige. Je me rappelle 
qu'une nuit, en Janvier 1837, je fus, en franchissant une 
epaisse foret de sapins, assailli par un tel tourbillon de vent 
et de givre, que nous dumes, mon cheval et moi, camper 
a. la belle etoile ; en revanche, cet hiver-la je ne cessai de 
vendre des pieges a loups et a ours, car pendant plu- 
sieurs annees les Etats du Maine et du New-Hampshire 
regorgeaient de fauves. Quand vint le printemps, je 
ramassai le profit de mes peines, achetant de superbes 
fourrures, que je revendis largement dans les villes. 
Tout cela n'allait point sans peril, et une foisil m'arriva, 
eutre Loon-Pura et Folsom, une curieuse aventure. 

J'avais passe la nuit chez M. Cargyll, et, preuant 
l'avance des l'aube — car c'etait au printemps, en avril, 
sije me souviens bien, — je courais, bride-abattue, sur 
Millville, a dix lieues de la. J'avais alors un cheval 
rnoitie anglais, moitie arabe, vif, coureur et taut soit peu 
vicieux ; il fallait lui tenir la bride haute, taeher de lui 
faire compreudre que j'etais le maitre, ce qui ne l'empe- 
chait pas de me mordre a. 1' occasion, histoire de rire ; je 
l'avais baptise Arabe ou plutot Rab. Ce matin, la gelee 
avait rendu la chaussee fort glissante, et, en Slant rapi- 
dement entre une epaisse rangee de saules, je vis un ours 
gigantesque dans le fourre du marecage, pres de la 
route ; et mon cheval l'apercut ou le pressentit sans 



doute plus vite que moi, car il s'arreta brusquement, 
puis recula. L'ours, de son cote se dressa sur ses pattes 
de derriere, non sans me fixer d'un regard attentif... 
Je pousse un cri de frayeur. A ma voix, l'ours retombe 
sur ses pattes et fait mine de s'enfermer dans le fourre, 
puis il s'arrete a une courte distance, revient sur ses pas 
et part au galop devant moi, prenant la direction que je 
devais suivre. Quand Rab vit l'ours le devancer, sa peur 
sembla se changer en rage ; s'emballant, il partit a fond 
de train comme pour regagner le fauve. Je ne tentai 
meme pas de l'arreter, quoique ma vie flit en jeu ; autant 
arreter le vent ! Mais je sentais au train dont Rab 
secouait et cahotait mon cabriolet, que tous mes ballots 
allaient etre defaits et perdus ! Ce satane Rab n'en galo- 
pait pas moins ! Nous allames de la sorte pendant plus 
d'un mille. A la fin, decouvrant au loin un chariot, 
fours coupe court, s'engage dans un chemin de tra- 
verse ; Rab, pique, s'engage a sa suite et entraine le 
cabriolet, avec un fracas epouvantable, contre un arbre 
enorrae ! Le conducteur du chariot vient a. mon aide, et 
a. nous deux, nous ramenons sur la grande route mon 
cabriolet et mon harnais en pieces... Quant a fours, il 
court encore ! 

Tous mes chevaux n'etaient pas comme eelui-la. J'en 
avais un autre avant Rab, une jument brune, douce et 
timide bete, a manchettes et a queue blanche, mais vrai- 
ment par trop peureuse pour l'existence que je menais. 
Un soir d'octobre, j'allais a travers une haute futaie ; il 
faisait tres noir, je me hatais, car il ne me manquait plus 
que quelques centaines de yards pour mettre pied a terre 
chez un colon .ou je devais coucher. Voila qu'en fran- 
chissant un marecage, j'entends un hurlement hideux, 
terrifiant, celui d'une panthere, sans doute, suivi d'une 
sorte de pietinement dans les roseaux. Au lieu de s'ef- 
frayer ou de s'emballer, ma petite jument s'arrete... je 
ne pouvais la faire demarrer !... et je l'entendais trembler 
entre ses brancards, prise de convulsions... Cependant a. 
force de coups de foitets et d' encouragements, je la decide 
a. se remettre en marche ; enfiu, nous gagnons la ferine. 
Quand le garcon vint au-devant de moi avec sa lanterne, 
et que nous detachames la pauvre bete, elle ruisselait de 
transpiration, a moitie morte de frayeur !... 

Apres celle-la, j'eus un gros cheval blanc que j'ai garde 
six ans et que je perdis en une nuit — une nuit ou je 
pensai mourir moi-meme, du reste !... 

C'etait la veille ou l'avant-veille de Noel. II y avait 
plus d'un pied de neige, les campagnes semblaient enfa- 
rinees, et les routes deja bien dures pour un cheval ; 
vous savez qu'a ces hauteurs-ci les journees sont courtes 
en decembre ; avant quatre heures le soleil est couche. 
Cet apres-midi, je descendais un ravin dans les montagnes 
du New-Hampshire, afin de me rendre au village de 
Beechmere ou les amis m'attendaieut pour le reveillon de 
Noel. Je vous ai deja dit que la route etait mauvaise, et 
le cheval n'avaucait guere ; de plus, j'etais lourdemeut 
charge. A la nuit tombante, j'etais encore en plein bois, , 
a trente milles de Beechmere, et du train dont nous allions, 
je n'esperais guere y arriver avant dix heures du soir ; 



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pardessus le marche, il faisait tres froid, sous ce ciel d'un 
gris de glacou. Je m'encourageai de mon mieux, et bou- 
tonnant mou gros manteau de "buffalo" je me preparai 
a cette longue etape. 

La nuit presque venue, je ralentis le pas de mon vieux 
Whitey, quand il me sembla entendre un leger bruit 
derriere moi ; je tournai la tete, et je vis a. environ ein- 
quante verges en arriere un enorme chien qui trottait 
dans le sillon de mon cabriolet ; je le sifflai pour le rap- 
procher de moi, ear la compagnie — meme d'un chien — 
dans cette solitaire contree me eausait un vrai plaisir ; 
puis, je pensai que l'animal precedait peut-etre un cha- 
riot, mais je finis par reflechir que c'etait sans doute un 
chien perdu. 

Tournant la tete de temps a autre, je voyais l'animal 
qui continuait a. galoper, conservant toujours une cer- 
taine distance ; mais soudain je decouvris un second 
chien a. peu pres de la taille du premier, et autant que je 
pouvais en juger le second mettait entre lui et le premier 
la distance que le premier mettait entre moi et lui. Cette 
fois, je n'eus plus de doute. Ce sont, pensai-je, des chiens 
qui retournent bredouilles de la chasse. Je ne m'en sou- 
ciai plus ; au bout d'un moment, par desoeuvrement, je 
jetai un dernier regard et j'apercus un troisieme chien !... 
Pour le coup, un etrange frisson me secoua, un tressaille- 
rnent d'alarme... Je venais de comprendre que ces trois 
chiens etaient tout bonnement trois loups !... 

Arretantmon cheval, je me dressai sur mon siege pour 
eloigner les betes d'un cri strident... Le plus rapproche 
des loups repondit par une sorte de rauque aboiement, 
rendu plus sinistre encore par les noirs echos de laforet ; 
puis, le loup s'arreta soudain et fut vite rejoint par un 
second, par un troisieme !... puis un a un... j'en comptai 
jusqu'a huit !... Quand je sus a quelle espece de compa- 
gnons j'avais affaire, je songeai a. mes armes ; mais 
celles-ci, une hachette, une pelle a. ueige et un coutelas, 
ne m'etaient guere utiles. Esperant toutefois qu'ils ne 
m'attaqueraient pas, je repartis a fond de train, eux 
aussi d'ailleurs, et autant que je pouvais en juger a la 
la lueur du crepuscule, ils se rapprochaient insensi- 
blement. 

Dieu sait si je souhaitais la rencontre de quelque voya- 
geur ou de quelque chariot ! mais je n'ignorais point 
qu'il en passait fort peu de ce cote ; quant a rebrousser, 
j'etais a une egale distance du point de depart et du 
point d'arrivee ; inutile de songer a. pousser davantage 
mou pauvre cheval ; il allait aussi vite que possible sur 
un aussi mauvais chemin. Dans la crainte de le voir 
glisser, je n'osais guere le fouetter... pendant ce temps, 
la nuit tombait de plus en plus, et si je ne les percevais 
plus dans l'obscurite, en revanche j'eutendais leurs 
grondements et leurs hurlements autour de moi, ce qui 
est bien la plus vilaine musique que j'aie entendue de 
ma vie ! Tout a coup un des loups tenta de bondir sur 
moi ; je poussai un tel cri qu'il recula, mais j'avais 
distingue le regard glauque de ses yeux verts, tandis 
que, de 1' autre cote, deux ou trois loups meuacaient de 
me tenir tete. Mon cheval, pris de peur, aecelera son 



galop, sans pouvoir les distaucer de beaucoup ; je com- 
pris que l'attaque n'etait plus qu'une question de minutes, 
et que, si je voulais sauver ma vie et mon cheval, il fab 
lait agir de suite. 

Pour gagner un peu de repit, je lancai au dehors un sac 
plein de vieux chiffons qui tomba dans la neige. Les 
loups, poussant des grognements sourds, se jeterent 
dessus, et, a en juger par le tapage, durent le dechirer et 
le mettre en pieces, mais au bout de deux minutes, aban- 
donnant ce butin superflu, se relancerent a ma poursuite, 
plus acharnes que jamais. 

Dans le cabriolet, juste derriere moi, il y avait un panier 
contenant viugt douzaines d'eeufs soigneusement couches 
entre de la paille. Desserrant les courroies, je poussai le 
panier qui degringola d'un coup ; en un clin d'ceil les 
loups devorerent les ceufs, les avalant tout entiers avec 
leurs coquilles. Cepeudant plusieurs, sans s'attarder a 
cette omelette, continuerent leur course ; la crise tou- 
chait a sa fin, car tout en lancant les oeufs, j'avais pris 
une resolution. Vivement, j'ouvris mon coutelas ; en 
quelques coups bien appliques je tranchai les guides, les 
courroies du harnaisqui retenait le cheval, et fouettant le 
pauvre Whitney, je le laissai libre de s'enfuir, souhaitant 
que decharge de toute entrave, il put echapper a ces san- 
guinaires persecuteurs. Deja. les loups se precipitaient a 
l'assaut, nurlant et grondant, mais avant qu'ils pussent 
sauter je levai vivement la capote sur ses gonds, et m'y 
glissant, je la rabattis completement sur moi. J'etais 
claquemure de mauiere a braver les loups, mais j'enten- 
dais leurs griffes furieuses et aeharuees, dechirer mon 
paletot et mes sacs ; puis le silence se fit. Evidemment, 
inassouvis, depites, il repartaient a la poursuite du cheval. 

Je me hasardai a sortir la tete. Les loups s'eloignaient 
en glapissant ; au bout de quelques instants, je percus 
des clameurs lointaiues, des cris de carnage et de lutte ; 
je soupconnai ce qui se passait, mais il me fallut, le cceur 
serre, me rendre a 1' evidence cruelle de mon impuissance. 
Rentrant la tete sous la capote, je m'enveloppai de mon 
mieux avec la couverture du cheval et quelques vieux 
chiffons pour passer la nuit qui s'annoncait tres froide ; 
je restai la, dans l'obscurite, l'oreille tendue, eveille par 
la crainte de voir les loups revenir, car j'entendais vague- 
ment leurs hurlements ; par bonheur, aucun ne reparut ; 
a. la longue neanmoins, je m'endormis, moitie revant, 
moitie guettaut, et cette longue nuit s'ecoula enfin ! . 
Au petit jour, je poussai mon cabriolet hors du chemin, 
et ramassant les derniers debris de mon pauvre ballot de 
colporteur, je le hissai sur mon dos et partis a la recher- 
che d'un secours quelconque. Par bonheur, je ne tardai 
pas a rencontrer un grand chariot traine par six bceufs. 
Le conducteur, ayant ecoute le recit de mon aventure, 
consentit a me laisser monter pres de lui. Un mille plus 
loin, nous trouvames le squelette de mon cheval, par- 
faitement nettoye d'ailleurs, mais nulle trace des loups. 
Vers le soir, j'arrivai a. Beechmere, et malgre mon 
desastre, je passai avec mes amis le plus joyeux des 
reveillons de Noel . Apres de pareilles transes, croyez- 
moi, la vie est bonne. 



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ES Conserves sont counues depuis longtemps : 
Homere et Hesiode nous apprennent que plus de 
inille ans avant uotre ere, on savait conser- 
ver la viande et le poisson a l'aide du sel 
mariu. D'apres Herodote, les Egyptiens employaient ce 
raeme proeede. 

Les Romains salaient les animaux pour les conserver ; 
ceux qui pratiquaient cette operation etaient appeles sal- 
samcutarii. 

L'applieation rationnelle de lasalureest devenue popu- 
laire entre les mains de Wilhein Benkenzoon, au com- 
mencement du XlVe sieele. C'est lui qui enseigna aux 
Hollandais tine methode partieuliere de saler les harengs 
pour les mettre en barils et les exporter. Les pecheiies 




Fig. i. 

de la Baltique existaient alors depuis --plus de trois cents 
ans ; les produits etaient seches et sales d'une facon 
quelcouque. Ainsi, en 1290, on voit les harengs sales et 
seches ensuite, figurer parmi les provisions embarquees 
sur un navire partant de Yarmouth pour la Norwege. 
Wilhem Benkenzoon fit remplacer le sechage par un 
salage humide ; il disait de prendre les harengs, ' ' de les 
imbiber de sel humide et de les encaquer dans des barils, 
avec la certitude qu'ils voyageraient sans se corrompre." 
Le proeede etait rapide etdonnait un article superieuret 
peu couteux. Ce bienfaiteur des Hollandais mourut en 



1449 ; il fut enterre a Bervliet, sa ville natale. Sa patrie 
reconnaissante lui eleva une statue. Un sieele plus tard, 
l'empereur Charles-Quint visita le tombeau du grand 
inventeur, signe de l'importance qu'il attachait a son 
ceuvre. 

Outre le salage, les anciens se servaient de la dessica- 
tion pure et simple. Xiphilin, historien latin, nous 
apprend que les Gaulois, habitants de l'Armorique, se 
uourrissaient, pendant leurs guerres, de chair desseehee 
et pulverisee. Ainsi faisaient egalement les Tartares, les 
Mongols, les Kalmoucks et les Chino ; s. 

Grace a la decouverte d'Appert, aux travaux de M. 
Pasteur et de ses eleves, aux recents progres de la chi- 
mie organique, on connait un grand nombre de procedes 




permettant de preparer les conserves alimentaires. Nous 
allons les etudier en discutant leur valeur au triple point 
de vue industriel, scientifique et hygienique. 

Les viandes sont composees de substances organiques 
tres compliquees, ayant une tendance a se convertir — 
sous 1' influence de causes diverses — en substances plus 
simples et plus stables, e'est-a-dire en substances inorga- 
niques. 

Les alterations progressives et successives que subis- 
sent les viandes abandonnees a elles-memes sont la cor- 
ruption, la putrefaction, la fermentation, etc. 



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La seule cause d'alteration des matieres animates ou 
vegetales, c'est 1' invasion de ces matieres par les etres 
microscopiques, que Ton classe sous le nom general de 
microbes. 

L'actionde ces infiniment petits est due a la presence 
de l'air atmospherique— air qui les contient en plus ou 
moins grande quantite. — Cette action est facilitee par les 
causes qui contribuent a la vie et au developpement des 
ferments: l'humidite, une temperature moyenne, ni trop 
elevee, ni trop basse, l'oxygene de l'air. 

Toutes les causes qui auront pour but d'empecher ou 
de prevenir le developpement des microbes seront excel- 
lentes pour assurer la conservation des viandes. Les 
procedes de conservation, se basant sur ces causes, peu- 
vent se rapporter a. deux categories : 

i ° Les premieres consistent a detruire 1' agent actif ou 
la cause qui provoque la decomposition, soit absolument, 
soit de maniere qu'il ait perdu son influence nuisible : 
Sterilisation par la 
chaleur ou les anti- 
septiques. -Emploi 
d'un milieu privi 
de germes. 

2 ° Les seconds 
consistent a. eloi- 
gner une ou plu- 
sieurs des condi- 
tions qui favorisent 
les alterations : Si- 
ch age , Refrigera - 
Hon, Emploi d'a- 
gen ts coiiserva teurs . 

II est evident que 
les premiers proce- 
des sont les seuls 
donnaut des resul- 
tats absolument 
certains et scienti- 
fiquement aceepta- 
bles : les germes sont entierement detruits et la conser- 
vation assuree pour n'importe quel temps donne. Les 
seconds procedes laissent a desirer a ce point de vue que, 
des que Taction cesse, la viande se putrefie. La refrige- 
ration est, dans ce cas, quoiqu'elle donne de bons resul- 
tats dans des cas particuliers que nous signalerons plus 
tard, d'un bon emploi. 

Conservation de la viande par le sechage. L'humidite 
est un des agents les plus actifsqui determinent une alte- 
ration chimique ; en elimiuant l'humidite de la viaude, 
ou assure done sa conservation. Le volume de la viande 
diminue et cette concentration facilite le transport. 

Les peuples civilises consomment peu de viande desse- 
chee ; mais, pour les sauvages, c'est le seul procede em- 
ploye pour conserver la viande. C'est de cette maniere 
que Ton prepare, dans V Amerique du Sud, la carne secca, 
le tasajo ; dans 1' Amerique du Nord, lepemmikan ,< dans 
l'Afrique meridionale, le biltongue ; dans le Sahara, le 
kadvd ou helia, etc . . . 




Fig. 



La viande est degraissee, coupee en minces lauieres, et 
mise asecher au soleil en la posant sur des batons hori- 
zontaux. Quelquefois, avant la dessicatiou, on recouvre 
les tranches de viande avec de la farine de mais. Ces 
preparations ne peu vent s'effectuer que dans les pays 
chauds et pendant la belle saison. 

En 1794, Dize conseilla de preparer la viande seche en 
faisant bouillir la viande fraiche, pendant 30 minutes, 
dans l'eau, la laissant egoutter 12 heures a l'air et la se- 
chaut a. l'etuve a. 60-70 ° c. (140-158 ° Fahr.) 

Wislin decoupe la viande en morceaux de 50 a. 100 gr. 
(2 a 4 oz. environ) les plonge pendant 5 a 10 minutes 
dans une chaudiere remplie d'eau bouillante, les retire et 
les fait secher a. l'etuve a 45 ou 50 ° c. (113 a. 122 ° 
Fahr.) L'eau de la chaudiere se transforme peu a peu 
en un consomme tres concentre ; on l'evapore jusqu'a ce 
qu'il se convertisse en gelee par le refroidissement Les 
morceaux de viande seches sont plonges dans cette gelee 
,...,,,...,... et le tout est livre a 

la consommation. 
Cellier desseche 
la viande dans le 
vide, a basse tempe- 
rature, (environ 
40 ° Fahr. au-des- 
sous de zero. ) 

C'est dans cette 
categorie que se 
classent les pro- 
duitsde fabrication 
moderne tels que : 
le biscu it- 1 'ia n de, les 
extraits de viande, 
les tablettes de bouil- 
lon, les potages con- 
centres,\es bouillons 
concentres. Ces pre- 
parations sont tres 
3- simples ; la viande 

est decoupee et mise a bouillir dans de l'eau. Le bouillon 
est evapore dans le vide et converti en extrait, en pate ou 
eu tablettes. Quelquefois, on mele au bouillon de viande 
du bouillon de legumes et on evapore le tout. On assure 
la conservation de ces preparations par le salage. 

Conservation de la viande par le chauffage. La conser- 
vation de la viande par la chaleur est due a Appert, au 
commencement de uotre siecle. Ses premiers essais 
datent de 1796, mais cen'estqu'en 1804 que les resultats 
qu'il avait obtenus furent constates a Brest. Son procede 
eut beaucoup de retentissement, il mitson auteur en vue, 
mais ne lui rapporta pasgrand'ehose, car Appert mourut 
en 1840, dans une position fort precaire. Mais si Appert 
ne recolta pas les fruits de son admirable invention, il 
enrichit considerablement les industriels qui la mirent en 
pratique, a la suite de la publication qu'il en fit, et pour 
laquelle le gouvernement lui accorda une recompense de 
12,000 francs (environ $2,400). 

Voici, d'apres son livre, comment Appert operait ; 



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" Le procede consiste : 

i ° A renfermer dans des bouteilles ou bocaux les sub- 
stances que Ton vent conserver ; 

2 ° A boucher ees differents vases avec la plus grande 
attention, ear c'est principalement de l'operation du 
bouchage que depend le succes ; 

3 ° A soumettre, ces substances ainsi renfermees, a 
l'action de l'eau bouillante d'un bain-marie, pendant 
plus ou moins de temps, selon leur nature ; 

4 ° A retirer les bouteilles du bain-marie en temps 
present. " 

" L'action du feu, — disait-il, pour expliquer son pro- 
cede, — detruit ou, du moins, neutralise tousles ferments 
qui, dans la marche ordinaire de la nature, produisent 
ces modifications qui, en changeant les parties consti- 
tuautes des substances animales et vegetales, en alterent 
les qualites." 

On sait, depuis les decouvertes de Pasteur, que le pro- 
cede Appert est parfait scientifiquement et que sa theorie 
est la suivante : par le chauffage, les ferments, dont est 
impregnee la viande, l'air qui l'entoure et la surface in- 
terne des boites sont tues. Comrae le vase est hermeti- 
quement ferine, les ferments exterieurs ne peuvent plus 
peuetrer a. l'interieur et la conservation de la viande est 
assuree. 

Voici comment 
s'applique, de nos 
jours, dans les usines 
bien outillees, la me- 
thode d' Appert, mo- 
dernisee sous le notn- 
de Pasteurisation. 
Nous prendrons com- 
me exemp'.e les instal- 
lations faites par la maison Egrot, de Paris, qui reunis- 
sentabsolument les derniers perfectionnements. 

Les conserves se font dans des boites en ferblanc pre- 
parers avec de l'etain fin. On les remplit avec les vian- 
des que Ton veut conserver et on soude leur couvercle de 
facon a ce que leur fermeture soit absolument hermetique. 

Les boites sont empilees dans un grand panier de fer 
perce de trous, et celui-ci est introduit dans uu autoclave. 
Ce panier repose sur un faux fond perfore, fixe dans la 
chaudiere, au-dessus et a. une petite distance du niveau 
de l'eau. L' autoclave est ferme et chauffe a la tempera- 
ture de 108 a no ° Fahr., soit a. la vapeur, soit directe- 
ment, par un foyer place en dessous. La figure 2 mou- 
tre un autoclave chauffe a la vapeur ; la figure i un auto- 
clave chauffe a feu nu. La pression, dans l'autoclave, 
est indiquee par un manometre ; elle ne doit pas depas- 
ser 1,3 atmosphere (0,3 kg). Le chauffage doit durer 
% a 1 heure, suivant le volume des boites. 

Dans les usines ou Ton se sert du bain-marie, on se 
sert d'une solution de sel marin ou de chlorure de cal- 
cium bouillant, a la temperature desiree. 




Fig. 4. 



Pour les grandes installations, on se sert de l'autoclave 
a. vapeur que nous representons figure 3. C'est un grand 
cylindre horizontal, dans lequel on introduit, sur rails, 
un chariot rempli de boites Celui-ci, une fois en place, 
on ferme l'autoclave avec son fond et on introduit la va- 
peur a la temperature desiree et pendant le temps voulu. 
L'eau de condensation, produite pendant Taction de la 
vapeur, est refoulee, en ouvrant un robinet, dans le reser- 
voir place au-dessus de l'autoclave. On ouvre ce dernier. 
Le couvercle, qui est suspendu sur un rail, est pousse de 
facon a demasquer 1' orifice et a retirer le chariot. 

Quelques fabricants mettent une certaine quantite 
d'eau au fond de l'autoclave. 

La forme des wagonnets peut varier selon la forme des 
vases dans lesquels on prepare les conserves. Ainsi, pour 
les conserves en bouteilles, on utilise le wagonnet repre- 
sentee figure 5 ; pour d'autres vases, celui de la figure 4. 

Afin de diminuer la quantite d'air qui reste emprison- 
nee dans les boites, entre les differents morceaux de 
viande, et d'abreger la duree du chauffage, on est dans 
l'usage, dans beaucoup de cas, de remplir les vides avec 
du bouillon ou avec la sauce dont on desire assaisonner 
la conserve. 

Une fois refroidies, les boites contenant les conserves 
doivent etre legere- 
ment concaves, par 
suite de 1' absorp- 
tion de l'oxygene 
de l'air qu'ellesren- 
ferment. 

Si, apres un cer- 
tain temps, ces boi- 
tes devenaient con- 
vexes {boites boni- 
bees), c'est que l'operation n'a pas reussi et que la viande 
se decompose et fermente a. l'interieur. Lorsque les con- 
serves ont ete preparees a. une temperature superieure 
a 100 ° c. (212 ° Fahr.), a. no° c. (230 ° Fahr.) par 
exemple, il est rare que les boites bombent ; c'est done 
a cette temperature qu'il convient d'operer. 

Du reste, pour les cas difficiles, on devrait pro^eder 
com me pour le lait, e'est-a-dire faire deux chauffages 
successifs a. trois jours d'intervalle. De cette facon, les 
spores, qui auraient eehappe a la destruction du premier 
chauffage, seraient infailliblement tues au second. Cela 
necessite une petite depense de plus, mais les conserves 
sont d'une duree certaine et Ton n'a pas a craindre d'en 
emmagasiner ou d'en expedier des quantites importantes. 

Le procede Pasteur est peu pratique. II consiste a ma- 
nager un petit trou dans le couvercle des boites. Pendant 
le premier temps du chauffage, la vapeur d'eau et l'air 
s'echappent par ce trou ; on bouche cet orifice par une 
goutte de soudure et on laisse refroidir les boites. On 
recommence ensuite le chauffage. 

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L'flNGLERRE ET LE VENEZUELA 



'ANNEE 1895 a ete fecoude en conflits et en me- 
naces de guerre : elle s'est ouverte sur les coups de 
canon qu'echangeaient les soldats du Mi- 
kado et ceux du Fils du Ciel ; elle a vu 
bientot les Cubains serevoltercontre la domination espa- 
gnole, et soutenir une lutte desesperee qui dure encore ; 
puis sont venus les troubles armeniens qui ont failli 
mettre 1' Europe en feu ; la paix a ete heureusement pre- 
served, mais helas ! au prix d'un peuple entier pille, 
massacre, errant sans pain et sans asile. Puis c'a ete la 
defaite des Italiens a Amba-Alaghi, et la laborieuse cou- 
quete du Tigre remise en question. 

Au commencement de decembre, une contestation de 
frontiere, qui s'aigrissait peu a peu entre l'Angleterre et 
le Venezuela, a manque soudain devenir un casus belli, 
a la suite d'un message tres vif 
du president Cleveland, invo- 
quant la doctrine de Monroe. On 
a pucroire, un instant, que l'An- 
gleterre et les Etats-Unis allaient 
se canonner sur toutes les mers 
du Globe, pourquelques territoi- 
res deserts du bassin d'un fleuve 
guyanais ; le peril semble ecarte 
aujourd'hui, les deux peuples 
ayant montre plus de sang-froid 
qu'on ne pouvait l'esperer. Mais 
voici que l'Angleterre vient de se 
lancer dans une politique degres- 
sion vis-a-vis des Boers du Trans- 
vaal, pour subir aussitot un ecbec, 
et l'annee 1896 commence avec 
une nouvelle menace de guerre. 
Quel drole de temps que le notre ! 
Le monde semble vraiment une 
vaste poudriere ; et chaque mois, 
pour ainsi dire, dans l'un ou 
1' autre des continents, un danger 
d'explosion inattendu, dont le telegraphe s'empresse de 
nous informer. Heureusement que nous avons eu jus- 
qu'ici plus de peur que de mal ; mais ajouer avec le feu, 
on n'irait peut-etre pas longtemps sans catastrophes. 

Nous voulons aujourd'hui entretenir nos lecteurs du 
differend anglo-venezuelien. En lui-meme, il n'a guere 
d'importance : l'iuterieur de l'Amerique du Sud est en- 
core mal connu ; les Etats civilises qui se sont etablissur 
le littoral sont separes les uns des autres par des s'ortes 
de " Marches," des regions desertes, ou habitees seule- 
ment par quelques tribus d'lndiens, disperses sur devas- 
tes etendues. Chacun d'eux pretend y tracer ses fron- 
tieres au gre de ses fautaisies et s'appuie, soit sur des 
traites obscurs et discutables, soit sur quelque prise de 
possession perdue dans la nuit des temps. La Colombie, 
le Perou, l'Equateur, le Bresil sont tous, sur un point ou 
sur un autre, en conflit de frontiere. 




Le (tEneeae Ckespo 
President de la Republique du Venezuela 



C'est en 1795, au cours des guerres de la Revolution, 
que l'Angleterre s'empara de la Guyane entiere, que se 
partageaient jusqu'alors la France et la Hollande. A 
l'ouest, elle heritait des pretentions que ce dernier pays 
faisait valoir depuis plus d'un siecle contre la vice- 
royaute espagnole du Venezuela ; elle pretendait que sa 
frontiere devait etre formee par la ligne de faite separant 
le bassin de l'Essequibo de celui de l'Orenoque. L'Es- 
pagne, au contraire, entendait reculer ses limites jusqu'a. 
la rive gauche du premier de ces fleuves. 

Les evenements de 1814 obligerent l'Angleterre a ren- 
dre a la Hollande une partie des territoires qu'elle lui 
avait pris. Mais elle resta maitresse de la partie occi- 
dentale des Guyanes, de la Guyane anglaise, comme on 
l'appelle aujourd'hui, de la colonie de Demerara, comme 
on la nommait autrefois. C'etait, naturellement, le plus 
beau morceau qu'elle s'adjugeait. La zone littorale, deja 
drainee par les Hollandais, n'y etait pas marecageuse, 
comme a Test ; les colons bri- 
tanniques y creerent des cultures 
florissantes et aujourd'hui en- 
core, la Guyane anglaise l'etn- 
porte de beaucoup sur les deux 
autres par son commerce, qui a 
pour objets principaux le sucre, 
les bois et les fruits. En meme 
temps ques'ecroulait, en Europe, 
l'empire de Napoleon, l'Espagne 
perdait ses colonies du Nouveau- 
Monde. La vice-royaute de Ve- 
nezuela devenait d'abord une 
partie de la republique de Co- 
lombie, sous la presideuce de 
l'heroique Bolivar, puis, en 1830, 
une republique iudependante, qui 
subsiste encore aujourd'hui, mal- 
gre toutes les revolutions qui ont 
successivement transforme son 
caractere et en ont fait tantot un 
Etat federatif, tantot un Etat 
centralise. 

L'Angleterre n'abandonna pas, vis-a-vis de cette repu- 
blique, la moindre de ses pretentions. Elle chercha au 
contraire a profiter des desordres quisuivirent l'indepeu- 
dance, pour envoyer ses pionniers toujours plus avant 
dans le territoire conteste, et creer ainsi, a sou profit, un 
etat de possession. Puis, pour trancher le differend, elle 
delegua sur les lieux, en 1840, l'explorateur sir Robert 
Schomburgk. Celui-ci traca de son propre mouvement 
une ligne qui, partant de l'embouchure de l'Huacuro 
dans le delta de l'Orenoque, se dirigeait d'abord vers le 
sud-est, puis vers le sud et aboutissait au grand massif 
da Roraima. Cette ligne "Schomburgk," comme on 
l'appelle aujourd'hui encore, coupait en deux le terri- 
toire conteste. Mais les Anglais se garderent bien de 
l'admettre comme definitive : ils se bornereut a. affirmer 
que tout le pays a Test de la ligne leur appartenait sans 
contestation possible; que pour les pays a l'ouest, ils se 



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reservaient d'y faire valoir leurs droits. La ligne 
Schomburgk passait a. peu pres par le milieu du cours 
du Cuyuni, uu important affluent de l'Essequibo. La 
region que cette riviere traversait etait alors presque 
deserte, et a peine exploree. Mais l'annee meme ou 
Schomburgk faisait ses reconnaissances, le Francais 
Plassard decouvrait des mines d'or dans la vallee dn 
Yuruari, un petit affluent nord du Cuyuni. Les convoi- 
tises britanniques s'allumerent de plus belle, mais les 
Venezueliens etaient sur leurs gardes ; ils declarerent 
qu'ils n'acceptaient pas la ligne Schomburgk, et les An- 
glais durent meme enlever les quelques bornes qu'ils 
avaient deja posees. Cependant ils y ont tenu jusqu'a 
cejour, avec une persistance telle qu'ils l'ont imposee 
aux geographes europeens, et qu'elle figure comme mar- 
quant leurs frontieres sur presque toutes les cartes. 

Cependant les decouvertes de gisements auriferes se 
multipliaient, et les mines du Yuruari, dont le centre est 
le village d'El Callao, donnaient un rendemeut conside- 
rable, plus de quatre millions de dollars dans les bonnes 
annees. Une foule de chercheurs d'or se precipiterent 
vers ces regions, soutenus plus ou moins ouvertement 
par les autorites de la Guyane anglaise. 

II peut etre interessant de dire quelques mots sur la 
maniere dont ces gisements auriferes ont ete decouverts 
et sont exploites. 

Les mines de la Guyane se distinguent, en effet, de 
celles de la Californie, de l'Australie et du Transvaal ; 
elles out une profondeur bien moindre, et les difficultes 
d'acces, la faiblesse relative du rendement, empechent, 
au moins jusqu'aujourd'hui, de les exploiter en grand, et 
avec des appareils perfectionnes. Tout d'abord on ne 
recueillit que Tor alluvionnaire, c'est-a-dire charrie par 
les boues des cours d'eau. Mais ces alluvions ne peuvent 
provenir que de la decomposition du quartz, et, en 
remontant les rivieres, on avaitquelque chance de decou- 
vrir les filons dont l'or s'etait detache. C'est ce qui est 
arrive, en effet, dans beaucoup de cas. 

M. Verschuur, dans son voyage aux trois Guyanes, 
nous decrit ainsi l'exploitation des terres auriferes dans 
la Guyane hollandaise ; les memes procedes sont certai- 
nement en usage dans les autres colonies. 

"Les terres deblayees sont traitees an moyen du 
longtom et du sluice. On enteud par sluice un canal de 
lavage par lequel on fait passer la matiere, qn'un cou- 
rant d'eau a reudue liquide. C'est un appareil compose 
de plusieurs auges, longues de douze pieds chacune, for- 
mees de planches ets'emboitant les unes dans les autres. 

" L'appareil est suspuidu a des piquets disposes de 
facon a presenter une iuclinaison. Le sable et les parties 
terreuses, converties en boue liquide, s'ecoulent par la 
grille en fer qui se trouve a l'extremite du sluice. L'or 
s'amalgame avec le mercure qu'on a preablement distri- 
bue dans le canal, et est soigneusement retire de l'appa- 
reil avaut qu'on y introduise d' autres pelletees de gravier. 

" Le longtom est plus simple que le sluice ; il ne se 
compose que d'une seule auge, dont l'extremite est munie 
d'une plaque de metal percee de trous tres fins. Un 



procede plus simple encore, mais plus primitif en meme 
temps, dont le chercheur d'orse sert, s'appelle la battee. 
C'est unesorte de platen hois, evase, dans lequel on lave 
le gravier suppose contenir des parcelles auriferes. Le 
prospecteur met la battee dans l'eau, et, la soutenant 
d'une main, il lui imprime un mouvement giratoire et 
broie de 1' autre main les matieres dont il a rempli le 
recipient. La terre bien delayee s'ecoule, et le gravier 
mele de parcelles d'or, s'il en existe, se depose au fond." 

C'est l'or qui devait mettre defiuitivement aux prises 
Anglais et Venezueliens, comme il oppose au Transvaal 
les Anglais aux Boers. Le gouverneur de la Guyane 
avait place, pour surveiller le monde un peu douteux des 
prospecteurs, quelques fonctionnaires de police sur le 
Yuruari, en plein territoire conteste. II arriva qu'au 
mois de Janvier de l'annee derniere, une troupe venezue- 
lienne vint enlever ces policiers et les transporter a An- 
gostura ou Ciudad Bolivar, sur l'Orenoque, oil ils de- 
meurerent une quiuzaine de jours. Ils furent rendus 
aux premieres reclamations du gouvernement anglais. 

Cet incident, dans lequel le Venezuela avait evidem- 
ment depasse ses droits, ne pouvait manquer d'enveni- 
mer le conflit. L'Augleterre reclamait des reparations 
et une indemnite. Le Venezuela aurait pu les accorder 
sans prejuger en aucune facon la question de frontieres. 

Mais cette republique, comme la plupart de celles de 
l'Amerique du Sud, jouit d'un gouvernement singulier. 
Un president n'y arrive d'ordinaire au pouvoir que par 
une revolution, et il en descend de la meme maniere. 
Or le general Crespo, le dictateur actuel du Venezuela, 
a fait sa revolution il y a trois ans, et les citoveus de la 
republique commencent a trouver qu'il y es't depuisassiz 
longtemps. Un vent de fronde soufflait contre lui, il 
voulut relever le cours de ses actions en accueillant auc 
arrogance les demandes anglaises et en melant assez ha- 
bilement la question des frontieres a l'incident du 
Yuruari. Mai lui en eut pris s'il eut ete abandonne a lui- 
meme ; mais il comptait sur l'appui des Etats-Unis, et 
cet appui ne devait pas lui manquer. 

Dans son message du mois de decembre, a l'ouverture 
du Congres, le president des Etats-Unis, M. Cleveland, 
declara qu'il ne supporterait pas que l'Angleterre usat 
de sa force pour trancher a son gre la question des fron- 
tieres. II lui avait propose un arbitrage ; mais lord 
Salisbury avait repoudu qu'il n'acceptait cette proposi- 
tion que pour le territoire a l'ouest de la ligne Schom- 
burgk. Des lors, les negociations etaient rompues, et 
les Etats-Unis n'avaient plus qu'une chose a faire : nom- 
mer eux-memes une coniMiission qui se rendrait sur les 
lieux, et traucherait la question de frontiere. Les Anglais 
n'auraient qu'a s'incliner devau-t son verdict, sinon 
c'etait la guerre. 

Ce langage arrogant et inattendu fit dans le monde 
entier une impression prodigieuse. On crut un instant 
la guerre imminente ; mais c'etait mal connaitre a la 
fois John Bull et le cousin Jonathan, persouuages prati- 
ques tous les deux, et qui aiment mieux faire de bonnes 
affaires que de recevoir des coups. 



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Les Anglais ne perdirent pas leur sang-froid. lis ripos- 
terent au message a coups de bank-notes, et vendirent 
tant de fonds americains qu'un krach subit se produisit a. 
la Bourse de New- York. Les pertes atteignirent, dit-on, 
un milliard. On peut juger de l'effet d'une douche pa- 
reille sur les Americains. Au premier moment, presque 
tous les journaux avaient loue le message avec un Jin- 
goism extraordinaire ; mais le ton baissa des la debacle 
et le president, qui avait ete un jour ou deux riiomme 
le plus populaire des Etats-Unis se vit attaquer de tous 
cotes. 

Aujourd'hui les esprits sont plus calmes sur les deux 
rives de l'Ocean. Le president a nonime sa commission; 
elle est composee d' homines honorables, et offre toutes 



les garanties d'impartialite. Ses travaux seront longs, 
puisqu'elle doit, nous dit-on, rion seulement etudier la 
question au Venezuela, mais encore operer des fouilles 
dans les archives de La Haye et de Madrid pour y decou- 
vrir les titres des deux parties en cause. 

Tout fait prevoir que 1' Angleterre n'attendra pas la fin 
de ces recherches pour s' arranger avec le Venezuela. 
Elle se montrera plus conciliante qu'auparavant. Le lan- 
gage de M. Cleveland aura ainsi produit son effet. 

Le resultat de ces bruyants incidents sera sans doute 
de faire regler au plus vite ces interminables conflits, qui 
ont fait couler beaucoup d'encre, mais qui ne meritent 
pas de faire couler du sang. A ce point de vue, le mes- 
sage Cleveland aura ete heureux. 



CULTURE ET PRODUCTION DU POIVRE. 




E toutes lesepices consommees en Amerique, 
c'est probablement le poivre qui est depuis 
le plus longtemps l'objet de transac- 
tions commerciales avec les pays 
orientaux. La plante est originaire de la cote de Malabar 
et de Travancore, dans l'lnde, d'ou elle a ete introduite 
a Java, Borneo, Sumatra, la peninsule Malaise, le Siam, 
les iles Phillippines et les Indes occidentales. 

Les articles counus sous les noras de " poivre noir " et 
" poivre blanc " proviennent tous deux du Piper nigrum, 
espece de plante grimpante, croissant spontanement dans 
les terrains bas et huinides de l'lnde et se propageant au 
moyen de racities poussant sur les branches qui touchent 
le sol. Les indigenes releveut les extremites des tiges 
et les attachent a l'arbre le plus proche, dans l'ecorce 
duquel elles prennent bientot racine, jusqu'au point d' at- 
tache ; les jeunes tiges retombent ensuite vers le sol en se 
dirigeant du cote ou elles peuvent recevoir la lumiere du 
soleil. 

La methode de culture usitee dans la presidence de 
Madras est extremement simple : avant les pluies de juin, 
on plante des boutures au pied de certains arbres a ecorce 
rugueuse, en ayant soin, cependant, de choisir des ter- 
rains riches et non sujets a une trop forte accumulation 
d'humidite. Les tiges adherent a l'ecorce des arbres et 
atteindraient rapidement une hauteur de 18 a 30 pieds, 
si on ne les elaguait, de maniere a pouvoir atteindre leurs 
extremites avec une eehelle, qui permet de recueillir les 
baies. On coupe tous les jets poussant au pied des plantes, 
en ayant soin de debarrasser le terrain environnant de 
toutes les mauvaises herbes et ce dans un rayon de plu- 
sieurs verges. Parfois meme, on plante des arbres desti- 
nes specialement a soutenir les tiges de poivrier et le 
caractere meme de la plante la rend particulierement 
propre a etre mise autour des arbres servant a donner de 
1' ombre aux plantations de cac*aoyers. C'est de cette 
maniere qu'elle est surtout cultivee aux Indes occiden- 



tales, ou les plantations de ce genre sont destiuees a 
prendre une grande extension. 

Ce n'est que daus le courant de la troisieme annee que 
les poivriers commencent a porter des fruits. Ces der- 
niers se presenteut sous forme de longues grappes, de 25 
a. 30 baies chacune, et toutes les branches en portent de 
grandes quautites. Ce n'est qu'au bout de sept ans envi- 
ron que la plante est en plein rapport ; elle reste ensuite 
stationnaire pendant trois ou quatre ans, apres quoi elle 
commence a pericliter pour cesser de produire entre la 
quinzieme et la vingtieme annee. Les vieilles plantes sont 
arrachees pour etre remplacees par de jeunes pousses. 

D'apres V Imperial Institute Journal, de Londres, les 
frais de plantation et de culture des poivriers aux Indes 
ne s'elevent qu'a $20 environ par arpent, jusqu'au mo- 
ment 011 la plante commence a porter, e'est-a-dire dans 
le courant de la troisieme annee. A partir de ce moment, 
les soins a donner a la plante n'occasionnent plus que 
des frais de main-d'eeuvre tres minimes. Le seul district 
de la presidence de Bombay ou les plantations de poivre 
ont une certaine importance, est celui de Kanara. On y 
rencontre trois especes de poivriers, appeles respective- 
ment Kari-malisaru, Sambar et Arsina murtiga, et ne 
differant entre elles que sous le rapport du rendement. 
C'est le " kari-malisaru " qui donne le plus de fruits, 
mais il est assez difficile a. cultiver, et ne vient bien que 
dans les fortes terres rouges. Les autres especes croissent 
bien daus les terrains legers ordinaires. 

Daus le district de Kanara, les poivriers croissent ega- 
lement a l'etat sauvage, mais le poivre recolte sur ces 
plantes est inferieur comme qualite a celui du poivre cul- 
tive. 

Pour obteihr le " poivre noir, '' on recueille les baies 
quand elles out atteint leur plein developpement, mais 
avaut qu'elles ne soient completement mures, e'esta-dire 
lorsqu'elles commencent a prendre une teinte rougeatre, 
Les baies mures ont moins de piquant et se detachent 
spontanement, ce qui occasionne une certaine perte. 
Apres la cueillette, les grappes sont mises en tas sous un 
hangar pendant un jour ou deux. On separe les baies 



180 



LK PRIX COURANT 



^^^VSAA^^V»A*^V^^^^^*^^^^^^^^^VW*AA^*******/VS 




LK PRIX COURANT 



181 



des tiges en frottant les grappes entre les mains. Elles Ces deux matieres etant assez volatiles, on concoit 
sont ensuite sechees aussi rapidement que possible sur aisement que c'est le poivre fraichement moulu qui pos- 
des claies exposees au soleil ou, plus generalement, dis- sede le plus de piquant et de saveur. 
posees au-dessus d'un feu doux. Aueune autre prepara- L'huile de poivre etant un sous-produit de la fabrica- 
tion n'est uecessaire, et, apres l'enlevement des impure- t ion du " Piperonal " ou " Heliotropin," substance ayant 
tes, le poivre est pret pour la consommation. une f orte deur d' heliotrope et employee en parfumerie, 

Comme nous l'avons deja dit, le " poivre noir " pro- son pr i x n ' es t nullement en rapport avec le cout de la 

vient de la meme plante que le " poivre blanc," mais, matiere brute. Cette huile est, parait-il, employee exclu- 

pour obtenir cette derniere qualite, on laisse les baies sivement pour "ameliorer" certains condiments, 

murir complement sur la plante avaut de les cueillir. n est a remarquer qu > une plante appe ]£ e Sc/nm<sAfo//<- 

On enleve la pellicule et la pulpe des baies, en les faisant (Lin#) : originaire de l'Amerique du Sud, et appartenant 

macerer dans l'eau et en les frottant les unes contre les a la famiUe des anacard iacees, porte un fruit avant pres- 

autres ; les boules sont ensuite sechees et blanchies au que ]a mgme apparence e t le meme arome que les boules 

soleil, ce qui leur donne l'apparence qui leur a valu le de poivr6) mais qui egt un peu plus petit et possede moins 

nom de "poivre blanc." de p i quant> Ce fruit est meme parfois confondu avec le 

Les plantations de poivriers ayant pris une grande ex- poiyre Au Mexique; ]e SchinUs Molle est appele " arbol 

tension dans l'archipel malais et dans les lies situees plus dd p eru „ et ses feuiUes ont 6galement utl ar6me tres 

a l'est, cette Industrie perdit peu a peu de son impor- prononc6 de poivre . Cette plante est assez bien cu itivee 

tance premiere sur la cote du Malabar, au point que la en Californie) ou elle est connue sous le nom de - pep . 

production du poivre dans l'lnde britannique est devenue npr «. ree >> 
tres peu importante, comparativement, a celle des Straits 

Settlements et des Indes neerlandaises. ^e P oivre moulu est tr ^ s frequemment falsifie au 

En 1872, la Grande-Bretagne importa 27,576, 710 livres m °y en de diverses matieres, dont voici les principals : 
de poivre de l'archipel malais, dont 25 millions de livres riz moulu ' farine > amidon, farine de lin, de sagou, de 
provenaient des Straits Settlements, alors qu'elle n'en moutarde, de piment, gousses de cacao moulues et sur- 
rebut que 236,000 livres de l'lnde britannique. Depuis tout des noyaux d'olives moulues. Ce dernier produit 
lors, toutefois, les expeditions de cette provenance out est egalement connu sous le nom de " poivrette." 
considerablement augmente. Le " poivre long " est le fruit seche du Piper nigrum, 

Voici, du reste, comment se sont reparties les importa- plante aunuelle originaire des parties les plus chaudesde 

tions du poivre de diverses provenances dans le Royaume- l'lnde britannique, de l'ile de Ceylan et de Malacca. Elle 

Uni, en 1894 : est cuitivee exclusivement au Bengale, a Singapore et a 

provenanck ouanxites Batavia. Elle a egalement ete introduite aux Indes occi- 

— dentales et croit tres bien dans l'ile de la Trinite, ou elle 

n - an 8- produit en abondance des fruits d'excellente qualite. La 

' ' culture de cette plante n'offre pas de difficulte et la pre- 

' " ' ' 473' 93 paration des fruits n'exige aueune connaissance speciale. 

Straits Settlements 26,053,255 Elle se propage au moyen de jets 011 de jeunes pousses 

Autres possessions an"-laises des , • ,. ■ c >,\ 'r- > *. t-* «. 

1 . ° et aime les terrains fertiles, eleves et sees. Les jets sont 

Tnrips 01*1^11 1 n l6*s ^o 722 / 

' ' ' transplantes des que la periode des pluies a commence et 

Autres possessions anglaises. . . 29,248 places a une distance d'environ 5 pieds les uns des autres. 

ra one 33 J )°5 L e rendement par arpent est estime a. 125 livres pour la 

Protectorat du Niger 288,040 prem i e re annee, 445 livres pour la deuxieme et 1420 

Zanzibar et Pemba 4^7)348 pour la troisieme. La plante devient alors chaque annee 

a 2 ' 2 4 '^4 de m oins en moins productive et est finalement arracliee. 

Le gout brulant du poivre est du a la presence d'une Les racines Sechees, connue sous le nom de Piplimul, 

tres minime quantite de matieres piquantescontenues dans sont employees par les indigenes, qui leur attribuent des 

une espece de resine. Le principe piquant de certaines proprietes curatives. 

plantes est completement depourvu d'odeur, mais pos- Le " poivre long " du commerce est d'un blanc grisatre, 

sede un gout uniquement brulant qui n'est ni amer, ni ma i s un simple lavage lui rend sa couleur naturelle, brun 

nauseabond, ni acre. Les principales plantes contenant rouo - e fonce. 

ce principe sont les gousses de Cayenne, les rhizomes de E ° n Europej , a consommation du poivre long est assez 

gingembre et de galangal, les diverses sortes de poivre restreinte . mais dans rinde) l es fruits et les racines sont 

e es grames c e para is. tres emp i ov £ s CO mme epices et comme medicament pour 

L' arome et la saveur du poivre sont dus a une huile certaines ma i ad i es . 
essentielle, dont le fruit contient de 1.6 a. 2.2 0/0 de son 

poids et qui est depourvue de principe brulant. {Bulletin du Musie commercial, de Bruxelles.) 



182 



LE PRIX COURANT 





GEUFS ET POUSSINS 



L y a dans la nature des merveilles innombrables que 
Ton ne sedonnepas toujours la peine d'approfondir 
et qui offrent cependant un interet reel lorsqu'on 
veut bien s'y arreter. Tel est, par exemple, l'ceuf, eet objet 
mignon et delicat d'ou nous voyons sortir un petit etre 
frele et maladroit qui avant peu nous charmera par tant 
de qualites : par son plumage riche et varie, par son ga- 
zouillement charmant, par son utilite si grande lorsqu'il 
s'agit des oiseaux domestiques. Quelles varietes infinies 
d'especes et d'individus que eelles que peut renfermer 



servir pour la table ou la cuisine, afin qu'elle ne prenne 
pas trop tot ni trop sou vent le gout de eouver. Si l'on 
neglige de faire ainsi, l'ceuf se gate par la ehaleur du 
nid, et il n'est plus bou a grand'chose. Si, au contraire, 
on veut permettre a. la poule de eouver, on laisse ses 
ceufs a la jeune mere et l'on y ajoute quelques ceufs d'un 
nid voisin, pour faire profiler le plus d'etres possible de 
ce zele maternel. 

Des le troisiemejour, une fois que la poule apris 1' ha- 
bitude de ne plus quitter son nid, on peut distinguer un 
tres petit germede la vie nouvelle sous la forme encore 
vague de l'epine dorsale. Le quatrieme jour, un obser- 
vateur attentif peut deja percevoir un leger battement du 
coeur, parfaitement regulier avant le sixieme jour, et au 
septieme, le bee, les ailes et les pattes commencent a 
prendre forme. Le huitieme jour on peut les distinguer 
tres nettement ; les plumes apparaissent vers le onzieme 






un ceuf, depuis celui du plus grand des oiseaux a plu- 
mes, l'ceuf d'autruche, jusqu'a l'infiniment petit de l'ceuf 
de colibri, qui n'est guere plus grand qu'un bouton 
d'epingle ! 

Malgre ces diversites palpables, le procede d'apres 
lequel un ceuf vient a s'ou»vrir et a donner naissance a 
un etre nouveau, est toujours le meme ; nous allonsdonc 
prendre le plusconnu de tous, un ceuf de poule, pour y 
suivre le developpement mysterieux qui s'opere dans cette 
enveloppe exquise d'ou nous allons voir sortir une vie 
nouvelle ! 

La maternite instinctive a fait de la poule, non seule- 
ment une pondeuse, mais aussi une couveuse admirable. 
Une jeune poule, bien nourrie, pond de 120 a 150 ceufs 
par au et recompense ainsi amplementle peu desoin qu'a 
pris la fermiere pour l'elever et pour la nourrir. Mais 
il faut lui enlever son ceuf tous les jours si l'on veut s'en 



jour, et le douzieme, les yeux commencent a se creuser. 
Apres quinze jours, les plumes ontcompletement pousse, 
les ailes et le bee out acquis leur fermete, et au seizieme 
jour, le petit etre commence a temoigner de son impa- 
tience a. sortir de la coquille. II s'y ajoute un leger pie- 
piement vers le dix-huitieme jour, puis le vingtieme le 
petit bee se met a frapper si fort contre la coquille, qu'il 
arrive infailliblement au lendemain a l'ouvrir, aide de 
toUs ses membres qui appuient contre la paroi fragile 
pour la faire eclater. C'est a cette periode interessante 
que nous reucontrons les jobs poussius de notre illustra- 
tion ; ils sont fort maladroits encore, ne sachant de quel 
cote se diriger, et fort embarrasses de l'armure encom- 
brante qu'ils trainent sur leur dos jusqu'a ce que le bee 
de leur mere ou la main adroite de la fermiere les en de- 
barrasse. 

Les voila delivres enfin, freles, mal assujettis sur leurs 






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LE PRIX COURANT 



185 



pattes, mais pleins de vie, et grandissant a vue d'oeil. On 
se demande avec etonnement comment tout ee petit corps 
si bien developpe a pu rester enferme si longtemps dans 
le creux etroit d'une coquille ? Mais pleins de vigueur 
comme ils sont, la tache de la mere, de la fermiere, com- 
mence surtout mainteuant ! II faut proteger la jeune 
couvee contre les vents, coutre les bees et les museaux 
des autres animaux de la basse-cour, il faut surtout apai- 
ser leur faim toujours renaissante. On ne saurait porter 
assez de soin a cette question de la nourriture : les pre- 
miers jours il est necessaire de petrir des miettes de pain 
et d'y ajouter un peu de jaune d'oeuf. Plus tard, quand 
les petits commencent a voir et qu'on ne peut plus les 
empecher de suivre leur instinct de gratter et de cher- 
cher, la fermiere leur jettera matin et soir des poignees 
d'avoine et d'orge, qui sont les deux graines convenant 
le mieux a leur sante. Mais a ces graines, d'ailleurs 
assez cheres, une fermiere avisee ajoutera bieutot les 
restes de sa table, le pain trempe ou finement coupe, les 
pommes de terre emiettees, les epluchures de salade ou 
de legumes. Les poules sont tres friandes de salade et 
surtout d'uu pied d'epinards ; toute cette verdure doune 
a. leurs ceufs cette belle couleur jaune que nous aimoiis, 
mais on aura soin d'ecarter les restes de viande, puisque 



cette nourriture riche et tres au gout des poules, les em- 
peche de pondre regulierement. Ou bien, il arrivera 
qu'une poule, ainsi nourrie, ponde des ceufs flasques 
n'ayant qu'une peau tres fine pour toute enveloppe ; il 
faut y remedier le plus vite possible en melant a la nour- 
riture ordinaire un peu de chaux ou de coquilles d'oeufs 
pilees. Si la poule, tres triande de ses ceufs, s'apercoit 
de ce qu'elle a mange, elle est capable de briser elle- 
meme ses ceufs, et il ne reste d' autre ressource a. la fer- 
miere que de la mettre au plus vite a la broche ou dans 
son pot, selon son age. 

Au printemps, quand tout renait dans la nature, la 
poule aussi se reveille de sa torpeur et se met a pondre 
presque regulierement un ceuf par jour. 

Ce mystere, toujours nouveau, a fait que Ton a choisi 
l'ceuf pour symbole eternel de la nature renaissante et 
qu'on a pris l'habitude del'offrir aux enfants a Paques, la 
plus belle fete du printemps. Quelque humble que soit 
le toit qui abrite un couple d'enfants, la mere devouee 
trouvera toujours moyen de mettre de cote pour ce jour 
quelques ceufs rouges ou blancs, et le sourire joyeux avec 
lequel ses cheris la remercient, sera pour elle sa recom- 
pense la plus douce. 



HEUREUSE SOLUTION 



La Compagnie d'Approvisionnements Alimentaires de Montreal 
(limitee) va incessamment reprendre le cours normal de ses affaires 
a la grande satisfaction des maisons Canadiennes et Europeennes 
qui ont sans cesse manifeste a la Compagnie leur vives sympa- 
thies en acceptant le reglement de leurs creances a 100 pour 
cent dans les conditions qu'elle demandait. 

Le capital de la compagnie, actuelieinent de $41,000 entiere- 
ment verses, sera eleve et paye, aussitot apres la cloture de la 
liquidation provisoire, a $100,000. La difference $58,400 a £te 
entierement souscrite par le bureau de direction et les actionnaires. 

Les affaires de la compagnie ont d'ailleurs continue avec la 
nieme activite, penaant cette liquidation volontaire, comme le cons- 
tatent les rapports sounds a la derniere assemblee. 

Nous croyons savoir que le plus grand d^veloppement va etre 
donne aux vantes des marques Europeennes representees par la 
compagnie et auxquelles vont s'unir d'autres maisons de premier 
ordre. 

M. Alfred Vidal, procureur des agences representees par la 
Compagnie et Directeur-gerant de la succursale de Paris, doit 
s'embarquer dans une quinzaine pour l'Europe, mais reviendra 
passer l'ete a Montreal. 

Le Prix Courant se rejouit de cette heureuse solution avec 
tous les amis de la Compagnie et lui souhaite la plus grande pros- 
perity. « 



CHAMBRE DE COMMERCE DE, S0RE>L> 



D'apres Bradstreet le nombre des faillites, au Canada, a 
6te" de 40 la semaine derniere, soit une diminution de 18 sur 
lasemaine pr€c6dente. Pour la semaine correspondante, 
en 18b5, leur nombre a 6t6 de 40 egalement, elles ont et6 de 
41 en 1894 et de 30 seulement en 1893. 



Assemble g6nerale, le 20 mars 1896. Pr6sidence de C. O. 
Paradis, Ecr. Apres l'adoption du proces-verbal de la der- 
niere assemblee, M. le President fait une revue des travaux 
accomplis par cette Chambre durant l'annge 6coul6e ainsi 
que des principaux ev6nements commerciaux et industriels 
dout Sorel a ete le theatre, il fait allusion a son election a 
la mairie, charge qui l'oblige a renoncer a la presidence de 
cette Chambre ; puis il invite le Tresorier a faire son rap- 
port qui est adopte. 

L'61ection donne le resultat suivant : 

L. T. Trempe, President ; J. F. R. Latraverse, Vice-Presi- 
dent ; W.-L. M. Dgsy, Secretaire ; J. A. Proulx, Tresorier ; 

Conseil : C. O. Paradis, Cyrille Labelle, Hyacinthe Beau- 
chemin, Arthur Langlois, L. S. Robitaille, A. C. Trempe, Pt 
C. Lemoine. 

Des remerciements sont vot6s au President et aux autres 
officierd sortant de charge. M. Paradis felicite les nouveaux 
61u8 et laisse son siege que J. F. R. Latraverse est appel6 a 
prendre en l'absence du Pr6&ident elu. 

M. le Vice-President passe en revue les travaux accom- 
plis enumere ceux qui restent a accomplir et invite les 
membres a assister aux assemblies et a prendre part aux 
deliberations ; plusieurs membres font aussi diverses remar- 
ques d'int^ret general et la stance est lev6e. 



Le Catsup de Tomates de la Pure Gold Mfg Co. est le seul 
Catsup de Tomates qui retienne l'ardme entier du fruit. 

M. H. H. Livingstone, voyageur de la Pure Gold Mfg Co., 
qui avait du cess6 sa tournge a la suite d'un sgrieux refroi- 
dissement, est de nouveau sur la route et vous vieitera 
bient6t 



180 



L,E PRIX COURANT 



REVUE COMMERCIALS 

ET FINANCIERS 

Montreal, 26 mars, 1896 
FINANCES 

A Londres. on cote les capitaux disponibles sur le marchg 
libre de II7I6 a f p.c. 

Le taux d'escompte de la Banque d'Aogleterre est a 
2p c. 

Les consolid&i etaient hier en cloture, a. 109^ au comptant 
et a 109 13/16 a terme. 

A Paris, la rente 3 p.c- se cote a 101.70. 

A Montreal, les prets a demande sont sans changement et 
se cotent de 5 a 5£ p c; les billets de clients s'escomptent 
toujoura aux taux de 6 a 7 p.c. 

Les banques vendent leurs traites entre elles : a 60 jours 
a une prime de 9i a 9 9/16 ; a demande, de 9| a 9 13/16 et par 
le cable de 9£ a 9 15/16. Sur le comptoir, la prime est : a 60 
jours, de 9| a 9f ; a vue de 9| a 10 et par cable a 10J. 

Les traites a, vue sur New-York paient entre banques un 
escompte de 1/16 a 1/32 et font J our le comptoir. 

L'argent en barre vaut a New-York de 68£ a 69£ 1' 



once 
pour les barres du commerce, et de 68f a 69£c pour celles 
provenant de la monnaie. 
A Londres, on le cote a 31 5/16d. l'once. 
L'assemblgegenerale annuelle de la Banque du Peuple a 
eu lieu lundi dernier. Le rapport des directeurs qui n'a et6 
que le simple depdt, sans aucun commentaire du bilan, est 
tellement d6sappointant que les actions sont tomb6es a rien; 
il s'est vendu, hier mercredi, 230 parts a $2.00. D'aprei le 
bilan presque incomprehensible pre^ente' aux actionnaires, 
plus de la moitie de la reserve, qui 6tait de $600,000, se trou- 
verait ergloutie. 

Des explications sur le compte de profits et pertes s'im- 
posaunt pour expliquer des ben6fice3 apparents de $321,- 
842.84, mais les directeurs n'ont rien ^expliqug, pas meme ce 
que signiflaient les comptes contingents ^ os. 1 et 2 qui, 
ensemble, s'e event a $155,000 au credit du meme compte de 
profits et pertes. 

Ce bilan est tellement embrouille' que les actionnaires ont 
ajourne' la reunion, jusqu'au lerjuin procbain, pour enten- 
dre les explications des directeurs. 

La Bourse de Montreal piesente toujours peu d'activite, 
neanmoins la tendance du marche> reste ferme. 

Nous enregistrons les prix des ventes pendant la semaine, 
les prix sont ceux des dernieres ventes operees : 
Valeurs de banques : 

Banque de Montreal 219 

" Toronto « 

" Commerce 135 

" des Marchands 166 

" Molsons 

" British 

" Hochelaga 122£ 

Quebec H9f 

" Peuple -•■ 2 

Les banques canadiennes sont cotees en cloture comme 
suit : 

Banque du Peuple 6 

" Jacques-Cartier 90 

" Hochelaga 127 122 

" Nationale 75 70 

" Ville Marie 100 72£ 

Valeurs industrielles : 

Gaz de Montreal 202 

Colored Cotton (bone). 

" " actions 60 

Montreal Cotton, ex-d 128£ 

Dominion Cotton 

Royal Electric, ex-d 120 

Compagnies de transport : 

Can. Pac. Ry 54^ 

Toronto St. By ■••• 75£ 

Montreal St. Ry 217 

Duluth, pref 

Rich. & Ont 88 

Valeurs diverses : 

Montreal Telegraph 167 

( ab.e (ex-d) 158£ 

Postal Telegraph 88J 

Loan & Mortgage 132 

Bell Teleph 



COMMERCE 

C'est toujours la meme r6p6tition ; les affaires sont tres 
tranquilles, les chemins rendus mauvaispar le degel ne sont 
pas pour faciliter les rapports de villes a. campagne. 

Cependant nous constaterons anjourd'hui avec une grande 
satisfaction que l'argent est moins rare entre les mains de 
nos marchands qui commencent a payer un peu mieux. 

Bois de constructiou — Affaires stagnantes ; on n'attend 
pas d'amglioration avant l'ouverture de la navigation et la 
reprise des travaux de construction. 

Cuirs et peaux— Nous n'avons pas de changement a nos 
listes de prix cette semaine, nous aurons fort probablement 
a coter quelques articles en dessous des prix actuels la 
semaine prochaine. Disons que nos prix ne sont pas ceux 
des tanneurs qui ne vendent que de grandes quantites de 
cotes a la fois. Nos prix neanmoins s'entendent pour un 
minimum de 50 cotes a la fois. 

Les affaires sont toujours calmes dans cette ligne; on y 
constate une amelioration dans les paiements. 

Draps et nouveautes. — Les marchands de detail a la ville 
ont eu une vente un peu meilleure cette semaine ; ils ont 
profite des sommes payees aux ouvriers employes aux tra- 
vaux d'enlevement de la neige, travaux qu'on s'est vu obli- 
ge de faire, malgr6 la peaurie r6elle ou non des fonds a 
1'hotel de ville. 

La situation du commerce a part cela n'offre pas grand 
changement, les paiements cependant se font mieux. II faut 
la belle saison pour ranimer ce commerce. 

Epiceries — La demande a 6t§ bonne, mais moins forte 
qu'on pouvait l'esperer cependant. 

Nous avons, au dernier moment, quelques changements a 
signaler dans les prix ported a nos cotes et qui inte>essent 
les epiciers. 

En fruits sees, les amandes, qui bengficient du tarif 
franco-canadien, valent pour les £ molles, de 9 a 10c, et pour 
les molles, de lOj a 12c soit environ lc de moins a la livre. 

On ne trouve plus de dattes en boites a 4^c, le plus bas 
prix commence a 4|c. 

Les pommes 6vaporees sont plus faibles, de 6 a 7c, au lieu 
de 6£ a. 7c. 

Les pruneaux de Bordeaux que nous cotions depuis 4£ 
jusqu'a 6ic se font rares dans les petits fruits, la qualite k 
4£c u'existe plus. 

Les pruneaux de Californie valent 8c. 

Les raisins de Corinthe sont fermes aux prix de notre liste. 

Le vermouth fracgais Noilly Prat, devient de plus en plus 
rare et il a subi une nouvelle hausse de 25c a la caisse, il 
vaut maintenant $7.00. 

Les sucres sont fermes aux prix cot6s plus loin. 

Fers, ferronneries, m&taux. — Peu de mouvement dans ces 
articles ; les collections sont moins mauvaises. Pas de chan- 
gement dans les prix, cette semaine. 

Huiles, peintures et vernis.—hea huiles de foie de morue 
de Norvege sont excessivement rares. elles subissent une 
forte hau-se et se cotent maintenant de $2 75 a $3.25. Les 
autres articles sont aux anciens prix. 

Poissons. — Avec la fi 1 du careme arrive une baisse de 
prix dans les harengs du Labrador qui font maintenant de 
$4 a $4.25 lebaril ; les harengs du Cap Breton sont mainte- 
nant a $4 par baril, bien qu'il y en ait trds peu & vendre. La 
truite des lacs est de $4 25 a $4 50 le \ baril 

Produits chimiques. — Le sulfate de cuivre fait maintenant 
de 5 a 7c. la lb. et le sumac vaut a la tonne de $60 a $70. 
Pas de changement dans les autres produits. 

Salaisons, etc. — Les prix montrent moins de fermet^ au 
fur et a mesure que les bruits de guerre s'6vanouissent. 
Dans les lards, le Short cut de l'ouest est de $16 00 a $17.00 le 
quart ; le Mess de l'ouest fait de $15.00 a $16.00. En saindoux, 
le compose' vaut maintenant, par seau, de $1.20 a $1 25 ; il 
vaut eu canistre de 10 lbs, 6£c ; de 5 lbs, 6|c ; de 3 lbs, 6^c, 
par lb, soit une diminution de £c par livre ; le Fairbank en 
seaux est de $1.35 a $1,374. 



Rose et Laflamme rapportent l'arrivSe d'une deuxiema 
consignation des marmelades d 'oranges de Seville, nouvelle 
r6colte, marque Batger. Ces marmelades sont en jarres de 
verre de 1 lb. La qualite cette saison, est remarquable. 

La demande des gelees solidinees '■ Nonpareil " de Batger 
qui se fait en toute sorte de fruit augmente toujours. 

La sauce Worcesterohire de Patterson, tient la tete sur 
notre marchg comme aiticle de vente courante. 



LE PRIX COURANT 



187 



Revue des Marches 



Montreal, 26 mars 1896. 

MARCHES ETRANGERS 

Les importations, la seinaine derniere, dans le Royaume- 
Uni ont ete de 2,576,000 minots de Die, 2 064,000 minots de 
mais et 325,000 barils de farine. Les importations et les 
apports des fermiers rgunis ont donne un total de 4,726,500 
minots pour l'approvisionnement de la semaine, soit une 
augmentation de 226,500 minots sur le bl6 visible en Angle- 
terre. 

Les derniers avis recus par cable au Board of Trade don- 
nent ainsi la cote au marchg des chargeoients : 

Londres: Chargeoients a la cote, ble et mais tranquilles. 
Chargements en route, ble et mai's nominalement sans chan- 
gement. Marches anglais de l'interieur, ble tranquille. 

Liverpool; Ble et mais disponibles, plus faciles ; farine 
premiere a, boulanger de Minneapolis 17s 9d ; en disponible : 
ble soutenu, mars et avril, 5s 4£d ; mai, juin et juillet, 5s 
4|d; mais, tranquille; mars, 3s; avril, 3s £d ; mai, 3s |d ; 
juin, 3s Id ; juillet, 3s l£d ; aout, 3s 2d. 

Paris : B16, mars, 18~25 ; avril, 18.40 ; farine, mars, 40.60 ; 
avril, 40 85. Marches francais de l'interieur, calmes. 
Nous lisons dans le Marehe Frangais : 

." Nous avons eu pendant toute cette semaine ce qu'on 
peut appeler un temps de saison ; les pluies ont et6 fre- 
quentes, le vent tres fort, quelques chutes de grele ont meme 
eu lieu, le tout entrecoupe par de belles eclaircies de soleil. 
" La situation agricole reste en general des plus satisfai- 
santes ; les cergales en terre sont tres en avance, toutes les 
apprehensions se bornent a, ceci, que la vegetation est 
plutot trop avancee pour la saison ; quant aux semailles de 
pri:i temps, elles paraissent devoir s'effictuer ou se terminer 
dan^ les.meilleures conditions. 

" Pour ce qui est des affaires, il n'y a pas d'amelioration 
bien sensible a signaler ; les offres tendeut a augmenter 
legerement sur la plupart de nos marches de l'interieur, 
mais les cultivateurs se deeident difficilement a abandonner 
leurs pretentions, et les affaires restent, en somme, pea 
actives. 

" En ce qui concerne la r§colte aux lades, un telegramme 
recu hier a Anvers rapporte que des pluies sont tooibees 
dans le Punjab, mais elles sont venues trop tard pour que 
ce district puisse en beneficier plus que les autres provinces. 
" On mande de Budapest que, d'apres le rapport offlciel, 
le temps defavorable du mois de fevrier a fait du tort au 
seigle, a l'orge d'hiver et au colza. On espere cependant 
que le temps doux actuel apportera de l'amelioration dans 
la situation agricole en Hongrie " 
Le Semaphore, de Marseille, dit de son c6t6 : 
" Bles indigenes, — Chaque semaine, malheureusement, 
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